Chroniques de la Famille Cold

Faîtes-nous partager votre fibre littéraire en écrivant votre propre histoire mettant en scène les personnages de Dragon Ball et, pourquoi pas, de nouveaux ! Seules les fanfictions textes figurent ici.

Re: Chroniques de la Famille Cold

Messagepar Tierts le Mar Jan 20, 2026 23:57

Hola ! J'ai pas mal de retard avec ce chapitre, le mois de janvier est en train de passer à toute vitesse, essayons donc de ne pas trop perdre en inertie et continuer !
Le rythme de parution va reprendre à 1 chapitres toutes les 2 semaines, même si je n'ai pas beaucoup repris d'avance, j'ai en revanche repris un rythme d'écriture un peu plus constant. On va donc espérer que cela nous permette de continuer jusqu'à la fin de la fic, qui se profile à l'horizon (enfin !)

Tonay {l Wrote}:D’ailleurs, c’est amusant que ces Dragon Balls soient liées à un rituel pour le moins sanglant, car c’est justement sur cette option que j’étais parti dans mon chapitre dans le Cadavre Exquis qui a été écris il y a quelques années.

Oh ! Il faudra que j'aille lire ça. J'avoue que c'est l'un des sujets sur lequel j'ai le plus hésiter, étonnamment, car en effet ça retire un peu de leur magie aux Dragon Ball en leur donnant une origine assez "edgy" qui, je le pense honnêtement, ne colle pas avec le manga et l'ambiance que Toriyama aime.

Mais bon, j'ai fini par décider que ça collait, en revanche, avec ma fic. Donc nous y voilà...

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Chapitre 96 : Un choix déterminant


Il ne devrait pas se tenir là.

Sa simple présence était un enfreint aux règles de l’univers. Une anomalie. Bien sûr, il pouvait les contourner, il en avait le pouvoir comme tous les enfants du Kaïoshinkaï, mais leurs ancêtres avaient juré à la naissance de l’univers qu’ils ne tordraient pas les règles qu’ils avaient eux-mêmes créer. Les âmes mortes devaient rejoindre le cycle naturel, peu importe l’identité ou l’importance de la personne. Ainsi en était-il allé de tous les êtres vivants. Et de tous les dieux.
Jusqu’à lui, manifestement.

Kibito ne se sentait pas bien. Pire, il retrouvait pour la première depuis des décennies ce sentiment d’apaisement, de calme absolu, que seul le Kaïoshinkaï pouvait vous donner. Il était ici chez lui, au milieu de la plaine la plus verte qui existe, observant les arbres les plus harmonieux de l’univers. Même le bruit de la rivière, à des kilomètres de là, avait quelque chose de musical. Une berceuse qui parcourait le domaine des dieux.
Il détestait être celui qui venait briser cette harmonie. Il était le premier mort à marcher sur ce domaine. Quant à celui qui l’accompagnait, non seulement il était mort mais il était aussi…
lui.

L’apprenti dieu baissa les yeux sur le nihilien. Son regard s’était lui aussi perdu dans le paysage, mais ce n’était pas par contemplation. Kibito pouvait presque le lire sur les iris rouges : les calculs, l’analyse constante de l’environnement. Il était aux aguets, malgré l’aura de paix absolue qui se dégageait de l’endroit.

« Il n’y a personne.
- Nous nous y attendions, soupira Kibito. »

Une part de lui savait que le fils n’était pas son père. On le lui avait expliqué, on lui avait montré ce qui était arrivé depuis sa mort, le meurtre horrible commis par Freezer, puis sa mort, et puis la suite. La naissance de son enfant et son règne. Il savait que ce Kalta n’était pas son père. Pourtant chaque fois qu’il baissait les yeux, il retrouvait dans ses traits le tyran avec lequel son maître avait été forcé de s’allier pour éliminer Buu. Celui qui l’avait ensuite trahi sans hésiter.

