Dragon Ball - Next Journey

Faîtes-nous partager votre fibre littéraire en écrivant votre propre histoire mettant en scène les personnages de Dragon Ball et, pourquoi pas, de nouveaux ! Seules les fanfictions textes figurent ici.

Re: Dragon Ball - Next Journey

Messagepar Gakin le Ven Juil 25, 2025 19:41

On est vendredi ! C’est le jour du-du-du seizième chapitre !


Chapitre 16 – Stratégie et fierté


Pendant ce temps, dans les gradins, une agitation sourde commençait à monter. Le public, habituellement en effervescence, se trouvait plongé dans une étrange attente. Les murmures se faisaient de plus en plus insistants, comme une mer calme qui commençait à se troubler. Cela faisait déjà une dizaine de minutes que Vegeta et Aya restaient immobiles, leurs yeux fermés, plongés dans un combat mental invisible à tous. Leurs corps étaient immobiles, mais dans l’espace mental entre eux, la bataille faisait rage. Les spectateurs commençaient à s’impatienter, certains chuchotant entre eux, d’autres se levant pour chercher une meilleure vue. Les regards étaient rivés sur les deux combattants, mais la scène restait figée, suspendue dans une tension qui semblait ne jamais vouloir se dissiper. Les rires des enfants, les exclamations enthousiastes des habitués du tournoi avaient cessé, remplacés par des échanges nerveux, des doigts tapotant les bancs, des pieds qui s’agitaient.

Les minutes s’étiraient, et chaque seconde devenait plus lourde. Les spectateurs s’étaient installés confortablement au début, mais désormais, un malaise s’instillait parmi eux. C’était comme si l’atmosphère autour du ring se resserrait, une tranquillité presque inquiétante. La tension était si palpable qu’elle semblait flotter dans l’air, prête à exploser au moindre mouvement. Un frisson parcourut la foule, et certains commencèrent à se demander si la scène était figée pour de bon.

De l'autre côté du ring, l’arbitre, visiblement nerveux, se sentit contraint d’intervenir. Il s’approcha des deux combattants, son regard oscillant entre eux, cherchant à éviter la confrontation directe. Sa main tremblait légèrement alors qu’il prenait la parole, sa voix un peu trop faible, comme s’il avait peur de déranger l’équilibre fragile de la scène.

— J-j’ai dit… combattez... balbutia-il, ses mots à peine audibles au milieu du silence grandissant.

Son regard fuyant allait d’Aya à Vegeta, espérant que l’un d’eux réagirait enfin, mais aucun des deux ne semblait perturber dans la sérénité qui régnait entre eux. L’arbitre se redressa, ses épaules voûtées sous la pression de l’instant, et un léger frisson parcourut sa nuque, comme s’il redoutait que ses paroles ne soient pas suffisantes pour briser ce face-à-face suspendu dans le temps.

Au sommet des tribunes, perchés parmi les spectateurs, Tenshinhan observait attentivement le combat mental en cours, les yeux fixés sur les deux combattants.

— Aya s’est vraiment beaucoup améliorée, murmura-t-il d’un ton grave et plein de respect.

Il n'était pas du genre à offrir des compliments à la légère, et son regard en disait long sur l’admiration qu’il portait à la jeune fille. Chaozu, assis à côté de lui, hocha la tête en silence, approuvant l’observation de son ami. Les deux savaient bien que le potentiel d'Aya ne se limitait pas à la simple force brute, mais à une maîtrise plus subtile des arts de combat.

À leurs côtés, Yurin, la quatrième personne du groupe – une ancienne élève de la grue – prit la parole avec assurance.

— C’est tout à fait normal, dit-elle d’un ton qui ne laissait place à aucun doute, ses yeux brillants de certitude. Aya a écouté mes conseils avec une attention particulière. Elle a su s’adapter et intégrer ce que je lui ai enseigné.

Un sourire discret effleura ses lèvres, trahissant la satisfaction d’avoir contribué à cette progression. Yurin, bien que calme en apparence, ne manquait jamais de rappeler qu’elle maîtrisait la simulation de combat mentale avec une finesse que ni Tenshinhan ni Chaozu ne pouvaient égaler. Sa technique était un art qu’elle perfectionnait avec une détermination sans faille.

— Après tout, ajouta-t-elle, modéliser des illusions est plus subtile que ce que vous imaginez.

Tara, qui écoutait d’une oreille distraite tout en s’affalant sur la rambarde, leva la tête et lança, d’un ton légèrement moqueur :

— Ouais, ouais, on a compris… Vous nous l’avez rabâché des millions de fois.

Sa remarque, aussi décontractée qu’un soupir, était un clin d'œil à la manière dont Yurin ne cessait de leur rappeler ses propres talents, sans se lasser. Ses bras croisés et son regard à moitié fermé trahissaient son désintérêt apparent, mais aussi son respect tacite pour la force de caractère de Yurin.

Un éclair d'irritation traversa les yeux de l’ancienne disciple de la Grue, et sa posture se redressa imperceptiblement.

— On ne parle pas comme ça à son maître, Tara, répliqua-t-elle d’un ton plus tranchant que prévu.

Ses paroles, bien que mesurées, étaient pleines de fermeté. Elle ne tolérait pas qu'on minimise ses enseignements, ni la position qu’elle occupait dans ce petit groupe.

Tenshinhan, qui avait suivi la scène avec amusement, laissa un sourire s’étirer lentement sur ses lèvres. Il était satisfait de voir la dynamique de son équipe, chacun apportant sa touche particulière, même dans des moments légers. Chaozu, de son côté, ne pouvait s’empêcher de ricaner silencieusement, son rire étouffé par sa main, comme s’il savourait la situation tout en restant dans l’ombre des grandes conversations.

Du côté des V.I.P., l’atmosphère était aussi tendue mais discrète. Videl, les yeux fixés sur le ring, se tortillait légèrement sur son siège, visiblement perplexe. Elle ne comprenait pas pourquoi Vegeta et Aya étaient toujours immobiles, leurs corps parfaitement figés. C’était un spectacle déroutant, comme si quelque chose d’invisible se déroulait entre eux, échappant totalement à la vue des spectateurs.

— Pourquoi est-ce qu’ils ne bougent pas ? finit-elle par demander, son regard oscillant entre les deux combattants, cherchant des réponses dans les gestes de la foule et des murmures des autres spectateurs.

Gohan, qui observait la scène avec une attention particulière, tourna la tête vers elle et répondit calmement, tout en posant son index contre sa tempe, dans un geste presque réflexe.

— C’est un combat mental, expliqua-t-il, son expression sérieuse trahissant la concentration nécessaire à ce type de duel.

Son ton était posé, mais dans ses yeux brillait une étincelle de compréhension, comme s’il savait parfaitement à quel point ce genre de confrontation pouvait être intense. Bulma, qui suivait la scène de près, haussait les sourcils, visiblement intriguée par cette nouvelle tournure des événements.

— Attends, dit-elle en se tournant vers Gohan avec un air un peu plus interrogatif. Est-ce que c’est le même genre d’entraînement que tu faisais avec Krilin dans le vaisseau pour Namek ?

Elle se souvenait très bien de cet entraînement intense. Gohan acquiesça, son regard se fixant de nouveau sur le ring, la concentration marquant son visage.

— Exact, répondit-il succinctement, son ton toujours calme, mais son esprit absorbé par l’évolution de ce combat particulier.

Il n’avait pas besoin de mots supplémentaires pour expliquer la situation. Les deux combattants, par leur immobilité, étaient engagés dans un duel qui dépassait la simple force physique. Piccolo, qui avait observé la scène avec un intérêt toujours aussi analytique, intervint à son tour, sa voix grave et mesurée résonnant dans l’air.

