Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Guerre

Faîtes-nous partager votre fibre littéraire en écrivant votre propre histoire mettant en scène les personnages de Dragon Ball et, pourquoi pas, de nouveaux ! Seules les fanfictions textes figurent ici.

Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar Imate le Lun Nov 02, 2015 16:17

Et bien merci beaucoup ! C'est très plaisant de lire ce genre de remarque. Je pense que tu n'es pas le seul, et beaucoup doivent avoir peur ne serait-ce que de commencer car ils doivent s'attendre eux aussi à une fic juste remplie de batailles et de scènes de baston à gogo. Mais mon but n'est absolument pas de faire une histoire de bourrin sans intérêt. J'espère vraiment avoir par la suite davantage de retours pour être franc, afin de savoir si oui ou non ce que j'écris plaît. Bien sur j'écris pour mon plaisir, mais aussi pour celui des lecteurs^^
Mais ne t'inquiètes je comprends tout à fait tes préjugés :P

Tu te doutes que je ne vais pas révéler de futurs éléments de l'intrigue, mais je peux dors et déjà te dire qu'en effet, je compte me servir de Naeko de nouveau, ce ne sera pas sa seule apparition :wink:
« Un Général...ne doit jamais faillir à son devoir »

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(Portrait de Danmarine par Kouki)
Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Guerre
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar omurah le Lun Nov 02, 2015 19:00

Imate a écrit: je compte me servir de Naeko de nouveau, ce ne sera pas sa seule apparition :wink:

Mais mon but n'est absolument pas de faire une histoire de bourrin sans intérêt.


A la bonne heure :P

Bien sur j'écris pour mon plaisir, mais aussi pour celui des lecteurs^^

Les lecteurs de l'ombre, il peut y en avoir plus que tu ne croies ^^
Persévère, les commentaires, même sporadiques, finiront bien par venir.
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar Imate le Dim Nov 08, 2015 18:32

Et voilà le chapitre suivant ! Pas mal de notes en bas de page sur les noms, significations et jeux de mots pour les curieux, j'espère que vous apprécierez^^ Profitez donc de ce chapitre, et bonne lecture à vous, en attendant vos commentaires ! :D

Chapitre 5 : Le comité d'accueil.


À l'astroport militaire de la capitale de Freeza 79, un gigantesque vaisseau était sur le point de partir, à l'étrange forme sphérique, comme s'il s'agissait d'une petite lune. Une agitation générale s'était emparée du lieu. En effet, les préparatifs précédant le départ pour le front arrivaient à terme. Les dernières caisses de rations et d'armes étaient montées dans la soute de l'immense transport stellaire, et les dernières troupes se rassemblaient. Dodoria et Ranfu discutaient sur le côté en observant les allers et venus, quand ils virent enfin venir leur supérieur. L'élégant Général, la cape secouée par le courant d'air provoqué par les réacteurs en marche du vaisseau, arriva, toujours vêtu de son armure dorée à motifs argentés reconnaissable entre mille, portant son sac d'affaires personnels par dessus l'épaule. Lorsque son lieutenant s'adressa à lui, il dût hausser le ton pour être entendu malgré le bruit assourdissant des moteurs.

« Vous voilà mon Général ! La séparation s'est-elle faite sans mal ? »

« Même si ça reste dur, Kiwi est habitué à me voir partir maintenant » dit-il non sans une pointe de tristesse dans la voix. « En revanche, je vois que certains n'ont toujours pas coupé le cordon. »

Dodoria et Ranfu suivirent le regard de Danmarine, pointé dans la direction de deux parents assistant au départ de leur fils. À en juger par les larmes abondantes de la mère et l'immense fierté mêlée tout de même à une légère inquiétude du père, ce devait être le premier départ du jeune soldat au physique presque humain, à l'exception de sa peau rouge. Malgré son jeune âge, ses cheveux, bien qu'arborant une coupe à l’allure jeune, coiffés en bataille, étaient teintés d'un blanc immaculé. À n'en pas douter, il s'agissait d'un Brench-seijin*. Cette espèce ayant des facilités au combat envoyait de plus en plus de guerriers rejoindre l'armée de Freeza ces dernières années, expliquant du même coup la chute démographique ahurissante subie par cette race.
Danmarine le regardait rassurer ses parents, les consoler, puis les quitter difficilement. Il ne put s'empêcher d'entre-apercevoir son frère en lui, s'imaginant sous les traits d'un vieux Général aigris refusant de le laisser partir sans le prendre dans ses bras, au risque de le gêner devant ses compagnons d'armes. Alors que Danmarine et les autres étaient sur le point d'embarquer pour le départ imminent, le jeune Brench-seijin accourut justement vers lui, le sourire aux lèvres. Le saluant de la manière traditionnelle, la paume de la main au dessus du cœur, il s'adressa au Général, tout excité.

« Mes respects Général Danmarine ! J'ai beaucoup entendu parler de vos exploits, c'est un honneur de servir à vos côtés ! »

D'un ton agressif, Dodoria rétorqua au jeune soldat, « Garde ton numéro de léchage de pompes pour quelqu'un d'autre, gamin ! »

« Il suffit Dodoria. » ordonna stoïquement le Général, avant de questionner le nouveau venu. « Quel est ton nom soldat ? »

« Zōra* monsieur ! » se présenta-t-il joyeusement.

« Zōra. Bien, suit moi et observe moi en permanence. Tu apprendras davantage en une semaine avec moi qu'en des années à l'académie. »

Heureux d'avoir trouvé son nouveau mentor, le jeune homme s'empressa de suivre à la trace le Général. Bien qu'intimidé par l'imposant Dodoria, le clin d’œil rassurant de Ranfu le mit immédiatement en confiance. Le moment était venu. Saluant ses parents tout en montant avec les autres soldats dans le vaisseau en plein décollage par la porte qui se refermait déjà derrière eux, le jeune Zōra, en compagnie du trio, entama son premier voyage spatiale en direction de son premier champ de bataille.

Danmarine accompagna ses trois hommes jusqu'à une chambre des plus spartiates, simplement meublées de deux paires de lits superposés et d'une caisse commune pour y ranger les effets personnels. Il leur expliqua donc qu'ils logeraient ici pour les trois jours de voyage. Alors qu'ils commencèrent à entrer, un étrange individu vert pourvu de quatre groupements de tentacules à la place des bras et des jambes, et vêtu d'une toge blanche, interpella le Général.

« Bienvenu à bord de mon vaisseau, Général Danmarine. Si vous voulez bien me suivre, je vais vous conduire jusqu'à vos quartiers personnels. »

Il s'agissait du Grand Commandant de bord Kota*. Celui-ci dirigerait l'équipage durant toute la durée de la croisière, ainsi que l'équipe de pilotage, composée de quinze copilotes expérimentés, nécessaires pour manœuvrer un tel mastodonte.

« Désolé, Kota san, mais je vais résider ici avec mon lieutenant et mes deux protégés. »

« Je crains de ne pas comprendre. Vous comptez dormir dans ce taudis avec vos hommes comme un simple soldat ? »

Dodoria grogna après le Grand Commandant, qui lui lança en retour un regard rempli de dégoût à son égard, montrant le peu d'estime qu'il pouvait avoir pour les soldats. Mais avant qu'un incident semblant imminent n'éclate, Danmarine prit la parole lui même.