La mission avait réussi, mais à quel prix ? Kaïoshin était mort à présent. Lui aussi était mort, en fait. Buu avait été détruit, mais l’univers avait été offert à un autre genre de danger. Et maintenant… maintenant c’était un mal plus ancien encore que le démon qui avait pointé le bout de son nez.
Un mal qui justifiait certainement de tordre quelques règles en amenant un mortel ici. Un mortel mort, qui plus est.

« Nous n’aurons pas d’aide des dieux alors. »

Kalta ne paraissait ni déçu, ni sarcastique. Son ton n’avait pas l’agressivité sous-jacente de son père. Il semblait plutôt… fatigué.

Distraitement, Kibito laissa ses yeux dériver vers l’horizon, là où l’Arbre était caché. Majestueuse, la source de tous les Kaïoshins restait pourtant dissimulée par une illusion. Une forme de défense dont l’ancien apprenti commençait à comprendre l’origine.

« Non, il semblerait. Mais ce n’est pas la raison de notre présence.
- J’ai cru comprendre. L’arme. Ne perdons pas de temps alors. »

Cette fois, Kibito reconnu le ton. Pas tout à fait du mépris, mais un scepticisme évident. Difficile de savoir si c’était tourné contre lui ou contre la situation en général. L’apprenti dieu se força à se souvenir de ce que le mortel avait traversé récemment.
Pendant un temps, il chercha ses mots. Puis, ne trouvant rien, il prit simplement son envol et attendit que le nihilien le suive.


* *
*

Kalta s’efforçait de ne pas poser trop de question, pourtant il en avait des centaines flottant actuellement dans son esprit. Par chance, son seul compagnon n’était pas exactement du genre à inspirer une conversation. Le grand type, qu’on lui avait décrit comme un quasi-dieu mais qui s’était défini lui-même comme un simple apprenti, avait le visage le plus fermé que le nihilien ait jamais vu.
Et il avait affronté les centaines de représentants des planètes de l’Empire. Des politiciens aguerris, qui allaient des plus affables au plus insupportables.

Kibito et lui n’avaient que peu échangés avant leur départ du Paradis. Les conversations, ce n’était pas avec lui que Kalta les avait eu. Il ne savait même pas pourquoi il s’était retrouvé à parler de cela avec eux. Le sujet paraissait important aux saïyens, particulièrement Goku.

« Je pense que ça devrait être toi, avait-il déclaré assez rapidement. »

Sur le coup, le nihilien n’avait pas réagi. Non parce qu’il était sous le choc mais parce qu’il cherchait le piège. Vegeta, derrière le super saïyen, avait levé les yeux au ciel. Une attitude que Kalta avait saisi comme étant naturelle chez lui, et ce en seulement quelques jours passés à ses côtés.

« Je ne vois pas pourquoi nous n’organisons pas un tournoi pour déterminer qui devrait y aller. Et je ne vois pas non plus pourquoi nous n’irions pas tous ensemble. »

Quand Enma avait enfin daigné évoquer le sujet avec les différents guerriers du Paradis, cela faisait déjà quelques jours qu’ils passaient du temps à s’entraîner ensemble. L’expérience avait été… étrange.

S’entraîner n’était pas étranger au jeune nihilien, bien au contraire, il avait passé la majeure partie de son enfance et de son adolescence à ne faire que ça. Seulement, ce n’était jamais que ça. Il y avait toujours eu l’Empire. Des rébellions à mater, des planètes à conquérir, des esprits à écraser… Un Roi à impressionner. Kalta prenait plaisir à s’améliorer, à apprendre et à devenir plus fort, mais il y avait toujours eu d’autres objectifs.
Longtemps, il avait cru que ces objectifs n’étaient que des bruits de fonds. Des buts qu’on lui fixait mais qui n’étaient pas réellement importants, pas pour lui. Le Paradis avait permis de lui révéler la réalité. Là-haut, il n’y avait pas d’autres buts. Il n’y avait plus d’objectif à la vie tout court, puisqu’il n’y avait plus de vie. L’endroit était fait pour offrir une retraite dorée aux âmes que les dieux de cet univers jugeaient dignes. Le Paradis était fait pour s’y reposer et pour y faire ce qu’on aimait faire le plus au monde.

