RMR

Créez-y votre topic personnel ! Il vous servira de message de présentation, de galerie d'exposition pour vos créations non dragon ball... Voir explications plus détaillées en post-it.

Re: RMR

Messagepar RMR le Jeu Mai 17, 2018 17:03

Lenidem a écrit:Power Level : 1330 ?... Hum. Je m'attendais à mieux.


C'est le Makankôsappô qui était à 1 330, ça m'a à peine égratigné !

Lenidem a écrit:
le temple Sengakuji avec les tombes de 47 samourais qui se sont sacrifiés pour honorer la mémoire de leur maître (en résumé, le maître avait été déshonoré par un noble, il a voulu prendre d'assaut sa demeure, on l'a forcé au seppuku, les 47 samourais sont allés couper la tête du noble pour l'apporter à leur maître dans sa dernière demeure, et se sont ensuite rendus aux forces de l'ordre, ils ont aussi dû se faire seppuku)
Mon prof de karaté m'a offert cette histoire pour un de mes anniversaires, il y a quelques années ! Elle est émouvante et laisse songeur : sacrifier quarante-sept vies pour en venger une, est-ce de l'héroïsme, du fanatisme ?... En tout cas, ce temple est sur ma liste des incontournables pour quand je me rendrai au Japon (c'est-à-dire en mars-avril, c'est désormais quasi sûr) !
Cool !

Si je finis par prolonger mon séjour en passant à un visa travail, peut-être pourrais-je t'accueillir en ce pays l'an prochain !

Et pour le temple, visite-le avant 16H00, sinon tu ne pourras pas entrer dans le musée avec les statues de bois des samouraïs. Ce serait dommage.

Batroux a écrit:Après l'annulation de mes deux séries télévisuelles du moment, je suis content de voir que la Toei n'a pas annulé la série mensuelle, RMR au Japon !
Tu commences à bien prendre tes marques ! Et tu as l'air de te régaler. C'est vraiment cool, Goshujin-sama !


Merci ! Mais n'oublie pas mon parfait à la fraise ! Moe moe kyu !
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Re: RMR

Messagepar Lenidem le Jeu Mai 17, 2018 22:24

RMR a écrit:
Lenidem a écrit:Power Level : 1330 ?... Hum. Je m'attendais à mieux.


C'est le Makankôsappô qui était à 1 330, ça m'a à peine égratigné !
Logique ! (Je m'attendais à une phrase du type "c'est ma puissance ou repos/camouflée", j'avais déjà déjà ma réplique toute trouvée - du coup, je la sors quand même : "Je vois, les Nameks sont capables de dissimuler leur force. C'est très rare...")

Cool !

Si je finis par prolonger mon séjour en passant à un visa travail, peut-être pourrais-je t'accueillir en ce pays l'an prochain !
Ce serait géant !

Et pour le temple, visite-le avant 16H00, sinon tu ne pourras pas entrer dans le musée avec les statues de bois des samouraïs. Ce serait dommage.
C'est noté, merci pour les infos !
RMR a écrit:Moi, je peux vous dire qui a raison. C'est Lenidem.
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Re: RMR

Messagepar Batroux le Sam Juin 23, 2018 19:37

Bon RMR, je veux bien être gentil mais tu es en retard sur mon dépaysement par ton toi interposé.
Je veux mon résumé mensuel. Maintenant, tout de suite, IMMÉDIATEMENT !
(Je peux attendre que tu lises le message et que tu y répondes, mais disons que c'est la petite astérisque dans le contrat.)
"Je suis méchant, et c'est bien. Je ne serais jamais gentil, et c'est pas si mal." Ralph


Front de libération de la théorie unique:
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Re: RMR

Messagepar RMR le Ven Juil 13, 2018 18:53

Encore un qui n'a pas lu les petites mentions en bas du contrat avant de signer !

RMR, en bas du contrat a écrit:J'ai réservé mes avions et bateaux (et le premier hôtel) pour aller, comme je l'avais prévu dès le départ, à Okinawa en juin. Je pars le 4 juin, et je reviens à Tokyo le 1er juillet. Mon prochain récap' attendra donc mon retour à Tokyo et risque d'être très insulaire !


Mais je peux déjà dire que je me régale !

Edit : J'ai rien dit pour des raisons évidentes de volonté de ne pas prendre mes responsabilités, mais tu pouvais maintenant gueuler sur mon retard depuis un moment, Batroux ! J'aurais jamais cru que je galérerais autant à écrire mon récit de voyage...

Bien, nous y voilà, je suis de retour à Tokyo, avec une sacoche pleine d'histoires et de photos ! Tellement même que je vais les diviser par île pour plus de lisibilité.

Mais d'abord, quelques aventures à Tokyo entre mon dernier récit ici et mon départ pour Okinawa.

Tokyo (mai-juin)

Spoiler
Je suis retourné à la Tokyo Tower, pour deux raisons. D'abord compléter ma visite du parc One Piece que j'avais bâclé la dernière fois. Et aller au 250ème étage de la tour qui était fermé la dernière fois.

Pour le parc One Piece, pas grand chose de plus niveau attraction. Le parcours de Luffy avec des focus sur différents temps fort de son aventure était plutôt sympa pour la nostalgie. Un plus quand même pour le tunnel de feu d'Ace qui est vraiment déstabilisant. On passe sur une passerelle parfaitement immobile mais le feu tournoyant autour de nous perturbe complétement notre sens de l'équilibre, c'est fou ! Je l'ai traversé plusieurs fois, notamment en fermant les yeux, pour essayer de comprendre pourquoi je me mettais à zigzaguer comme ça, sans parvenir à vraiment saisir. L'épreuve de Robin, consistant à chercher les marques vertes fluos à moitiés effacées dans tout le parc avec une machine capable de les lire (et répétant simplement "aller, trouve-en d'autres" ou "c'est un faux, t'es nul"), j'ai trouvé ça très bidon (et à la fin du temps imparti, tu as juste ton taux de découverte, même pas 50% me concernant, et j'ai fouillé partout). Mais le gros de cette seconde visite, c'était le spectacle One Piece avec de vrais acteurs. Ça aurait pu être méga kitch, c'est en fait vachement sympa ! Luffy, Zoro, Sanji, Nami et Usopp font le show, avec une peluche Chopper et pas mal de guest star autant en image vidéo qu'en chair et en os, c'est vachement cool. Le méchant a le pouvoir de faire apparaître d'autres persos virtuellement (Smoker, Sabo...) et il s'allie avec un Baggy mémorable ! Ses membres sont joués par d'autres acteurs que le centre de son corps, mais habilement cachés dans la cape rouge de Baggy de sorte qu'il semblait vraiment manipuler ses membres à distance, c'était hyper cool ! Le Luffy aussi était énorme. À défaut de pouvoir étirer ses membres (mais il s'est permis un joli gear three avec un ballon gonflable en forme de poing qui a pris toute la scène), il les écartait dans toutes les directions à l'image de Luffy sur plein de cover, l'interprétation était géniale !

Le palier à 250 mètres de la Tokyo Tower est surtout sympa pour ses miroirs à l'intérieur qui donnent l'impression qu'on est entouré par la ville en contrebas (ce qui est vrai mais impossible à visualiser normalement). C'était cool !

J'ai profité de cette seconde visite pour visiter à proximité le parc Shibakouen et le temple Zôjôji.

Puis je suis allé à Kabukicho, le quartier chaud de Tokyo. En plein après-midi, rassurez-vous. C'est certainement plus mémorable et typique le soir/la nuit, mais j'aurais pas été très à l'aise je pense, et repousser les sollicitations du coin ne me tentait pas trop. L'après-midi, c'était bien. J'ai quand même été marqué par certains lieux à la devanture coquine pas loin du pornographique, et par le haut-parleur dans la rue principale qui rappelait aux gens de ne pas se laisser entraîner dans les bars car ils s'y feront arnaquer (oui, cash, comme ça, en japonais et en anglais). En marge de ça, je suis passé devant le Robot Restaurant, un café dont le thème est les robots et qui ne passe pas inaperçu, ainsi que devant un cinéma surmonté d'un énorme Godzilla ! Dans le coin, je suis tombé sur une "VR Zone", un espace pour les jeux en réalité virtuelle. J'ai testé Mario Kart en réalité virtuelle (il y avait plein de jeux de flingues, de monstres ou de robots, du Gundam, de l'Evangelion, mais quitte à être plongé dans un monde virtuel, je préférais qu'ils soit plus cartoonesque, dessin-animé, pour une immersion bien différente du monde réel). J'ai donc conduit un Kart en étant Luigi, contre trois autres joueurs dont deux étaient aussi réels. En plus d'avoir un volant en main pour conduire (et accélérateur et frein aux pieds), je devais attraper les pouvoir avec ma main droite et balancer ce que j'obtenais vers mes ennemis (carapaces, bananes, coups de marteau). J'ai traversé plusieurs routes et un château de Bowser (avec des Twhomp qui tentent de m'écraser). C'était vachement cool (et en plus j'ai gagné, ce qui m'a fait lever les bras en l'air par réflexe, signe convenu pour dire qu'on ne se sent pas bien et qu'on veut arrêter l'expérience, j'ai tilté presque aussitôt, mais ça allait, c'était de toute façon la fin).

Je me suis tenté l'exploration des souterrains du métro de Shinjuku puis de Tokyo (sans prendre le métro, donc, visiter le réseau sous-terrain piéton avec ses boutiques et ses petites surprises comme un chevalier et un assassin ou des tableaux en relief). À Shinjuku, je n'ai pas pu aller bien loin, mais à Tokyo, j'ai pu rejoindre 7 stations différentes sans prendre le métro ni mettre le nez à la surface.

Il y avait un festival artistique nocturne du côté de Roppongi, j'y ai vu pas mal de choses bien chouettes, j'ai porté une tenue de samouraï, mais surtout il y a eu un spectacle avec un gigantesque mannequin de petites ampoules manipulé par des bâtons qu'on ne voyait pas dans la nuit, magnifique et poétique.

J'ai visité une charmante galerie marchande, Ekoba, au style ancien avec des lanternes qui s'allument le soir.

J'ai tenté le défi de manger un gyouza. Un seul. Mais il pesait 2,5 kilos. Et il était gratuit si je le finissais. Certains d'entre vous connaissent mon appétit... Mais là, c'était un peu trop, même pour moi, j'en ai mangé deux tiers et j'ai plus pu. Mais il était délicieux, et j'ai mangé comme un chancre, pas de regret !

Dans le nord de Tokyo, près de là où j'habite, je suis allé au parc Mizumotokouen pour un festival autour des iris, encore de bien belles photos ont pu être faites !

Photos ! https://postimg.cc/gallery/2nygw4tma/


Puis je suis parti de Tokyo en avion jusqu'à Kagoshima, la pointe sud du territoire japonais principal. Quand je dis que j'ai visité Okinawa, il serait plus juste de dire que j'ai visité les îles du sud-ouest, car les plus au nord n'appartiennent pas à la préfecture d'Okinawa mais à celle de Kagoshima. J'ai donc pris mon premier bateau, en route pour l'île de Tanegashima.

Tanegashima

Spoiler
Tanegashima est l'île avec la principale base de lancement spatiale japonaise. C'est là son principal intérêt. J'ai accosté au nord de l'île, au niveau de la ville de Nishinoomote où j'avais mon hôtel (plutôt une sorte de guest house tenue par un couple de japonais, incluant un petit-dèj', j'étais le seul client à ce moment-là).

