Le paradis des super saïyans

Faîtes-nous partager votre fibre littéraire en écrivant votre propre histoire mettant en scène les personnages de Dragon Ball et, pourquoi pas, de nouveaux ! Seules les fanfictions textes figurent ici.

Le paradis des super saïyans

Messagepar Perceptron le Ven Avr 29, 2022 22:37

Cette fanfiction se passe juste après la défaite de Cell, plus précisément elle suit directement la "saga du tournoi de l'au-delà". On y suit les aventures de Son Gokû dans le monde des morts, en particulier comment il a maîtrisé les différents niveaux du SSJ...
Concernant le canon de la fanfic, il est composé de :
- Dragon Ball (le manga)
- La "saga du tournoi de l'au-delà" (épisodes 195-199 de l'anime DBZ)
- Dragon Ball Multiverse
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture...


Chapitre 1 - Retrouvailles

Quelques jours avaient passé depuis la fin du tournoi de l’autre monde. Son Gokû et Païkuhan avaient bien entendu repris l’entraînement, chacun de son côté, avec leurs maîtres Kaïo respectifs. Parfois, Olibu se joignait à Son Gokû pour un sparring amical, mais il s’occupait aussi beaucoup de l’entraînement des autres disciples du Kaïo du Nord. Cette fois là, Son Gokû s’entraînait seul avec maître Kaïo, qui lui avait concocté un programme de renforcement musculaire infernal. Il suait à grosses gouttes, alors qu’il entamait sa centième série de dix-mille pompes sur un doigt, en poirier, avec des bottes lestées au maximum et interdiction de se transformer en super saïyan. Bubbles et Gregory l’encourageaient en espérant secrètement qu’il finirait par flancher. C’est le moment que choisit Olibu pour interrompre le martyre du saïyan ; il était porteur d’un message qui lui était destiné :
« Désolé d’interrompre ton entraînement, Son Gokû, mais apparemment une de tes connaissances voudrait discuter avec toi, il t’attend dans le salon principal de nos quartiers, dit le colosse.

- Une de mes connaissances ? Tu veux dire qu’un de mes amis terriens vient de mourir ? interrogea le guerrier, inquiet.

- Hein ? Non, non, ce n’est pas un nouvel arrivant. En fait ça fait un moment qu’il attend l’occasion de pouvoir te rendre visite.

- Qui ça peut bien être ? » fit Gokû en se levant, impatient de savoir qui il pouvait bien connaître de longue date dans l’autre monde.
Les deux guerriers se rendirent donc ensemble aux quartiers du Kaïo du Nord, où les attendait le mystérieux visiteur. Gokû n’avait aucune idée de qui il pouvait s’agir, il était curieux de rencontrer cette personne qui disait le connaître. Arrivés au salon principal, ils virent une silhouette de petite taille, qui se tenait devant la baie vitrée, observant l’extérieur. L’individu portait des vêtements amples de style traditionnel, et gardait les poings joints dans son dos. Son Gokû reconnût enfin son visiteur et poussa une exclamation de surprise, ému aux larmes, tandis que le vieux Son Gohan faisait volte-face pour se tourner vers son petit-fils adoptif. Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre.
« Grand-père, c’est bien toi ! Dit Son Gokû, la voix tremblante d’émotion.

- Eh oui, c’est moi… Ça me fait plaisir de te revoir enfin, mon garçon.

- À moi aussi… ! Ça fait longtemps, au moins dix ans non ?

- Dix-sept ans, pour être exact… La dernière fois que je t’ai vu, c’était chez Mamie Voyante, à l’époque tu m’avais combattu pour qu’elle accepte de te révéler où se trouvaient les Dragon Ball. J’avais été très impressionné par tes progrès. Aujourd’hui, je ne sais même plus quoi dire tant je suis fier de toi. Regarde toi ! conclût-il, admiratif.

- Ah oui, je m’en souviens, tu avais été autorisé à revenir sur Terre pour une journée… C’était un combat super sympa, et j’étais vraiment content de te revoir ! C’est vrai qu’il s’en est passé des choses depuis, et j’ai pas mal gagné en force.
- J’ai vu ça… J’étais dans le public lors du tournoi de l’autre monde, j’ai pu voir tes exploits face à Païkuhan ! C’était admirable de combiner comme tu l’as fait le super saïyan et le kaïôken. Maintenant tu évolues dans les sphères intergalactiques, tu es presque le guerrier le plus fort de l’univers !

- Merci grand-père ! Dommage que ça n’ait pas suffi à battre Païkuhan…

- Hahaha, c’est vrai que le Grand Kaïo vous a déclarés perdants ex-aequo à cause de cette histoire de hors limites ! Ne t’en fais pas trop pour ça, je crois deviner qu’il a fait ça seulement pour éviter d’avoir à t’entraîner… Mais tu as clairement surpassé Païkuhan, à la fin du match, c’est bien toi qui menais. Si tu veux mon avis, tu es tellement fort que même le Grand Kaïo n’a pas grand-chose à t’enseigner ! Mais il ne l’aurait jamais admis publiquement… Il me fait penser à Muten Roshi senseï parfois. Quoi que vu ton niveau je suppose que notre Kame Sennin a renoncé à faire illusion il y a bien longtemps… Comment va-t-il d’ailleurs ? Toujours retiré sur son île paradisiaque ? interrogea le vieillard.

- Toujours… répondit le saïyan en souriant avec nostalgie. Kulilin lui rend visite régulièrement, il se porte toujours aussi bien. Il enchaîna, soudain l’air grave : Au fait grand-père… Je crois que j’ai des excuses à te faire. Vegeta m’a fait comprendre la vérité sur ta mort… Tout est ma faute. J’aurais dû t’écouter et ne pas regarder la lune. Je suis sincèrement désolé… termina-t-il, la voix brisée.

- Bah, ne t’en fais pas pour moi, répondit le vieil homme. C’était un accident, je sais que tu ne l’as pas fait exprès. Et puis, je suis tout aussi fautif, j’aurais dû faire le lien avec ta queue de singe, et te la couper. De toute façon, quand bien même ça ne serait pas arrivé, je n’ai jamais eu le don de longévité de Kame Sennin, aujourd’hui je serais probablement mort quand même, d’une manière ou d’une autre ! conclût-il en riant.

- … Merci de me pardonner. C’est important pour moi… La première fois que je me suis transformé en super saïyan, j’ai eu peur de perdre à nouveau le contrôle de moi-même et de blesser mon fils, à qui j’ai donné ton nom. J’aimerais tellement te le présenter ! Lui aussi est devenu un super saïyan, même s’il n’aime pas se battre. J’ai énormément de choses à te raconter… ! s’exclama Son Gokû, que cette rencontre impromptue faisait retomber en enfance.