Kalta n’avait plus d’Empire à gérer. Plus d’ordre à donner ou de situation à calmer. Il pouvait littéralement faire ce qu’il voulait.

Alors, bien sûr, au début son intérêt s’était concentré sur l’opportunité présentée. Le super saïyen. Deux super saïyens même : deux légendes pour l’Empire, aussi sombres soient-elles. Celui qui avait manqué tuer son père sur Namek et celui qui avait continué d’essayer pendant des années après. La plus grande épine dans le pied de Freezer. Tous deux avaient prouvés leur puissance de leur vivant et dans leur mort. Et au moins l’un d’eux semblait plus que motivé à l’affronter.
L’occasion était trop belle. Et elle avait été aussi fascinante que Kalta se l’était imaginée. Goku était un adversaire passionné et dangereux. Cela faisait maintenant des décennies qu’il vivait au Paradis et il avait utilisé ce temps pour apprendre, pour s’améliorer et pour devenir un adversaire redoutable. Mais aussi étrangement agréable. Il n’y avait aucune animosité dans sa façon de se battre, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Lorsque Kalta avait accepté le défi, ils s’étaient rencontrés sur terre et dans les airs avec une violence inouïe, mais le saïyen avait paru s’amuser plus que tout autre chose.

Cela n’avait rien à voir avec l’énergie déployée par Vegeta, qui semblait constamment aux portes d’une rage infinie. Même l’entraînement avec Bra, celui qu’ils avaient partagés dans la Salle Blanche, était animé d’une énergie différente. Celle du désespoir, sans doute. De la peur que Cell personnifiait et leur faisait vivre à tous.
Au Paradis, il n’y avait rien de tout cela. Il n’y avait que le combat. Pas d’enjeux. C’était là la différence essentielle : l’absence d’enjeu.

Après sa première passe contre Goku, Kalta l’avait ressenti pour la première fois et cela l’avait frappé plus fort que tous les coups du saïyen. Il avait demandé quelques temps pour lui. Quelques instants pour réfléchir. Car il avait apprécié, bien sûr, mais cela avait quelque chose de… creux. Il n’y avait pas de revanche à prendre pour son père, surtout pas après sa rencontre avec lui. Une rencontre à laquelle il ne voulait pas penser. Il n’y avait pas de risque pour l’Empire, pour sa mère, pour Bra…
Ici, il était détaché de tout.

Ce temps pour réfléchir, Kalta avait d’abord pensé l’utiliser en méditant. Un exercice pour son sang-froid qu’il pratiquait déjà de son vivant, qui était aussi un moyen de récupérer des forces. Il n’en avait finalement pas eu l’occasion. Car une autre opportunité s’était offerte à lui. Une conversation.
Palpi s’était vu offrir une place au Paradis et un corps. Une occasion que l’ancien Général semblait ne pas comprendre et qu’il avait attribué à des “circonstances exceptionnelles” mais que Kalta avait vu d’un très bon oeil. C’était peut-être la première fois qu’ils échangeaient comme ça. Débarassés de certaines limites que le monde vivant leur imposait. Débarassés de certaines hontes aussi, pour le niostien. Palpi avait longuement parlé, avec une intonation plus triste que ce que le nihilien avait l’habitude d’entendre, mais avec une franchise exacerbée.

Ils avaient parlé de l’Empire, de son travail en son sein, de sa vie d’avant, de la vie du jeune Nihilien. De Cold, un peu. De Freezer, beaucoup. Trop, sans doute. Cela avait été utile, sans doute plus que Kalta ne l’admettait même aujourd’hui.

Cela avait aussi été le début. Le lendemain, il avait parlé avec Goku. De vrais conversations, même si entrecoupées par des sessions d’entraînement, des affrontements et des démonstrations. Le saïyen était une anomalie, bien différent de Vegeta, de Bra ou de tout ce que Kalta avait rencontré jusqu’ici. Mais c’était aussi un puit d’information et de style de combat, quelqu’un qui savait se servir de son énergie comme personne et ne demandait qu’à apprendre plus.
Kalta avait été prudent. Il lui avait montré certaines choses mais seulement à condition d’apprendre lui aussi. Cela n’avait même pas été une discussion. Difficile de dire s’il s’agissait d’un manque de prudence ou d’une confiance absolue en lui. Et si c’était la deuxième option : pourquoi ?