Le lendemain de mon arrivée (tardive), j'ai pris un bus pour traverser l'île jusqu'au sud où se trouvait la base de lancement et le musée spatial (ce qui m'a permis de voir depuis le bus des paysages de toute l'île). Arrivé à la base de lancement, je suis allé au musée. Il y avait des répliques de fusées, de satellites, des comparaisons de fusées en respectant les échelles, la possibilité d'entrer dans une réplique de navette, de la nourriture pour astronaute (des ramens en poudre, de la soupe et du thé oolong dans le même état) et une représentation verticale de la Terre et du Soleil avec un respect, à l'échelle, des distances (ça prenait du sol au plafond une bonne vingtaine de mètres pour représenter le truc, j'avais vu une représentation similaire à la cité de l'espace à Toulouse en extérieur mais c'était à l'horizontale). J'ai acheté un gâteau au chocolat de l'espace. Ce n'était pas mauvais, mais tellement sec que la trace de ma morsure restait intact dans le gâteau... Puis j'ai fait un tour dehors (malgré la pluie) pour voir les tours ombilicales contre lesquelles reposent les fusées avant leur départ et les gradins des spectateurs.

Puis j'ai repris le bus pour Nishinomote pour visiter un centre culturel sur la faune, la flore et les traditions de l'île qui fait également musée des armes, puisque c'est à Tanegashima que les armes à feu ont été introduites pour la première fois au Japon par les Portugais. En plus des pièces d'expositions, un petit théâtre de figurines animées sur des rails raconte l'introduction des armes à feu et la démonstration de leur efficacité au Japonais, c'était bien fait et intéressant. Puis je suis allé visité une maison traditionnelle de samouraï où l'on m'a servi du thé et des gâteaux typique de l'île. Le soir, j'ai mangé dans un izakaya, petit bar-restaurant traditionnel, où je me suis régalé d'un menu de sashimis !

Photos ! https://postimg.cc/gallery/1qa7yquia/


Le lendemain matin, j'ai pris un bateau pour la seconde île, Yakushima, un peu plus au sud-ouest.

Yakushima

Spoiler
Yakushima est une grande île très montagneuse réputée pour ses yakusugis, des cèdres japonais parfois plurimillénaires très large et très haut.

Je suis arrivé par le nord, au port de Miyanoura et j'ai d'abord visité un centre culturel présentant les spécificités de l'île. Puis j'ai pris un bus pour me rendre au sud-ouest de l'île voir des chutes d'eau, "Ôko no Taki", les plus hautes des îles du sud-ouest avec une hauteur de 88 mètres, au cœur d'une forêt montagneuse. J'ai repris un autre bus pour me rendre au sud, au village de Yudomari, en bord de mer. Il y avait à proximité un onsen sauvage, sans véritable gestionnaire, juste une source chaude dans les rochers de la côte. Il y avait juste une boîte où on était invité à laisser 100 yens (moins d'un euro) pour utiliser l'onsen. C'était très agréable, j'ai discuté avec pas mal de gens. Comme l'heure tournait et qu'il n'y avait plus de bus, j'ai décidé d'y passer la nuit. Après tout, j'étais au chaud, protégé de la pluie et des moustiques. J'ai pu dormir par intermittence.

Le lendemain, j'ai pris un bus pour le nord-ouest, la plage de Nagata Inaka-hama, l'une des seules de l'île, où j'ai fait ma première baignade dans une eau très agréable. La plage est réputée pour les tortues qui viennent y pondre des œufs la nuit. De jour, je n'en ai pas vu, mais j'ai vu des traces dans le sable qui me semblent être dû à une tortue. Ensuite, j'ai pris un autre bus pour une ville portuaire à l'est, Anbô, où j'ai visité un musée sur les yakusugis avant de me diriger vers Yakusugi-land, un immense parc naturel de yakusugis. 12 kilomètres de route, plus de bus, une pluie torrentielle, mon sac de randonnée et mon sac à dos sur le dos (protégé le premier par son propre K-way intégré, le second par mon K-way à moi), je suis arrivé à la tombée de la nuit au parc. Mais l'ambiance de montagnes embrumées était très cool, ça avait un petit côté mont Paozu ! Et j'ai croisé des singes. J'ai dormi dans un abri de montagne avant de me lancer dans l'exploration du parc. Sur cette île, je n'avais pas d'hôtel parce qu'il y avait trop de choses à faire trop dispersées sur un espace trop grand. Si j'avais dû prévoir à chaque fois la possibilité de revenir avec le dernier bus (fin d'après-midi...) dans l'une des deux grandes villes de l'île, je n'aurais rien eu le temps de faire. Donc j'ai dormi un peu à l'arrache et j'avais toujours mes sacs avec moi. Mais je m'en suis bien sorti.

Le jour suivant, donc, au lever du soleil, je me lance dans l'exploration du parc. Il y avait plusieurs routes possible, j'ai choisi la plus longue (3 km). C'était génial parce que c'était très sauvage, le sentier était minimaliste, je passais sur des ponts minuscules qui tremblaient, sous des troncs d'arbre, ça faisait un peu Indiana Jones, très aventure ! À un moment donné, j'ai eu la possibilité de grimper le mont Tachu (un écart de 2,7 kilomètres aller et autant retour ; cette fois j'ai laissé mes sacs planqués dans la forêt pour être déchargé pendant cet aller-retour) qui culmine à 1457 mètres. Puis j'ai fini la boucle de Yakusugi-land. J'ai vu des arbres vieux de plus de 2 500 ans (c'était indiqué), super larges et hauts. J'ai pas vu le plus vieux de l'île, le Jômon-sugi, mais il fallait une journée entière de randonnée pour lui seul, pas possible dans mon planning. Mais à défaut d'en avoir vu d'aussi vieux, ceux que j'ai vu étaient plus gros. Je suis ensuite retourné à Anbô en bus (où j'ai mangé dans un resto un plat de sobas et de légumes sautés absolument délicieux) pour rejoindre en bus toujours Miyanoura et partir vers l'île suivante.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/17sukn62a/


Ensuite, bon, il n'y avait pas de bateau permettant de rejoindre les îles plus au sud depuis les deux premières îles. Il m'a donc fallu revenir en bateau à Kagoshima pour aller avec un autre bateau à Amami Ôshima, toujours plus au sud.

Amami Ôshima

Spoiler
J'y suis arrivé aux aurores. Cette fois, j'ai été réservé ma chambre d'hôtel et déposer mes sacs dans la ville portuaire d'Amami (aussi appelée Naze). J'ai visité un parc de la ville puis j'ai pris un bus pour le nord qui concentre tous les points d'intérêts de l'île.

Je me suis arrêté à Kise, une ville à l'entrée d'une péninsule de 4,5 kilomètres de long bordée de magnifiques plages que j'ai parcouru à pied (et je me suis baigné pour la seconde fois). Puis avec un autre bus, je suis allé à la plage de Tomori no Kaigan, au nord-est. C'était très rocheux, mais c'est là que je me suis fait surprendre dans l'eau par une soudaine augmentation de la température de la mer. Au point que je me serais cru dans un bain chaud. C'était pas un courant chaud parce que j'ai jamais retrouvé ce phénomène sur aucune autre île, et même tout au sud, l'eau était loin d'être aussi chaude. J'en déduis qu'il devait y avoir un point chaud souterrain et que j'ai eu mon premier onsen dans la mer. Vachement cool !

Puis j'ai marché vers le sud jusqu'à un centre culturel, Amami-no-Sato. En chemin, j'ai goûté pour la première fois à des glaces Blue Seal, une marque de glace originairement faite pour les soldats américains d'Okinawa mais qui s'est popularisée auprès des Japonais et qui sont vachement bonnes ! Le centre culturel était intéressant. Notamment il y avait une sorte de hutte avec un trou dans le mur où on pouvait mettre sa tête. À l'intérieur, des répliques de musiciens traditionnels en cercle, et notre tête apparaît au dessus d'un buste de musicien du cercle. Avec un jeu de miroir, on se voit participer au cercle de musiciens, c'était marrant. Puis j'ai pris un bus pour revenir à l'hôtel. Le soir, j'ai voulu aller à une laverie pour mes vêtements... La plus proche était à 50 minutes à pied de l'hôtel. Pas le choix, j'y suis allé avec mon sac à linge sale plein à craquer. À ce stade du voyage (le tiers), je commençais à avoir des ampoules aux pieds. Je me voyais pas continuer comme ça, donc je les ai percées et j'ai mis des pansements, ça m'a permis de continuer mon voyage en restant un grand marcheur, ce qui était capital puisque la marche est mon meilleur atout mobilité vu que j'ai pas le permis de conduire et que les bus sont plutôt rares.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/38jft0epe/


Puis, le lendemain matin, bateau pour Tokunoshima.

Tokunoshima

Spoiler
L'île aux taureaux. Sur cette île, ils organisent des combats de taureaux, rien de bien méchant, c'est une sorte d'épreuve de force entre les taureaux sans effusion de sang, du sumo de taureau. C'était pas la période des matchs, mais qu'est-ce qu'il y avait comme fermes avec des taureaux !

Je suis arrivé au port d'Amagi, sur la côte ouest. En marchant un peu vers le sud, j'ai rejoint l'Innojô-futa, une formation rocheuse surprenante qui forme comme deux portes jumelles. Puis j'ai marché jusqu'à la pointe nord de l'île pour trouver Mushiroze où une route serpente entre les rochers. Je suis revenu en marchant à Amagi. Je voulais ensuite aller sur une plage à l'ouest, mais comme c'était loin et que j'avais déjà beaucoup marché, il valait mieux que je prenne le bus. Cependant, le dernier bus n'allait pas là-bas...

C'est alors que le conducteur de la voiture derrière le bus, qui m'a vu monter et redescendre, m'a demandé si ça allait. Je lui ai expliqué que le bus ne pouvait pas m'emmener à l'endroit où je voulais aller. Il m'a offert de m'y emmener. On a discuté sur la route. C'était un jeune homme d'un peu plus de 20 ans, ayant une ferme avec son père, très intéressé par l'étranger et qui accueillait d'ailleurs le soir-même un ami américain. Je lui explique mon projet de visiter Okinawa du nord au sud, et de fil en aiguille, il m'offre carrément de dormir chez lui (enfin, chez ses parents). Vachement sympa ! Du coup, non seulement il m'a emmené à la plage d'Aze Prince Beach qui était mon objectif, mais aussi à un tunnel de palmiers, un observatoire de l'île et une machine pour casser les cannes à sucres (qu'ils font pousser en grande quantité sur ces îles). J'ai dîné avec lui, l'ami américain, les parents (très sympa, même si la mère était un peu pompette) et passé la nuit sur un futon (matelas japonais). Le lendemain matin, il m'a encore montré une sorte de vivarium avec une vipère dont il m'a montré l'attaque en l'excitant derrière la vitre grâce à son briquet. Puis il m'a emmené au port, pas celui d'Amagi mais celui de Tokunoshima à l'est de l'île car le départ a changé à cause d'un typhon (j'aurais bien galéré pour changer de port seul). J'ai gardé contact avec lui et lui ai envoyé régulièrement des news de mon voyage !

Petit aparté sur les typhons au Japon. J'ai toujours imaginé ça comme des tempêtes, pluies torrentielles et rafales de vent à t'en arracher les maisons, voir tornades. Non. Ils utilisent ce mot dès qu'il pleut en été. On a la même chose en France mais on appelle ça des averses et la vie suit son cours. Au Japon, les bateaux changent de port ou sont annulés, les avions aussi, et tout le monde s'inquiète pour tout le monde... Doit bien y avoir des typhons qui sont de réelles catastrophes à n'en pas douter, mais ils agissent comme si c'en était une bien en dessous de ce stade. Je le dis parce que j'y étais... Et que ça n'était pas moitié aussi violent que nos entrées cévenoles par chez nous où là on considère qu'on est au niveau de la catastrophe (enfin, si on veut, on roule plus trop en voiture quoi, parce que tout est inondé, donc on vit au ralenti, mais à part ça, on n'en fait pas tout un foin).

Photos ! https://postimg.cc/gallery/nvtykqgi/


Je poursuis ma descente vers le sud-ouest en prenant le bateau pour Okinoerabu-jima.