« Sauf votre respect, Kota san, je préfère de loin rester dans ces taudis avec des hommes de confiance, plutôt que profiter du luxe qui m'est offert en compagnie de généraux corrompus. »

Un froid fut lancé alors, non seulement entre Danmarine et le Grand Commandant Kota, dont la haine à peine dissimulée était dirigée vers le Général, mais également de la part des autres partis, qu'il s'agisse du pauvre Zōra pétrifié de peur, de Ranfu maintenant un calme olympien en soutient à son supérieur, ou de Dodoria dont la colère s'était envolée pour laisser place à de la stupeur vis à vis du comportement de son garant. Après de longues secondes de ce silence assourdissant, le maître de bord se contenta d'afficher un sourire narquois. « Très bien, à votre guise alors, Général Danmarine. » conclut-il avant de simplement poursuivre son chemin jusqu'au bout du couloir.
Comme si rien ne s'était produit, Danmarine entra dans ce qui serait ses quartiers pour les trois jours à venir en invitant ses hommes à faire de même.

« C'est qui ce type ? » demanda vulgairement le Durian-seijin.

« C'est le Grand Commandant Kota. Il est responsable de toute la flotte de ce système. Mais c'est surtout un homme sans scrupules prêt à tout pour devenir puissant. Il a corrompu la plupart des généraux influents par des moyens peu scrupuleux, mais depuis que j'ai refusé ses faveurs, il me voue une haine irascible ».

Au même moment, à l'étage le plus haut de ce vaisseau, les quartiers personnels de Kota et des généraux, autour d'une longue table centrale de la salle de réception, quatre généraux étaient réunis, rejoints par Kota qui prit place en bout de table. L'un des généraux, très mince, l'interpella d'une voix aiguë en ricanant. Vêtu d'une armure verte et mauve plutôt voyante, le plus remarquable chez lui restait son visage pâle couvert de tatouages colorés très divers, et ses cheveux épais redressés sur son crâne au coloris rappelant celui d'un sapin.

« Alors, Kota san ? Notre petit Danmarine a rejeté de nouveau votre invitation à notre cercle très fermé ? Oooh, quel vilain garçon ! Héhéhé ! »

« Écrase, Pierrot*. » lui répondit fermement le Général en face de lui. Un individu étrange, à la physionomie à cheval entre l'humain et le chat, portant une armure aussi noire que la nuit et une cape rouge sang. Tandis que le personnage semblait adouci par son pelage bleu nuit et ses moustaches noires, du haut de ses deux mètres, à la musculature sculptée, la paupière gauche fermée et recouverte de trois énormes griffes, il paraissait évident qu'il valait mieux de pas s'y frotter.
Mais le perturbateur n'était pas du tout impressionné par l'imposant félin.

« Ooooh ! Six san, ne soyez pas si stricte ! Notre petit Kone-seijin* aurait-il craché sa boule de poils de travers ce matin ? »

« Pas Six ! Rōku !* J'en ai assez de ton petit numéro de clown ! Continue comme ça et je te massacre ! » hurla de colère le Général en se levant si violemment qu'il en renversa sa chaise. Pourtant, toujours loin d'être intimidé, Pierrot éclata d'un rire strident, énervant encore davantage son interlocuteur qui ne manqua pas de l'insulter « d'enfoiré », avant qu'un autre des généraux ne se joigne à la conversation.

L'homme en question, de morphologie moyenne, portait une armure noire et blanche sans épaulettes sous un long et large manteau gris. L'alien bleu de peau coiffé d'une crête orangée se poursuivant jusqu'au milieu du dos, croqua dans un fruit rouge ressemblant à une pomme, puis prit la parole sans prendre le temps de finir sa bouchée, parlant d'une manière désabusée.

« Fermez-la vous deux, toujours en train de vous engueuler. Hé ! Je vais devoir me lever encore une fois c'est ça ? »

« Pour tomber à la renverse encore une fois et te faire mettre au lit par l'un de nous ? Tu devrais rester assis, ça vaudrait mieux, tu ne crois pas ? » dit en se moquant Pierrot à l'homme qui avait l'air ivre avec ce simple fruit. Malgré les dires de celui-ci, le Général se leva pourtant bel et bien, prêt à en découdre.

« Ta gueule ! » gronda-t-il en balayant son manteau tout en brandissant le poing avec hostilité. « Je vais t'éclater ! »

« Ooooh ? Vraiment ? J'ai hâte de constater ta force, ainsi je saurai peut-être pourquoi on t'appelait le plus faible des guerriers de la planète Hera avant que tout tes congénères ne s'entre-tuent. » lui rétorqua le clown, avant que les ongles de sa main droite ne s'allongent pour devenir de longues griffes acérés et menaçantes, qu'il fit grincer sur la table.
La situation était explosive, et un combat pouvait éclater à tout moment. Le quatrième Général resté silencieux jusqu'alors tenta de calmer les choses. Vêtu d'une armure jaune et blanche, il avait une apparence humaine et un aspect chétif, mais surtout un physique très banal : Des cheveux noirs tombant au milieu de son cou, des yeux de la même couleur, et un visage jeune et doux.

« Euh...les amis, restez calmes et...Kota san ? Pouvez-vous intervenir s'il vous plaît ? » demanda poliment le jeune Général d'un air embarrassé au Grand Commandant, qui répondit à sa demande.
« Pierrot san, Rōku san, Satsu* san, regagnez votre calme et asseyez vous immédiatement ! Si vous vous entre-tuez maintenant, tout ce que nous avons fait jusqu'alors n'aura servit à rien ! »
L'assemblée se calma donc, et ils reprirent place afin d'écouter le Grand Commandant.

« Nous touchons au but mes amis. Que Danmarine se joigne à nous ou non n'a aucune importance. Dans l'éventualité ou il tenterait de nous barrer la route... » commença-t-il avant de marquer une pause avant de conclure de la manière à laquelle tous le monde s'attendait, à en juger par les sourires perfides qu'ils affichaient, à l'exception du plus jeune et chétif des quatre généraux. « Nous l'éradiquerons séance tenante ! »


* * *


Le lendemain du départ, Danmarine et ses hommes se trouvaient au réfectoire pour déjeuner à quatre. Lorsque que Zōra prit une première bouchée, qu'il qualifia de délicieuse, il fut tout de suite corrigé par Dodoria, persuadé que la viande serait meilleure crue, loin de convaincre ses camarades. Soudain, un raffut se fit alors entendre, mêlant cris et bruits de verres brisés. Tout le monde se tourna alors pour observer la scène.
Le Général Satsu, tenant une bouteille à moitié vide d'une main, et le serveur du self de l'autre, réclamait de l'alcool, se plaignant que l'on refuse d'en servir au « grand Général » qu'il disait être.

« Qui c'est ce type mal élevé ?! » demanda Dodoria perturbé pendant son repas, dont la remarque fit tilter Ranfu, pensant très fortement qu'il était malvenu de la part du barbare de parler de la politesse d'un autre.
« C'est le Général Satsu » commença à expliquer Danmarine. « Il vient de la planète Hera, qui était peuplée d'une race que l'on qualifiait d'aussi puissante que celle de Freeza sama avant qu'elles ne s'éteignent toute deux. Il paraîtrait qu'ils se sont entre-tués pour le pouvoir. Seule une poignée a survécu, mais aujourd'hui, ils ont tous disparu mystérieusement, à l'exception de cet homme. »

« Tu veux dire que ce gars est aussi balèze que Freeza ?! » questionna alors le Durian-seijin, plus que surpris.
« Non, même s'il est l'un des meilleurs éléments de cette armée, il est bien loin du niveau de Freeza sama. C'est pour cela que l'on dit de lui qu'il est l'un des plus faibles Hera-sejin ayant existé. »

En entendant ça, Dodoria fut soulagé. Mais Satsu quant à lui, tourna le regard vers la table de Danmarine. Il lâcha le pauvre serveur innocent qui en profita pour s'échapper immédiatement, et s'avança vers le groupe de quatre. Voyant le danger provenir de l'homme ivre, Dodoria commença à se lever, aussitôt repris par son Général qui lui demanda de se rasseoir, quand soudain, le Général Rōku intervint en posant sa main sur l'épaule de l'Hera-sejin.
« Tu as assez bu comme ça, Satsu. Va donc te coucher. » lui dit-il pour le calmer.