- J’imagine, j’imagine, répondit son grand-père avec bienveillance. Mais j’ai cru comprendre que tu sortais tout juste d’entraînement… Que dirais-tu de me raconter ce qui t’est arrivé ces dix-sept dernières années autour d’un bon repas ? Proposa-t-il avec un clin d’oeil.

- Oh oui, je meurs de faim ! avoua le saïyan avec enthousiasme. »
Le vieil homme s’en doutait bien, il n’avait rien oublié de l’appétit gargantuesque de son petit-fils… Ils partirent donc pour le réfectoire du Kaïo du Nord, après avoir remercié Olibu d’avoir permis ces retrouvailles.
Dernière édition par Perceptron le Sam Avr 30, 2022 11:33, édité 1 fois.
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Re: Le paradis des super saïyans

Messagepar Perceptron le Ven Avr 29, 2022 22:49

Chapitre 2 - Invité surprise

« … Et c’est comme ça que j’ai eu l’idée de nous entraîner à vivre au quotidien en état de super saïyan ! Je voulais dissiper pour de bon cette sensation de manque de self-contrôle, je savais qu’elle était un obstacle à l’utilisation de toutes les ressources de notre transformation. Et je suppose que ça a pas mal aidé Gohan à dépasser ce stade, termina Gokû en avalant une énorme bouchée de vermicelles.

- Eh bien, je suis épaté ! commenta Son Gohan. Effectivement, ton fiston est un sacré prodige, même pour un saïyan ! Je me demande si le métissage n’y est pas pour quelque chose… D’autant que dans sa jeunesse Gyumao avait un tempérament assez fougueux. Nous n’étions pas trop de deux, avec maître Muten Roshi, pour lui enseigner les arts martiaux ! Mais quand même… Quatre super saïyans en simultané, c’est incroyable ! Même en imaginant que le métissage favorise la mutation, je ne m’explique toujours pas comment deux purs saïyans ont pu s’éveiller à cette transformation à la même époque. Usuellement, c'est un phénomène extrêmement rare…

- Dis donc grand-père, on dirait que les saïyans n’ont plus de secret pour toi ! fit Son Gokû, étonné.

- Haha… C’est que depuis le temps que je suis dans l’autre monde, j’ai eu tout le loisir de me renseigner sur les peuples porteurs de queues de singe de la galaxie Nord… expliqua le grand-père avec un petit clin d’oeil complice. D’ailleurs, poursuivit-il, ne voudrais-tu pas apprendre à te transformer comme l’a fait ton fils face à Cell ? »

En entendant ces mots, Gokû faillit s’étouffer avec un os de poulet. Après avoir repris son souffle, il répondit :

« Euh, j’aimerais beaucoup oui, mais je ne sais pas si c’est possible. Le potentiel de Gohan est assez unique… Je ne pense pas avoir le même don que lui. J’ai vraiment eu la sensation d’atteindre une limite, dans la salle de l’esprit et du temps, c’est pour ça que je n’y suis pas retourné et que j’ai laissé Gohan affronter Cell. Sans un bon professeur pour m’entraîner, je ne pense pas pouvoir encore m’améliorer… Maître Kaïo m’a permis de gagner un peu en force et de combiner le kaïôken et le super saïyan, ce qui est déjà énorme, mais je doute qu’il puisse m’enseigner davantage. Au moins j’ai la satisfaction d’avoir surpassé le niveau de Cell… »

Alors, Son Gohan fronça les sourcils d’un air sévère. Cela surprit beaucoup Son Gokû, qui n’avait pas vu son grand-père en colère depuis une bonne vingtaine d’années… Il se fit tout petit devant le vieil homme qui l’admonesta :

« Eh bien mon garçon, je t’ai connu plus combatif que ça. Ça ne te ressemble pas du tout d’abandonner comme ça !

- Mais c’est que… commença son petit-fils.

- J’ai bien compris que tu te sentais incapable de continuer à progresser seul, coupa le vieil homme. Mais si je te parle de ça, c’est bien que j’ai un entraînement à te proposer. »

À ces mots, Gokû fut à la fois surpris et très gêné. Il reprit timidement :

« Grand-père, j’apprécie énormément ta proposition, mais tu as entendu ce que je t’ai raconté, tu as vu mon combat contre Païkuhan… Ne le prends pas mal mais j’ai du mal à imaginer ce que tu pourrais m’apprendre de plus. Il y a longtemps que Kame Sennin et Kami ont renoncé à m’apprendre quoi que ce soit, en disant que j’étais devenu trop fort pour eux. Même maître Kaïo se borne à me faire répéter des exercices que je connais par coeur, et tu viens de dire que le Grand Kaïo lui-même n’avait pas grand-chose à m’enseigner !

- Tu oublies que j’ai un atout qu’ils n’ont pas, rétorqua Son Gohan. Je suis ton grand-père. Comme je te l’ai dit, j’ai pas mal enquêté sur les saïyans depuis mon arrivée ici… Et j’ai notamment fait une rencontre très intéressante. Si tu le permets, j’aimerais te présenter quelqu’un. »

Alors, le vieux Son Gohan se leva de table et invita son petit-fils à le suivre. Il l’emmena dans la zone de loisirs du paradis, un jardin luxuriant rempli d’animaux de toutes sortes. Là, les habitants de l’autre monde pouvaient se promener en toute tranquillité, nourrir les animaux, faire une sieste allongés dans l’herbe… Un véritable Éden. Alors que grand-père et petit-fils se promenaient côte à côte dans ce parc magnifique, ils croisèrent une vieille dame aux cheveux gris noués en queue de cheval, assise sur un banc, qui donnait à manger à d’énormes oiseaux multicolores. Son Gohan fit signe à son petit-fils dans la direction de l’étrangère. Gokû était perplexe : que venait faire cette grand-mère dans leurs projets d’entraînement ? Le vieil homme se racla la gorge pour signaler sa présence à l’inconnue. Surprise, elle tourna la tête dans leur direction et, reconnaissant sans doute Son Gohan, elle se leva de son banc en souriant. Son Gokû ne put retenir une exclamation de surprise : malgré son âge, la vieille dame avait une silhouette à la musculature athlétique, et surtout, de son pantalon sortait… Une queue de singe !