Okinoerabu-jima

Spoiler
Je suis arrivé sur la ville côtière de Wadomari, à l'est de l'île. J'ai pris un bus pour le sud-ouest de l'île afin d'aller visiter une grotte. Sur le chemin en marchant vers la grotte, j'ai vu mes premières araignées géantes, mais pas encore les plus grosses qu'il me serait donné de voir que je rencontrerai plus au sud. Le grotte, Shôryûdô, était vachement intéressante. Très grande, il faut une demi-heure pour la traverser, avec plein de formations de stalactites et stalagmites et des éclairages colorés pour sublimer le tout. Les photos que j'en ai ne rendent pas honneur à la beauté de la grotte.

J'ai ensuite pris un autre bus pour le nord afin de voir le plus grand arbre banyan du Japon, situé dans la cour d'une école. Là, j'ai rencontré deux filles d'Ôsaka qui ont emménagé sur l'île quelques mois avant pour le travail, qui m'ont posé des questions sur mon voyage, et une fois de plus, de fil en aiguille, elles sont devenues mes guides. Elles m'ont emmené voir un récif avec un trou dans la roche par lequel on voit la mer s'agiter (et qui par temps de tempête jailli par ce trou en un geyser d'eau) et sur une plage au nord-ouest de l'île (on y a vu des lapins), puis j'ai rencontré un musicien ami à elles dans l'appart de l'une d'elles, qui joue du sanshin, un genre de guitare à trois cordes typique d'Okinawa, il a fait une démonstration. Puis avec l'une d'entre elles et un autre ami à elle qui nous a rejoint, on s'est fait un resto à trois qu'ils m'ont carrément offert. J'y ai mangé plein de spécialités locales, le gôyâ champuru (fricassé de légumes avec du concombre amer), le rafutê (du porc super tendre parce que longuement mijoté), du Taco-rice (une préparation de riz façon tacos mexicain, vachement bon, j'en ai remangé plusieurs fois par la suite) et un genre de dessert gâteau de miel, un régal. Puis l'ami de la fille m'a accueilli pour la nuit et m'a emmené voir une autre plage où on s'est baigné le lendemain matin. J'ai gardé là aussi le contact avec les deux filles et le garçon chez qui j'ai dormi. Oui, les habitants des îles du sud-ouest sont super sympas !

Photos ! https://postimg.cc/gallery/27dlo89ki/


Jour suivant, toujours plus au sud-ouest, dernière île de la préfecture de Kagoshima, Yoron-tô.

Yoron-tô

Spoiler
Une île circulaire vraiment petite, 5 kilomètres de diamètre. Je suis arrivé au port à l'ouest de l'île, près de la ville principale de Chabana, ville jumelée avec Mykonos en Grèce, raison pour laquelle l'environnement en murs blancs et statuettes fait très grec. J'ai pris un lit dans un dortoir puis je suis parti explorer l'île. Le point le plus élevé de l'île m'a été montré par le propriétaire du dortoir, j'ai pu avoir une vue plongeante sur toute l'étendue de l'île. Puis je me suis rendu au Southern Cross Center, un centre culturel de l'île portant le nom de la croix du sud car ce serait à partir de Yoron-tô qu'elle devient visible dans le ciel nocturne pour le Japon. J'ai cherché les ruines d'un château dont il ne restait en fait rien que le terrain (j'ai donc pas mal tourné en rond) puis me suis rendu au sud-est de l'île.

J'ai d'abord visité la grotte shônyûdô, une version miniature et moins intéressante de la grotte Shôryûdô d'Okinoerabu-jima. Comme il était 18H00 passé, le portail était "fermé" (le verrou était tiré mais dans le vide, la porte pouvait quand même pivoter) et les lumières éteintes. Je l'ai donc visitée à la lumière de mon téléphone portable (en mode lampe de poche). J'en retiens surtout un petit pont de bois sur une surface d'eau qui s'enfonce quand on marche dessus. Tout ce qui fait aventure, j'aime. Puis je me suis rendu à Yoron Minzoku Mura, un petit ensemble d'habitations traditionnelles à toit de chaume qui font le commerce d'artisanat local. Les boutiques étaient fermées mais j'ai pu voir les maisons.

Le lendemain matin, j'ai traversé l'île jusqu'au nord-est pour rejoindre la côte de Minada, puis je suis allé plus au sud pour rejoindre la plage d'Oganeku-Kaigan. Il y avait des classes d'un collège qui étaient en classe verte sur l'île et qui faisaient du bateau à moteur sur la mer, ça faisait de l'animation (et comme au collège d'Adachi, j'ai eu droit à du "kakkoii" (cool) et même à un "I love you", ah, ces jeunes). La plage est très belle, mais son principal intérêt est au large. À environ un kilomètre, il y a une autre plage, enfin, uniquement à marée basse. Seule, au milieu de la mer. Elle s'appelle Yurigahama. Quand je suis arrivé, la plage était encore immergée, je m'y suis rendu en nageant/marchant (ça ne devient jamais très profond) puis je suis revenu et j'y suis retourné en bateau (à fond de verre) une fois qu'elle est apparue, pour pouvoir emmener mon appareil photo. La plage perdue dans la mer, c'est très stylé ! Je suis ensuite revenu au port, emmené par l'une des personnes qui gèrent les bateaux vers Yurigahama. En route pour l'île suivante.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/33vok7zea/


Et quelle île, puisque nous arrivons à Okinawa même, première et principale île de la préfecture du même nom dans laquelle je mettais enfin officiellement les pieds, quittant la préfecture de Kagoshima. Je suis resté en tout 6 jours à Okinawa Hontô. J'ai divisé ma visite en quatre zones, je vais en faire autant ici.

Okinawa Hontô (Motobu)

Spoiler
La péninsule de Motobu se trouve au 2/3 nord de l'île. Je suis arrivé en fin d'après-midi à la ville de Motobu. Je me suis contenté de prendre un hôtel et d'explorer un peu la ville. J'ai mangé des spécialités locales dans un izakaya : mimigâ (des oreilles de porc finement coupées et marinées), tôfuyô (un tôfu épicé rose) et sôki soba (des nouilles dans un bouillon avec des travers de porc, pas très pratique à manger à cause des os).

Le lendemain, je me suis rendu au nord à l'aquarium Churaumi, pas aussi impressionnant que celui d'Ôsaka, mais avec un très grand bassin avec des requin-baleines. Il y a aussi de curieux poissons vivant dans le noir. Ils sont eux-même tout noir excepté leurs yeux qui brillent. Je mets en photo une image de présentation des poissons parce que les vrais, dans un aquarium sombre, sont indiscernables, seuls leurs yeux apparaissent. Puis je suis allé encore un peu plus au nord, au village de Bise, paisible avec ses allées bordées d'arbres. J'ai mangé un curry au yanbaru, un oiseau d'Okinawa qui se cuisine comme le poulet. Puis je suis parti vers l'est pour traverser un pont menant vers l'île de Yagaji-jima, puis un second de près de deux kilomètres pour rejoindre l'île de Kouri-jima. La petite anecdote, c'est la sauterelle qui a sauté sur le sommet de mon parapluie au début de Yagaji-jima et qui est restée ma petite passagère clandestine jusqu'à Kouri-jima où j'ai fini par la chasser quand il m'a fallu replier mon parapluie.

Sur Kouri-jima, j'ai visité l'Ocean Tower. On y monte dans une petite voiture sur rail (avec des cascades sur le chemin et différentes vues de l'île), puis on accède à un musée de la mer, à un observatoire et à des boutiques. J'ai goûté de la tarte au beni-imo, un légume violet d'Okinawa proche de la pomme-de-terre, et du jus de shikwasa, un citron d'Okinawa. Pour le retour, sur une partie du trajet, j'ai pris un bus, ayant quand même marché un gentil quarante kilomètres ce jour-là.

Photos ! (incluant les ruines du château de Nakijin, situé aussi dans la péninsule de Motobu, mais qui vient plus tard dans mon récit) https://postimg.cc/gallery/1j1568nn6/


Le jour suivant, direction l'extrémité nord d'Okinawa Hontô.

Nord d'Okinawa Hontô

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Mon but était d'arriver tout au nord, au cap de Hedo. Mais les bus ne remontaient pas plus haut que Hentona, à une vingtaine de kilomètres au sud du cap. J'ai marché un peu, tenté de contourner un tunnel pour me retrouver face à un autre tunnel condamné avec des mises en garde disant que des gens ont perdu la vie ici, retourné au premier tunnel, et j'aurais bien pu marcher tout le long, mais c'est le temps qui m'aurait manqué. Du coup, pour la première fois, j'ai fait du stop, même si je n'aime pas ça (réclamer de l'aide, c'est pas mon truc). Je suis tombé sur deux jeunes originaires de l'île, très enthousiastes, qui se rendaient justement au nord d'Okinawa et avaient ensuite à faire à Motobu.

Ils m'ont donc amené au cap (très joli) puis m'ont ramené à Motobu où on a visité les ruines du château de Nakijin, bien plus intéressant que celles de Yoron-tô, avec des murailles de pierre serpentant dans la nature environnante. On a aussi visité un musée dans la même zone, puis ils m'ont ramené à la ville de Motobu. Une fois de plus, des gens super sympa !

Photos ! https://postimg.cc/gallery/ho1en0du/


Puis je me suis rendu le lendemain en bus à la ville principale d'Okinawa : Naha.

Okinawa Hontô (Naha)

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Située vers le sud de l'île, je suis resté trois jours dans la ville de Naha (en prenant un joli dortoir au mur décoré façon verdure) dont un pour visiter le sud d'Okinawa dont je parlerai ensuite. Cette ville regorge de statues de sortes de lions à la japonaise, un symbole d'Okinawa.

J'ai visité des galeries marchandes couvertes, puis j'ai visité le musée de la poterie (un quartier de Naha est dédié à la poterie : Tsuboya) et le musée d'art de la préfecture (mais pas possible de prendre des photos dans certaines galeries). Petite anecdote, l'écran géant qui filme la rue mais rajoute des requins et des baleines qui tournent autour des gens. Je me suis rendu au sud-est de la ville pour visiter un premier jardin asiatique, le Shikina-en, très agréable, avant de me rendre au château de Shurijo, plus au nord.

Avant de le visiter, je suis allé dans un restaurant où j'ai goûté l'ikazumi-jiru et l'ikazumi-soba, respectivement une soupe à l'encre de sèche et des nouilles à l'encre de sèche, c'était très noir et très bon ! Puis je suis allé au château, qui est celui de la royauté qui régnait sur les îles du sud-ouest du Japon autrefois, le royaume Ryûkyû. Il est très bien conservé, avec de grandes murailles et de beaux points de vue. J'ai également visité le bâtiment principal (qui ressemble plus à un temple qu'à un château) où étaient exposés divers artefacts de la famille royale (comme la couronne Ryûkyû) et des miniatures de scènes de vie du château. J'ai beaucoup aimé. Ensuite, je suis allé à un second jardin asiatique, le Fukushû-en, à l'ouest de la ville cette fois, disposant de très belles statues, pour finir avec le musée d'artisanat traditionnel.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/21mhmbusy/


Le lendemain, je suis allé à l'extrémité sud d'Okiniwa-Hontô.

Sud d'Okinawa Hontô

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J'ai d'abord marché jusqu'à l'ancien quartier général souterrain de la Marine japonaise, juste au sud de Naha, lieu du dernier acte de la bataille d'Okinawa entre américains et japonais, des galeries ouvertes au public avec des explications sur l'organisation de l'espace et les conditions de vie pour les habitants d'Okinawa à l'époque. Puis j'ai pris un bus jusqu'au parc mémorial de la paix au sud-est. J'ai longé la côte vers l'ouest jusqu'à trouver un second mémorial de la paix puis rejoins la côte la plus au sud avec le cap d'Arasaki. J'ai ensuite visité la tour de la Paix, proche d'un phare, l'emplacement d'un château qui n'existe plus et j'ai pris un bus pour rentrer.