Ils en étaient là quand Kibito s’était présenté avec Kaïo du Nord. Quand ils avaient été amenés, avec une poignée d’autres guerriers, face à Enma et quand celui-ci avait expliqué la problématique qu’ils rencontraient.

« La Makaïoshin représente une menace pour l’univers entier, à une échelle comparable à celle de Buu, encore supérieure à celle de Cell. Nous ne savons pas de quoi elle est capable, mais nous savons qu’elle ne désire que la destruction de l’ordre naturel. Nous avons eu droit à un échantillon de sa puissance. Nos guerriers d’élites sont puissants, mais nous avons vu l’influence qu’elle peut avoir sur des âmes mortes. Nous avons besoin d’armes supplémentaires et Kibito, dorénavant parmi nous, a une idée. »

Kalta avait écouté distraitement, comme lors de toutes les réunions d’importance impériales. Il avait appris à trier les informations essentielles et à surveiller de près les expressions des intervenants pour comprendre la réalité derrière les mots. Cette fois, ils ne cachaient pas grand chose. La peur dans les yeux des Kaïos était réel, l’inquiétude dans ceux d’Enma également. Le plus étonnant avait été l’expression du fameux Kibito, indéchiffrable. Ses yeux paraissaient presque accusateurs quand ils se posaient sur le nihilien.
A ce moment, Kalta ne savait pas encore que le maître de Kibito avait été le pseudo-dieu que son père avait tué sur Freezer 82 pendant la crise de Buu.

La discussion avait été longue mais l’essentiel était simple : utiliser un guerrier du Paradis pour régler un problème du monde mortel était une limite qu’Enma s’autorisait à franchir… mais avec parcimonie. Un seul guerrier pourrait porter la fameuse arme que Kibito pensait suffisante pour vaincre la Makaïoshin - “pensait”, Kalta l’avait bien noté. Il fallait donc choisir celui qui serait envoyé.

C’est là que Goku était intervenu.

« Je pense que ça devrait être toi. »

Cela s’adressait à Kalta. Sans l’ombre d’une hésitation, sans l’ombre d’un doute. Pire, cela n’avait pas surpris Vegeta, qui se tenait juste à côté. Oh, le prince n’avait pas apprécié, mais il n’avait pas été choqué d’entendre cela de la bouche de son rival. S’en était suivi une plus longue discussion encore mais les arguments de Goku avait été entendu.
Il pensait que l’univers devait être sauvé par ceux qui l’habitaient en ce moment-même et non ceux qui l’avaient quittés depuis longtemps. Kalta était le guerrier le plus récemment tué, après avoir affronté les démons sur leurs terres. Il était bien assez fort pour concurrencer les plus grands guerriers du Paradis et il n’hésiterait pas à se battre : il avait encore des gens à défendre dans l’univers mortel.

Kalta n’avait pas participé tant que ça à la discussion, d’abord parce qu’elle s’était rapidement centrée sur lui, mais aussi parce qu’il ne connaissait que très peu les héros envisagés. Il n’était pas si sûr d’être le bon choix, même si les points soulevés par Goku étaient logiques. Surtout, il pouvait noter le regard de Kibito sur lui, qui s’assombrissait à mesure que son nom était prononcé.
Quand la décision avait été prise, l’apprenti dieu avait paru tout sauf ravi. Les autres n’avaient rien remarqués, car son visage était toujours tordu avec un air de dégoût, mais Kalta avait senti ses yeux s’étrécir de rage.

Malgré tout, ils étaient bien là, à traverser en volant le monde d’origine de ce ces fameux dieux.

« Nous y sommes. »

Kalta sortit de ses pensées pour baisser les yeux. Un aplomb rocheux dominait la vallée des dieux. Au sommet, l’herbe était toujours aussi verte, mais un éclat métallique trahissait la présence d’autre chose. C’est là que Kibito filait. Le nihilien suivit sans discuter.