« Je te présente Hanasia, dit Son Gohan à Son Gokû. La seule saïyanne avant toi à avoir échappé à l’enfer. Il se trouve qu’elle est aussi le dernier super saïyan parmi ceux qui t’ont précédé. »
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Re: Le paradis des super saïyans

Messagepar Perceptron le Sam Avr 30, 2022 15:18

EDIT : suite au commentaire très bien vu de broly97, j'ai revu un tout petit passage de ce chapitre. Je vous conseille donc de lire plutôt la version corrigée ci-dessous et intitulée "Chapitre 3 (bis)". Je laisse quand-même cette version disponible pour qu'on comprenne le commentaire de broly97 :wink:

Chapitre 3 - Hanasia

Hanasia était une ancienne reine saïyanne, qui avait régné longtemps avant la naissance de Freeza, à une époque où la planète Vegeta s’appelait encore Plant et où les saïyans cohabitaient avec un peuple qu’on appelait les tsufuls. Seul individu de son espèce doué d’empathie, sa compassion et sa faculté à s’attacher aux gens s’étaient révélées être des forces incroyables. À l’instar de Son Gokû et Son Gohan, c’est sa volonté de protéger ses proches, puis son peuple tout entier, qui avait été le moteur de sa progression vertigineuse. Elle était rapidement devenue la plus forte de tous les saïyans et était donc montée sur le trône. Son ouverture d’esprit avait permis aux saïyans de nouer des relations diplomatiques avec les tsufuls et de profiter un temps de leur technologie avancée, ce qui représentait un bond en avant pour ce peuple guerrier qui pendant des millénaires s’était contenté de martyriser ses voisins chétifs. C’est à cette époque que le clan de Freeza commença à s’intéresser à la planète Plant. Après s’être éveillée au super saïyan et avoir conclu une alliance militaire avec les tsufuls et les rebelles de l’Empire galactique, Hanasia parvint à éradiquer quasi-intégralement les ancêtres de Freeza qui menaçaient son peuple. Seul le plus jeune d’entre eux survécut et transmit à sa descendance l’histoire du terrible super saïyan. Hanasia régna encore pendant de longues années, restant toujours invaincue malgré son âge, grâce à sa transformation. Elle finit par mourir de sa belle mort à l’âge vénérable de cent six ans, entourée de ses enfants et des quatre générations de petits-enfants qui les suivaient. Une fois dans l’autre monde, grâce à la façon dont elle avait lutté pour protéger non seulement les saïyans mais aussi les tsufuls et plus généralement tous les peuples de la galaxie, elle fut admise au paradis, contrairement à l’ensemble de son espèce. Des siècles plus tard, elle rencontra le vieux Son Gohan, accidentellement tué par l’un de ses descendants, et qui menait l’enquête sur les origines de son petit-fils à queue de singe. Ils devinrent rapidement de bons amis… Et un beau jour, Son Gohan vint lui présenter Son Gokû, le nouveau super saïyan.

Une fois les présentations terminées, Son Gohan expliqua à Hanasia :

« Crois le ou non mais mon petit-fils se sent incapable d’améliorer seul ses qualités de guerrier. Il a le sentiment d’avoir atteint une limite que seul un nouveau professeur lui permettra de dépasser. Qu’en penses-tu, crois-tu pouvoir lui apprendre quelques techniques ?

- Bien sûr, répondit la saïyanne, l’air parfaitement sûre d’elle. Ça fait presque mille ans que je m’entraîne ici, ça m’étonnerait que ton gosse ait autant d’expérience que moi. Mais je te préviens, ajouta-t-elle en se tournant vers l’intéressé, mon entraînement est difficile, je n’ai aucune pitié pour les faibles. Je veux d’abord tester ta force en t’affrontant moi-même.
 Si tu mourais en t'entraînant ici avec moi, ton âme elle-même cesserait d'exister.
- Euh, grand-père, murmura Son Gokû à l’oreille de Son Gohan, elle n’est pas un peu vieille pour assurer mon entraînement ? Je veux dire, elle doit être fatiguée, j’ai peur de lui faire mal…

- Hahaha, s’esclaffa le vieillard, ne t’en fais pas pour elle et inquiète-toi plutôt pour toi ! Je te rappelle qu’à part maître Kaïo qui ne vieillit pas, tu n’as été entraîné que par des vieillards : moi, Kame Sennin, Kami Sama… Avais-tu peur de nous blesser ? Et puis je te signale que Hanasia est morte, tout comme toi. Au paradis, nos corps sont toujours en parfaite santé et nous ne nous fatiguons presque pas, tu ne t’en es pas aperçu quand tu utilisais le kaïôken ? »

Comprenant que Son Gokû avait du mal à la prendre au sérieux, la vieille saïyanne n’en eût que davantage envie de lui donner une bonne leçon. Sans attendre, elle l’invita immédiatement au stade du tournoi de l’autre monde.
« Pourquoi ne va-t-on pas plutôt à la salle d’entraînement ? demanda Gokû, surpris.

- Parce que la dernière fois que j’ai déployé toute ma force dans cette cabane de brindilles, elle a volé en éclats, rétorqua Hanasia. Seul le ring du tournoi est spécialement conçu pour résister à la puissance d’un super saïyan. Et maintenant, fini le blabla, viens prendre ta râclée. »
Une fois installés sur le ring où Son Gokû avait affronté Païkuhan, ils se mirent en garde. Pour la première fois de sa vie, Son Gokû n’osait pas attaquer. Ça ne lui ressemblait certes pas, mais il était certain que s’il se battait sérieusement il risquait de blesser sa partenaire. Après tout, sur Terre, seul son fils Gohan pouvait rivaliser avec lui… Alors, Hanasia attaqua la première. À la grande surprise de son adversaire, elle s’élança vers lui à une vitesse vertigineuse, et lui décocha un direct du droit qui lui fit voir trente-six chandelles. Projeté en arrière par la force de l’attaque, Son Gokû se stabilisa comme il pût mais eut à peine le temps de parer de justesse la pluie de coups que lui envoyait la saïyanne. Malgré son âge, elle était plus forte que Vegeta ! Enfin convaincu, le jeune guerrier se décida à prendre son adversaire au sérieux. Augmentant sa force à son maximum (sans pour autant se transformer), il tenta de prendre l’avantage dans l’échange de coups. D’abord surprise par sa montée en puissance, Hanasia essuya quelques attaques avant de sourire, satisfaite que son descendant ait finalement décidé de se battre sérieusement. Il y avait longtemps qu’elle ne s’était pas battue pour de vrai, qui plus est avec un de ses congénères. Voilà qui était intéressant.
 Bien qu’il ait repris l’ascendant en termes de force brute et de vitesse, Son Gokû peinait à prendre l’avantage. Pour une raison qui lui échappait, Hanasia avait toujours un léger temps d’avance sur lui, anticipant tous ses mouvements et les parant sans effort apparent, tout en souplesse. Elle se permit même de commenter, sans qu’aucun signe d’essoufflement transparaisse dans sa voix :
« Pas mal, ta force est impressionnante ! Si nous nous étions affrontés il y a sept ou huit cents ans, tu aurais sans doute eu l’avantage. Mais tu manques cruellement de technique, tu ne sais que frapper et bloquer. »
À peine eut-elle terminé sa phrase que Son Gokû se retrouva projeté dans les airs, la tête en bas. Le ki de la vieille n’avait pourtant pas fluctué, il en était certain ! Ça ne pouvait pas être un kiaï, et il n’avait ressenti aucun impact, elle ne l’avait donc pas frappé non plus. Son Gohan commenta :