Sauf qu'en chemin pour rejoindre un arrêt de bus, je suis tombé par hasard sur une usine de verre avec des boutiques présentant un très joli artisanat coloré. Après seulement, je suis rentré à Naha.

Le lendemain, je me suis autorisé un jour de repos, je suis juste allé me baigner sur la seule plage de Naha : Naminoue Beach (photos inclues dans la galerie de Naha). Dans un restaurant, j'ai mangé une soupe au serpent de mer (Irabu), pas extra mais apparemment populaire à l'époque du royaume de Ryûkyû.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/31pfmqdv6/


Le jour d'après, j'ai pris un bateau pour l'île de Tokashikijima, à l'ouest, première île de l'archipel des Kerama.

Tokashikijima

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Je suis arrivé à Tokashiki, le port de l'est. J'ai traversé l'île en diagonale jusqu'à Aharen, à l'ouest, mangeant un bentô (repas japonais à emporter) à mi-chemin à un endroit avec superbe vue sur la mer. Dans cet archipel, l'archipel des Kerama, la mer est d'un bleu complètement fou, bleu comme sur un dessin d'enfant ! À Aharen, je me suis baigné à la plage d'Aharen où une zone de baignade balisée est disposée. La mer est géniale mais le sol est un peu trop caillouteux à mon goût, marcher dans la mer est rarement agréable, il faut nager (ceci est vrai pour à peu près toutes les îles du sud-ouest).

Ensuite, j'ai souhaité me rendre à la plage de Tokashiki, plus au nord. J'aurais dû repasser par les routes que j'ai emprunté pour venir (en partie), j'ai donc préféré longer la côte. Ç’a été un peu sportif de faire de la grimpette dans les rochers, mais j'ai réussi en découvrant des points de vue bien différents de ceux que j'avais déjà pu voir en venant. À un moment donné, j'ai croisé la route d'un serpent de mer qui a dressé la tête avec un air de vouloir me mordre (il voulait peut-être venger son cousin que j'ai mangé la veille). J'ai filé sur des rochers en un instant. À distance raisonnable, j'ai voulu le prendre en photo, mais il a filé à son tour. La plage de Tokashiki m'a semblée un peu plus large que celle d'Aharen, mais peut-être un peu moins belle (peut-être juste parce qu'il était plus tard). Puis je suis revenu par la route à Arahen où était mon dortoir (trop galère par la côte).

Le lendemain matin, malgré le temps au beau fixe, le bateau que je devais prendre pour Zamamijima a été annulé (il y avait des vagues dans la mer). Du coup, je me suis rebaigné à Aharen. Quand j'ai appris qu'ils annulaient également le second bateau l'après-midi, et certainement ceux du lendemain, je suis retourné à Naha.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/2anc99usy/


De retour à Naha, j'en ai profité pour réserver des billets d'avion pour Miyakojima (depuis Naha) et Ishigakijima (depuis Miyakojima) car aucun bateau ne fait la navette jusqu'à ces îles. Puis le lendemain, j'ai pris un bateau pour Akajima (juste à côté de Tokashikijima, j'ai fait un petit détour à cause de 3 vagues et demi). Akajima et Zamamijima sont deux petites îles à l'ouest de Tokashikijima.

Akajima

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Je suis arrivé par le sud au port d'Aka. J'ai trouvé une chambre d'hôte très sympa tenue par une dame d'un âge avancé habitant sur l'île, style japonais, nettement moins cher que les hôtels du coin (de toute façon bondés), elle m'a même offert du thé et des gâteaux maison spécifiques d'Akajima, j'ai eu bien de la chance ! Il n'y avait pas d'internet, mais j'ai pu en chopper le soir en allant à côté du point d'information des touristes.

Près du port, il y avait une statue de chien, dressé, comme près à bondi dans la mer. C'est un chien très connu, Shiro. Il vivait avec ses maîtres sur l'île de Zamamijima. Il fréquentait une chienne d'une autre famille du nom de Marylin. Mais un jour, ses maîtres ont déménagé sur Akakijima. Depuis lors, il a traversé quotidiennement à la nage la mer pour retourner voir Marilyn sur Zamamijima. Après que ces deux chiens soient morts, les habitants ont dressé des statues à leurs effigies.

J'ai rencontré un grand nombre de daims sur l'île, qui ont été introduit au XVIIème siècle sur l'île. Il y en a dans la nature mais il y en a même qui se promènent dans les villages.

L'eau est si bleue ici qu'elle rend le dessous des ponts bleu par réflexion, j'ai une bonne photo de ça !

J'ai d'abord visité deux îles au sud d'Akajima, reliées à celle-ci par des ponts : Geruma-jima (j'ai dit Geruma, pas Germa 66 !) et Fukajijima. La première a beaucoup de relief et j'y ai mangé dans un restaurant un très bon omurice (omelette avec riz) à la crème. J'ai longé la côte à l'allée (le long d'une route cette fois, pas à la sauvage) et suivi un sentier de montagne au retour. La seconde est essentiellement une piste d'atterrissage pour les avions, mais il y a un petit parc naturel avec un observatoire très sympa.

De retour sur Akajima, j'ai d'abord suivi une longue route (une longue impasse) vers l'ouest, avec des forêts et des observatoires de-ci de-là. Je suis revenu à la ville d'Aka pour partir à l'est où se trouve une plage réputée du nom de Nishibama Beach où j'ai pu me baigner avant la tombée de la nuit.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/353yizaya/91f2774e/


Puis, lendemain matin, bateau pour Zamamijima, un poil plus au nord.

Zamamijima

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Ici aussi, j'arrive par le sud, au port du village de Zamami où je me trouve un dortoir. Je pars d'abord vers l'ouest pour faire une boucle de deux-trois heures en passant par la statue de Marylin, assise tournée vers la mer, guettant l'arrivée de Shiro, la plage d'Ama où je me suis baigné (et où je me suis fait "mordre" le pied par un poisson, rassurez-vous, pas vraiment une morsure, plutôt une succion, comme ces poissons qui mangent les peaux mortes, j'avais juste une petite marque rouge ronde qui a disparu très vite), quelques observatoires et un petit détour par le mont Takatsuki où j'ai eu le bonheur de trouver une fontaine, le soleil et la chaleur étant intense.

Ensuite, je suis allé au sud-est, à Furuzamami Beach, une autre plage d'une grande beauté. Puis je suis remonté au nord pour suivre une piste (impasse) longeant tout l'est de l'île en forme de croissant de lune, jusqu'à la plage rocheuse de Toumahama. et faire demi-tour. Quoique manifestement plus rares ici, j'ai tout de même croisé un daim dans la forêt, ce qui a même surpris les habitants de l'île quand je leur en ai parlé. Habitants de l'île que j'ai rencontré dans un izakaya. J'ai pu prendre pour la première fois pleinement conscience de combien cela me rendait privilégié de parler japonais. Je cherchais un restaurant assez connu, mais ne le trouvant pas et tournant en rond, je suis entré dans un izakaya. J'ai discuté avec les gens (qui m'ont confirmé la véracité de l'histoire de Shiro et Marylin, une femme les ayant connu dans son adolescence), j'ai mangé des plats traditionnels de leur recommandation (que j'ai malheureusement oublié, j'ai commencé à trop m'habituer au fait d'essayer plein de plats différents), bref, comme souvent auparavant. Puis un groupe de chinois est arrivé dans l'izakaya. Ils ne parlaient pas japonais. En servant d'intermédiaire (ils parlaient anglais), j'ai voulu les aider à commander des plats. Mais quand ils ont demandé s'il y avait des glaces, la tenante de l'izakaya les a invités (gentiment mais fermement) à aller dans le restaurant que j'avais justement cherché, manifestement plus touriste friendly. Ils ont été jugés inadaptés au service de l'izakaya plus traditionnel. Ces gens pourtant si gentils avec moi n'ont eu que très peu de patience pour les chinois, ça m'a beaucoup surpris, et je me suis alors rendu compte combien j'étais privilégié. D'ailleurs, je suis retombé sur les chinois après avoir fini de manger. Le restaurant que j'avais cherché était plein. Et à cette heure (20H30), la plupart des restaurants sont déjà fermés (oui, dans les petites îles, le service du dîner est plutôt de fin d'après-midi). En m'aidant de google, je leur ai trouvé un restaurant ouvert. Je les ai rencontré encore le lendemain en bateau, ils avaient pu enfin manger dans le restaurant que je leur avais trouvé.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/2y8y48joy/


Puis je suis revenu à Naha une fois de plus (mais cette fois c'est normal) pour prendre l'avion direction Miyakojima, plein sud-ouest !

Miyakojima et les îles voisines (Kurimajima, Irabujima, Shimoji-jima et Ikemajima)

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Je suis resté deux jours complets à Miyakojima, en dormant trois nuits dans une guesthouse avec une très bonne ambiance. Le premier jour, je l'ai consacré à Miyakojima même, le second aux quatre îles voisines que l'on peut rejoindre grâce à des ponts, même en marchant, pourvu qu'on soit motivés (le plus long fait tout de même 4,4 kilomètres de long).

Le soir de mon arrivée, déjà, en marchant de l'aéroport vers la ville avec mes gros sacs, deux jeunes se sont spontanément arrêtés en camionnette pour me proposer de m'emmener. Une fois de plus, trop sympas ! En ville, j'ai dû chercher un peu pour trouver où dormir, mais la guesthouse que j'ai fini par trouver fut un très bon choix. En effet, il se trouve que le soir de mon arrivée, c'était le jour du festival de rock de Miyakojima (trop tard pour aller voir, je l'aurais fait sinon, même sans être fan de rock, juste pour voir, comme pour le festival de jazz à Waterras). Et le lendemain, pour clôturer, ils prévoyaient un feu d'artifice. J'étais cordialement invité à venir sur le toit de la guesthouse à 19H00 pour partager un repas (chacun amène un petit quelque chose) avant de profiter du feu d'artifice.

Le même soir, je suis allé dans un izakaya où j'ai demandé l'omakase, la sélection du chef. Je suis passé par toute une série de plats (seiches à la vapeur, porc vinaigré au melon amer, et bien d'autres que j'ai encore oublié, n'étant plus à ce stade capable de faire rentrer beaucoup plus de plats dans ma mémoire) dont ils m'ont expliqué la teneur (et en discutant, comme souvent, de mon voyage). Sur le plan gastronomique aussi, ce voyage aura été un succès !

Le lendemain, mon premier jour complet, j'ai marché vers l'est (la ville se trouve sur la côte ouest de l'île) jusqu'à rejoindre un jardin botanique. J'y ai vu un paon sauvage mais n'ai pas réussi à le prendre en photo (il a disparu dans le feuillage). Ensuite, j'ai commencé à marcher vers la pointe sud-est de l'île. À Miyakojima, j'ai découvert les plus grosses araignées que j'ai jamais vu. Bien plus grosses que mon poing. Et leurs toiles s'étendent entre les arbres longeant le trottoir et la végétation, si bien qu'il était plus commode pour moi de marcher sur la route... Un habitant de l'île m'a dit que ces araignées ne sont pas venimeuses, mais rentrer dans leur immense toile et me retrouver avec l'araignée se promenant sur moi ne me tentait pas des masses.

Pour atteindre mon objectif, d'après Google, il me fallait marcher 4 heures 30. Ce n'est pas ce qui me fait peur, mais je devais être rentré pour 19H00 pour le repas et le feu d'artifice. Je me suis donc une nouvelle fois résolu à faire du stop, et rapidement un habitant de l'île, la quarantaine ou la cinquantaine, qui se dirigeait vers une ville à l'est, m'a pris avec lui (c'est lui qui m'a dit pour les araignées), et à même poussé jusqu'à me laisser à la pointe sud-est que je voulais visiter. Ai-je déjà dit combien les gens d'Okinawa sont sympas ?