« La ferme toi ! J'ai encore soif, il veut pas me servir ! Je vais le tuer ! » cria-t-il en jetant se bouteille à terre.

« Allons, calme toi. Si tu veux boire, je suis certain que tu trouveras du meilleur alcool en allant voir Kota. »

Grâce à son attitude calme et réfléchie, le Kone-seijin parvint à raisonner le Général enivré, qu'il accompagna ensuite jusqu'à sa chambre après s'être excusé auprès des cuisiniers et des serveurs.

« C'est Rōku sama ! » s'émerveilla le jeune Zōra. « Il est connu pour être l'un des généraux les plus forts et respectables de l'armée ! »

Peu convaincu de cette réputation, et persuadé que tout cela n'était qu'une façade, Danmarine ne prêta simplement pas attention à la remarque du jeune et naïf soldat, et poursuivit son repas en silence.

Après le repas, tandis que Dodoria, qui se plaignait de s'ennuyer en restant enfermé dans cette « boîte de métal », partit s'entraîner avec Ranfu à la salle, Danmarine, accompagné de Zōra, fit le tour du vaisseau afin d'en apprendre plus à son nouveau protégé.

La journée passa plutôt vite pour la plupart d'entre eux. Le soir, Dodoria et Ranfu retournèrent dans leur chambre à la sortie d'une douche bien méritée après leurs exercices épuisants, riant ensemble, ou Zōra et Danmarine étaient déjà revenus.
Cette première nuit dans le vaisseau conclut ce second jour de voyage. Dans leur sommeil, les quatre camarades virent leurs pensées se tourner vers différents horizons. L'un pensait aux massacres qu'il attendait avec impatience, un autre à la gloire que lui apporteraient les combats, un troisième avait simplement peur, quant au dernier, il ne pensait qu'à son frère, qui attendait seul chez lui son retour, et souffrait de ne pas être présent pour essuyer ses larmes.


* * *


Cela faisait déjà trois jours que Danmarine avait quitté Freeza 79. Dans sa chambre, seuls ses trois hommes étaient présents. Tandis que Ranfu était allongé sur son lit, l'un de ceux en hauteur, Dodoria jouait le coach avec Zōra qui enchaînait de son mieux les coups de poings, frappant dans les mains du Durian-seijin qui l'encourageait bruyamment, insistant sur le fait qu'il devait frapper plus fort. Lorsque le lieutenant en eut assez du raffut provoqué, il se redressa et leur cria de faire moins de bruit.

« Veuillez nous excusez, Ranfu san ! » s'empressa de dire le jeune Zōra.

« Bien ! C'est mon tour maintenant ! » annonça Dodoria d'un air satisfait, à l'inverse du jeune Brench-seijin qui ne semblait pas certain de pouvoir résister à un seul de ses coups. Au moment ou Dodoria, lui criant de se préparer, lança son poing vers lui alors qu'il fermait les yeux en attendant simplement d'être mit ko instantanément, un messager en armure entra et les interrompit.

« Excusez-moi, nous sommes proches de notre destination, vous devez vous tenir prêts à atterrir. Ou est le Général Danmarine ? »

Ne l'ayant pas vu depuis un moment, aucun d'entre eux ne put répondre. Pourtant, l'Actinidia-seijin ne se trouvait pas loin. À quelques couloirs d'ici, Danmarine, adossé à un mur, bras croisés, était en pleine conversation avec un soldat qu'il semblait bien connaître.

« Comprends-tu la situation ? Je suis certain que Kota et ses généraux fomentent un mauvais coup. Mais je vais devoir m'absenter dès qu'ils m'enverront sur le champ de bataille. Je me vois donc obligé de compter sur toi. Tu dois impérativement observer leurs moindres faits et gestes. Mais ne te fais surtout pas repérer. »

« Bien reçu mon Général. Vous pouvez avoir confiance en ma qualité d'espion. Mais j'aimerai comprendre. Les soupçonneriez vous de quelque chose en particulier ? » demanda l'espion.

« Je l'ignore. Quoi qu'il en soit, tu ne m'as jamais déçu, je pense pouvoir te faire confiance. Désolé de devoir tout te confier. »

En plein milieu de cette conversation secrète, le Général Rōku arriva et appela Danmarine.

« Danmarine, que fais tu toujours ici ? N'es-tu pas au courant ? Tu es attendu dans le hangar. Toi et tes hommes allez être envoyés dans peu de temps au sol. »

« Comment ça moi et mes hommes ? »

« Il semblerait que vous ayez été chargés d'une mission spéciale. Toi et quelques soldats allez atterrir à bord d'un vaisseau de reconnaissance afin de rejoindre secrètement le campement principal de nos forces. Nous ne parvenons pas à les contacter, c'est donc à vous de vous y rendre pour obtenir les informations nécessaires avant l'assaut. »

Bien qu'intrigué, le Général Danmarine après avoir reçu son ordre de mission, lança un regard discret à son agent, puis partit sans un mot en direction du hangar, l'étage le plus bas du vaisseau.
À côté d'un vaisseau bleu en longueur de la taille d'un petit avion privé à la capacité d'environ quinze personnes, Dodoria, Ranfu et Zōra attendaient leur Général. « Qu'est-ce qu'il fout ? » râla le Durian-seijin, aussitôt réprimandé par le lieutenant Ranfu qui n'appréciait guère que l'on parle ainsi de son Général. Et tandis que ces deux là se chamaillaient, Zōra les interpella avec un grand sourire, pointant du doigt Danmarine qui arrivait calmement.

« Nous sommes prêts à décoller mon Général ! » annonça Ranfu tout en saluant son supérieur, qui en passant à côté de lui pour entrer dans le vaisseau, lui tapota l'épaule en lui demandant de ne pas être aussi formel, ensuite suivit de prêt par Zōra. Avant de monter, Dodoria se moqua de Ranfu, lui lançant « T'es pas aussi bon que tu le croyais pour faire des courbettes ! ». Le lieutenant monta lui aussi en râlant après le barbare, sans vraiment être en colère, alors que le vaisseau décollait enfin.