« Je savais bien que Hanasia verrait tout de suite ton point faible, mon garçon ! C’est le défaut de l’entraînement du style Kame-ryu : il n’y a rien de mieux pour augmenter sa propre force, mais on n'y apprend pas à utiliser aussi celle de l'adversaire… »
Frustré, Son Gokû reprit son équilibre et marmonna : « Tu veux de la technique ? Tu vas en avoir ! Ka… Me… Ha… Me… HA !!! » le rayon d’énergie fusa à pleine vitesse de ses mains tendues vers son adversaire. Loin de se laisser démonter, Hanasia amorça un ample mouvement circulaire des deux bras, très proche de la pose préparatoire au kamehameha. Mais au lieu de répliquer avec un tir de son cru, elle utilisa le ki accumulé dans ses mains pour saisir l’attaque de Son Gokû et la lui renvoyer avec une puissance doublée ! Ce n’était pas une déflexion ordinaire, ni un ricoché force contre force comme Tenshinhan l’avait fait par le passé, mais un véritable retournement de sa propre force contre lui. Au dernier moment, Son Gokû activa son kaïôken et croisa ses avant-bras devant son visage pour encaisser la violence de sa propre attaque. Lorsque l’explosion se dissipa, Hanasia ne montrait aucun signe de fatigue, alors que le souffle commençait à manquer au jeune saïyan. Alors, elle lança :

« Bon, ça suffit pour l’échauffement. Je sais que tu es trop fier pour te transformer le premier, tu le vivrais comme un aveu d’échec. Je vais donc te faire une fleur, parce que je commence à m’ennuyer… »
Et à ces mots, elle se transforma en super saïyan. Sa puissance grimpa en flèche, et le sol commença à trembler violemment. Gokû n’en revenait pas : non seulement elle était capable de se transformer, mais en plus elle aussi était parvenue à la parfaite maîtrise du super saïyan ! Il le sentait : son ki était parfaitement stable et son esprit aussi calme qu’un lac de montagne. Se transformant à son tour, il déclara :
« Impressionnant… Je croyais que mon fils et moi étions les seuls à avoir totalement maîtrisé le super saïyan.

- Tu veux dire… Que ton fils aussi est un super saïyan ? fit Hanasia, interloquée. C'est pas normal ça, comment ça se fait ?!

- Ben, oui… Je lui ai appris comment se transformer. Et il y a aussi Vegeta, même si lui ne l’a pas encore complètement maîtrisé. Et son fils Trunks aussi va devenir un super saïyan dans le futur. Je ne comprends pas bien en quoi c'est si surprenant… Ils sont tous bien assez forts.

- … Incroyable… Dans ma vie j’ai eu le temps de connaître et d’entraîner cinq générations de saïyans, dont certains étaient mes propres descendants. Pas un seul n’a atteint un niveau suffisant pour s’éveiller au super saïyan. Et les scientifiques tsufuls disaient qu'il est impossible que plusieurs super saïyans ordinaires apparaissent en même temps… Il faudra qu’on éclaircisse ça après notre combat. Mais en attendant… dit-elle avec un sourire carnassier, Amène toi ! »
Le deuxième round commença. Malgré sa parfaite maîtrise du super saïyan, cette fois Hanasia avait nettement moins de puissance brute que Son Gokû. Sous cette forme, il la dépassait davantage, ce qui la forçait à utiliser ses techniques de manière plus intensive et systématique pour ne pas être mise en difficulté. Petit à petit, Son Gokû commençait à comprendre les mouvements de son adversaire, et parvenait de temps en temps à y répondre, voire à les contrer. Ils se livraient une lutte sans merci, aucun des deux adversaires ne parvenant à prendre le dessus sur l’autre. La terre tremblait sous l’impact des coups, et des badauds avaient commencé à se masser dans les gradins, attirés par le vacarme que provoquait l’affrontement. C’était du jamais vu au paradis : deux super saïyans qui s’affrontaient au maximum de leur force !
Une nouvelle fois acculée par un violent enchaînement de coups de pieds et de poings, Hanasia amorça une clef de poignet en supination pour projeter son challenger au loin. Mais celui-ci avait fini par comprendre le fonctionnement de la technique. Alors qu’elle tentait de lui tordre la main, il tendit son bras de toutes ses forces dans la direction de son mouvement, rendant impossible toute projection. Il enchaîna avec un coup de pied circulaire dans les côtes, et envoya la super saïyanne dans un mur qui explosa sous le choc.
« Pas mal… dit-elle en sortant des décombres. Vraiment pas mal. Comme prévu, la différence de forces se creuse avec la transformation, ce qui t’a permis de déchiffrer mes techniques. Je suis vraiment contente d’affronter un adversaire aussi fort. Je suis très impressionnée par le niveau que tu as réussi à atteindre, qui plus est de ton vivant…!

- Ça veut dire que tu vas m’entraîner ? J’aimerais bien apprendre ces techniques que tu utilises…

- Oui, je vais t’entraîner. Mais j’ai bien mieux à t’enseigner que ce que je t'ai montré jusqu'à présent. Ce combat n’est pas encore terminé… Je m’amuse beaucoup trop pour en rester là ! »
Gokû fut surpris par la réponse de celle qui était désormais officiellement son maître. Il l’avait pourtant clairement surpassée… Il ne voyait pas comment elle pourrait retourner la situation à son avantage. Mais il savait désormais que c’était une vraie saïyanne, combative jusqu’au bout et étrangère au bluff. Il se prépara donc à toute éventualité. Mais à nouveau, il fut pris par surprise : contre toute attente, Hanasia fit à nouveau exploser son ki, dévoilant une puissance monstrueuse, de loin supérieure à celle de Son Gokû, de Cell… Et même de Gohan. Elle avait atteint le stade au-delà du super saïyan !
Dernière édition par Perceptron le Lun Mai 02, 2022 10:43, édité 1 fois.
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Re: Le paradis des super saïyans

Messagepar broly97 le Lun Mai 02, 2022 5:33

J'ai lu les trois premiers chapitres, et je dois dire que c'était plutôt cool. Quoiqu'un peu abrupt, le début du récit est clair et on sait ou l'on se situe, et c'est plutôt facile à lire. J'ai bien aimé les interactions entre Goku et son grand-père qui sont crédibles, et l'introduction d'Hanasia est cool. J'aime bien le fait de faire des connections avec les fanfics DBM.
J'ai bien aimé le combat d'entraînement qui est plutôt bien décrit. Mon seul soucis serait que je même s'il est vieux, je ne verrais pas Goku hésité à faire le premier pas contre son adversaire, au sens que je le verrais bien tenté un petit kiaï ou une petite boule d'énergie pour savoir ce qu'il vaut avant toute chose, surtout que son grand père lui a tacitement assuré que Hanasia pourrait le résister.