« La Z-Sword. »

Sans bruit, Kalta posa un pied à terre mais il restait sur ses gardes. L’épée n’était pour le moment qu’une garde, aussi grande que son avant-bras. Un début de lame apparaissait, là où elle s’enfonçait dans la roche, et laissait deviner une arme imposante. Sans doute aussi grande que le nihilien. Un objet impressionnant… mais rien qu’un objet.

« C’est l’arme sacrée des Kaïoshins ? demanda-t-il, pour être sûr, sans réfléchir. »

Kibito fit une grimace comme s’il venait d’être personnellement insulté. Tout son visage se fronça comme s’il venait d’avaler un citron, mais il releva les yeux sur Kalta.

« C’est la plus ancienne relique du Kaïoshinkaï, qui ne peut être contrôlée que par un élu. Celui qui la retirera de là obtiendra un grand pouvoir, mais il faut en être digne. »

Sans prononcer ces mots-là, le Kaïoshin arrivait à faire entendre “Je doute que ce soit toi”. C’en était impressionnant de clarté. Kalta l’en aurait félicité si ça ne risquait pas d’empirer encore un peu la situation. Aussi préféra-t-il ne rien dire et avancer simplement d’un pas vers la garde de l’arme. Il releva les yeux vers Kibito, en attente d’instruction.

« Essaie de soulever l’épée. Si tu n’y arrive pas, je te ramène au Paradis pour essayer avec quelqu’un d’autre. »

On ne peut plus clair.

Kalta se baissa pour attraper la garde dans une main. Il n’avait jamais aimé ces armes. Pourquoi se servir de métal grossier quand on pouvait tailler son énergie et en faire la plus dangereuse des lames ? Et puis, depuis peu, elle lui rappelait un adversaire qui avait été très difficile…
Aussi, il ne s’embarrassa d’aucun rituel ou d’aucun mot avant de tirer brusquement sur l’épée légendaire.

Elle ne broncha pas d’un millimètre.


* *
*

Le vaisseau entier était sous tension. Persée pouvait le sentir jusque dans le rythme des pas de ceux qu’elle croisait dans les couloirs, mais aussi dans leurs regards : tous fixés vers le sol. Cela n’avait rien d’étonnant, compte tenu de la nouvelle qu’ils venaient de recevoir. Compte tenu de leur destination et de ce qu’elle impliquait.
Bra devait avoir été prévenue, même si elle était supposée dormir. Persée aurait aimé être là pour la soutenir, mais une autre priorité la forçait à une toute autre destination.

Le reste de l’équipage devait penser à Siberia. Son retour. Sa survie. Un nihilien avait survécu. Certains devaient déjà penser qu’elle était l’Impératrice légitime. Elle l’était sans doute, d’ailleurs. Les politiciens et les généraux devaient se préparer à revenir sous sa coupe ou à affronter une lutte intestine. Ceux qui pensaient que Bra s’accrocherait au pouvoir n’avait rien compris à la jeune terrienne.
Ce n’était pas ça qui inquiétait Persée, mais l’information concernant Ithaxus. Le démon était présent aussi… Jusqu’à disparaître. Selon le témoignage de Siberia elle-même, il avait été rappelé, ramené dans le monde des démons.

Parce qu’il avait accompli sa mission.
Quelle mission ?

C’était ce qui terrifiait l’ancienne déesse. Cela faisait des mois qu’Ithaxus était dans cet univers, qu’il se cachait, qu’il fuyait Bra. Et voilà qu’il réapparaissait, pile au moment où celle-ci affrontait Broly. Ce n’était pas une coïncidence : Broly était une distraction, pour empêcher l’intervention de Bra. Ce qui signifiait que le plan de la Makaïoshin arrivait dans sa dernière phase, qu’elle pouvait se permettre d’utiliser son super saïyen légendaire pour s’assurer que rien ne viendrait la perturber.
Ce qui soulevait la question : quelle était cette dernière phase ? Quel était le plan ?