J'ai ainsi pu visiter un long cap, telle une bande linéaire de terre de 2 kilomètres s'avançant dans la mer : Higashi Henna-zaki. La côte est belle et on a un très beau point de vue en montant au sommet d'un phare. Ensuite, j'ai marché quelques heures pour visiter trois plages aux alentours : Yoshinokaigan Beach, Aragusukukaigan Beach et Boraga Beach. Enfin, je suis rentré avec un bus que je n'ai pas eu à attendre trop longtemps, j'ai pris des chips et des bonbons pour la soirée dans un konbini (superette) et j'ai partagé le repas avec les habitants de la guesthouse puis ai profité du sympathique feu d'artifice (qui a commencé très en retard, s'est interrompu une grosse demi-heure en plein milieu, mais n'était pas en reste niveau inventivité, celui qui m'a le plus impressionné était un feu d'artifice explosant en deux demi-sphères colorées séparés par un disque blanc, on aurait dit une planète coupée en deux (par un kienzan, oui, quoi d'autre ?)

Le jour d'après, j'avais quatre îles à visiter, toute sur la côte ouest de Miyakojima, mais réparties du nord au sud. Ne souhaitant pas me reposer encore sur le fait de faire du stop, j'ai pris les devants en partant à l'aventure à 4h30 du mat', objectif, rejoindre Kurimajima, l'île la plus au sud, pour la découvrir avec le lever du soleil. Deux heures plus tard, j'étais au pont qui y donnait accès. De là, on voit au loin le pont de 4,4 kilomètres qui mène à Irabujima. Mais celui-ci n'est pas en reste (1,7 kilomètre). L'île de Kurimajima est essentiellement tournée vers la culture. Je me suis rendu à une plage au sud, Nagamahama Beach, et me suis baigné. Puis j'ai fait le chemin en sens inverse et j'ai profité sur Miyakojima d'une seconde plage, superbe, Maehama Beach.

Ensuite, direction le nord-ouest pour atteindre le fameux pont de 4,4 kilomètres. En chemin, j'ai vu de magnifiques petites îles et d'extraordinaires bancs de sable dans la mer (mais que j'allais pouvoir apprécier encore mieux vu du pont. Le pont, immense, propose plusieurs aires pour que les voitures stationnent et que les gens admirent le paysage. Mais la vue est splendide de partout, traverser à pied est juste génial. L'eau, transparente, permet de voir des formations de corail impressionnantes. Sur Irabujima, j'ai longé l'île par sa côte sud, je me suis restauré, et j'ai visité la plage de Toguchinohama. J'ai ensuite travers" un autre pont, minuscule lui, pour atteindre l'île quasi siamoise de Shimoji-shima. Tout comme Fukajijima dans l'archipel des Kerama, cette île est principalement occupée par un aéroport. Cependant, la plage de Nakanoshima Beach vaut le coup d’œil et surtout, à l'extrémité ouest, les lac jumeaux Toriike. Ce ne sont pas de réels lacs, mais deux ouvertures dans une côte rocheuse où l'eau de mer apparaît, donnant l'impression d'avoir deux lacs devant soit.

À cet endroit, j'ai rencontré un couple de Tokyoïtes en lune de miel avec qui j'ai fait connaissance. On est allé ensemble, dans leur voiture, à la plage de Sawada Beach, sur Irabujima, reconnaissable à ses pierres parsemées sur la plage comme si des météorites étaient tombées. Puis on est retourné ensemble sur Miyakojima visiter la plage de Sunayama Beach. Derrière une montagne de sable, un immense rocher ouvre une porte sur la mer ! Enfin, ils m'ont amené et laissé à l'entrée du cap qui mène au pont de la quatrième et dernière île, au nord, Ikemajima. Arrivé sur l'île, j'en ai fait le tour complet, de belles plages, un parc naturel préservé et des crabes fuyant ma venue de partout, le soir tombant et les incitant à sortir. Puis je suis reparti, direction la guesthouse. Pour ne pas changer, alors qu'il me restait près de trois heures de marche (et plus aucun bus), une voiture s'est spontanément arrêtée pour me demander où j'allais et si j'avais besoin d'être raccompagné. Après une journée où j'ai marché 60,7 kilomètres pendant 13,3 heures (d'après le podomètre de mon téléphone), cet acte de gentillesse (un de plus venant des habitants d'Okinawa) a été grandement apprécié. Ce jour-là, j'ai établi mon record de marche de mon voyage !

Le lendemain matin, après avoir mangé un Miyako soba, je prenais l'avion pour Ishigakijima, encore plus au sud-ouest, toujours plus !

Photos ! https://postimg.cc/gallery/3d3ruuwtu/


Étape suivante, Ishigakijima, île pivot de l'archipel Yaeyama à partir de laquelle je rejoindrai en bateau toute les îles restantes de mon voyage.

Ishigakijima

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Arrivé à l'aéroport, j'ai pris un bus pour la ville d'Ishigaki, au sud, dont le port mène vers les autres îles. Après avoir trouvé un dortoir et m'être renseigné sur les bateaux pour les autres îles, j'ai visité la ville et j'ai poussé jusqu'à la côte ouest.

D'abord, j'ai visité les galeries marchandes, un peu dans le style de Naha, mais ce sont deux rues courtes parallèles là où c'était tout un réseau de rues couvertes dans Naha. Je me suis rendu à une vieille maison d'un dignitaire Ryûkyû mais elle était fermée ce jour-là (j'y suis retourné mon dernier jour à Okinawa). Je suis allé au musée Yaeyama, une unique salle présentant la culture de l'archipel. Puis j'ai visité le Torin-ji, un petit temple assez classique.

Ensuite, je suis donc parti vers l'ouest pour aller à la plage. En chemin, je suis tombé par hasard sur un temple qui m'a bien plus intéressé, le Fusakikannondo, plus enclavé dans un environnement évoquant la jungle et avec un petit côté ruines abandonnées, ça faisait un peu Tomb Raider, c'était cool ! La plage, Fusaki Beach, se trouve derrière un complexe hôtelier (mais est ouverte aux visiteurs). La zone baigneuse est bordée de filets à cause de méduses venimeuses, les méduses-boîtes, je ne l'ai compris qu'après m'être baigné (dans la zone baigneuse), après avoir vu un panneau l'indiquant quand je suis allé sur une petite jetée juste à côté. Puis je suis rentré à la ville. Il me restait toute la partie nord de l'île à visiter, mais j'ai d'abord fait les autres îles de l'archipel.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/j0vficxe/

Photos d'Ishigakijima lors de mon dernier jour de voyage (récit à la fin de la section "Yonagunijima") : https://postimg.cc/gallery/ipppvcz6/


Le lendemain, je me suis rendu sur deux îles (en repassant par Ishigakijima entre les deux) : Taketomijima et Haterumajima.

Taketomijima et Haterumajima

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Je me suis d'abord rendu à Taketomijima, a à peine 15 minutes en bateau. La particularité de cette île est d'avoir préservé son environnement et son mode de vie. Routes caillouteuses dans le seul village de l'île et absence de supérette, il ne faut pas venir ici pour l'activité ou la modernité, mais pour apprécier l'ambiance calme de cette petite île.

Du port au nord, j'ai marché jusqu'à la plage au sud, Kaiji Beach, en traversant une première fois le village. Puis j'ai marché le long de la plage jusqu'à celle de Kondoi Beach, avec une bande de sable à quelques mètres dans la mer. Je suis retourné au village où j'ai visité une petite fabrique de tissu, un musée de l'île et une petite tour d'observation avant de me rendre à l'ouest sur une jetée puis de retourner au port prendre le bateau pour Ishigakijima.

Ensuite, je suis allé à Haterumajima, l'île habitée la plus au sud du Japon. En chemin, le bateau s'est arrêté au sud d'Iriomotejima, l'île que j'ai visité le lendemain, au port d'Ôhara. Je ne comptais pas me rendre à ce port à l'origine, c'est donc bien tombé, j'ai pu rajouté ça à la liste de ce que j'ai fait (même si c'était très bref, j'ai pu observer le sud de l'île depuis le bateau). Mon principal objectif sur Haterumajima était le point le plus méridional du Japon. Il n'y a plus rien au sud jusqu'aux Philippines. Arrivé par le nord, je suis allé à la plage voisine de Nishihama (dont la transparence de l'eau est folle) avant de traverser l'île jusqu'au sud pour remplir mon objectif. Au sud, je suis également monté dans un observatoire des étoiles (mais qui fait une très bonne tour d'observation de jour) et j'ai longé la côte rocheuse sud assez jolie. Ceci fait, j'ai traversé l'île en sens contraire pour retourner à Ishigakijima.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/xcrspqlu/0e5b2a18/


Le lendemain, j'ai mis les voiles pour Iriomotejima, île voisine d'Ishigakijima et toute aussi grande.

Iriomotejima

Spoiler
Bien que l'île soit grande, la plus grande partie de l'île est constituée de jungle sauvage inhabitée. Les zones habitées longent la côte du sud-est au nord-est puis au nord-ouest le long d'une grande route fréquentée par quelques bus.

Je suis arrivé au port de Uehara, au nord. Je suis d'abord allé vers l'est sur un peu plus d'un kilomètre pour me chopper une chambre d'auberge de jeunesse, puis je suis revenu à la ville pour prendre un bus. En attendant le bus, j'ai pris un petit-déjeuner dans un restaurant, mais ce qui m'a marqué, c'est la boisson que j'ai découverte... Le cinnamon chai, un thé indien à la cannelle (froid ou chaud, je l'ai pris froid). Trop booooooon !!! Puis j'ai pris le bus qui m'a amené à l'extrémité nord-ouest de la route. Mon objectif, la plage d'Idanohama réputée pour sa beauté, se trouvait encore plus loin à l'ouest, accessible uniquement par bateau depuis là où je me trouvais. Cependant, pour prendre le bateau à l'aller et au retour, il me fallait poireauter des heures, et j'avais d'autres projets. Des plages magnifiques, j'en avais déjà vu plus d'une, et quelque chose de bien plus typique m'attendait...

J'ai donc repris le bus dans l'autre sens dans la foulée et je suis remonté jusqu'à l'embouchure de la rivière Urauchigawa. J'ai traversé un pont à pied pour monter sur un observatoire, puis j'ai pris un bateau qui remontait la rivière s'enfonçant dans la jungle sur huit kilomètres. Une fois débarqué, j'ai suivi un chemin de randonnée dans la jungle jusqu'aux chutes d'eau de Kanpirei. J'ai vu des lézards à queues bleues vives, une abeille orange (ou un frelon, ou une guêpe, à vous de me dire s'il est butineur ou pas), mais je n'ai choppé aucun chromatique. J'ai aussi croisé un marcassin qui a fui trop rapidement pour une photo (j'en ai photographié d'autres de loin en redescendant la rivière). Arrivé aux chutes, je me suis promené sur les rochers surplombant la rivière. Des trous remplis d'une eau cristalline abritaient des tas de têtards, c'était joli à voir ! Je suis revenu au bateau après deux heures et demi de promenade pour redescendre la rivière. Le prochain bus étant une éternité plus tard, je suis reparti vers l'est à pied. Au nord, je me suis arrêté dans un restaurant où j'ai mangé du sanglier (on est gaulois ou on ne l'est pas).