Mais bon pour un début ça me semble prometteur et j'ai hâte de voir la suite.
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Re: Le paradis des super saïyans

Messagepar Perceptron le Lun Mai 02, 2022 10:25

broly97 a écrit:J'ai lu les trois premiers chapitres, et je dois dire que c'était plutôt cool. Quoiqu'un peu abrupt, le début du récit est clair et on sait ou l'on se situe, et c'est plutôt facile à lire. J'ai bien aimé les interactions entre Goku et son grand-père qui sont crédibles, et l'introduction d'Hanasia est cool. J'aime bien le fait de faire des connections avec les fanfics DBM.
J'ai bien aimé le combat d'entraînement qui est plutôt bien décrit. Mon seul soucis serait que je même s'il est vieux, je ne verrais pas Goku hésité à faire le premier pas contre son adversaire, au sens que je le verrais bien tenté un petit kiaï ou une petite boule d'énergie pour savoir ce qu'il vaut avant toute chose, surtout que son grand père lui a tacitement assuré que Hanasia pourrait le résister.

Mais bon pour un début ça me semble prometteur et j'ai hâte de voir la suite.


Merci pour tes encouragements ! C'est vrai que maintenant que tu le fais remarquer, l'hésitation de Gokû sonne un peu faux. Je me sens bête de ne pas y avoir pensé ! Je n'ose pas éditer mon récit, sinon on ne comprendra plus ton commentaire, mais je vais proposer une nouvelle version ici :

Chapitre 3 (bis) - Hanasia

Hanasia était une ancienne reine saïyanne, qui avait régné longtemps avant la naissance de Freeza, à une époque où la planète Vegeta s’appelait encore Plant et où les saïyans cohabitaient avec un peuple qu’on appelait les tsufuls. Seul individu de son espèce doué d’empathie, sa compassion et sa faculté à s’attacher aux gens s’étaient révélées être des forces incroyables. À l’instar de Son Gokû et Son Gohan, c’est sa volonté de protéger ses proches, puis son peuple tout entier, qui avait été le moteur de sa progression vertigineuse. Elle était rapidement devenue la plus forte de tous les saïyans et était donc montée sur le trône. Son ouverture d’esprit avait permis aux saïyans de nouer des relations diplomatiques avec les tsufuls et de profiter un temps de leur technologie avancée, ce qui représentait un bond en avant pour ce peuple guerrier qui pendant des millénaires s’était contenté de martyriser ses voisins chétifs. C’est à cette époque que le clan de Freeza commença à s’intéresser à la planète Plant. Après s’être éveillée au super saïyan et avoir conclu une alliance militaire avec les tsufuls et les rebelles de l’Empire galactique, Hanasia parvint à éradiquer quasi-intégralement les ancêtres de Freeza qui menaçaient son peuple. Seul le plus jeune d’entre eux survécut et transmit à sa descendance l’histoire du terrible super saïyan. Hanasia régna encore pendant de longues années, restant toujours invaincue malgré son âge, grâce à sa transformation. Elle finit par mourir de sa belle mort à l’âge vénérable de cent six ans, entourée de ses enfants et des quatre générations de petits-enfants qui les suivaient. Une fois dans l’autre monde, grâce à la façon dont elle avait lutté pour protéger non seulement les saïyans mais aussi les tsufuls et plus généralement tous les peuples de la galaxie, elle fut admise au paradis, contrairement à l’ensemble de son espèce. Des siècles plus tard, elle rencontra le vieux Son Gohan, accidentellement tué par l’un de ses descendants, et qui menait l’enquête sur les origines de son petit-fils à queue de singe. Ils devinrent rapidement de bons amis… Et un beau jour, Son Gohan vint lui présenter Son Gokû, le nouveau super saïyan.

Une fois les présentations terminées, Son Gohan expliqua à Hanasia :

« Crois le ou non mais mon petit-fils se sent incapable d’améliorer seul ses qualités de guerrier. Il a le sentiment d’avoir atteint une limite que seul un nouveau professeur lui permettra de dépasser. Qu’en penses-tu, crois-tu pouvoir lui apprendre quelques techniques ?

- Bien sûr, répondit la saïyanne, l’air parfaitement sûre d’elle. Ça fait presque mille ans que je m’entraîne ici, ça m’étonnerait que ton gosse ait autant d’expérience que moi. Mais je te préviens, ajouta-t-elle en se tournant vers l’intéressé, mon entraînement est difficile, je n’ai aucune pitié pour les faibles. Je veux d’abord tester ta force en t’affrontant moi-même.
 Si tu mourais en t'entraînant ici avec moi, ton âme elle-même cesserait d'exister.
- Euh, grand-père, murmura Son Gokû à l’oreille de Son Gohan, elle n’est pas un peu vieille pour assurer mon entraînement ? Je veux dire, elle doit être fatiguée, j’ai peur de lui faire mal…

- Hahaha, s’esclaffa le vieillard, ne t’en fais pas pour elle et inquiète-toi plutôt pour toi ! Je te rappelle qu’à part maître Kaïo qui ne vieillit pas, tu n’as été entraîné que par des vieillards : moi, Kame Sennin, Kami Sama… Avais-tu peur de nous blesser ? Et puis je te signale que Hanasia est morte, tout comme toi. Au paradis, nos corps sont toujours en parfaite santé et nous ne nous fatiguons presque pas, tu ne t’en es pas aperçu quand tu utilisais le kaïôken ? »

Comprenant que Son Gokû avait du mal à la prendre au sérieux, la vieille saïyanne n’en eût que davantage envie de lui donner une bonne leçon. Sans attendre, elle l’invita immédiatement au stade du tournoi de l’autre monde.
« Pourquoi ne va-t-on pas plutôt à la salle d’entraînement ? demanda Gokû, surpris.