— C’est différent d’une simulation classique, dit-il d’un ton calme mais avec une nuance de prudence.

Ses yeux ne quittaient pas Vegeta, son esprit calculant les implications de ce qu’il observait.

— Cela semble être une autre technique de la part d’Aya, quelque chose de plus subtil. Si Vegeta n’en est même pas sorti, … c’est qu’il doit probablement être piégé.

Ses mots étaient hésitants, non pas par incertitude, mais il ne comprenait pas encore totalement la nature de l’attaque mentale qu’Aya avait utilisée. Piccolo savait que ses techniques étaient loin d’être ordinaires, et il redoutait que ce piège puisse être bien plus complexe qu’il ne le pensait.

Bulma, elle, ne put s’empêcher de laisser échapper un petit « Vegeta… » qui trahissait une inquiétude profonde. Elle connaissait bien la fierté du prince, et voir un tel doute l’envahir l’inquiétait davantage qu’elle ne voulait l’admettre. La vulnérabilité de Vegeta, même dans un contexte mental, ne faisait qu’accentuer son désir de le protéger, bien que ses paroles se soient souvent faites plus acerbes envers lui par le passé.

* * * * * * *

De retour dans la simulation, l’atmosphère semblait encore plus pesante. Une silhouette fut brusquement projetée dans les airs, avant de se diriger droit vers le lac en contrebas de la falaise, tout près du palais. L’eau s’éclaboussa violemment lorsque la silhouette s’écrasa dans les profondeurs sombres du lac. C’était Vegeta, son corps se frayant un chemin dans l’eau comme un projectile incontrôlable, ses mouvements chaotiques témoignant de la brutalité du choc. La surface de l’eau se calma rapidement, ne laissant que des ondulations qui se propageaient lentement autour de l’endroit où il était tombé.

Alors qu’il s’enfonçait dans les ténèbres sous-marines, une étrange tranquillité envahit Vegeta, bien que ses pensées s’embrouillaient. Ce silence était trompeur, car son esprit revivait la scène qui venait de se dérouler. Les images défilèrent dans sa mémoire avec la clarté d’un rêve éveillé. Les fantômes du passé, ceux qui, jusque-là, l’avaient accueilli avec des sourires familiers, avaient soudainement changé de visage. Tout d’abord bienveillants, ils étaient devenus de plus en plus menaçants. Leur accueil chaleureux s’était transformé en un déchaînement de reproches. Chacun d'eux lui jetait ses erreurs passées à la figure, l’accusant de ses choix, de ses échecs, comme si l’invisible poids de leurs jugements venait de l’écraser. Leur voix résonnait dans sa tête, déformée par la colère et la déception. Il avait tenté de les affronter, mais leurs paroles avaient légèrement percé ses défenses, le laissant accablé par le poids de ses propres doutes.

Il nagea pour regagner la surface. Il émergea enfin, éclaboussant l’eau autour de lui dans un éclat de mouvement brut. Ses bras se tendirent pour le hisser hors de l’espace aquatique, la terre du rivage sous ses mains, sa respiration haletante. Il posa les pieds sur le sol, son corps trempé, et s’assit lourdement face au lac. Sa jambe gauche était pliée devant son thorax, tandis que la droite était pliée sous lui, sa cuisse contractée. Ses yeux, fixés sur l’étendue d’eau calme devant lui, étaient marqués par l’intensité du combat intérieur qu’il venait de livrer.

Ses doigts effleurèrent sa lèvre inférieure, il s’essuya le coin de la bouche d’un geste presque machinal avec le revers de son poing droit. Derrière lui, une présence familière se fit sentir. Il tourna lentement la tête, ses yeux se posant sur un groupe de Saiyens qui venaient tout juste d’apparaître. Nappa, son visage aussi imposant qu’à l’accoutumée, se tenait en avant, suivi de près par le roi Vegeta, les bras croisés sur sa poitrine. La reine Pina, elle, restait légèrement en retrait, observant la scène avec un air de jugement empreint d’une certaine froideur. D’autres Saiyens, plus ou moins connus de Vegeta, se tenaient là aussi, certains l’ayant croisé dans les couloirs du palais, d’autres ayant fait partie de son passé d’une manière ou d’une autre. Tous avaient atterri en silence, et leur présence, bien que familière, ajoutait à l’étrangeté de la situation. Ces visages, ces souvenirs de son passé, qui autrefois l’avaient façonné, semblaient maintenant être les témoins d’une version de lui qu’il n’arrivait plus à reconnaître.

Vegeta, encore accroupi sur le sol humide, sentit une lourdeur familière s’imposer sur lui, comme un poids invisible écrasant son corps. Ses muscles se tendirent sous l’effet d’une pression soudaine, plus intense que tout ce qu’il avait pu ressentir jusqu’à maintenant. Il remarqua, en silence, que la gravité semblait bien plus élevée, bien plus écrasante qu’auparavant. Chaque mouvement, chaque respiration, semblait alourdi par une force invisible. C’était comme si l’air lui-même se faisait plus dense, presque résistant, comme un enchevêtrement de chaînes invisibles qui le maintenait prisonnier dans sa propre chair. Il fronça les sourcils, essayant de se redresser un peu plus, mais ses efforts ne firent qu’ajouter à la lourdeur qu’il ressentait. La gravité ne se contentait pas de modifier le poids de son corps ; elle altérait sa perception du monde, comme si même ses pensées se retrouvaient comprimées par cette pression omniprésente.

Au même moment, une voix tranchante brisa la concentration qu’il tentait de maintenir. La reine Pina, se tenant un peu en retrait, observa Vegeta d’un œil glacial.

— Vraiment, Fils, dit-elle d’un ton empreint de dédain, ses mots frappant comme des épées acérées. Tu as fait pire que t’accoupler avec une faible terrienne.

Sa voix, si nette et pleine de mépris, résonna dans l’air avec une froideur qu’on pouvait presque toucher. Ses yeux scrutaient le prince des Saiyens avec un dégoût palpable, comme si la simple idée de ses erreurs récentes l’infectait d’une manière qu’elle n’avait pas l’habitude de ressentir.

À peine la reine avait-elle terminé sa remarque acerbe que le roi Vegeta, debout près d’elle, reprit presque instantanément le fil de ses pensées, comme si leurs esprits étaient en parfaite symbiose. Il n’hésita pas à enfoncer davantage le clou, sa voix autoritaire et pleine de jugement résonnant dans l’air.

— Perdre contre Kakarotto, un guerrier de basse classe... Quelle honte pour notre famille.

Il prononça les mots « basse classe » avec une telle insistance qu’ils en devenaient presque une insulte gravée dans l’air, un rappel constant de la place inférieure que le roi attribuait à Goku, et donc à son propre fils désormais. Le regard du roi restait fixé sur Vegeta, une lueur de mépris et de déception dans ses yeux, comme si chaque échec de son fils était une blessure personnelle à sa propre dignité.

Vegeta, malgré son silence, ne put empêcher une réaction de sa part. À cette dernière remarque, un tic involontaire se forma sur sa mâchoire. Un léger tremblement d’agacement traversa ses traits, ses poings se serrèrent sans qu’il n’en ait conscience. La mention de Kakarotto, ce nom qu’il avait si souvent haï, fit remonter en lui toute la colère refoulée qu’il avait essayé de contenir. Le prince savait que cette guerre psychologique, cette pression venant de ses proches, ne ferait qu’ajouter à sa frustration, mais il ne pouvait ignorer l’impact de ces mots. Ils le frappaient bien plus violemment que n’importe quel coup physique. La déception de son père, le mépris de sa mère... Ce fardeau était celui qu’il portait en silence depuis bien trop longtemps.