À l'intérieur, Danmarine s'installa à côté du pilote, qui lui annonça qu'il était paré au décollage, ce à quoi le Général lui répondit de ne pas perdre de temps. Ainsi, alors que les alarmes sonnaient dans tous le hangar, aussitôt déserté par tous les soldats et ouvriers qui se réfugièrent dans les sas de sécurité, une porte s'ouvrit lentement pour laisser partir le vaisseau de reconnaissance.
Alors que tous le monde était assis, Dodoria, qui observait la surface azure de la planète, s'approcha du poste de pilotage, n'hésitant pas à bousculer le pilote au passage sans aucune gêne, et demanda au Général,

« Hé, Danmarine. C'est quoi déjà le nom de cette planète ? »

« La planète Pomélo. »

Ressentant quelques turbulences en passant dans l'atmosphère, Dodoria regagna son siège ou il boucla son harnais de sécurité. Le calme dont faisait preuve Ranfu contrastait avec Zōra qui, assis juste à côté, semblait très impressionné et apeuré. Mais quand enfin, la coque du vaisseau perça les nuages, et qu'il put voir la planète, le jeune Brench-seijin s'émerveilla de tant de beauté. Un ciel azure avec plusieurs lunes, une eau turquoise et des aurores boréales traversant les contrées montagneuses de ce monde par dizaines. Le pilote fit remarquer la beauté de cette planète au Général, qui ne répondit pas, observant déjà au loin, les explosions ravageant cette « belle planète ».
Alors que le pilote fit perdre de l'altitude au vaisseau de transport, il expliqua au Général qu'il allait suivre l'itinéraire indiqué par son ordre de mission, puis entra dans les gorges des falaises en volant à basse altitude afin de se camoufler.
Soudain, Zōra cru voir quelque chose bouger de « manière suspecte » selon ses dires, en haut des falaises. Ranfu le rassura, lui expliquant qu'il s'agissait tout simplement d'un animal.

Pourtant, tout le monde fut surpris lorsque, interpellé par des très nombreux mouvements dans les hauteurs, le Général Danmarine se retourna vers ses hommes et leur hurla de se cramponner.
En effet, des dizaines et des dizaines d'hommes à la peau bleue et à la chevelure blonde ou verte selon les individus, sortirent de leur cachette, puis brandirent des arcs étranges sur lesquels ils formèrent tous eux mêmes la corde et la flèche avec leur énergie. C'est alors que l'un d'eux, certainement le leader hurla à plein poumons de tirer. Une pluie de flèches d'énergie dorée s'éleva dans le ciel avant de s'abattre sur le vaisseau. Le pilote, à qui Danmarine criait de manœuvrer de façon à éviter les attaques ennemis, dirigea l'engin de son mieux, évitant de nombreuses flèches en zigzagant et en tournoyant, sans aucun ménagement pour les passagers qui se retrouvaient secoués dans tous les sens.

Malheureusement, une flèche atteignit le réacteur gauche du vaisseau qui fut endommagé grièvement. Ralentit par ces dommages, le transport ne put éviter les flèches suivantes, qui le percèrent de toute part. Inévitablement, il s'écrasa quelques dizaines de mètres plus loin, cabossé et déformé par le choc extrême de la chute.

À l'intérieur, Danmarine était à terre, se tenant la tête de laquelle coulait une petite quantité de sang, tandis qu'à côté, le pilote était mort sur son siège, couvert de plaies et de sang. Lorsqu'il leva les yeux, sa surprise fut total.

« Ça va comme tu veux...Danmarine ? » demanda le Durian-seijin, qui soutenait d'un bras des décombres menaçants de s'écraser sur eux, tout en s'appuyant sur son épée qu'il tenait dans l'autre main.
Ranfu se libéra de son harnais d'un seul coup, puis détacha Zōra qui avait eut la chance de s'en sortir indemne. Ce n'était pas le cas pour tout les passagers. Sur les quinze soldats présents au décollage, seuls sept avaient survécu, Danmarine et son quatuor inclus. Le reste de l'équipage avait succombé au crash, ou agonisait lentement d'une violente hémorragie provoquée par les énormes morceaux d'acier les transperçant. Le Général se releva, et tenta de se déplacer vers Ranfu tout en évitant d'éventuelles chutes de débris.

« Ranfu, aide les survivants à se sortir de là, Zōra, récupère notre radio dans la soute ! » ordonna Danmarine qui commençait à tousser. « Si on reste plus longtemps ici on va finir asphyxiés, je vais nous faire une sortie ! »

Le Général pointa alors sa main vers la carlingue, et relâcha son énergie pour la percer avant d'ordonner à tout le monde de sortir au plus vite. Une fois tous le monde à l'extérieur, Danmarine constata que l'un de ses hommes survivants avait été grièvement blessé et ne pourrait pas se déplacer par lui même, ayant perdu conscience. C'est alors que son lieutenant l'interpella.

« Danmarine sama, il faut partir d'ici au plus vite ou nous courront le risque d'être pris dans une embuscade. Nous ne pouvons nous permettre de transporter un poids avec nous. »

« Hors de question ! » répliqua le Général. « Nous ne pouvons pas abandonner l'un des notre comme ça ! »

« Je crois qu'on a de la visite, vous vous engueulerez plus tard ! En attendant si on le laisse pas ici on va tous y passer ! » annonça le Durian-seijin qui vit arriver les dizaines de tireurs responsables du crash. « Si vous vous décidez pas, je le bute moi même ! »
Face à l'insistance de Ranfu et Dodoria, et réalisant qu'il mettait en danger Zōra et les deux soldats restant, Danmarine, difficilement et à contre cœur, se décida à laisser le blessé, toujours évanoui et incapable de bouger. Finalement, ils prirent la fuite en volant en direction de la forêt comme venait de l'ordonner Danmarine, qui voulait se servir des arbres pour gêner les tirs ennemis et les semer plus rapidement, ou éventuellement prendre par surprise les possible poursuivants.

Néanmoins, cela ne sembla pas être un problème pour les chasseurs, qui armèrent une fois encore leurs arcs, et tirèrent une première salve de flèches dans la forêt avant de bondir dans les arbres, poursuivant le groupe des six rescapés en sautant de branches en branches tout en tirant. La première salve avait percé de nombreux arbres et provoqué des explosions un peu partout sur le terrain. Danmarine en tête, les fuyards volaient à toute vitesse en slalomant entre les arbres. Durant leur course, l'un des deux autres soldats survivant reçut dans le dos une flèche qui le transperça jusqu'au cœur et s'enfonça dans un arbre avec lui.
Exprimant sa colère d'un « Merde ! » hargneux, le second soldat fit volte face, continuant de voler à reculons pour suivre le groupe, et arma le canon sur son bras gauche, puis envoya dans le tas plusieurs tirs d'énergie pour repousser et ralentir l'ennemi, réussissant même à toucher plusieurs d'entre eux qui tombèrent aussitôt. Bien que Ranfu l'avertit de l'inutilité et surtout la dangerosité de son geste et ne lui demande d'arrêter, il était trop tard. Le soldat fut finalement prit de vitesse. Volant en arrière sans voir ce qu'il y avait sur son chemin, il percuta un énorme rocher qui brisa son armure et son canon, et ne provoque une chute d'une violence inouïe, arrachant la terre en tombant. Il se releva difficilement, le visage couvert de sang, et alors qu'il allait prendre la fuite, une expression de peur marquée sur le visage, il reçut une dizaine de flèches dans le corps, projetant son sang tout autour de lui. L'homme était mort sur le coup, ils n'étaient plus que quatre.

« Si on fait rien, ils nous auront dès qu'on sortira de cette forêt ! » hurla Dodoria qui volait en esquivant tant bien que mal les attaques ennemis venant de derrière, et les arbres qui se trouvaient devant.
Alors que Ranfu se jeta sur le jeune Zōra en lui criant de faire attention, et ne le sauve en fonçant sur lui pour le pousser de la trajectoire d'une flèche avant de l'esquiver lui aussi, au même moment, Dodoria freina d'un seul coup en plantant ses pieds dans le sol, et fit soudainement demi tour, malgré l'interdiction de Danmarine qui le somma de revenir. Mais le barbare n'en avait que faire. Il avait un plan.
Dodoria se saisit de son épée pour trancher un énorme conifère, qu'il rattrapa ensuite d'une main afin de le lancer sur leurs poursuivants, dont beaucoup furent touchés, avant que Ranfu, qui esquissa un sourire en voyant que l'intervention de Dodoria n'était pas si idiote, ne fasse également volte face et ne tire un puissant rayon d'énergie sur le tronc tout juste projeté, qui explosa alors, emportant avec lui plusieurs des tireurs. Si les ennemis derrière eux étaient trop vifs et trop habiles pour être visés convenablement, tirer sur un projectile lancé au milieu d'eux préalablement et le faire exploser était à coup sûr plus aisé, en plus d'avoir l'avantage de les surprendre par une simple diversion - un ridicule tronc d'arbre - qu'il serait facile d'esquiver. La feinte de Dodoria se révéla bien efficace.