Puis j'ai fait un détour pour visiter deux plages, Tsuki-ga-Hama, une plage suivant une côte courbe lui donnant une forme de croissant de lune, et Hoshisuna-no-Hama, une plage dont le sable est réputé avoir la forme d'une étoile (je pensais à un délire de poète inspiré et m'apprêtais donc à être déçu, mais non, de nombreux grains de sables en forme d'étoile à 5 branches parsèment le sable de la plage, ce serait une histoire de coquilles de microorganismes). Ensuite, je suis allé encore plus à l'est que mon auberge de jeunesse, j'ai suivi un chemin de randonnée qui se dirigeait vers les plus grandes chutes d'eau de l'île, celles de Pinaisara (bien que plus petites que l'Ôko no Taki de Yakushima). Le hic, c'est que je suis arrivé à un endroit plein de canoë (et personne à proximité) pour découvrir que ma route s'arrêtait sur une rivière. En joueur de jeux vidéo type RPG initié, j'ai tout de suite compris qu'il fallait que je prenne un canoë pour poursuivre par la rivière, mais je n'avais pas la CS Rame et la nuit se rapprochait, j'ai donc renoncé et suis retourné à l'auberge. J'ai croisé mon premier (et dernier) serpent sauvage d'Okinawa. Vif, en plus, il n'arrêtait pas de se déplacer de-ci de-là. Je dirais qu'il faisait entre deux et trois mètres. Après l'avoir généreusement photographié et filmé, je l'ai très largement contourné. Il m'a totalement ignoré, bien. Par contre, je n'ai croisé aucun Iriomote Yamaneko (chat de montagne d'Iriomote, un chat sauvage propre à cette île mais dont le nombre diminue à force de se faire écraser sur la route).

Le lendemain matin, je repartais pour Ishigakijima.

Photos ! https://postimg.cc/gallery/3egzxspki/


Et enfin, le jour suivant, dernière étape de mon périple, je me suis rendu à Yonagunijima.

Yonagunijima

Spoiler
L'île la plus à l'ouest du Japon, la plus excentrée également, autrement dit, impossible d'être plus éloigné du Japon sans quitter le Japon. À peine plus loin, il y a Taiwan. Il m'a fallu quatre heures de bateau pour y parvenir, je suis arrivé à 14H00. Pas de soucis, j'étais prévenu. Ce que je n'avais pas prévu, c'était que le bateau nous fasse arriver au port de Kubura, à l'ouest de l'île, un bled paumé avec rien, et que le port principal, Sonai, se trouvait à une heure trente de marche de là (et autant en bus, en comptant le temps d'attente). Je m'interroge encore sur l'intérêt d'amarrer là-bas.

Mon objectif principal, c'était le point le plus occidental du Japon, mais j'avais un objectif secondaire, faire de la plongée sous-marine dans les Kaitei Iseki, des ruines sous-marines (ou des formations géologiques aléatoires, c'est sujet à débat). Je ne suis pas un grand fana de plongée sous-marine, j'en ai fait en France, à Porquerolles, il y a dix ans, j'ai pu réaliser à quel point cette activité est contraignante et ne consiste pas à pratiquer la danse de l'air mais sous l'eau. Si j'avais vraiment voulu faire de la plongée sous-marine, je n'aurais pas prévu qu'une seule session à la toute fin de mon voyage. Ça, ça va. Mais j'aurais vraiment bien aimé voir ces "ruines" sous-marines ! Je suis arrivé trop tard (et impossible de retarder mon départ de l'île d'un jour, mes avions pour Naha puis Tokyo m'attendaient le surlendemain). C'est le seul véritable fail de mon voyage. Le plus vieux yakusugi de Yakushima, la belle plage d'Iriomotejima et sa grande cascade, j'ai vu mieux ou au moins des équivalents, c'était négligeable. Mais là, je l'ai eu mauvaise (pas sur le coup parce que je me suis lancé dans l'exploration de l'est de l'île, mais sur le chemin du retour à l'hôtel, j'ai réalisé combien j'étais frustré). Bon, après, ça va, un fail sur 26 jours de voyages effrénés à enchaîner les îles, les hôtels, les bateaux et avions, avec paraît-il des typhons qui se promènent à droite à gauche, je crois que je m'en suis super bien tiré (avec une quantité non négligeable de coups de main des locaux) ! (Et j'y retournerai peut-être un jour, allez savoir, et alors je me vengerai en explorant chaque millimètre carré des Kaitei Iseki.)

Du coup, une fois ma chambre d'hôtel prise à Sonai, j'ai décidé de partir explorer l'est de l'île. Il y a un cap, à l'est, avec un phare et des chevaux dans un très joli décor naturel. Longeant la côte vers le sud, j'ai vu des formations rocheuses peu ordinaires, le Sanninu-dai et le Tachigami-iwa (rocher du dieu debout). Je me suis aventuré sur un chemin de randonnée à tendance jungle et j'ai visité une plage au sud, Higawa-Hama.

Le lendemain matin, destiné à repartir du port de l'ouest à Kubura, je suis d'abord allé au point le plus à l'ouest (et le plus excentré) du Japon. Suite à quoi, je suis revenu à Ishigakijima. Là, après avoir visité la résidence d'un ancien dignitaire qui était fermée quelques jours plus tôt, j'ai pris un bus pour le nord de l'île où j'ai visité la Baie de Kabira et la côte de Kabira, très sympa. Figurez-vous que je suis tombé sur un Club Med, là-bas. C'est fou comme la Méditerranée a des filiales jusque dans des mers lointaines ! Dernière anecdote "les gens sont sympas", j'avais rencontré un japonais à Yonagunijima, en attendant le bus, qui a enseigné dans des universités en France pendant quelques années. Je l'ai retrouvé à Ishigakijima en quittant le bateau. Il était avec des japonaises qui voyageaient aussi. On a discuté, elles m'ont invité à venir le soir dans un izakaya musical où elles avaient pris l'habitude de passer leurs soirées. Et par "inviter", je n'entends pas "suggérer de venir", mais "être invité". En plus, l'ambiance était vraiment... japonaise ? Mais dans un registre que je n'avais jamais expérimenté. Vous voyez quand la bande à Luffy fait la fête après une victoire ? Avec Chopper qui se met des bâtons dans la bouche et dans le nez ? Ben voilà, j'ai eu ça en vrai. Et des masques de célébrités. Non, ils ne m'ont pas fait porter un masque de cheval et un masque de Trump, ce n'est jamais arrivé *fait un mouvement jedi*. Le truc, c'est que j'étais crevé, mais mes tentatives de signaler mon besoin de rentrer dormir n'ont pas été franchement réussies, et étant invité, je me voyais mal partir en douce. Pas grave, c'était génial de voir ça en vrai !

Photos ! https://postimg.cc/gallery/1njbbviia/

Pour les photos d'Ishigakijima "fin de voyage", voir la deuxième série de photos de la section "Ishigakijima".


La veille au soir de mon départ, je reçois un mail m'annonçant l'annulation de mon premier avion retour à cause de... ben des typhons perpétuels dont vous voyez l'ombre menaçante dans le soleil qui brille sur mes photos. Du coup, le lendemain matin, je suis quand même allé à l'aéroport pour voir ce que je pouvais faire. J'ai pris un avion direct Ishigakijima - Tokyo me faisant partir trois heures plus tard et arriver une heure plus tôt que prévu sans débourser un sous de plus (et l'avion a bien vécu le "typhon"). Cool. Ainsi s'est terminé un voyage excellentissime !

J'ai calculé ma moyenne quotidienne de marche durant mes 26 jours de voyage. En moyenne, j'ai marché 25,1 kilomètres par jour. En moyenne, 6 heures 30 par jour.

J'ai ensuite eu une semaine de repos à Tokyo, et lundi, j'ai repris le travail avec lequel ça se passe toujours super bien.

Une nouvelle camarade de homestay est arrivée, une française de 19 ans. Elle ne supporte absolument pas l’hôtesse, et elle est censée rester deux mois. Bon, moi aussi je ne la supportais pas il y a quelques mois, vous vous en souvenez peut-être, donc ça va peut-être se tasser pour elle aussi. En tout cas, on s'entend plutôt bien, on regarde des animes japonais ensemble, c'est cool !

Ce sera tout pour cette fois ! またね!
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Re: RMR

Messagepar Batroux le Sam Juil 21, 2018 9:41

Bon tu n'as pas chômé et il y a plein de contenus alors je te pardonne ton retard.
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Re: RMR

Messagepar RMR le Mer Août 15, 2018 17:40

Un mois plus tard, me revoilà !

Eh non, partez pas, je ne vais pas vous écraser sous un méga pavé (je crois) cette fois ! Depuis que je suis rentré d'Okinawa, la vie est plutôt calme.

Faut dire que j'ai déjà biiiien descendu ma to do list de Tokyo, je me contente donc de surveiller les festivals qui arrivent et compléter mes visites ponctuellement. J'ai quand même un gros événement sur ce mois, c'est que je suis allé au mont Fuji (c'est la saison, on ne peut faire l'ascension complète qu'en été, autrement la parti supérieure de la montagne est interdite d'accès, raison pour laquelle l'année dernière, San999 et moi n'étions allé qu'à la quatrième station en avril).

J'ai vu un festival autour des samouraïs avec une démonstration (avec de véritables katanas, mais rassurez-vous, aucun bobo).

Je suis allé à un paquet de feux d'artifices (que je ne vais pas pouvoir beaucoup illustrer, j'ai surtout pris des vidéos), l'été y étant propice au Japon. Le premier, c'était à Yokohama, au sud de Tokyo, où je n'avais pas encore mis les pieds, j'ai fait d'une pierre deux coups. C'est un port très urbain et animé, avec des parcs le long de la mer rendant la ville agréable. Les feux d'artifice japonais sont très fournis, ils lancent autour de 10 000 fusées pendant de 30 à 90 minutes selon l'événement. Avec des choses très surprenantes, difficile à décrire. Pour les plus simples, dites-vous qu'ils arrivent à faire apparaître un smiley, une tête de chat ou de nounours avec des feux d'artifice ! J'ai été à celui de Kanamachi (où j'ai découvert les premières "chutes du Niagara", des cordes qui font pleuvoir, une fois mises à feu, une pluie de flammes en-dessous d'elle, c'est magnifique), à celui de Sumidagawa (j'ai trouvé un spot correct malgré la foule, j'avais des arbres devant moi, mais la plupart des feux d'artifices passaient au-dessus, et puis on voyait aussi pas mal à travers le feuillage) et celui d'Edogawa (une heure trente, et il s'est passé beaucoup de choses, j'y reviens plus bas).

J'ai vu quelques Obon Odori, des danses nocturnes en cercle autour d'une petite tour sur laquelle jouent des tambours japonais.

Le Mont Fuji, je l'ai fait en deux jours, parce que je voulais voir le lever du soleil, pour le côté symbolique, du sommet du mont Fuji (pays du Soleil Levant, tout ça). Et quitte à en faire l'ascension, j'ai voulu la faire pour de vrai, c'est à dire du pied de la montagne à son sommet. En effet, la grande majorité des gens commencent de la cinquième station (sur 10), point le plus haut auquel peuvent se rendre les bus. Très peu pour moi, je grimpe la montagne ou je ne la grimpe pas !

Je me suis donc rendu à la station "mont Fuji" (Fujisan Eki) en bus le jeudi. Arrivé à midi un peu passé, j'ai marché jusqu'au temple Fujiyoshida Sengen (assez impressionnant au milieu de la forêt montagneuse) qui se situe véritablement au pied de la montagne, au début de l'ancien sentier (sentier Yoshida) qu'empruntaient les grimpeurs avant qu'une route n'ouvre l'accès à la cinquième station aux bus. J'ai commencé l'ascension véritable à 13h00. Il faisait très beau, mais les arbres offraient une ombre bienvenue. Tout le sentier historique chemine à travers de la forêt ombragée, magnifique et agréable (attention aux ours, signalent quand même quelques panneaux). Le sentier reste longtemps plat, une bonne heure, avant que je n'arrive à la première station (historique, donc une ruine abandonnée, comme toutes les suivantes jusqu'à la cinquième station historique inclue). À partir de la première station, où des japonais offraient des boissons gratuites (eau, thé) aux visiteurs (ce qui m'a permis de remplir ma grosse bouteille d'eau que j'avais déjà un peu aspiré) et quelques aliments (prune séchée, pas extra), ça commence à devenir sérieux et à bien monter.