Alors que l’on pouvait s’attendre à ce qu’une des légendaires colères de Vegeta éclate, une rage dévastatrice prête à exploser dans toute sa furie, le prince fit quelque chose d’inattendu. Il relâcha lentement la tension visible sur ses traits, et à la place d’une explosion furieuse, il laissa un sourire presque imperceptible se dessiner sur ses lèvres. Ce sourire n’avait rien de moqueur ni de satisfait. C’était un sourire calme, empreint d’une acceptation étrange, comme si la tempête intérieure qu’il avait longtemps nourrie s’était apaisée pour céder la place à une forme de sérénité inattendue. Comme si un vieux fardeau venait de se détacher de son âme. Un éclat de lucidité passa dans ses yeux, comme une lumière douce mais intense, perçant les ombres de son passé.

Il leva la tête lentement, ses cheveux trempés se collant contre son front, et fixa le roi et la reine de son regard acéré, leur opposant une tranquillité déconcertante.

— C’est une bonne stratégie, dit-il d’une voix calme mais ferme, chaque mot pesant sur l’air autour de lui. Utiliser ma fierté contre moi…

Il laissa une courte pause avant de poursuivre, son ton mesuré mais indéniablement empreint d'une forme de respect étrange pour la manœuvre. Ses paroles n’étaient ni des excuses ni des reproches, mais une reconnaissance froide de la tactique que son véritable adversaire avait employée. Son regard ne quittait pas le roi et la reine, mais il n’y avait plus d’hostilité dans ses yeux, seulement une acceptation.

— À une époque, continua-t-il de sa voix douce mais empreinte de cette même certitude qui avait marqué ses combats passés, ça aurait pu marcher. Tu aurais eu raison de m’accabler de cette manière…

Il s’arrêta, se repoussant du sol d’un geste lent mais puissant. La gravité qui le pesait n’avait plus d’emprise sur lui. Il ajouta, presque comme un aveu à lui-même :

— … Seulement… j’ai accepté cela. Ses yeux, froids et perçants, se fixèrent sur l’horizon, loin derrière les deux figures royales. Je suis en paix maintenant.

Les mots qu’il prononçait n’étaient pas ceux d’un prince brisé ou d’un homme résigné. Non, c’était l’affirmation tranquille d’un Vegeta qui avait fini par se libérer des chaînes invisibles de son propre ego. La colère, cette vieille compagne qu’il avait toujours portée en lui comme une armure, semblait désormais lui échapper. Il avait pris conscience de quelque chose que ni la reine, ni le roi ne pouvaient comprendre : la véritable force n’était pas seulement dans la victoire, mais dans la capacité à accepter et à laisser partir le poids du passé.


Dernière édition par Gakin le Dim Août 10, 2025 2:09, édité 1 fois.
Avatar de l’utilisateur
Gakin
 
Messages: 1217
Inscription: Ven Mars 02, 2012 13:35
Localisation: Quèqu'part sur Terre

Re: Dragon Ball - Next Journey

Messagepar Gakin le Dim Août 10, 2025 2:07

Avec un jour et demi de retard, le nouveau chapitre est là ! :)


Chapitre 17 – Fin des demi-finales


Voyant que son plan ne produisait pas l'effet escompté, Aya ressentit un frémissement d’agacement. Elle savait que la stratégie qu'elle avait imaginée n’avait pas suffisamment perturbé Vegeta pour briser sa concentration, mais elle n’était pas du genre à se laisser abattre.

Un sourire à peine visible se dessina sur ses lèvres, comme si une nouvelle idée germait dans son esprit. Elle tendit la main, ses yeux brillants d’une intensité glacée, et, dans un geste presque imperceptible, elle manipula l’énergie environnante. Les fantômes, jusqu’alors figés dans une forme humaine, commencèrent à vibrer sous une pression invisible. Une vague d’énergie circula autour d’eux, et soudain, leurs silhouettes se métamorphosèrent. Leur apparence changea rapidement : leurs muscles se gonflèrent, leurs cheveux se hérissèrent en une crinière dorée, et une aura brillante mais chaotique se déversa autour de chaque spectre. Ces nouveaux Super Saiyens étaient loin de la puissance de Goku sur Namek. Leurs corps étaient plus maladroits, leurs auras moins contrôlées, une énergie brute mais encore en train de s’assembler. Un véritable raz-de-marée de Saiyens surgissait à l’horizon — une foule vociférante, sauvage, dont la violence semblait tout droit sortie d’un cauchemar éveillé. C’était comme si Aya avait matérialisé l’obsession la plus sombre de Freezer : celle d’un soulèvement Saiyen, un scénario qu’il avait toujours redouté. Ce n’était pas une armée disciplinée, mais une masse brute, débordante d’énergie incontrôlée, menaçante par sa seule densité — exactement ce que Freezer craignait. Le prince, lucide, savait qu’il s’agissait d’un piège grossier, mais il ne pouvait ignorer la forme que cela prenait.

Vegeta, accroupi et à l’écoute du moindre mouvement, n’eut pas une seconde d’hésitation. Les fantômes, bien que moins puissants, n’étaient pas à sous-estimer. Ils s’élancèrent tous vers lui en même temps, leurs corps semblant s’agiter avec l’énergie chaotique d’un enragé. Mais, comme il l’avait toujours fait face à n’importe quel obstacle, Vegeta passa immédiatement en action, sa concentration aussi acérée qu’un rasoir.

Il para un coup venant de la droite avec une aisance déconcertante, ses bras se déployant en une série de mouvements fluides et maîtrisés. Il esquiva une attaque frappante d’un colosse, se jetant en arrière avec une souplesse qui semblait défier les lois de la gravité. D’un coup sec, il repoussa un autre spectre d’un balayage de la main, projetant ce dernier sur les autres qui fonçaient vers lui. La scène ressemblait à un tourbillon de mouvements calculés et précis, chaque coup porté par Vegeta étant suivi d’une nouvelle esquive ou d’un contre aussi brutal qu’efficace.

Ses pieds ne touchaient presque plus le sol, se déplaçant avec la vitesse d’un éclair. Il éliminait les fantômes avec une aisance qui trahissait son expertise en combat, chacun de ses gestes étant une extension naturelle de sa propre volonté. Un fantôme tenta de le frapper en le cerclant d’une charge rapide. Vegeta se baissa légèrement, l’esquivant sans effort avant de tourner brusquement sur lui-même pour envoyer un puissant coup de pied dans la poitrine de son agresseur. Le spectre fut projeté en arrière, s’écrasant contre un autre fantôme, qui tomba sous l’impact. Loin d’être découragé, le prince attaqua de nouveau, concentrant toute son énergie dans des frappes précises, éliminant les fantômes un par un. Il ne perdait jamais de vue l’objectif : chaque mouvement était un moyen d’éliminer son ennemi, et il ne laissait aucune place à l’hésitation.

Les fantômes, bien qu’en grand nombre, étaient désorganisés et déséquilibrés, leurs attaques trop prévisibles pour un combattant de la trempe de Vegeta. Ils n’étaient que des ombres, des échos d’une époque qu’il avait laissée derrière lui, et ils étaient insuffisants face à la fureur du Saiyen. Une nouvelle vague d’attaques déferla sur lui, mais il s’élança dans un saut acrobatique, évitant les coups en plein vol, et atterrit derrière l’un des spectres. En un instant, il plaqua une main contre le dos de l’ennemi et l’envoya valser dans une explosion de puissance. Les fantômes semblaient perdre en intensité à chaque assaut, leur nombre devenant leur seule défense — une défense qui s’effritait sous sa rage.