Ils n’en avaient pas la moindre idée. Depuis le début de cette histoire, ils jouaient avec un train de retard.

« Qu’est-ce qu’il cherchait ? tonna-t-elle en déverrouillant une porte. »

Dans la petite salle, deux personnes sursautèrent en même temps. Deux petites silhouettes. Garlic Junior, leur prisonnier démon depuis la mort d’Auriel, et Paehc, la guerrière d’élite assignée à sa surveillance. Après un mois, ils avaient estimés que la puissance du démon n’était pas assez élevée pour que ce soit Persée qui le surveille en permanence : les plus puissants guerriers de l’Empire pouvait facilement l’éliminer s’il faisait le moindre geste suspect. Jusque là, il s’était montré coopératif.
Quant à savoir si c’était par crainte d’être pulvérisé à répétition ou par réelle conviction, il était impossible de le dire. Une seule chose était sûre : il avait peur de la Makaïoshin, plus que de n’importe qui. Plus que d’Auriel. Et il était terrifié dès que le nom du Roi était prononcé…

« Qu’est-ce qui se passe ? glapit-il comme il le faisait toujours. »

Il n’était pas installé dans une chambre, mais dans une ancienne salle de stockage qu’ils avaient réaménagés comme ils le pouvait. Les étagères métalliques, plutôt que d’empiler les larges stocks de rations, affichaient des rangées et des rangées de livres, enregistrements, traités, hologrammes… Tout ce qu’ils avaient rassemblés sur l’histoire de l’univers, sur les mentions de démons, tout ce qui pouvait se rapprocher du Makaï… Leur sujet d’étude.

« Tu peux disposer, Paehc. Je me charge de lui. »

La soldate hocha vigoureusement de la tête et pivota pour sortir de la salle. Derrière ses yeux fatigués, Persée vit aussi une certaine peur. Quelqu’un avait dû lui communiquer les dernières informations par son scouteur.
Attablé sur un vulgaire banc de cantine, Garlic paraissait, lui, complètement à l’ouest.

« Qu’est-ce qui se passe à la fin ?
- Ithaxus. Qu’est-ce qu’il recherchait alors ?
- Je ne sais pas ! protesta-t-il encore. C’est à ça que serve ces livres, non ? »

Persée contourna la table de cantine pour se poster face à lui. Derrière son casque, elle inspecta son regard effrayé. Il ne mentait pas.
Avec un soupir, elle se laissa tomber sur le banc face à lui.

« Ithaxus a été repéré, mais apparemment il vient d’être rappelé au Makaï.
- Il a trouvé une autre porte ?
- Non. Cela s’est fait comme ça. »

Persée claqua des doigts. Une fois de plus, Garlic semblait sincèrement surpris. Le petit démon n’avait pas l’air d’être très au courant de ce qui pouvait être fait ou ne pas être fait, mais jusque là il avait toujours soutenu que sans la Deadzone et sans une porte, impossible de faire le voyage.

« Cela doit être la Makaïoshin.
- Sans le moindre doute. Mais pourquoi ?
- Comment ça ?
- Ithaxus a fini sa mission, gronda-t-elle. Je veux savoir ce que c’était, tu comprends ? »

Garlic recula sur son assise, les yeux fixés sur elle. Il y avait une véritable peur dans les pupilles noires. Le démon ne faisait plus le fier depuis longtemps. Elle ne savait pas s’il essayait d’aider pour rester en vie ou s’il essayait d’obtenir quelque chose de Bra, pour quand tout cela serait terminé.
Elle le fixa un moment ainsi, sans savoir si elle cherchait à l’effrayer ou à trouver la réponse dans sa grimace. Finalement, elle posa les deux coudes sur la table et poussa un profond soupir.

« Reprenons depuis le début. »

* *
*

Kalta sentait ses muscles trembler. Sans savoir pourquoi, il continuait de trembler, alors que l’épée avait déjà fait son choix.

Il n’était pas l’élu, tout simplement. Ce n’était pas vraiment une surprise.