De station en ruine en station en ruine, je suis arrivé à la cinquième station historique, j'ai retrouvé la route des bus, et j'ai atteint la partie fréquentée du sentier Yoshida, celle qui mène de la cinquième station au sommet. Quand je dis "fréquentée", ça va, en ce jeudi, il y avait juste des groupes à intervalles réguliers que je pouvais doubler sans peine (sans même m'écarter du sentier, juste en passant par la partie du sentier un peu plus ardue, sous quelques "sugoi" flatteurs). Entre la cinquième et la sixième station, j'ai croisé Son Gokû, qui parlait français. Il a même posé pour moi, je vous ai mis la photo.

J'avais acheté des bentôs, onigiris et bonbons pour mes différents repas. J'ai quand même acheté un chocolat chaud à une station (peut-être la septième). D'ailleurs, en parlant température, j'étais à l'origine en pantalon et T-shirt. Mais plus je montais, plus il faisait un peu frisquet, malgré l'exercice physique. J'ai donc mis un pull, puis un peu plus haut mon K-way, et finalement, à la huitième station, je suis allé aux toilettes (payantes, 200 yens, 1,5 euros) pour pouvoir me mettre des sous-vêtements thermolactyl, mes gants, mon écharpe et mon bonnet. Le temps s'était un peu couvert, mais absolument pas au-dessus de ma tête, sous mes pieds. Constitution d'une mer de nuages que je toisais de haut. Au-dessus de moi, une lune quasi pleine et radieuse (on était peu avant la fameuse éclipse de lune de fin juillet) était accompagnée de plus en plus d'étoile.

L'ascension ne m'a pas paru si difficile. J'ai pas sprinté, appréciation du paysage et photos obligent, mais j'ai pas lambiné non plus. En fait, j'ai pas senti de différence entre le pied de la montagne (la station Fujisan Eki d'où je suis parti est à une altitude de 809 mètres) et le sommet (plus de 3 700 mètres), à part la température, pardi. J'avais le souffle court rapidement, mais on pourrait imputer ça au seul exercice physique. Les mises en garde que j'ai lu sur les vertiges, les nausées, bon... Et les bouteilles d'oxygène vendus une fortune dans les stations m'ont laissé dubitatif. Et je doublais tout le monde (respectueusement, cela va sans dire, quand le passage le permettait). J'ai juste eu une sensation de brûlure dans le petit orteil gauche après la station 9,5, genre un nerf qui boude à cause de l'effort prolongé. J'ai fait une petite pause d'une demi-heure et ça a disparu suffisamment pour que je finisse l'ascension tranquillement (il n'y avait plus personne à cette heure-là, 21h00 passé).

Arrivé au sommet du mont Fuji à 22h00, j'ai pu voir un vieux temple (qui allait s'avérer au lever du jour avoir été reconverti en boutique) et une aire d'observation pour le lever du soleil, avec des distributeurs de boissons (j'ai pris quelques chocolats chauds dans le courant de la nuit pour me réchauffer et m'aider à patienter) et des bancs (j'ai tenté d'y dormir, mais je grelottais trop même avec tout mon équipement pour réussir à m'endormir). À 22h00, il n'y avait personne à l'aire d'observation, mais à 22h30, un américain m'a rejoint (puis d'autres personnes tout au long de la nuit, mais je suis resté avec l'américain). Il s'appelle Kirby, il vient du Mississippi, il a 40 ans, il est professeur de philosophie à l'université, et il est super sympa. On a parlé toute la nuit une fois prouvé que ni lui ni moi n'arriverions à dormir. On a parlé de langage, d'éducation, et de tout un tas de choses, on s'est super bien entendu (j'ai gardé son mail, on s'est promis de se donner des nouvelles de temps à autres).

La nuit avançant, la lune a commencé à descendre derrière le mont Fuji, lui permettant de projeter une ombre sur la mer de nuages (oui, très brillante la lune). D'ailleurs, en parlant de la mer de nuage, elle n'était pas uniforme, des trous dans celle-ci permettaient de voir les lumières de quelques villes en contrebas, dont celle dont j'étais parti le midi-même (et j'ai pu réaliser le sacré bout de route et la sacrée ascension que j'avais fait). Puis l'aurore est arrivée un peu après 4h30, et très vite, le soleil a fait une apparition majestueuse au-dessus de la mer de nuages. Il devait alors y avoir une trentaine de personnes sur l'aire, mais étant là depuis la veille au soir, j'avais une place privilégiée tout devant. Les exclamation émerveillées des japonais soutenant qu'ils n'avaient jamais rien vu d'aussi beau de leur vie me paraissaient un poil exagéré, mais c'était vraiment chouette avec une ambiance impressionnante.

Puis j'ai fait, le jour étant levé, le tour complet du cratère (une heure, plus une demi-heure de petit-déjeuner pris dans un abri où ils servaient des ramens bien chaud). Et je suis finalement redescendu. La descente est sensée prendre cinq heures, je l'ai pliée en deux. Pour cause, c'est un affreux sentier très large, mais couvert de graviers glissant, et ce sur touuuuuute la descente, sans aucune variation que de faire des lacets. Donc soit j'avançais avec mille précautions et je me cassais la figure cent fois. Soit je sprintais jusqu'en bas (la vitesse donne de l'équilibre, c'est aussi vrai pour la course que pour le vélo, la moto etc.) La deuxième option m'a semblé mille fois préférable, et en effet, je n'ai fait aucune chute quand je voyais tous les autres galérer à tâtons comme pas possible et glisser en tous sens. À vrai dire, j'ai aussi était obligé de m'arrêter à quelques reprises, à cause des gravier et de la poussière qui rentraient dans mes baskets, et c'est dans un de ces moments où je ne courrais plus que j'ai fait ma seule chute (sans conséquence). Bref, pouce rouge pour la descente du mont Fuji, quelle idée de baliser un sentier et de le couvrir de graviers (pas naturel, ils ne sont que sur le sentier, j'aurais préféré marcher dans la roche autour du sentier). Je soupçonne qu'ils servent à amortir les chutes. Sauf que du coup ce sont eux qui les provoquent. Et ils sont bien trop nombreux pour être le résultat de l'effritement de la roche à cause des marcheurs, c'est un couloir de gros graviers de 10 mètres de large sur des kilomètres et des kilomètres.

Arrivé à la cinquième station, j'ai découvert que ce sentier de descente ne menait pas à la même cinquième station qu'à l'aller, je n'ai pas pu reprendre le sentier Yoshida à travers la forêt pour revenir à la station "Mont Fuji" comme je l'avais projeté. J'ai suivi la seule route qui descendait, destinée aux bus et voitures, ne me doutant pas qu'il s'agissait d'une route quittant le mont Fuji (je pensais croiser des stations 4, 3, 2 et 1 plus bas que cette cinquième station), une route interminable. En fait, je n'ai pas eu besoin de m'en douter. Un japonais en voiture, se demandant où je comptais bien aller comme ça à pied, s'est arrêté pour m'expliquer que j'étais très mal engagé. Et il se trouve qu'il allait à Yokohama (au sud de Tokyo, rappelez-vous le feu d'artifice), donc il m'a emmené avec lui ! Toujours aussi sympa, les gens, c'est pas qu'à Okinawa ! J'ai pu dormir un peu (j'étais crevé, bien sûr) et être de retour à Tokyo très rapidement. Bon, j'avais une observation à faire dans ma future nouvelle école (détails plus bas) l'après-midi, et une classe à donner dans ma future ancienne école de 19h00 à 22h00. Le repos véritable ne m'a donc étais accordé que bien plus tard, une fois rentré à la maison et mes photos du mont Fuji triées. Ce fut intense, mais inoubliable, j'ai fait l'ascension du mont Fuji, et je l'ai fait à fond ! Je peux ranger ça dans mes succès, et c'était important pour moi que ce symbole du Japon soit dans les succès !

J'ai encore vu d'autres festivals d'été, croisé un spectacle de marionnette sur nos braves mousquetaires bien français (D'Artagnan !), en langue slave, avec des sous-titres en japonais et en anglais (hein ?!)

Pour mon anniversaire (30 ans), ma famille m'a offert un séjour à Oedo Onsen Monogatari à Odaiba, certainement l'onsen le plus touristique de Tokyo (j'avais prévu de me faire ça pour mon anniv', étant un grand amateur d'onsen, et quand j'en ai parlé à mes parents, ils m'ont dit "ben on te l'offre !"), un grand complexe stylisé façon ancien Tokyo (Edo), ayant pour thème les samouraïs, proposant en plus des bains et du sauna tout un tas d'échoppes dans une reconstitution d'une rue en pleine soirée (avec un faux ciel de crépuscule), mais aussi un bain de pied d'extérieur qui forme un circuit (pas très agréable, le sol est caillouteux, mais ça doit avoir des vertus que j'ignore), un bain de pied en intérieur cette fois avec des petits poissons qui te mangent les peaux mortes, des "stones sauna", saunas avec des pierres sensées avoir des vertus thérapeutiques, et un centre de massage. Je me suis fait plaisir, massage aux huiles, massage des pieds, exfoliation, et j'ai aussi mangé à m'en faire péter la panse. Sushis, ramens, gyôzas, glaces, crêpes. Je suis resté de 10h00 du mat' le jour de mon anniversaire au lendemain 8h00 du mat' (j'ai un peu dormi dans une sorte de salon avec des fauteuils individuels). J'ai fêté mes trente ans dignement, en yukata (et régulièrement à poil dans les bains).

C'est après ça que je suis allé dans un centre commercial où ils faisaient la pub du prochain film dragon ball super avec des statues de Broly, Gokû et Vegeta et un Freeza dans un tube qui parle avec un mouvement des lèvres ultra-réaliste (voir topic du film en question pour davantage d'images, mais la vidéo de Freeza n'est plus disponible, too bad). Également plein de goodies et les posters de tous les films passés au cinéma.

J'ai traversé pour la première fois le Rainbow Bridge à pied, le grand pont en hauteur qui amène à Odaiba, parce que j'avais du temps à tuer et j'ai donc marché (je savais même pas qu'il était traversable à pied, en fait, merci Google Map). J'ai rencontré San999, en voyage au Japon, à trois reprises. Une fois avant qu'il parte en vadrouille dans le reste du Japon, on a juste déambulé entre Harajuku et Shinjuku, avant de se poser pour faire causette. Et deux fois quand il est revenu à Tokyo à la fin de son périple : une fois on s'est montré nos photos du Japon dans un Manga Café et on a mangé au restaurant, une fois on a déambulé à Odaiba (traversée du Rainbow Bridge, donc), remangé ensemble et fait un onsen. D'être avec San avec qui j'ai découvert le Japon l'année dernière, ça m'a fait remonter des sensations que je commençais à oublier. Cette excitation d'être dans ce pays si peu ordinaire. Le fait de me dire "Oh, mais y a des kanjis partout !", réflexion que je ne me fais plus depuis longtemps, ça m'est revenu, c'était cool !

J'ai visité une sorte d'exposition artistique sur le thème de l'aquarium, avec des poissons et des lumières de toutes les couleurs, les jardins du Meiji Kinenkan, pelouse rasée de prêt qui accueille des mariages et d'autres cérémonies. Je suis retourné au mont Takao (j'y étais allé en mars pour le festival Hiwatari) pour profiter du "Beer Mount Takao". Au Japon, ils font en été des "Beer Garden", où l'on bénéficie moyennant payement d'un service boisson et nourriture à volonté dans des lieux naturels agréables. Moi, bon, je bois pas d'alcool, mais j'ai mis ça à profit pour les boissons soft et pour la bouffe, je me suis régalé (c'était vachement bon et varié, en plus). Et la vue était superbe. Puis j'ai aussi assisté à un Tourou Nagashi, festival traditionnel où des lanternes en papier, supposées emmener les âmes des défunts, sont lâchées dans une rivière. C'est très poétique, ces lanternes qui derivent le long de la rivière. Bon, j'ai vu ça à la rivière Sumidagawa, j'ai trouvé que ça manquait d'un côté authentique. Les lanternes étaient guidées dans la rivière, récupérées à peine plus loin, ça faisait festival minimaliste. Je pense qu'il faudrait que je revois ce festival en milieu plus rural, sur une rivière plus modeste, pour vraiment voir un cortège de lanternes dérivant librement le long d'une petite rivière au crépuscule, et là ça serait super poétique. Enfin, dernièrement, je me suis rendu à quelques festivals dont l'un d'eux se situait près d'un temple avec quelques murs curieux couverts d'écriture japonaise en relief, c'était intéressant à voir.