Seulement quelque chose clochait. Alors que les coups pleuvaient autour de lui, Vegeta commença à observer attentivement la dynamique du combat. Ses sens aiguisés détectaient des anomalies que l’œil non entraîné aurait ignorées. Il comprit enfin : les fantômes n’étaient pas simplement des illusions. Ils étaient le fruit de son propre pouvoir, siphonné à chaque coup porté. Aya recyclait son énergie pour les faire renaître, le forçant à alimenter l’ennemi qu’il tentait d’anéantir. Chaque spectre détruit libérait une portion de sa force, arrachée à son aura et absorbée par une présence invisible. Ce n’était pas un affrontement — c’était une boucle infernale, un piège énergétique dont il devait s’extraire avant d’être vidé de toute puissance.

La deuxième chose qui frappa Vegeta fut que la gravité, déjà oppressante, continuait à s’intensifier à mesure qu’il se battait. Chaque mouvement devenait un effort supplémentaire, une lutte contre cette pression invisible mais implacable qui semblait se renforcer à chaque instant. Ses jambes se sentaient plus lourdes, son dos plus raide, comme si le sol sous ses pieds se dérobait sous lui à chaque pas. Chaque attaque qu’il esquivait, chaque action qu’il exécutait était maintenant accompagnée d’un poids accru, et ce poids ne cessait d’augmenter. La gravité, initialement une gêne, était en train de devenir un obstacle majeur, presque insurmontable. Presque. Mais Vegeta n’était pas du genre à flancher. Il savait que la pression physique était la dernière chose qui pouvait l’arrêter, surtout dans un combat comme celui là.

Ce constat le mena à sa troisième prise de conscience. Un frisson d’agacement parcourut son échine, une pensée qui s’immisça dans son esprit avec la force d’un éclair. S’il ne mettait pas un terme à ces enfantillages rapidement, il risquait de se retrouver à court d’énergie bien trop tôt. Aya, avec ses fantômes en constante évolution, sa capacité à siphonner ses forces, et cette gravité de plus en plus oppressante, lui offraient un piège subtil mais redoutable. Chaque minute qui passait dans cette simulation pouvait potentiellement l’épuiser, et cela, il ne pouvait se le permettre. Pas maintenant, pas face à Kakarotto. Il se voyait déjà, plus tard, épuisé et à sa merci. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait face à une telle situation, mais la pensée de devoir affronter son éternel rival dans un état de faiblesse le mettait hors de lui. Il devait mettre fin à ce combat, à ces illusions, avant qu’il ne soit trop tard.

Vegeta, les yeux fermés un instant, chercha à concentrer toute son énergie dans l'air lourd qui l'entourait. Ses pensées étaient aussi nettes que des éclats de verre. Il savait que quelque part parmi cette marée de fantômes, Aya se dissimulait, mais il lui manquait l’élément clé, ce petit indice qui lui permettrait de l’identifier dans ce chaos d’apparences. Les fantômes étaient là, et leur énergie bouillonnait, chaotique et imprévisible, mais Vegeta savait qu’il ne fallait pas se laisser tromper par leur nombre. Avec chaque élimination qu'il avait faite, il avait déjà constaté que la véritable menace se trouvait ailleurs, cachée dans la masse. Il se concentra davantage, repoussant l’épuisement qui menaçait de l’envahir. Dans un silence presque palpable, il écarta les couches de bruits et de mouvements qui obscurcissaient sa vision, et peu à peu, l’intensité de l’énergie d’Aya se dévoila à lui. Cette sensation, cette signature énergétique unique qu’il reconnut. Elle était là. Il avait enfin repéré l’auteur de cette mascarade.

Un sourire s’étira sur ses lèvres, à peine perceptible, un sourire qui trahissait plus de satisfaction que de victoire.

Je t’ai trouvé ! murmura-t-il à voix basse, presque pour lui-même, comme s’il avait élucidé un mystère ancien, résolu une équation qu’il avait su déchiffrer depuis le début. Il avait réussi à ne pas se laisser engloutir par le flot d’énergie de ses ennemis. Il avait triomphé de la confusion, et c’était exactement ce qui allait lui permettre de passer à l’offensive.

Vegeta, son esprit clair et déterminé, décida qu’il était temps de se libérer de cette contrainte. Il laissa son énergie se déployer lentement, la contrôlant avec une maîtrise parfaite. Ses muscles se tendirent, et une chaleur intense parcourut son corps. Il n’y avait pas de place pour l’hésitation dans un tel moment. La pression de la gravité ne pouvait pas l’arrêter, l’épuisement n’avait pas sa place. Il concentra sa force intérieure, l’intensifiant petit à petit. Le vent sembla s’intensifier autour de lui, soufflant plus fort à mesure que l’énergie montait. Un cri guttural s’échappa de sa gorge, un son puissant qui augmenta graduellement, perçant l’atmosphère comme une détonation. Ce n’était pas un cri de rage, mais un cri de concentration pure, un appel à toute la force qu’il avait en réserve. L’énergie, d'abord contenue, se libéra enfin, sa force brute éclatant dans l’air autour de lui. L’aura qui l’entourait devint plus éclatante, une lumière bleutée et crue qui déchira les ténèbres du combat. Ses yeux brillèrent de cette lueur intense, fixant Aya avec une détermination sans égale.

Ses muscles se soulevaient sous la pression de l’énergie qu’il comprimait à l’intérieur de lui, comme un volcan prêt à exploser. Il était prêt à tout pulvériser sur son passage.

* * * * * * *

À l’extérieur de la simulation, la tension était devenue palpable dans l’air autour du ring. La Z-Team, tout entière, semblait suspendue dans le temps, comme si la montée en puissance de Vegeta avait atteint une intensité telle qu’elle affectait tout ce qui l’entourait. Goku, Gohan, Piccolo, Krilin – chacun d'eux ressentait cette onde d'énergie, un frémissement dans l'air qui déstabilisait presque leur propre équilibre. Chacun, à sa manière, percevait cette transformation à l’œuvre, mais aucun ne pouvait ignorer la soudaineté de la poussée énergétique. La sensation était familière, pourtant différente, comme si une forme nouvelle de puissance s’était éveillée brusquement dans la simulation. Le pic d’énergie avait frappé avec la force d’un coup de tonnerre, une éclatante flambée d’énergie qui faisait vibrer la terre sous leurs pieds et résonner dans leurs corps. Ce n’était pas qu’une simple montée de pouvoir, c’était une ascension fulgurante, une transformation que tous ressentaient instantanément. Une puissance pure, qui semblait aussi dévastatrice que majestueuse. La lueur intense de l’aura bleuté qui se mêlait à des teintes de jaune traversait l’atmosphère, illuminant la zone dans une éclatante explosion de lumière. C’était comme un spectacle cosmique à couper le souffle, une explosion d'énergie brute qui ne pouvait pas être ignorée.

Même du sommet des gradins, Tenshinhan, habituellement implacable, ressentait cette énergie jusque dans ses entrailles. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale, et ses yeux se plissèrent, ses sens accrochés à cette vibration dantesque. À ses côtés, Chaozu, Yurin et Tara, semblaient presque pétrifiés. Goten, Trunks, Pan, Marron et Bra, leurs regards fixés sur l’arène, comprenaient parfaitement ce qui se passait. Ils avaient vu leurs mentors se transformer, ils savaient que cette montée en puissance n’était pas anodine. Mais la fulgurance de cette énergie, la rapidité avec laquelle Vegeta avait franchi la barrière du Super Saiyen Blue, les stupéfiait tous. Ils avaient ressenti cette vague d’énergie submergeant l’espace autour d’eux, en parfaite harmonie avec l’éclat grandissant du prince Saiyen. C’était comme un souffle lourd et chaud traversant leur propre âme.