« Ah, nota Kibito. Je crains que ce soit un Kaïoshin qui doive récupérer l’épée… »

Est-ce que c’était supposé le rassurer ? Kibito n’avait pas réussi à paraître surpris et Kalta doutait qu’il ait réellement essayé. Pourtant, quelque chose dans son ton était véritablement déçu. Comme si une partie de l’espoir, déjà mince, qu’il entretenait venait juste de mourir.

« Nous allons tout de même réessayer avec… commença-t-il en posant une main sur l’épaule de Kalta.
- Une seconde. Attendez. »

La demande surprit Kibito autant que le nihilien. Kalta avait à peine imaginé ces mots sortir de sa bouche. Mais ils étaient libres à présent. Pire, ils avaient fonctionnés. Le dieu avait froncé les sourcils, mais il avait reculé d’un pas.

Kalta baissa les yeux sur l’épée, sur cette lame qui s’enfonçait dans la roche et qui y était planté depuis des millions d’années;
Qu’est-ce qu’il espérait faire exactement ?

Il était déjà mort une fois face à la Makaïoshin. Ce n’était pas un bout de métal, aussi imposant soit-il, qui allait lui donner un avantage qu’il n’avait pas. Kibito ne voyait pas en lui un élu pour une raison simple : il avait vu de ses yeux ce que les nihiliens pouvaient faire. Ce que Freezer avait fait. Si l’épée était un trésor Kaïoshin, elle verrait la même chose, elle comprendrait la même chose.

Alors pourquoi est-ce que je ne la lâche pas ?

Kalta chercha à expliquer son comportement, mais il était plutôt simple. Parce qu’il ne voulait pas s’arrêter là.
Goku avait raison. Il était mort le plus récemment. Assez récemment pour ne pas avoir accepté que c’était terminé, pas encore. Dès son arrivée au Paradis, il avait dû combattre contre le même ennemi. Il avait été forcé d’affronter son père et son grand-père, il avait été forcé de leur parler et de les tuer. La Makaïoshin n’en avait pas fini avec lui. Et Kalta n’en avait pas fini avec elle.

Ce n’était pas parce qu’il était mort qu’il allait laisser tout ce qu’il avait fait être réduit en cendre. Bra était là, toujours vivante, mais s’il pouvait aider. S’il pouvait faire ne serait-ce qu’un peu de dégâts… il allait le faire.
Kalta savait qu’il pouvait le faire.

Mieux que ça, je veux le faire.

Les yeux dans le vague, il sentit quelque chose bouger. De la poussière, quelques minuscules particules de terres qui tremblaient auprès de la lame. L’épée bougeait, enfin, mais à peine.
Stupide morceau de métal, pour qui est-ce que tu te prends ?

« Est-ce que… ? »

La question de Kibito fut étouffée par la brusque explosion d’aura autour de Kalta. Son corps s’enveloppa d’une lumière argentée. L’air se mit à danser autour de lui, les brins d’herbe à ses pieds pulsaient au même rythme.

J’ai besoin de toi, épée. J’ai besoin d’un peu d’espoir. Rien de plus. Pas un miracle, juste une chance de plus. Un essai supplémentaire.

Kalta tira de toutes ses forces. Et l’épée se souleva. Non, elle jaillit de la roche comme si elle ne pesait rien. Un immense morceau de métal taillé se trouva propulsé dans les airs avec Kalta.

La Z-Sword levé au-dessus de la tête, le jeune nihilien baissa les yeux. Il croisa le regard halluciné de Kibito, tombé sur ses fesses.

« Je crois que votre épée à fait son choix ! »


Chroniques de la Famille Cold
Sur Namek, le souverain Freezer réussit à défaire le terrifiant Super Saïyen. Il peut enfin étendre son emprise sur l'univers sans danger. Du moins, le croit-il car il découvrira bientôt que ses nouvelles conquêtes vont lui apporter bien des problèmes.

Tome 3 En cours - 1 Chapitre toutes les deux semaines - Prochain chapitre semaine en 2026 !
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Re: Chroniques de la Famille Cold

Messagepar Tonay le Mer Jan 21, 2026 15:43

Hey ! Bon retour Tierts !
Pour une fois, j’ai du temps devant moi, alors, lecture !