- Parce que la dernière fois que j’ai déployé toute ma force dans cette cabane de brindilles, elle a volé en éclats, rétorqua Hanasia. Seul le ring du tournoi est spécialement conçu pour résister à la puissance d’un super saïyan. Et maintenant, fini le blabla, viens prendre ta râclée. »
Une fois installés sur le ring où Son Gokû avait affronté Païkuhan, ils se mirent en garde. Avec un mélange de doute et de curiosité, le petit fils de Son Gohan décida de commencer par tester son adversaire avec une attaque légère : tendant la main vers Hanasia, il lança un kikoha de faible intensité dans sa direction. À la grande surprise du guerrier, elle s’élança vers lui à une vitesse vertigineuse, dévia sa boule d'énergie et lui décocha un direct du droit qui lui fit voir trente-six chandelles. Projeté en arrière par la force de l’attaque, Son Gokû se stabilisa comme il pût mais eut à peine le temps de parer de justesse la pluie de coups que lui envoyait la saïyanne. Malgré son âge, elle était plus forte que Vegeta ! Enfin convaincu, le jeune guerrier se décida à prendre son adversaire au sérieux. Augmentant sa force à son maximum (sans pour autant se transformer), il tenta de prendre l’avantage dans l’échange de coups. D’abord surprise par sa montée en puissance, Hanasia essuya quelques attaques avant de sourire, satisfaite que son descendant ait finalement décidé de se battre sérieusement. Il y avait longtemps qu’elle ne s’était pas battue pour de vrai, qui plus est avec un de ses congénères. Voilà qui était intéressant.
 Bien qu’il ait repris l’ascendant en termes de force brute et de vitesse, Son Gokû peinait à prendre l’avantage. Pour une raison qui lui échappait, Hanasia avait toujours un léger temps d’avance sur lui, anticipant tous ses mouvements et les parant sans effort apparent, tout en souplesse. Elle se permit même de commenter, sans qu’aucun signe d’essoufflement transparaisse dans sa voix :
« Pas mal, ta force est impressionnante ! Si nous nous étions affrontés il y a sept ou huit cents ans, tu aurais sans doute eu l’avantage. Mais tu manques cruellement de technique, tu ne sais que frapper et bloquer. »
À peine eut-elle terminé sa phrase que Son Gokû se retrouva projeté dans les airs, la tête en bas. Le ki de la vieille n’avait pourtant pas fluctué, il en était certain ! Ça ne pouvait pas être un kiaï, et il n’avait ressenti aucun impact, elle ne l’avait donc pas frappé non plus. Son Gohan commenta :

« Je savais bien que Hanasia verrait tout de suite ton point faible, mon garçon ! C’est le défaut de l’entraînement du style Kame-ryu : il n’y a rien de mieux pour augmenter sa propre force, mais on n'y apprend pas à utiliser aussi celle de l'adversaire… »
Frustré, Son Gokû reprit son équilibre et marmonna : « Tu veux de la technique ? Tu vas en avoir ! Ka… Me… Ha… Me… HA !!! » le rayon d’énergie fusa à pleine vitesse de ses mains tendues vers son adversaire. Loin de se laisser démonter, Hanasia amorça un ample mouvement circulaire des deux bras, très proche de la pose préparatoire au kamehameha. Mais au lieu de répliquer avec un tir de son cru, elle utilisa le ki accumulé dans ses mains pour saisir l’attaque de Son Gokû et la lui renvoyer avec une puissance doublée ! Ce n’était pas une déflexion ordinaire, ni un ricoché force contre force comme Tenshinhan l’avait fait par le passé, mais un véritable retournement de sa propre force contre lui. Au dernier moment, Son Gokû activa son kaïôken et croisa ses avant-bras devant son visage pour encaisser la violence de sa propre attaque. Lorsque l’explosion se dissipa, Hanasia ne montrait aucun signe de fatigue, alors que le souffle commençait à manquer au jeune saïyan. Alors, elle lança :

« Bon, ça suffit pour l’échauffement. Je sais que tu es trop fier pour te transformer le premier, tu le vivrais comme un aveu d’échec. Je vais donc te faire une fleur, parce que je commence à m’ennuyer… »
Et à ces mots, elle se transforma en super saïyan. Sa puissance grimpa en flèche, et le sol commença à trembler violemment. Gokû n’en revenait pas : non seulement elle était capable de se transformer, mais en plus elle aussi était parvenue à la parfaite maîtrise du super saïyan ! Il le sentait : son ki était parfaitement stable et son esprit aussi calme qu’un lac de montagne. Se transformant à son tour, il déclara :
« Impressionnant… Je croyais que mon fils et moi étions les seuls à avoir totalement maîtrisé le super saïyan.

- Tu veux dire… Que ton fils aussi est un super saïyan ? fit Hanasia, interloquée. C'est pas normal ça, comment ça se fait ?!

- Ben, oui… Je lui ai appris comment se transformer. Et il y a aussi Vegeta, même si lui ne l’a pas encore complètement maîtrisé. Et son fils Trunks aussi va devenir un super saïyan dans le futur. Je ne comprends pas bien en quoi c'est si surprenant… Ils sont tous bien assez forts.

- … Incroyable… Dans ma vie j’ai eu le temps de connaître et d’entraîner cinq générations de saïyans, dont certains étaient mes propres descendants. Pas un seul n’a atteint un niveau suffisant pour s’éveiller au super saïyan. Et les scientifiques tsufuls disaient qu'il est impossible que plusieurs super saïyans ordinaires apparaissent en même temps… Il faudra qu’on éclaircisse ça après notre combat. Mais en attendant… dit-elle avec un sourire carnassier, Amène toi ! »
Le deuxième round commença. Malgré sa parfaite maîtrise du super saïyan, cette fois Hanasia avait nettement moins de puissance brute que Son Gokû. Sous cette forme, il la dépassait davantage, ce qui la forçait à utiliser ses techniques de manière plus intensive et systématique pour ne pas être mise en difficulté. Petit à petit, Son Gokû commençait à comprendre les mouvements de son adversaire, et parvenait de temps en temps à y répondre, voire à les contrer. Ils se livraient une lutte sans merci, aucun des deux adversaires ne parvenant à prendre le dessus sur l’autre. La terre tremblait sous l’impact des coups, et des badauds avaient commencé à se masser dans les gradins, attirés par le vacarme que provoquait l’affrontement. C’était du jamais vu au paradis : deux super saïyans qui s’affrontaient au maximum de leur force !
Une nouvelle fois acculée par un violent enchaînement de coups de pieds et de poings, Hanasia amorça une clef de poignet en supination pour projeter son challenger au loin. Mais celui-ci avait fini par comprendre le fonctionnement de la technique. Alors qu’elle tentait de lui tordre la main, il tendit son bras de toutes ses forces dans la direction de son mouvement, rendant impossible toute projection. Il enchaîna avec un coup de pied circulaire dans les côtes, et envoya la super saïyanne dans un mur qui explosa sous le choc.
« Pas mal… dit-elle en sortant des décombres. Vraiment pas mal. Comme prévu, la différence de forces se creuse avec la transformation, ce qui t’a permis de déchiffrer mes techniques. Je suis vraiment contente d’affronter un adversaire aussi fort. Je suis très impressionnée par le niveau que tu as réussi à atteindre, qui plus est de ton vivant…!