Le public, quant à lui, ne pouvait échapper à l’intensité de cette pression. La chaleur semblait se concentrer dans l’arène, l’air se faisait plus lourd, presque invivable. Certains spectateurs, incapables de supporter cette force immense qui émanait de Vegeta, commencèrent à vaciller sous la pression. Des murmures de confusion, d'inquiétude, se propagèrent parmi les rangs. Une lumière aveuglante, accompagnée d’un grondement vibratoire dans l’air, envahissait chaque recoin du stade. Leurs yeux étaient rivés sur le centre du combat, mais tout autour, dans les gradins, des signes d’épuisement se manifestaient rapidement. Certains spectateurs, pris de vertige, s’étaient effondrés sur leurs sièges, incapables de supporter l’énorme pression de l’énergie déployée. Quelques uns tombèrent même dans les bras de leurs voisins, totalement inconscients, le visage blême. La sensation était si intense que l’air lui-même semblait se plier sous l’effet de cette poussée. Un grand nombre d’entre eux étaient submergés par la force de cette transformation qui les éclipsait tous, comme si un petit morceau de l’univers entier était en train de s’effondrer sous cette pression cosmique.

Dans la simulation, l’air autour de Vegeta semblait se condenser à chaque pas qu’il faisait. L'atmosphère, déjà chargée d’une tension palpable, s’épaississait encore alors que le prince se redressait lentement, son regard se fixant sur les fantômes autour de lui. Un dernier souffle d’air lourd, un léger crissement dans l’air, et tout à coup, il se projeta à une vitesse foudroyante. Ses jambes se mouvaient comme une tempête en cage, traversant les mirages avec une rage froide et calculée. Il n’avait plus de temps à perdre avec les apparitions qui se dressaient sur son chemin. Chaque mouvement, chaque esquive était une danse parfaite, un calcul précis mené par son corps. Il se dirigea directement vers la source de la simulation : Aya.

Il n’avait même pas besoin de réfléchir ; son instinct de guerrier prenait le dessus. En un instant, il se retrouva juste devant elle, un éclat de lumière bleutée autour de lui, son aura prête à déchirer la simulation. Aya, trop concentrée sur ses illusions et son jeu de manipulation mentale, n’eut même pas le temps de réagir. L'attaque fut rapide, brutale, et inéluctable. Un genou puissant s’écrasa contre son menton avec une force que peu auraient pu anticiper. Si cela n’avait pas été une simulation, elle en serait morte, c’était une certitude.

A l’extérieur de la simulation, Aya tomba sur ses fesses avec un bruit sourd. Le souffle court, comme si elle venait réellement de prendre un coup. Son corps tremblait encore, les restes de l’adrénaline circulant dans ses veines. Son cœur battait fort dans sa poitrine, battant contre ses côtes comme un tambour qui ne voulait pas se taire.

Elle ouvrit lentement les yeux, la simulation s’était brusquement interrompue, la réalité l’envahissant brutalement. Essoufflée, Aya se redressa enfin, un frisson parcourant son corps. Elle savait qu’elle ne pouvait pas se permettre de montrer de la faiblesse devant un adversaire comme Vegeta, surtout après avoir vu la rapidité et la puissance de son attaque. Elle s'inclina alors devant lui, sans hésitation. Ce geste n’était pas seulement un acte de respect envers son adversaire, mais aussi un moyen de se soumettre pour éviter toutes représailles. Elle éprouvait un profond respect pour Vegeta. Pourtant, les paroles de Tenshinhan résonnaient encore en elle : ce prince au passé tumultueux n’accordait aucun répit à ceux qui défiaient sa fierté. Même en paix, son aura imposait le silence — une forme de soumission, comme si l’univers lui-même s’inclinait devant lui.

Le prince, d’un calme implacable, la regarda un instant, ses prunelles redevenues noires fixaient la jeune femme en silence. Son expression ne trahissait rien, mais dans sa tête, il était déjà passé à autre chose. La simulation avait été intéressante, mais il n’en tirait pas grand-chose. Il ne bougea pas de sa posture qui demeura impeccable, d’une dignité froide. Il ne se retourna pas lorsqu’Aya se releva pour quitter le ring. Une fois de plus, la supériorité de Vegeta. Aya, quant à elle, se dirigeait vers le hall des participants, son corps fatigué et son esprit perturbé par l’intensité du combat mental.

— Je n’ai jamais vu un combat aussi… silencieusement terrifiant, dit l’arbitre à voix basse.

* * * * * * *

L’atmosphère était électrique, mais l’arbitre semblait hésiter, un instant suspendu dans le vide avant de déclarer officiellement la victoire de Vegeta. Le silence dans l’arène ne faisait qu’accentuer l’incertitude qui planait sur la scène. Après un long moment de réflexion, l’arbitre finit par prononcer les mots tant attendus :

— Victoire de Vegeta !

Mais même dans sa déclaration, un léger doute flottait, comme si la nature même du combat ne justifiait pas totalement cette victoire.

Le public, loin d’être conquis par le spectacle, commença immédiatement à discuter, bruyamment, dans les gradins. Certains commentaient d’une voix forte que le match avait été décevant, parlant de la lenteur du combat et du fait que les deux adversaires s’étaient contentés de fermer les yeux, se concentrant dans un duel mental plutôt que physique.

— Un match franchement très nul, lança un spectateur.
— On n’a même pas eu l’occasion de voir un véritable échange de coups ! ajouta un autre pour renchérir

Les critiques fusaient, certaines voix s’élevant plus que d’autres, déplorant la brièveté de ce combat, la plupart des matchs du tournoi ayant été bien plus animés jusqu’à présent.

— Ça devient presque un jeu d’enfant ce tournoi, dit un autre spectateur, grognant de mécontentement.

L’ennui commençait à se faire sentir, et l’excitation qui avait animé le début du tournoi semblait s’effacer peu à peu.

Dans l’espace réservé aux invités de Satan, l’atmosphère était tout aussi partagée. Krilin, assis à côté de Bulma et des autres, commenta à haute voix, son ton empreint de curiosité et d’admiration malgré le déroulement étrange du match.

— Quel combat ! dit-il avec un enthousiasme mesuré, un sourire qui trahissait son respect envers la technique employée par les deux adversaires, même s’il n’avait pas vu grand-chose d’excitant à l’extérieur de la simulation.

Il avait lui-même expérimenté des combats mentaux par le passé, mais cela restait tout de même impressionnant de voir Vegeta et cette fille se livrer à un duel aussi intense, bien qu’invisible aux yeux des terriens normaux.

Bulma, les bras croisés et le visage marqué par la perplexité, se tourna vers Krilin, son regard légèrement inquiet.

—Est-ce que vous avez réussi à voir quelque chose ? demanda-t-elle, toujours absorbée par ses préoccupations.

Sa curiosité ne venait pas seulement de l’envie de comprendre ce qui s’était joué dans la simulation, mais aussi de la frustration de n’avoir pu savourer pleinement le match. Elle savait que ses amis, bien qu’habitués aux affrontements physiques, avaient réussi à saisir l’essentiel du duel — en se fiant aux fluctuations d’énergie, subtiles mais perceptibles pour ceux dotés d’un minimum d’entraînement. Pour des Terriens non initiés, ces variations échappaient totalement à la perception, et le combat mental conservait une part de mystère. Bulma scrutait les visages autour d’elle, en quête de réponses.

—Plus ou moins, répondit le brigand du désert.

Piccolo, qui observait la scène d’un œil calme et analytique, intervint enfin, sa voix grave mais claire, tranchant à travers le brouhaha des spectateurs. Il avait suivi le combat avec une concentration intense, comprenant immédiatement la nature de l’affrontement entre Vegeta et Aya.

— Cette Aya a piégé Vegeta dans un duel d’esprit, en manipulant les fantômes de son passé pour qu’ils siphonnent son énergie, commença-t-il en s’adressant à Bulma et aux autres. Mais il a fini par se concentrer et à identifier l’origine de cette attaque.