Étant donné leur vitesse de vol, ils arrivèrent rapidement au bout de cette forêt, éblouis par la lumière du soleil qui indiquait la sortie. En arrivant dehors, la vitesse de Danmarine donna l'impression qu'il venait d'apparaître sur le sol, balayant la poussière. Ranfu dérapa à terre en se posant et pivota tout en glissant pour faire face à ses poursuivants. Dodoria, lui, arriva d'un seul coup à côté de Danmarine, brisant la roche sous ses pieds. Enfin, le dernier d'entre eux, Zōra, arriva pour sa part en courant, épuisé, et vidé de son énergie, se pliant en deux à l'arrivée pour souffler un peu. « On...les a...semé ? » demanda le jeune Zōra essoufflé.
Ranfu lui répondit « Il semblerait en effet » en constatant le silence installé et l'absence d'ennemis.
Mais tout à coup, Dodoria, qui entendit le bruit d'une corde tirée venant du plus profond de la forêt, hurla à ses camarades de faire attention. C'est alors qu'à la surprise générale, une flèche d'une puissance bien supérieure à celle des autres fut décochée par le leader des archers, vraisemblablement plus puissant que ses hommes, traversant les arbres avec une vitesse hallucinante, dévastant tout sur son passage. Elle arriva si vite que personne n'eut le temps de fuir. Dans sa ligne de mire, Ranfu, impuissant, la voyait arriver inexorablement sur lui, incapable de l'éviter. À l'impact, du sang fut projeté sur tout le monde, tandis que la flèche poursuivait son chemin après avoir transpercé sa victime. Le lieutenant Ranfu, le visage couvert de sang, écarquilla les yeux.

Le Général Danmarine, qui l'avait poussé de la trajectoire de la flèche, avait reçu celle-ci à sa place. Voyant son épaule trouée par le projectile, il entendit ses hommes hurler son nom à l'unisson.

À suivre !

Notes : -Le peuple des Brench-seijin est celui de Jeece.

-Zōra est une particule du mot japonais «Gorugonzōra», bien entendu traduit par Gorgonzola (fromage italien) en français. Le nom de Jeece (ou Jīsu, seul individu connu de cette race dans le manga original) étant dérivé du mot anglais Cheese (chīzu prononcé en japonais), il est ici établit que les membres de cette espèce sont nommés selon des noms de fromages.

-Kota est l'inversion des syllabes du mot japonais «Tako» qui signifie «poulpe», en référence à son apparence physique et à ses tentacules.

-Pierrot est un jeu de mot entre le nom français, et le mot japonais «Piero» qui signifie Clown (mot qui le définit bien)

-Kone-seijin : «Kone» vient simplement de «Neko», signifiant «Chat».

-Rōku : Ce nom est en fait l'inversion de «Kuro», prononciation japonaise de «Claw», terme anglais pour «Griffe» (et non «Kuro» pour la couleur noire comme on pourrait le penser). Néanmoins, Rōku est également le mot japonais pour le chiffre 6, d’où la mauvaise plaisanterie de Pierrot.

-Satsu est une particule du mot «Satsujin » qui signifie en japonais assassin.


Dernière édition par Imate le Dim Nov 15, 2015 17:29, édité 3 fois.
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar goget le Lun Nov 09, 2015 1:30

Je lis toujours et j'ai hâte de voir la suite. Bonne chance ! :)

Et si tu t'inquiètes vraiment du nombre faible de commentaires, c'est parce que la plupart des lecteurs ne prennent pas la peine de s'inscrire ou bien, comme moi, ils ont la flemme de commenter :mrgreen:

Lecteurs de l'ombre quoi :)
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar omurah le Ven Nov 13, 2015 20:42

puis brandirent des arcs
étranges sur lesquels

retour à la ligne qui n'a pas lieu d'être (une simple erreur de mise en page certainement ^^)

la dispute du groupe de généraux était surfaite amha. Il aurait fallu un vrai sujet pour ne pas donner l'impression d'un truc superficiel qui sert tes intérêts à toi, auteur. Il n'empêche que le procédé est pertinent et intéressant pour faire un tour de table efficace :)

Vers la seconde moitié du chapitre, ça allait, mais au début c'était dur car les noms de race parasitaient la captation des noms de personnages, déjà assez nombreux ^^'
Mais ça viendra avec les chapitres, je commence déjà un peu plus facilement à m'y retrouver :3

qu'il venait d'apparaître sur le sol, balayant la poussière. Ranfu dérapa sur le sol en se posant et pivota tout en glissant pour faire face à ses poursuivants. Dodoria, lui, arriva d'un seul coup sur le sol à côté de Danmarine

trois "sur le sol" d'affilé, faut faire attention à ce genre de truc :p

Le plan de Dodoria n'était pas clair. J'ai l'impression qu'il s'agissait juste de tirer dans le tas. Si c'est ça... ça aurait pu être fait bien plus tôt. En utilisant le vaisseau comme projectile, couverture ou explosif. Et si le but était plutôt de ralentir la trentaine de personnes en approche il aurait peut-être fallu le préciser parce que c'est pas très clair, pour moi.

J'ai bien aimé ce passage.
attendant d'être mis K.o

ça montrait aussi bien la personnalité de Zora que celle de Dodoria. On a limite l'impression que c'était plus simple pour Zora de se laisser cogner plutôt que d'essayer de faire comprendre à Dodoria que c'était une mauvaise idée. Bref, un passage sobre et sympathique :mrgreen:

J'aime bien aussi ta manière de zapper efficacement certains dialogues en les faisant passer dans la naration. ça permet d'aller vite et bien. GG.

Un bon chapitre, bien écrit, bien rythmé, avec de bonnes idées. Même si l'exploration de planète random n'a jamais été ma préférence à priori, je ne demande qu'à revenir sur ces mêmes aprioris - comme ça a d'ailleurs déjà été le cas pour d'autres fics du coin :)
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar Imate le Ven Nov 13, 2015 21:39

goget : Merci à toi, c'est toujours plaisant de savoir qu'on est lu et que ça plaît ! N'hésite pas à commenter lorsque tu en as le courage en tout cas :lol:

omurah : Le retour à la ligne et la répétition accidentelle (erreur d'inattention) tous deux corrigés ! Merci de me l'avoir fait remarquer d'ailleurs^^

La réunion des généraux avait en effet pour but de les présenter rapidement et de montrer les liens qu'ils avaient entre eux. La dispute se déclenche vite sans réelle raison comme tu le fais remarquer pour deux raisons : Rōku (le chat) qui est très à cheval sur le respect et le protocole, et déteste déjà à l'origine Pierrot (le "clown") s'est vite emporté devant son impertinence, et ça lui sert de prétexte pour être désagréable avec lui. Quant à Satsu, c'est l'alcool qui parle plus qu'autre chose. Donc le côté superficiel s'explique, même si c'est en effet surtout un outil pour moi^^

Les noms de races, c'est vrai que ça fait beaucoup d'un coup en effet ! J'essaye de donner ce côté détaillé pour que l'univers semble crédible et réaliste. Plus il y a de détails, plus on se dit "ça pourrait être vrai" en quelque sorte. Mais ça fait pas mal d'éléments à retenir c'est vrai.