Du retard ? Pour quelqu’un qui devait prendre des vacances, je considère que tu as même beaucoup d’avance !
Et oui, la fin approche, j’en suis un peu triste d’ailleurs, mais c’est inévitable, je compte bien savourer tes derniers chapitre avant que ça ne prenne fin

Oh ! Il faudra que j'aille lire ça.


Ne te prive pas

J'avoue que c'est l'un des sujets sur lequel j'ai le plus hésiter, étonnamment, car en effet ça retire un peu de leur magie aux Dragon Ball en leur donnant une origine assez "edgy" qui, je le pense honnêtement, ne colle pas avec le manga et l'ambiance que Toriyama aime.


Dans la mesure où ce ne sont pas exactement les même Dragon Ball… xP
Je comprends parfaitement ce que tu veux dire, personnellement, je considère qu’une fanfic c’est l’occasion parfaite de s’affranchir des limites de l’univers qui sert de base, d’inspiration
Je pense que cette ambiance que tu évoques rappel davantage Dragon Ball que Dragon Ball Z
Pour rappel, Babidi fait exploser de manière pour le moins graphique des gens. Yeux globuleux, tripes, viscères, on est dans le détail ! Enfin, a minima dans le manga, on est dans l’horrifique, comme c’est le cas avec Cell et sa fameuse scène d’absorption et les villes fantômes dans son sillage

On n’en est pas au sacrifice démoniaque non plus, mais on n’en est pas loin, et je ne serai pas choqué si, de son vivant, Toriyama, aurait abordé de tels thèmes. Et puis, il faut au moins ça pour légitimé des artefacts à la puissance aussi démesurée.

Cela dit, je comprends ce que tu veux dire par le côté edgy, mais ne t’inquiètes pas, tu ne tombes pas dedans, on n’est pas dans le ‘’c tro d4rk !’’ :P

Bien, le chapitre maintenant :

Le chapitre commence bien, les descriptions se mêlent naturellement aux échanges entre les deux personnages, et c’est très agréables.
Ensuite, les considérations autout du paradis et des objectifs dans la mort sont également intéressant et méritent en effet d’être soulevé. C’est assez pertinents, et si ce sont des questions qui m’ont déjà traversé l’esprit concernant Dragon Ball, c’est plutôt cool de lire quelques réflexions détaillées à ce sujet.

La petite mention de Palpi fut sympathique aussi, j’ai bien aimé. Comme j’ai bien aimé que Goku propose Kalta pour l’épée, c’est terriblement naturel et tellement dans le personnage que ça sonne comme une évidence.

J’aime pas écrire Kibito. J’ai du mal à le gérer correctement, à la cerner pleinement, sous mon clavier, il est trop rigide, voir extrême, ou trop laxiste, en comparaison de sa version officielle. Toi tu t’en tires très bien avec, surtout dans ses descriptions faciales, bien joué !

Garlic qui claque des dents, ça lui correspond super bien. J’espère qu’il claque des dents sous sa forme massive, ce serait hilarant.

Pour ce qui est de l’épée, on part du coup sur de la prophétie ? Le fait d’être un élu ? Moi qui était parti du principe qu’avec un ki suffisamment élevé on pouvait soulever exca… la Z -Sword x) (oui, oui je sais, c’est pas excalibur l’épée du rocher :p)

Bon bah , j’ai aimé ce chapitre, c’était franchement sympathique pour une remise en forme, pour se remettre dans le bain, très agréable même, j’attends la suite dans deux semaine, montre en main :P

PS : ok, la musique choisie m’a fait rire, c’est particulièrement à propos x) (maintenant je veux Kalta en cosplay de Link et Bra en Zelda)
Survivants
Et si trois autres saiyans avaient survécu à la destruction de la planète Vegeta ?

One Shot
Un mage un peu excentrique. Un Kaïo. Un métis saïyan. Un démon. Un démon du froid. Qui doivent sauver l'univers dans un combat épique. Qu'ajouter de plus ?
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