L’atmosphère était encore tendue lorsque l’arbitre s’approcha lentement de Vegeta, encore sur le ring, bras croisés. Il scrutait le prince Saiyen, cherchant à savoir si ce dernier souhaitait une pause avant de commencer la finale. Il posa la question, tout en prenant soin de ne pas paraître insistant.

— Vous souhaitez vous reposer avant la finale ?

Vegeta répondit rapidement, son regard perçant, son corps toujours aussi tendu et prêt à se battre.

— Non, dit-il d’un ton ferme et sans hésitation. Je suis prêt. Commence tout de suite.

Son regard ne laissa aucun doute sur sa détermination. Aucun répit pour lui, pas même après un combat mental aussi intense. Il était déjà tourné vers l’ultime défi. L’arbitre, un peu surpris, se redressa et se tourna vers le public, levant les bras dans une gestuelle amplifiée pour capter l’attention de tous.

— Mesdames et messieurs, c’est l’heure de la finale ! annonça-t-il d’une voix claire, résonnant dans toute l’arène. Nous allons enfin savoir qui, de Son Goku, Vegeta ou Oob, aura l’honneur d’être reconnu comme l’homme le plus fort du monde et empochera la récompense de 5 000 000 de zénis !

Dans l’espace des combattants, Goku se tenait près de l’entrée, observant Vegeta avec un sourire aux lèvres, un léger éclat dans les yeux. Il avait déjà hâte de voir ce combat.

— Vegeta est toujours aussi impatient de m’affronter, à ce que je vois, murmura-t-il pour lui-même, un sourire amusé s’étendant sur son visage.
— Ce n’est pas juste un duel entre vous… Je suis là moi aussi, et je compte bien vous affronter tous les deux ! lança Oob, les poings serrés, le regard brûlant d’envie.

Goku se tourna vers lui, un sourire impressionné et amusé se dessinant sur son visage. Il n’ajouta rien — mais dans ses yeux, on lisait clairement l’excitation du défi à venir.

Dernière édition par Gakin le Ven Août 22, 2025 19:16, édité 1 fois.
Avatar de l’utilisateur
Gakin
 
Messages: 1217
Inscription: Ven Mars 02, 2012 13:35
Localisation: Quèqu'part sur Terre

Re: Dragon Ball - Next Journey

Messagepar Gakin le Ven Août 22, 2025 19:14

La finale peut commencer !!

Chapitre 18 – La super finale, Goku VS Vegeta… VS Oob !! (1/2)


Le regard de l'arbitre, d'abord légèrement perdu dans la tension du moment, se fit plus déterminé. Il prit une profonde inspiration avant de répéter son annonce dans une ambiance qui oscillait entre excitation pure et stupeur collective. Le public, d’une certaine manière, était suspendu dans l'attente de ce qui allait être le combat ultime du tournoi.

— Mesdames et messieurs… Le moment que vous attendez tous est enfin arrivé !

Il laissa planer le silence. Une pause parfaite. Suffisamment longue afin de s’assurer que chaque spectateur, chaque invité, chaque participant pouvait saisir l’importance de ce qu’il allait dire ensuite. Le murmure de la foule, palpable, se fit plus intense, les spectateurs se préparant à vivre une scène inoubliable.

— La grande finale du Tenkaichi Budokai opposera non pas deux, mais trois combattants d’exception !

Sa voix s’éleva avec plus de force à chaque mot, créant une tension qui faisait frémir l’assemblée. Il continua avec un grand geste de la main pour désigner les finalistes :

— Vegeta, Oob… et Son Goku ! annonça-t-il, chaque nom porté par l’enthousiasme de la foule.

Une clameur déchaînée secoua les gradins, les spectateurs s’agitant dans tous les sens, leurs yeux braqués sur les trois combattants qui allaient déterminer l'issue de ce tournoi légendaire.

Goku fit son apparition avec une calme décontraction qui contrastait parfaitement avec l'intensité de la situation. Il marcha lentement vers le centre du ring, un sourire tranquille aux lèvres, comme s’il participait à un simple entraînement entre amis. Son attitude décontractée n’avait rien de prétentieux, mais ses amis savaient que derrière cette sérénité se cachait une force colossale, prête à se déployer à tout moment.

Oob, quant à lui, avait une démarche différente. Son corps était tendu, presque comme un arc prêt à être relâché. Ses respirations étaient lentes et profondes, ses yeux fixés sur Goku et Vegeta, ses maîtres, ceux qui lui avaient tout appris. Ceux qu’il respectait plus que quiconque. Ses poings se resserraient doucement dans ses paumes à chaque pas, le son de ses poings frappant l’un contre l’autre brisant le silence, ajoutant à l’intensité du moment. L'expression sur son visage était grave, mais une détermination inébranlable brûlait dans son regard, prête à se libérer dans l’arène.

L’arbitre, conscient de l’intensité croissante de l’instant, se recula lentement, prenant soin de se déplacer avec précaution, comme pour marquer le début du dernier acte de ce tournoi. Ses pieds glissèrent légèrement sur le sol du ring, et il s’éloigna d’un pas mesuré, se dirigeant vers les marches qui menaient à l’extérieur du ring. L’atmosphère autour de lui était presque électrique, saturée de la tension palpable de la foule et des guerriers prêts à s’affronter. L’arbitre, bien qu’un homme de grande expérience, semblait apprécier la solennité de ce moment.

Lorsqu'il fut enfin hors du ring, à l'orée de l’herbe fraîche qui bordait l’arène, il tourna le visage vers les spectateurs et annonça d’une voix claire et forte, projetée dans toute l’enceinte du stade :

— Cette finale sera une bataille triangulaire ! Seul le dernier debout remportera le tournoi !

À cet instant précis, les mots, portés par la résonance de l’enceinte, firent grimper l’intensité d’un cran. Les spectateurs, déjà excités, laissèrent échapper des exclamations, certaines pleines d'enthousiasme, d’autres teintées de crainte. La nature même de ce combat changeait. Ce n’était plus un affrontement classique entre deux adversaires, mais un duel de trois combattants, chacun devant faire face à l’autre dans un combat de stratégie et de puissance.

L’arbitre, attendit quelques secondes, les bras tendus vers l’arène, comme pour marquer un dernier moment de suspension avant que les événements ne se précipitent. Les trois guerriers, chacun concentré sur l’enjeu, se tenaient prêts à en découdre. Vegeta, dans sa posture habituelle, son regard plein de détermination ; Goku, avec son sourire caractéristique, prêt à relever ce défi avec une énergie inépuisable ; et Oob, plus calme mais non moins déterminé, observant ses deux maîtres avec une résolution qui brûlait dans ses yeux.

* * * * * * *

Les regards de Goku et Vegeta se croisèrent au centre du ring, et un sourire mutuel se dessina sur leurs visages. Il n'y avait pas de haine dans cet échange, mais plutôt une compréhension tacite, une forme de complicité forgée au fil des années. C’était une rivalité différente maintenant, une rivalité alimentée par le respect et une admiration silencieuse. Dans cet échange, un frisson traversa la foule, comme si le monde entier s’était suspendu un instant, attendant de voir comment cette bataille allait se dérouler.

— Ça fait un moment qu’on ne s’est pas affrontés, dit Goku, sa voix pleine de cette simplicité qui lui était propre, mais teintée d’une excitation palpable.

Son sourire large ne quittait pas ses lèvres, ses yeux brillants d’anticipation, comme si chaque moment passé avec le prince était un nouveau défi à relever. Vegeta n’avait pas changé d’expression, mais un léger éclat dans ses yeux trahissait l’importance qu’il accordait à cet affrontement. Il hocha lentement la tête.

— T’as raison, Kakarotto. Il est temps de remettre ça.