Je tient à te rassurer, les chapitres à venir ne vont pas simplement consister en une série de baston / exploration / baston. Sans spoiler quoi que ce soit, un scénario va bien se mettre en place, il ne s'agit pas simplement d'une planète random qu'ils vont conquérir.

omurah a écrit:Le plan de Dodoria n'était pas clair. J'ai l'impression qu'il s'agissait juste de tirer dans le tas. Si c'est ça... ça aurait pu être fait bien plus tôt. En utilisant le vaisseau comme projectile, couverture ou explosif. Et si le but était plutôt de ralentir la trentaine de personnes en approche il aurait peut-être fallu le préciser parce que c'est pas très clair, pour moi.


La fuite était à la base le meilleur plan possible : Ils étaient très nombreux, donc bien trop difficiles à battre. De plus, le lieu du crash du vaisseau se trouve avant la forêt, dans un lieu très ouvert. Tirer dans le tas aurait donc été inutile, il aurait été simple pour une masse de personne de se disperser pour éviter l'attaque, et le vaisseau n'aurait pas été plus efficace comme projectile dans de telles conditions. Ni comme couverture d'ailleurs, car vu la puissance de feu en face (des flèches d'énergie, donc potentiellement explosives) cela aurait plus été un risque qu'une protection.
Mais en effet, le but était bien de ralentir les poursuivants qui commençaient à gagner du terrain. Ils s'en seraient bien passé, mais voyant qu'ils allaient se faire rattraper à moyen terme, Dodoria a du agir, suivit de Ranfu.

Voilà, en espérant avoir répondu à tes questions. En tout cas merci beaucoup de ce commentaire ça fait plaisir ! :D
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar omurah le Ven Nov 13, 2015 21:55

Pas de quoi. Et oui, c'est bien ce qu'il me semblait pour la planète. Ma réserve était juste pour la forme, je te fais confiance niveau scénar :)
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar Imate le Dim Nov 15, 2015 17:24

Chapitre 6 : Conspiration et Confrontation.


Sur Freeza 79, à l'académie, l'ambiance était à l'agitation dans une certaine classe de jeunes élèves. Tandis que l'instructeur écrivait à la craie sur son tableau noir en poursuivant son cour à l'oral, la plupart des élèves de la classe riaient, se chamaillaient ou se poursuivaient entre les tables. Les boulettes de papier volaient, les cris retentissaient, mais ce raffut ne semblait pas atteindre Kiwi, dont l'esprit était ailleurs. On pouvait lire sur son visage une expression de profond mal-être. Naeko, l'un des seuls élèves à ne pas participer au chahut, regardait intrigué le jeune Actinidia-seijin.
Finalement, le professeur ne put en supporter davantage et se retourna brusquement, poussant un hurlement terrifiant qui renvoya tout les élèves à leur place dans le calme le plus complet. L'instructeur poussa alors un soupir de soulagement, satisfait d'avoir enfin retrouver le calme, et s'apprêta à se rasseoir.

« Maintenant, Guldo ! » chuchota Barta à son ami vert, qui prit alors discrètement une bouffée d'air. C'est alors qu'en se rasseyant, l'instructeur bondit aussitôt de sa chaise en poussant un cri de douleur, causant le retour du chaos dans la classe, cette fois-ci manifesté par les rires et les moqueries des élèves à son encontre.
Pendant que celui-ci montrait la punaise trouvée sur son siège à toute la classe en exigeant que le coupable se dénonce, la classe riait aux éclats. Néanmoins, Kiwi restait toujours silencieux.
« Qu'est-ce qui t'arrive Kiwi ? Tu ne ris pas ? » demanda Barta, surpris du calme de son ami face à une farce dont il était pourtant si fier. Seul Naeko, qui observait toujours d'un air sérieux le jeune Kiwi, semblait comprendre que le garçon souffrait intérieurement, sans pour autant comprendre pourquoi.
Alors qu'il serrait son crayon de bois dans sa main, il brisa la mine en appuyant sur la table, nerveux. De grosses goûtes de sueur perlaient sur son front, et ses yeux étaient écarquillés. C'est alors que, d'une voix inquiète, Kiwi appela son frère, comme si quelque chose lui était arrivé.

* * *

Le Général Danmarine, qui avait poussé son lieutenant de la trajectoire de la flèche, avait reçu celle-ci à sa place. Voyant son épaule gauche trouée par le projectile, il entendit ses hommes hurler son nom à l'unisson.
Danmarine tombait en arrière, lentement, les yeux révulsés, son sang dégoulinant de sa blessure. C'est alors qu'il entendit retentir en lui l'appel de son petit frère, ramenant ses yeux à la normal. Il retrouva soudainement l'équilibre en posa son pied droit fermement sur le sol d'un geste assez violent pour pousser la terre sous son talon, puis dégagea son bras droit vers l'arrière, la main ouverte au creux de laquelle brillait une flamme d'énergie verte. Et d'une voix empreinte de colère, le Général poussa un cri :

« Pas encore !! »


En ramenant sa main vers l'avant, le Général envoya un rayon d'énergie d'une puissance et d'une taille extraordinaires. L'attaque dévasta la forêt, balayant arbres, rochers, ainsi que les tireurs les ayant attaqué, sans distinction. Derrière Danmarine, ses hommes, illuminés par la lueur verte de la vague énergétique, étaient sous le choc de constater une telle puissance.
Après son attaque, Danmarine se retrouva totalement essoufflé et épuisé, et finalement, tomba en arrière, rattrapé par Ranfu qui cria de nouveau son nom.

« Ça va aller... » murmura Danmarine pour rassurer son lieutenant. « Je ne vais pas mourir pour une simple blessure superficielle... »

« C'est vraiment aussi balèze que ça...un Général ? » balbutia Dodoria, bouche bée et suant devant la force de son garant.

« Le Général perd beaucoup trop de sang ! » s'inquiéta Ranfu, qui tenait son supérieur sans se préoccuper du sang coulant sur lui.
« Il nous faut trouver un lieu où il pourra se reposer et reprendre des forces ! En attendant, je prendrai la direction. Dodoria, passe devant pour assurer la sécurité, Zōra, reste en arrière en cas d'attaque surprise et essaye de contacter le QG à l'aide de la radio ! Nous devons faire aussi vite que possible. »

Le petit groupe de survivants partit alors à pas feutrés, espérant ne pas se faire repérer étant donnée la gravité de la situation. Quelle qu'en soient les raisons, Ranfu ne pourrait se résigner à abandonner son Général.
Au même moment, les choses s'activaient sur le vaisseau principal. Dans la salle des renseignements, où seules les lumières des écrans illuminaient légèrement l'obscurité, les rapports fusaient. Un alien à la peau beige et aux yeux larges, une petite mèche de cheveux pointant sur son crâne lisse, appela le Général en charge de la surveillance.

« Général Rōku ! Nous n'obtenons aucun signal de l'unité envoyée à la surface de la planète Pomélo ! Il semblerait que le transport et ses radios soient hors-services ! »

« Aucun signal d'alerte n'a été donné ? » demanda le Général félin, appuyé contre le tableau de contrôle, observant les écrans d'ordinateurs.