Niveau travail, étant donné qu'après mon voyage à Okinawa, j'ai réalisé combien je me plaisais au Japon, et comme c'est agréable de voir les gens être heureux de me voir parler japonais, comme ils sont gentils avec moi et comme le regard qu'ils portent sur moi est valorisant, y compris au travail (j'ai pas eu la même quand j'enseignais en France), ben j'ai décidé de me lancer en quête d'un visa travail, voir si je pouvais prolonger mon expérience au Japon (pour une durée indéterminée). J'ai recontacté une école avec qui j'avais eu un bon contact quand je prospectais en mars. Ils ont une méthode de travail bien précise, ils voulaient me former, que je reste sur du long terme, je leur ai dit que je ne savais pas si j'étais prêt à m'engager de la sorte à l'époque. Maintenant, je sais, et donc je les ai recontacté. J'ai lu deux livres qu'ils m'ont prêté, j'ai observé plusieurs heures de classes et ai eu quelques heures de formations avec le directeur de l'école, ça semble donc plutôt bien lancé ! Pour autant, n'ayant encore aucune garantie avec cette nouvelle école, je continue à bosser avec l'ancienne comme je le fais depuis avril. On va voir où tout cela va me mener.

Niveau foyer, je vous ai dit qu'une française m'avait rejoint au homestay. Une autre française, puis une autre française encore, l'ont également fait. On est donc quatre français dont trois filles (plus l'hôtesse et sa fille). Hep, j'en ai entendu un dire "harem" au fond ! Loin de là ! D'ailleurs, ça m'amène à l'anecdote du feu d'artifice d'Edogawa dont je vous ai privé plus tôt. Allez !

Ce jour-là, c'est l'hôtesse qui a tout organisé, je n'avais pas prévu d'aller à ce feux d'artifice-ci. Elle voulait que nous 4, les guests, observions le feu d'artifice ensemble (on n'arrive jamais à se réunir tous les 4) de la façon la plus traditionnelle possible, sur une bâche, avec des bentos, et les filles en yukatas et coiffées. Comme elle avait besoin de temps pour les préparer, elle m'a demandé d'aller, après le travail, poser la bâche et garder une place pour tout le monde à un endroit avantageux. Le feu d'artifice commençait à 19h00, j'y suis allé direct après mon travail qui finissait à 15h00, j'ai pu poser la bâche que l'hôtesse m'avait confié à un super endroit à 17h00, deux heures avant le début du feu. Il ne me restait plus qu'à attendre. J'ai envoyé les coordonnées Google Map de mon emplacement, ainsi qu'une photo montrant où je me trouvais (on voyait sur la photo l'aire de lancement des fusées, une cage de foot près d'où j'étais, de sorte qu'il était facile de déduire mon emplacement) aux filles. J'ai tout fait nickel au mieux. Puis le temps a passé. Passé. L'hôtesse a lâché les filles si tard qu'elles sont arrivées au dernier moment. La zone était bondée (façon Japon, donc BONDÉE) et par conséquent, le réseau téléphonique était saturé/bloqué. Les filles ne m'ont pas trouvée. Elles ont repéré l'endroit grâce à mes indications, mais elles se sont laissées intimidées par un policier qui redirigeait les gens ailleurs (parce que plus de place, mais elles avaient leur place réservée par mes soins, fallait juste le dire avec insistance). Donc elles sont parties et nous étions les uns comme les autres dans l'incapacité de nous coordonner par téléphone efficacement. Jusque là, je n'ai fait que raconter une série d'incidents, rien de grave, personne n'a mal agi. C'est après le feu d'artifice, quand le réseau est revenu, que ça a dérapé. J'ai reçu un message accusateur des filles comme quoi je répondais pas à leurs messages et qu'on était sensé passer un moment ensemble, quand même, et qu'elles ont fini par partir (sans moi donc) parce qu'elles étaient fatiguées. Et dans la foulée, j'ai reçu un message de l'hôtesse : "Les filles n'ont pas pu te trouver TOI !!!". Là, j'ai pas accepté. J'ai sorti ma vieille cape de dictateur poussiéreuse (vous vous rappeler pas d'RMR l'admin ?) et je les ai défoncées, rappelant aux unes que si j'avais passé deux heures à leur garder une place, c'était pas pour le plaisir d'être seul à mater le feu d'artifice, et que si je répondais pas, il était peut-être plus intelligent de mettre en cause le réseau que le brave couillon qui a donné son après-midi pour assurer le truc (et toutes les indications qu'il faut), et à l'autre que oui, j'étais quelqu'un de très méchant qui a adoré tout faire pour que les filles ne me trouvent pas, mais que je la remerciais d'avoir relâché les filles si tard qu'elles sont arrivées quand on ne pouvait plus se coordonner. Et là, encore, je la fais gentille. Bon, ça a calmé tout le monde et j'ai eu droit à des excuses de chacune. J'ai aussi eu droit à l'hôtesse qui se retourne contre les filles, les accusant de ne pas m'avoir trouvé (??? c'est pas faute de leur part qu'elles aient essayé !) Elle a pas compris que je ne leur en voulais pas de ne pas m'avoir trouvé (on n'y pouvait rien), mais de m'avoir accusé de ne pas avoir fait ce qu'il fallait (mais ça elle l'ignorait). Bref, me voyant en colère, elle a voulu faire corps avec moi et s'est complétement plantée, ce qui m'a encore plus énervé parce qu'elle s'est dressée en mon nom contre les filles pour des raisons totalement absurdes. Je ne suis pas retournée au homestay cette nuit là, trop gonflé. L'histoire dans l'histoire, c'est qu'au feu d'artifice, j'ai rencontré un groupe de jeunes d'un club de basketball avec qui j'ai sympathisé, dont un Singapourien vivant depuis un an et demi au Japon, il m'a accueilli dans son petit appart' suite à ma dispute avec les autres du homestay (il a suivi toute l'affaire et aurait bien aimé rencontrer les françaises). Bref, encore une fois de plus, je suis tombé sur une personne super sympa qui m'a donné un bon coup de main au bon moment ! Et allez me dire après que l'être humain est pourri ! On a parlé de plein de choses, j'ai appris un paquet de trucs sur la politique à Singapour, et comme il adore la randonnée, comme moi, on s'en fera une ensemble à l'occasion !

Bon... C'est pas le pavé d'Okinawa, mais au final, je vous ai quand même mis une bonne tartine... J'espère ne pas vous saouler (ni vous faire fuir).

Photos ! https://postimg.cc/gallery/far7ndzm/
Dernière édition par RMR le Mer Août 15, 2018 21:08, édité 1 fois.
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Re: RMR

Messagepar Juu17 le Mer Août 15, 2018 20:33

Waw, dément ton voyage :o

Normalement, on avait prévu le Japon pour 2020, mais niveau budget ça suit pas, et mon copain est pas super hypé
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Re: RMR

Messagepar RMR le Mer Août 15, 2018 21:09

Merci pour ta réaction, Juu17 (et bon retour parmi nous !)

Tu as lu mon dernier compte-rendu ou tu les as tous lus ?
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Re: RMR

Messagepar Juu17 le Mer Août 15, 2018 22:37

Merci ^^


Non pour l'instant j'ai lu que le dernier, mais je compte les lire tous!
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Re: RMR

Messagepar Lalilalo le Mer Août 15, 2018 23:42

Merci RMR.

Toujours chouette d'avoir de tes nouvelles.

Ça à l'air d'être quelque chose l'ascension du Mt Fuji vu comment San999 et toi en parlait. C'est marrant également d'entendre tes descriptions des japonais, toujours à fond dans l'hyperbole.

A dans un mois pour la suite.
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Messagepar RMR le Jeu Août 16, 2018 5:51

Juu17 a écrit:Merci ^^


Non pour l'instant j'ai lu que le dernier, mais je compte les lire tous!


Bonne lecture alors, y a de quoi faire (surtout pour Okinawa).

Lalilalo a écrit:Merci RMR.


Avec grand plaisir !
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Re: RMR

Messagepar Juu17 le Jeu Août 16, 2018 12:34

Voila, j'ai tout lu (Phew!)

Franchement, c'est grave cool ce que tu visites, et en plus si tu parles plongée, visite historique et ascension du Mont Fuji, peut-être mon copain voudra se bouger le derrière au Japon (même si on reste focus sur les USA en long terme).

Après j'ai jamais autant eu envie de donner une baffe à quelqu'un derrière un écran, ton hotesse est juste casse-c****** comme c'est pas permis ._.


Et du coup, si j'ai bien compris, tu vas vivre au Japon forever?
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Messagepar RMR le Jeu Août 16, 2018 13:22

Rapide !

Oulah, "forever", c'est un bien grand mot ! Pour l'instant, je veux prolonger l'expérience. On verra comment ça va tourner.
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Re: RMR

Messagepar Ginji le Jeu Août 16, 2018 13:42

Encore une fois, très cool à lire. ^^
Tiens, vu qu'on en parlait récemment sur le topic blabla et que tu as quitté les cotes qui pouvait sans doute compenser un peu, comment est l'été niveau chaleur ? C'est pire qu'en France ?

(pour ton anecdote, vu que tu remets la cape du super namek, je t'ai imaginé commencer tes sms par "bidonjour" avant de les détruire ... :P )

Faut dire que j'ai déjà biiiien descendu ma to do list de Tokyo

Et que te reste t'il ? =)
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Re: RMR

Messagepar RMR le Jeu Août 16, 2018 14:48

Merci !

Ginji a écrit:Tiens, vu qu'on en parlait récemment sur le topic blabla et que tu as quitté les cotes qui pouvait sans doute compenser un peu, comment est l'été niveau chaleur ? C'est pire qu'en France ?


Il faisait sûrement plus chaud à Okinawa qu'à Tokyo, malgré la mer. Sinon, l'été à Tokyo, ben tout le monde se plaint autour de moi, donc il fait manifestement bien chaud. Moi, ça va. Et puis, au Japon, il y a la clim partout. À la maison, dans le métro, au travail, dans les magasins... Il n'y a vraiment qu'en déplacement entre deux endroit (métro non inclus) qu'on peut expérimenter la chaleur Tokyoïte. Je sais qu'il fait chaud, mais ça va, pas de souci de mon côté, si ce n'est la transpiration (seul truc que je n'aime pas quand il fait chaud). Je regarde jamais la météo, mais je crois que ça oscille entre 30 et 35, cependant ça serait moins supportable qu'en France à cause de l'humidité. En tout cas, c'est ce que j'entends dire (et que je répète donc quand le sujet vient).

Ginji a écrit:Et que te reste t'il ? =)


Sur Tokyo, le musée Ghibli (j'y irai le 13 septembre, j'ai déjà réservé), voir un match de sumo (le 14 septembre, déjà réservé), Disney Sea (plutôt à Yokohama), et le Meiji Jingu Treasure Museum (s'ils daignent le rouvrir un jour au public). Sinon, j'aimerais aller faire de la randonnée à Nikko et à Hanno, pas trop loin. Et je voudrais aussi aller au parc Universal Studio Japan à Ôsaka. C'est tout.
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