Ses mots étaient simples, mais derrière, il y avait cette sagesse durement acquise, cette acceptation de la nature de leur relation.

En réalité, leurs affrontements réguliers étaient devenus presque un rituel. Chaque rencontre était un test, une occasion de voir jusqu’où ils pouvaient aller ensemble. Goku savait que Vegeta ne cherchait plus à le surpasser dans le simple but de le dominer. Non, il voulait avant tout se surpasser lui-même, devenir plus fort à chaque fois, repousser ses propres limites. La compétition entre eux n’était plus aussi violente qu’avant ; c’était un échange de pouvoir, un respect tacite que seul le temps avait permis d’établir. Pour Goku, c’était aussi une manière d’évoluer, de trouver de nouvelles façons de se renforcer. Leur rivalité était devenue une danse, une sorte de ballet martial, où chacun voulait prouver sa propre valeur sans chercher à écraser l’autre. Le combat n’était plus juste une bataille pour la supériorité ; c’était un défi constant pour se perfectionner, un respect partagé qui allait bien au-delà de l’orgueil.

Un sourire espiègle traversa les lèvres du Saiyen élevé sur Terre.

— Alors, Vegeta… prêt pour l’échauffement ? demanda-t-il avec une légèreté presque enfantine, mais sous son ton léger, il y avait cette flamme prête à s’embraser dès que le combat commencerait.

Vegeta, presque imperceptiblement, sourit à son tour, un sourire presque indétectable, mais qui trahissait son humeur actuelle.

— J’attends un combat contre toi depuis trois semaines ! répondit-il d’un ton tranquille, mais son regard ne laissait aucun doute : il était prêt.

Au moment même où l’arbitre donna le coup d'envoi, un silence lourd et pesant envahit l’arène, juste avant qu'une explosion de mouvement ne déchire cet instant suspendu. Vegeta et Goku se jetèrent l'un sur l'autre avec une telle rapidité qu’on aurait cru voir deux éclats d'éclairs fuser à travers l’air. Le sol sembla vibrer sous leurs pieds, comme si la terre elle-même ressentait l’intensité de leur affrontement. Ils étaient comme des prédateurs en plein assaut.

Gokû et Vegeta avaient disparu. Ou presque.
Leurs silhouettes se fondaient dans l’air, percutant l’espace avec une telle vélocité que même la poussière hésitait à se soulever.

Les poings fusaient, les pieds claquaient, les esquives se succédaient.
Aucun mot. Juste des impacts. Des feintes. Des micro-sourires. Et surtout, cette précision : aucun coup au hasard.

Ils se testaient. Comme deux maîtres d’échecs qui, au lieu d’avancer des pions, utilisaient des coups de genou.

À un moment, entre deux séries d’attaques éclair, Vegeta esquiva un coup de Gokû avec une fluidité presque dansante. Il atterrit en glissant sur le sol, son aura vibrant autour de lui.

— Pas mal, Kakarotto, dit-il, l’air concentré mais pas tendu. Comme s’il venait de réussir un mouvement difficile dans un kata très ancien.

Gokû, suspendu un instant dans les airs, pivota sur lui-même, retomba à l’opposé du ring, de nouveau dans sa pose de combat initiale.

— Toi aussi, Vegeta. T’as encore gagné en vitesse.

Il sourit. Pas pour se moquer.
Juste parce qu’il aimait ça. Ce genre d’échange. Cette intensité. Cette danse unique que seuls eux deux pouvaient mener.

Le public, qui observait chaque échange avec une attention religieuse, percevait clairement ce respect silencieux. Il n’y avait pas de mots prononcés, mais dans chaque mouvement, dans chaque esquive, il était évident que ces deux-là se comprenaient parfaitement. Ils étaient deux forces opposées, mais d'une même essence. Leurs échanges étaient une conversation sans paroles, mais chaque coup porté semblait avoir une signification bien plus profonde.

Ils se séparèrent brièvement après un enchaînement rapide de frappes. Goku sourit et lança, toujours aussi décontracté :

— Alors, Vegeta… Tu lis encore mes mouvements ?

Son ton était léger, presque moqueur, mais il y avait une réelle admiration dans ses yeux. Il savait que Vegeta l’avait analysé avec une extrême précision, comme toujours. Le prince, dans une posture parfaite, son regard toujours aussi acéré, haussait légèrement les épaules.

— Tu as toujours été plus facile à lire qu’un livre ouvert, répondit-il d’un ton calme, mais avec cette pointe de défi dans les yeux.

Un rire léger s’éleva dans les gradins, un éclat d’amusement partagé par tous ceux qui comprenaient l’intensité et la profondeur de cet échange. Cette sensation de compétition saine, maintenait l’atmosphère en suspens.

Le public, tout d’abord absorbé dans l’observation de la maîtrise technique des deux Saiyens, se retrouva à apprécier la fluidité et la rapidité du combat. Certains spectateurs n’en croyaient pas leurs yeux. Chaque mouvement étant une réponse parfaite à l’action de l’autre. L’admiration se lisait dans chaque visage, dans chaque regard fixé sur eux. Leurs capacités à se lire, à se répondre dans l’instant, étaient au-delà de l’entendement.

— On dirait qu’ils volent plus qu’ils ne se battent, murmura un fan.
— Non, non, c’est du combat… mais… à une autre fréquence temporelle, tenta un intello à lunettes, qui disait toujours des trucs comme ça pour avoir l’air sage.

Les murmures d’émerveillement se transformèrent progressivement en acclamations, les spectateurs réalisant peu à peu l'ampleur de la confrontation qui se déroulait sous leurs yeux. Les deux adversaires se respectaient, se défiaient, mais en fin de compte, c’était l’une des plus belles démonstrations de maîtrise martiale que le public ait jamais vue.

* * * * * * *

À l’instant où la tension atteignit son paroxysme, Goku et Vegeta s’élancèrent simultanément, leurs corps projetés en avant avec une telle vitesse qu’un simple souffle de vent sembla les précéder. Comme deux projectiles tirés à la même seconde, ils s’envolèrent vers le ciel, échappant à la portée des spectateurs. Chaque mouvement était une explosion de puissance pure, un enchaînement d’attaques rapides et fulgurantes qui se succédaient à une vitesse vertigineuse. Ils se ruèrent l’un sur l’autre, leurs poings et leurs pieds frappant l’air avec la force d’un impact colossal, mais c’était leur fluidité, leur synchronisation parfaite qui marquait la différence. Leurs coups se croisaient dans des éclats de lumière, des éclats d’énergie se brisant en mille fragments alors que leurs corps semblaient se multiplier dans une chorégraphie effrénée de puissance et de vitesse.

Une pluie de Kikohas, de vagues d’énergie d’une intensité folle, jaillissait de leurs mains, se croisant, s’entrechoquant et explosant dans la voûte céleste. Chaque attaque se répondait instantanément, chacun cherchant à surprendre l’autre, à forcer une ouverture. Les décharges d’énergie fusèrent dans toutes les directions, déchirant l’air dans des spirales d’énergie pure, illuminant le ciel d’un éclat blafard. Les impacts étaient si violents que les nuages eux-mêmes reculaient, comme s’ils savaient que cet endroit n’était plus le leur.

Le bruit des collisions était assourdissant, un fracas continu de détonations, de chocs et de crépitements d’énergie qui secouaient l’espace autour d’eux. Les coups frappaient, se repoussaient, se brisaient, mais à chaque instant, l’intensité ne faisait que croître. Ce n’était pas simplement un combat, c’était une bataille entre deux forces de la nature, un échange de puissances démesurées, hors de portée des simples regards humains.