- Ça veut dire que tu vas m’entraîner ? J’aimerais bien apprendre ces techniques que tu utilises…

- Oui, je vais t’entraîner. Mais j’ai bien mieux à t’enseigner que ce que je t'ai montré jusqu'à présent. Ce combat n’est pas encore terminé… Je m’amuse beaucoup trop pour en rester là ! »
Gokû fut surpris par la réponse de celle qui était désormais officiellement son maître. Il l’avait pourtant clairement surpassée… Il ne voyait pas comment elle pourrait retourner la situation à son avantage. Mais il savait désormais que c’était une vraie saïyanne, combative jusqu’au bout et étrangère au bluff. Il se prépara donc à toute éventualité. Mais à nouveau, il fut pris par surprise : contre toute attente, Hanasia fit à nouveau exploser son ki, dévoilant une puissance monstrueuse, de loin supérieure à celle de Son Gokû, de Cell… Et même de Gohan. Elle avait atteint le stade au-delà du super saïyan !
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Re: Le paradis des super saïyans

Messagepar Perceptron le Lun Mai 02, 2022 11:00

Chapitre 4 - Super saïyan beyond

Les choses s’annonçaient plutôt mal pour Son Gokû. Avec sa nouvelle transformation, Hanasia surpassait même Païkuhan en force brute. Ce dernier, attiré sur les lieux par l’intensité de la confrontation, n’en revenait pas : cette ancêtre le dépassait très clairement en termes de puissance, sans compter sa redoutable technique de contre. Il n’était pas sûr qu’à la place de Son Gokû il pourrait triompher. « On dirait que la véritable finale du tournoi de l’autre monde a lieu aujourd’hui… » plaisanta le grand Kaïo, qui lui aussi avait fait le déplacement pour assister au match. Tous les Kaïos étaient réunis dans les tribunes, ainsi que de nombreux guerriers ayant participé au tournoi.
« Il semblerait que nous ayons un public… lança la super saïyanne, amusée. Maintenant tu ne peux plus reculer, il va falloir que tu l’emportes, ou bien que tu supportes l’humiliation d’être publiquement mis au tapis par une mamie.
- Je ne vois pas les choses de cette façon, répondit Son Gokû en souriant. C’est un honneur d’être face à une adversaire de ton niveau ! Et je n’ai pas non plus dit mon dernier mot… Kaïôken fois trente !!!»
Face à la situation désespérée à laquelle il était confronté, le super saïyan était contraint de recourir à la même stratégie qui s’était avérée gagnante contre Païkuhan : le super kaïôken. Cependant, il doutait que cela suffise cette fois ; il allait donc devoir innover. Mais il avait déjà une idée. Vu sa force, il ne fallait surtout pas laisser l’initiative à la guerrière. Elle verrait venir de loin toute attaque physique frontale, il fallait qu’il réussisse à la surprendre. Il chargea donc un kamehameha à pleine puissance… Le stade entier se mit à trembler. Des arcs électriques se formaient autour des deux combattants… Hanasia le regardait charger son attaque, nullement impressionnée. On aurait dit Gohan face à la tentative désespérée de Cell, juste avant que celui-ci se fasse exploser… Sauf que cette fois c’était Gokû qui se retrouvait à la place de la créature. Concentré à 100 %, une veine battant au front, le super saïyan se prépara à lancer sa technique la plus dévastatrice. Mais, comme il l’avait fait en affrontant Cell, au dernier moment, il se téléporta vers son adversaire pour lui décocher son attaque à bout portant.
Même avec l’avantage de la transformation pour elle, à cette distance la combinaison kaïôken – kamehameha serait assez efficace pour briser la garde de la guerrière. Le rayon explosa d’une puissance sans commune mesure avec le premier tir du saïyan, et frappa de plein fouet une Hanasia qui, pour la première fois depuis le début du combat, affichait un air de franche surprise. Poussée par l’attaque, elle fonçait à toute vitesse vers les gradins, que les spectateurs se dépêchaient d’évacuer pour ne pas être pris dans l’explosion. Mais elle était forte, très forte. Elle était au-delà du super saïyan. Se reprenant, elle posa ses deux mains sur la boule de feu, et planta ses deux pieds dans le sol, en un violent dérapage qui cisaillait les dalles du ring. Elle luttait de toutes ses forces contre le tir énergétique, le visage contracté en un rictus d’effort. L’effet de surprise et la puissance de l’attaque l’empêchaient de la contrer comme elle l'avait fait pour le premier kamehameha de Gokû. C’était une excellente stratégie que le jeunot avait mise au point, cette technique de téléportation était intéressante, mais ça ne fonctionnerait qu'une fois. Et il fallait bien plus que ça pour la battre. Soudain, elle se mit à serrer la boule de feu de toutes la force de ses deux bras, tandis que l’attaque continuait à lui brûler la face. Rapidement, elle coupa le kamehameha de Son Gokû en deux rayons, dont le premier partit en trajectoire curviligne en direction du plafond, et le second resta entre les mains de la guerrière, qui put enfin réitérer son retour à l’envoyeur : diviser pour régner, voilà la stratégie qu’elle avait choisi d’adopter.
Mais une même technique ne marchait jamais deux fois sur Son Gokû, et il avait vu venir le contre – il l’avait anticipé avant même de tirer, et s’était préparé. Au moment où la contre-attaque allait l’atteindre, le super saïyan se téléporta à nouveau, pour apparaître juste devant son adversaire. Sans lui laisser le temps de réagir, il entama un puissant enchaînement comme le kaïôken le permettait, faisant déferler une pluie de coups sur la saïyanne, enchaînant les sprints et les changements d’angle. Pour conclure son enchaînement il se téléporta à nouveau sur la trajectoire de sa victime et cria : « Pierre ! » avant d’amorcer un liver-punch surpuissant, qu’il espérait décisif. Mais il fut contré… Par ‘papier’. « Je te rappelle que je connais Son Gohan depuis des années… susurra Hanasia, un sourire aux lèvres, comme s’il n’avait pas été en train de la passer à tabac une fraction de seconde plus tôt. Tu as commis une erreur en pensant que sa technique marcherait contre moi. Mais je reconnais que c’était une tentative honorable. » Sur quoi elle le projeta loin dans les airs, d’un unique coup de pied retourné. À moitié assommé par la violence du choc, Gokû s’encastra dans les gradins. Cherchant tant bien que mal à retrouver ses esprits, il eut à peine le temps de voir le gigantesque rayon violet qui fondait sur lui à toute vitesse. Frappé de plein fouet, il encaissa l’intégralité de l’explosion dans un cri de douleur. Lorsque la fumée se disspa, il avait perdu sa transformation et se tenait à genoux, les vêtements en lambeaux, un sourire hébété sur le visage, à bout de forces. « Petit kamehameha garric… » commenta malicieusement Hanasia, alors qu’elle avait toujours la main tendue vers son élève. La combinaison des techniques de Son Gohan avec ses propres intuitions s’était avérée dévastatrice : elle avait gagné. La foule acclama la saïyanne tandis que Son Gohan se hâtait d’aider son petit fils à se relever. Malgré sa défaite, Gokû était aux anges : « Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi fort qu’elle… ! Merci de me l’avoir présentée, grand-père ! »  puis, s’adressant à la saïyanne : « Tu m’as battu à plate couture… Tu es vraiment forte ! Apprends moi à me transformer comme tu l’as fait ! ». Hanasia fut très surprise par la réaction du jeune homme. Tous les saïyans, elle comprise, étaient très mauvais perdants et n’auraient pas accepté la défaite aussi facilement. Ce garçon était décidément hors du commun… Mais elle commençait à l’apprécier.