« Négatif mon Général ! »

« C'est étrange... » pensa alors le Général, « Je me demande si Kota n'aurait pas manigancé ça depuis le début. »

« Alors ? On est intrigué ? Hinhinhin ! »

Cette voix, Rōku ne risquait pas de la confondre avec une autre. Qui d'autre que le Général Pierrot pourrait l'interpeller ainsi, d'une voix aussi aiguë ?

« Ne vous triturez donc pas trop l'esprit, Six san. » lui dit-il en se grattant la tempe de ses longues griffes. « Les affaires de Kota san ne nous concernent pas, tant que nous sommes soudoyés pour que cela reste ainsi. Et puis il nous a prévenu qu'il tuerait Danmarine chan si celui-ci ne se pliait pas à ses volontés, non ? »

« Mêles toi de tes affaires, Pierrot. » répondit sèchement le félidé. « Il n'a aucune raison d'éliminer Danmarine pour le moment. Il est resté à l'écart de nos affaires. Et c'est un Général honnête et droit. »

« C'est bien là le problème mon cher ami ! » expliqua le clown, en tournant lentement autour du Général Rōku tel un rapace autour de sa proie, le cliquetis des longs talons de ses chaussures rythmant ses pas. « Ce sont les hommes honnêtes qui sont les plus gênants, puisqu'on ne peut les acheter à notre convenance. Et à ce propos, Six san... » poursuivit-il sur un ton inquiétant et menaçant en s'arrêtant devant lui, une griffe sous sa gorge.
« Vous devriez laisser vos valeurs de côté. Dans le cas contraire, vous pourriez vous aussi devenir une...gêne. » conclut le Général avant de tourner les talons en éclatant de rire.

« Méfie toi, Pierrot. Il vaudrait mieux que tu ne deviennes pas une gêne pour moi, toi non plus. » lança Rōku à son ennemi juré qui se dirigeait lentement vers la sortie d'un pas tanguant et instable.
« Et pour la dernière fois, c'est Rōku. Pas Six. »

Le soir venu, le soleil se coucha sur Pomélo. Depuis une petite grotte, abri de fortune pour le Général blessé, les survivants de l'unité décimée plus tôt dans la journée, admirait la couleur rouge orangée du crépuscule.

« Je me demande si...Kiwi observe lui aussi le coucher de soleil. » se demanda à haute voix le Général grièvement blessé, totalement amorphe. « Non...suis-je bête. Nous ne sommes pas sur la même planète, le cycle n'est pas le même. Nous sommes si loin l'un de l'autre... »

« Vous admirerez le coucher de soleil avec lui à votre retour, Danmarine sama. En attendant, vous devriez vous reposer. » lui répondit son lieutenant, inquiet de son état.
Zōra accueillit d'un cri de joie le retour du Durian-seijin partit chercher à manger, aussitôt réprimandé par celui-ci, qui le prévint de ne pas faire de bruit pouvant alerter les ennemis, complétant son avertissement d'une douce menace de mort qui fit taire le jeune homme immédiatement.

Dans la nuit, tandis que la grotte était éclairée par la faible lueur que projetait une sphère d'énergie mise en place en l'air par Ranfu, flottant ainsi telle un lampion inoffensif, Dodoria et Zōra observaient la lune calmement en mangeant un morceau de viande de l'animal ramené plus tôt par le barbare, grillé sur un bout de bois.
« Vous croyez que le Général Danmarine va s'en sortir ? » demanda le jeune soldat.
« Tss ! Comment tu veux que je le sache ?! » lui répondit froidement le barbare, non sans laisser échapper une expression d'inquiétude sous les traits en apparence insensibles de son visage.

De son côté, Ranfu restait au chevet de son sauveur, qui semblait endormi, les yeux fermés.

« Pourquoi m'avoir sauvé, Danmarine sama ? » demanda-t-il, sachant bien que son supérieur ne dormait finalement pas.

« Tu n'aurais pas survécu à une telle attaque, moi si. Voilà tout. Je ne pouvais pas te laisser mourir ainsi. » lui a-t-il répondu en ouvrant les yeux.

« En mission, ma vie a moins d'importance que votre état. Mieux vaut un lieutenant mort qu'un Général blessé. »

En entendant cela, Danmarine crispa son visage de colère. Bien que blessé et épuisé, il se redressa soudainement et saisi Ranfu par le col de son armure.

« Je t'interdis de sous estimer la valeur de ta vie, tu m'entends ? » lui dit-il avant de le lâcher, reposant ensuite sa tête contre la paroi rocailleuse de la grotte, incapable de se tenir droit plus longtemps.
« Toi dont la vie consiste à ôter celle des autres...c'est ton devoir d'avoir conscience de la valeur de celle-ci. Par égard pour les vies que tu as prise afin de conserver la tienne, ne te permets jamais de la laisser filer sans raisons, lieutenant. »

Face aux paroles de son Général, Ranfu resta bouche bée, silencieux. Il était rare que Danmarine l'appel par son grade plutôt que par son nom. Il comprit bien que celui-ci était en colère. Bien que fatigué, le Général poursuivit.

« Et puis...n'as tu pas un fils qui t'attends chez toi ? » demanda Danmarine, ce qu'acquiesça son lieutenant.
« Alors pour lui...tu dois vivre. Compris, Ranfu ? »

Zōra, qui écoutait discrètement la conversation, prit Dodoria à part. « Le Général Danmarine est quelqu'un de gentil, pas vrai ? »
Le Durian-seijin ne répondit pas. Pour lui, l'attitude et les choix de Danmarine relevaient surtout de la stupidité. Il était incapable de comprendre cet homme qui lui paraissait si mystérieux.
Une nuit fraîche, calme, et reposante attendait le quatuor dans cette petite grotte à l'improbable convivialité, idéale pour se remettre d'une arrivée aussi mouvementée.

* * *

Le lendemain, environ une heure après que le soleil ait montré ses premiers rayons, du mouvement se manifesta sur les lieux de la poursuite s'étant produite la veille. Des morceaux d'arbres arrachés et des pierres morcelées furent soulevés difficilement par une poignée de survivants, rescapés miraculeux de l'attaque de Danmarine, comptant parmi eux leur chef responsable de la blessure du Général. L'un des hommes s'approcha du leader qui, tout comme ses hommes bleu de peau et vêtu d'une tunique en tissu blanc, se distinguait par ses cheveux noirs, couleur très inhabituelle sur cette planète, coiffé d'une longue tresse tombant sous les épaules, et l'interpella.

« Capitaine Gurē* ! Êtes-vous sauf ? »

« J'ai été assommé par l'effondrement, mais je n'ai subit que quelques blessures superficielles. » rassura-t-il son soldat. « Nous avons subit de lourdes pertes, et perdu la trace de l'ennemi. Aussi pénible que cela soit, nous allons devoir battre en retraire et livrer notre rapport. Portez secours à tous les survivants au plus vite et préparez vous au départ ! »

Sur ses ordres, les hommes du capitaine partirent à la recherche des survivants sous l'amas de troncs et de gravas. Pendant ce temps, Gurē porta deux doigts à sa bouche et siffla de manière stridente.
Quelques instants plus tard, un petit oiseau aux couleurs vives arriva, et se posa délicatement sur l'avant bras tendu du capitaine. Ce dernier déposa entre ses serres un parchemin sur lequel il venait de rédiger un message, puis il murmura quelque chose à l'animal, trop faiblement pour être entendu par quelqu'un d'autre. Aussitôt, l'oiseau prit son envol majestueusement afin de porter la lettre à un mystérieux destinataire.