Une fois qu’ils furent loin au-dessus de l’arène, invisibles aux yeux du public, leurs mouvements prenaient une dimension presque irréelle. La vitesse à laquelle ils s’échangeaient des coups, à quelle rapidité ils esquivaient, bloquaient et contre-attaquaient, était inhumaine. Leurs silhouettes, presque floues à la limite de la perception, se traçaient dans le ciel comme des éclats lumineux, des ombres furtives se frôlant à peine avant de disparaître à nouveau dans un éclair. C’était une véritable symphonie de puissance où chaque note semblait être une explosion de lumière et de force.

Le public, toujours accroché à ce qu’il avait vu jusque-là, était désormais figé dans une stupeur totale. Ce qu’ils venaient de vivre en quelques secondes dépassait largement leurs attentes. Ils avaient vu les combattants disparaître dans un nuage de poussière et d’énergie, leur vitesse surpassant celle de l’éclat d’un météore traversant le ciel. Leurs yeux ne pouvaient suivre l’intensité du combat, leurs regards se croisant uniquement quand les attaques se rejoignaient en une éclatante explosion. Ils étaient sidérés, choqués même, devant ce spectacle effrayant et fascinant.

Les murmures commencèrent à se répandre dans les gradins, mais un sentiment d’incrédulité dominait.

— C’est… c’est trop rapide… murmurait un spectateur, incapable de suivre les mouvements des combattants.
— Papa… je vois rien… souffla un petit garçon à son père.
— Moi non plus, fiston. Mais fais comme tout le monde : cris "WOUAH" à chaque flash.

D’autres secouaient la tête, chuchotant des mots que personne n’arrivait à saisir, tant ils étaient absorbés par la vitesse des attaques. Leurs visages étaient marqués par la surprise, par l’impossibilité de comprendre ce qu’ils voyaient.

Le duel entre Goku et Vegeta devenait de plus en plus intense, une véritable démonstration de puissance et de maîtrise martiale. Les deux combattants semblaient se fondre dans l’espace, leurs mouvements devenant des éclats lumineux à peine perceptibles. Les spectateurs, pourtant habitués aux spectacles grandioses des tournois passés, se retrouvaient désemparés. Des murmures s’élevaient parmi la foule, des questions fusaient sur tous les tons.

— Où sont-ils passés ? demandait un spectateur, son regard suivant les éclairs d’énergie qui se croisaient au loin.

La plupart des têtes pivotaient à droite, à gauche, en haut, puis à droite à nouveau. Elles cherchaient en vain à capter l’instant précis où l’un des combattants ferait une erreur ou prendrait un instant de répit. Mais cela n’arrivait jamais. Le vide semblait les engloutir, et leur vitesse devenait une illusion. Le combat s’était hissé dans une dimension réservée aux experts.

Les membres les plus aguerris de l’ancienne et de la nouvelle Z-Team, étaient bien plus perspicaces. Piccolo, Gohan, Krilin, et même Bra et Trunks observaient le combat avec un œil acéré. Leur expérience des combats de haut niveau leur permettait de suivre chaque mouvement. Ils réagissaient presque en rythme, analysant les changements de position, les enchaînements de coups et les techniques utilisées.

— C’est incroyable, murmura Piccolo, ses yeux fixés sur l’espace où les combattants semblaient disparaître. Chaque attaque est calculée au millimètre près.

Gohan, les bras croisés, hochait la tête.

— À ce niveau, une seule hésitation pourrait être fatale.

Oob, de son côté, n’en ratait pas une miette. Il observait avec une intensité qui trahissait son émerveillement, les poings serrés, la mâchoire contractée, le corps légèrement tendu. Chaque mouvement de ses mentors semblait le fasciner davantage. Il tremblait d’excitation, son cœur battant à tout rompre alors qu’il se rendait compte qu’il était témoin de quelque chose d’absolument hors du commun. Ces deux guerriers, avec leur puissance destructrice, étaient les modèles mêmes de ce qu’il espérait devenir. Mais dans ses yeux brillait aussi une forme de respect profond, une admiration totale pour les capacités de ses maîtres, qui s’affrontaient dans ce duel titanesque.

Dans les gradins supérieurs, les élèves de Tenshinhan, eux, étaient loin d’être aussi sereins. Dinner, sa fille, se tenait proche des autres, ses trois yeux tentant vainement de suivre les combattants. Ses yeux s’agrandissaient, se fermaient, se réouvraient, cherchant à capter l'instant où les mouvements des deux guerriers s’arrêteraient enfin, mais c’était comme essayer de saisir un éclair dans une nuit noire.

— Je... je n'arrive même pas à les suivre ! dit-elle, frustrée, ses trois yeux se focalisant sur l’espace vide où les combattants semblaient disparaître à une vitesse vertigineuse.

À côté d’elle, Guma et Tara, étaient encore plus désemparées. Ils ne pouvaient rien voir, mais leurs sens aiguisés captaient la puissance brute qui se déversait autour d'eux. Guma serra ses poings.

— C’est… c’est comme une onde de choc qui traverse l’air, dit-il, son ton nerveux. Je peux à peine respirer tellement l’atmosphère est saturée de cette énergie.

Tara, son visage marqué par l’effort de ressentir cette énergie, acquiesça.

— Tout l’espace autour de nous semble comprimé, murmura-t-elle, ses yeux fermés alors qu’elle essayait de se concentrer sur la sensation brute des puissances qui s’entrechoquaient.

Yurin, elle, ne pouvait voir le combat de manière nette, mais chaque fluctuation de l’énergie autour d’eux laissait des traces qu’elle pouvait sentir.

— Comment peuvent-ils tenir une telle force en eux sans s’exploser ? dit-elle, la voix remplie de respect, presque de crainte.

Chaozu, de son côté, n’avait aucun mal à ressentir l’intensité de l’affrontement. Il était loin de pouvoir voir les attaques, mais il n’avait pas besoin de le faire. L’air autour de lui vibrait avec la force des coups échangés, et il sentait chaque impact résonner dans son corps.

Mais tout cela, bien que dense et suffocant pour les spectateurs moins expérimentés, n'échappait pas à Tenshinhan. Il, qui avait vécu tant de combats de cette envergure, suivait les deux Saiyens avec une clarté quasi inébranlable. Ses yeux étaient fixés sur les éclairs lumineux dans le ciel, suivant chaque esquive et chaque attaque. Il pouvait voir ce que les autres ne pouvaient : la fluidité, la perfection, la vitesse inouïe avec laquelle Goku et Vegeta échangeaient leurs coups. Il comprenait que ce combat allait bien au-delà de la simple compétition. C’était une conversation entre guerriers.

Puis, dans un éclat fulgurant, les deux Saiyens réapparurent, leurs silhouettes marquées par la violence des attaques qu’ils s’étaient infligées.. Les débris de l’air déformé par leurs attaques semblaient encore flotter autour d’eux. Les impacts avaient laissé des traces flagrantes sur leur corps. Les vêtements de Goku étaient en lambeaux, son visage marqué par l’effort intense, mais l’étincelle de défi dans ses yeux n’avait pas faibli. De son côté, Vegeta, bien que légèrement essoufflé, restait implacable. Il n’avait pas l’intention de se laisser dominer.

— Tu tiens encore, Vegeta ? demanda Gokû, le souffle un peu court.

Vegeta serra les poings. Une goutte de sueur glissa sur sa tempe.

— Tu crois quoi ?

Les deux combattants, malgré les dégâts évidents, n’étaient pas prêts de se reposer. Ils se jetèrent à nouveau l’un sur l’autre, mains jointes dans une épreuve de force.


<- CHAPITRE PRECEDENT | SOMMAIRE | CHAPITRE SUIVANT ->
Avatar de l’utilisateur
Gakin
 
Messages: 1217
Inscription: Ven Mars 02, 2012 13:35
Localisation: Quèqu'part sur Terre

Précédent

Revenir vers Fanfictions

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 10 invités