L’entraînement commença dès le lendemain, sur une immense plage très peu fréquentée. On n’entendait que le bruit régulier des vagues qui affluaient et refluaient sur le sable, et le cri des mouettes qui nichaient sur une falaise voisine et volaient dans le ciel. Hanasia donnait les explications théoriques de base à son élève, sous l’oeil attentif de Son Gohan :
« Il faut distinguer cette transformation du super saïyan ordinaire. Le super saïyan est une mutation déclenchée par une émotion forte, comme la colère, le désespoir ou la peur. D’après mes amis tsufuls experts en biologie, il est lié à un certain gène mutant -appelons ça le gène Z-, le même gène qui nous fait progresser après avoir été grièvement blessés. C'est d'ailleurs pour ça qu'une fois devenus super saïyans, nous ne progressons pas spécialement quand nous échappons de peu à la mort. Pour une raison qu’on ignore encore, l'apparition d'un super saïyan est un phénomène incroyablement rare. Les tsufuls ont théorisé que l’activation du gène Z est reliée à des événements cosmiques particuliers, comme c’est le cas pour la transformation en oozaru avec la pleine lune, d’où la rareté des mutations. Quant au fait qu’il n’en apparaisse qu’un à la fois… Ça devait être une coïncidence, vu qu’il existe aujourd’hui quatre super saïyans. C’était peut-être à cause de la tendance des saïyans puissants à s’entre-tuer. À mon époque, j’étais de toute façon trop protectrice avec mon peuple, je les ai probablement empêchés de stimuler suffisamment leur gène Z.
- Euh… J’ai pas tout compris, mais OK… Et du coup comment j’atteins le niveau supérieur ?
- J’y viens, j’y viens… Un peu de patience. Je me disais que ça pouvait être utile que je t’explique ce que je sais du super saïyan… Donc, voilà pour le super saïyan normal. Tu as déjà découvert qu’au-delà de la transformation, il existe différents niveaux de maîtrise du super saïyan : d’abord, simplement profiter du gain de puissance naturel permis par la mutation ; ensuite, comme l’a fait Vegeta, il est possible de puiser plus en profondeur dans les ressources de la transformation, au prix d’une légère diminution de l’endurance ; on peut aussi diriger le gain de puissance, soit vers la force brute, soit vers la vitesse, ce que Trunks a été le dernier d’entre vous à comprendre ; enfin, la véritable maîtrise du super saïyan s’acquiert en éliminant le trouble psychique qui accompagne l’éveil, pour pouvoir développer toute sa puissance sans aucun verrou mental.

- Oui, tout ça je le sais bien. Mais on est d’accord que le stade suivant est à un niveau complètement différent ?
- On est bien d’accord. En ce qui me concerne, quand je suis morte je venais à peine d’atteindre ce dernier niveau de super saïyan ordinaire. C’est dans l’autre monde que je me suis éveillée au niveau au-dessus. Contrairement aux stades que tu connais, ce niveau ne consiste pas simplement en un énième degré de maîtrise du super saïyan normal. Il s’agit bel et bien d’une nouvelle transformation, d’un pas supplémentaire dans la mutation du gène Z. Mais contrairement au premier niveau, elle ne nécessite aucune émotion particulière.
- Ah bon ? Pourtant c’est sous le coup d’une émotion forte que Gohan a déclenché sa transformation…
- Oui. Mais en réalité, cela tient davantage du caractère de ton fils que d’une caractéristique propre au super saïyan transcendantal. De ce que j’ai compris, ton fils n’est pas entièrement saïyan, et il n’a pas hérité de notre esprit combatif. Il a même peur de se battre à pleine puissance. En réalité, je pense que l’émotion qu’il a ressentie n’a servi qu’à faire sauter ce verrou psychologique qui l’empêchait de développer toute sa force. Derrière, le déploiement total de son énergie a suffi à déclencher la nouvelle transformation. Parce que c’est ça, le seul secret : pour atteindre le niveau suivant, il te suffit de générer suffisamment d’énergie pour stimuler le gène Z de tes cellules. C’est la même chose que pour le super saïyan ordinaire, peu importe l’émotion et son intensité, il est également nécessaire de posséder un certain niveau de puissance pour se transformer. D’ailleurs, tu le sais bien, pour te transformer en super saïyan, tu te contentes d’augmenter ton énergie.
- D’accord… C’est vrai que déjà la première fois que Kulilin est mort, au 22e tenkaïchi budokaï, j’ai ressenti une colère similaire à celle qui a déclenché ma transformation. Mais à l’époque je n’étais pas suffisamment fort pour devenir super saïyan, c’est ça ?
- C’est ça. Si je devais résumer, je dirais que l’émotion éveille temporairement la sensibilité du gène Z à l’énergie ; si on déploie suffisamment de puissance pile à ce moment là, alors le gène Z mute pour atteindre l’état de super saïyan. Après quoi il reste sensible en permanence à la circulation de ton ki, ce qui te permet de te transformer à volonté en super saïyan, et d’atteindre le niveau suivant, si ton énergie est suffisante. La première étape de l’entraînement va donc consister à augmenter ton énergie… Commence par te transformer en super saïyan. »
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