Loin au dessus d'eux, surplombant même les lourds cumulus apparaissant dans le ciel assombrit de Pomélo, l'immense vaisseau de Kota était toujours fixe. À l'intérieur, tous les soldats étaient immobilisés sous l'ordre du Grand Commandant. L'ambiance était au plus calme, par la force des choses. Pourtant, dans le bureau de Kota, elle semblait s’alourdir autant que le ciel de la planète. Et au coin de la porte, une silhouette que personne ne sembla remarquer, écoutait les cris venant de l’intérieur.
« Mais, Kota san ! Pourquoi laisser nos troupes en suspend ? Il suffirait d'envoyer l'intégralité de nos forces afin de submerger l'ennemi ! »
Il s'agissait de la voix de Rōku, tentant de persuader son supérieur de passer à l'attaque. Mais celui-ci semblait voir les choses d'un autre œil.

« Mon cher Rōku san, c'est bien pour cela que je suis un stratège, et vous un simple combattant. » répondit le Grand Commandant sur un ton condescendant, agitant d'une manière dérangeante ses tentacules visqueuses. D'après lui, le dernier rapport obtenu des forces actives sur Pomélo avant la coupure des communications faisait mention d'une barrière infranchissable autour de la ville cible.
« Envoyer une armée sur ce dôme reviendrait à leur attacher une cible autour du cou. L'ennemi n'aurait aucun mal à tirer dans le tas pour abattre nos hommes en masse. Je doute que Freeza sama apprécierait que l'on envoie ses hommes à l’abattoir dans la précipitation. Les pertes financières seraient tous simplement colossales. Mais peut être souhaiteriez-vous le contrarier ? »

Le félin eut un sursaut. Il comprenait parfaitement que la moindre erreur de sa part risquerait de le mettre en danger. Il semblait en partie convaincu par les explications du stratège. Néanmoins, le doute lui fit garder le silence un moment, envahit par une anxiété grandissante, avant de prendre la parole à nouveau d'une voix mêlant peur et contrariété.

« Kota san...la situation actuelle n'a rien à voir avec les désaccords qui vous opposent au Général Danmarine, n'est-ce pas ? »

L'un des yeux de l'homme-pieuvre se crispa un instant. Mais loin d'être rendu fébrile par la remarque du Général, il répliqua avec calme.

« Allons Rōku san, je ne suis pas homme à faire passer mes petits différents avant une mission de la plus haute importance comme celle-ci. Douteriez-vous de moi ? » demanda-t-il d'une manière menaçante, laissant tomber ses longues tentacules sur les bords de son bureau métallique.

« Absolument pas, Kota san. Veuillez m'excuser pour le dérangement. ». Ainsi s'excusa le Général avant de s'incliner pour saluer le Grand Commandant, puis quitta la pièce en refermant la porte derrière lui. Derrière celle-ci, l'étrange personnage dissimulé depuis le début de la conversation, qui n'était autre que l'espion à la physionomie de renard chargé la veille d'une tâche importante par Danmarine, se raidit tout à coup, serrant les dents de peur d'avoir été découvert. Fort heureusement, il n'en était rien, soulageant ainsi l'espion qui se laissa tomber sur le derrière, posant sa queue touffue sur le sol. N'oubliant pas sa mission, il se ressaisit vite, et posa son oreille contre la porte.
À l'intérieur, Kota, pourtant seul, s'adressa à quelqu'un.

« Lui aussi risque de nous poser quelques ennuis...Pierrot san. »

En effet, et étonnement, le Général atypique, invisible jusqu'alors, se révéla, adossé contre le mur, l'un de ses talons posé contre celui-ci. Tandis qu'il grattait le creux de son oreille, il répondit à son complice d'une voix énergique.

« Oui oui oui oui oui ! Ne vous l'avais-je pas dit, Kota san ? Parmi vos associés, un patriote fidèle à son maître, et un idiot puant l'alcool à plein nez. Vous ne savez pas choisir vos associés ! » conclut-il en haussant les épaules d'un air consterné.

« Peut-être devrais-je y remédier et me débarrasser de tous mes associés dans ce cas ? » demanda-t-il ironiquement, incluant bien sûr Pierrot.

« Ne vous fâchez pas, je ne fais que vous aider de mon mieux ! » s'excusa le Général. « Vous saviez qu'il serait difficile de vous servir de lui. Après tout, il vous suit simplement parce qu'il ignore toujours nos réelles motivations concernant cette planète. Il ne connaît qu'une partie de notre plan. Mais s'il découvre le pot-au-rose... » poursuivit-il, marquant une pose pour planter une griffe dans l'une des pommes placées dans une coupelle en céramique sur le bureau de Kota avant de croquer dedans, puis de parler la bouche pleine. « Il risque de ne pas être content ! »
La bouche remplie de morceaux de pomme, et malgré la situation pourtant tendue, le Général éclata d'un rire strident face à l'imperturbable Kota.

Dans les couloirs, Rōku marchait, une expression grave, inquiète, et interrogative sur le visage. Perdu dans ses pensées, il manqua presque de percuter le Général Satsu, qui, une bouteille à la main, et des rougeurs sur les joues probablement dues à l'alcool, s'adressa à son collègue.

« Oh ! Regarde ou tu vas ! » cria-t-il avant de constater par l'absence de réponse ou d'énervement de son interlocuteur, que quelque chose n'allait pas. « Hé, ça va ? T'as pas l'air dans ton assiette. Je pari que c'est ce con de Pierrot qui a encore foutu la merde ! »

Rétorquant à l'homme alcoolisé qu'il n'avait rien, Rōku reprit son chemin en le contournant. Alors qu'il marchait, il sentit une main se poser sur son épaule.

« Hé, te barres pas quand je te cause, vu ? ». L'homme ivre, mais non moins lucide, avait en effet suivit Rōku. Les deux généraux se faisaient face dans ce grand couloir vide, se fixant droit dans les yeux dans le silence le plus totale, pas même rompu par le plus minuscule bruit, et baignant dans une tension presque palpable.
À travers l'une des fenêtres ornant les murs de ce couloir, celle juste à côté de Rōku et Satsu, il était possible d'apercevoir la planète Pomélo, entièrement recouverte de nuages sombres.

À la surface de l'astre, un immense champ de bataille avait prit place depuis bientôt une semaine. Face à une gigantesque ville à l'envergure sans commune mesure sur Terre, mélangeant les architectures médiévales, de la renaissance, et modernes, étrangement bien associées, lui prêtant ainsi un aspect unique, et qui était recouverte d'une sorte de dôme d'énergie orange, un vaste campement militaire s'était installé autour de l'immense canon à flux réputé pour être l'arme de siège ultime de l'empire. Tout paraissait démesuré.
Il était déjà tard, le tonnerre commençait à gronder, et le temps couvert n'était pas là pour arranger l'obscurité croissante. Sous le cul de l'énorme canon, une grande tente avait été dressée là, sous laquelle se trouvaient quelques lits pour la plupart occupés, une table recouverte de plans et cartes diverses, et plusieurs hommes réfléchissant ou tournant en rond pour calmer l'inimaginable accumulation de stress qu'il subissaient. Une jeune femme en armure grise vêtue sous celle-ci d'une tunique brune, se présenta à un homme scrutant la ville sans même se préoccuper d'elle. Elle le salua de la façon coutumière, jetant en arrière ses longs cheveux rouges coiffés d'une longue queue de cheval arrivant presque à ses pieds, dont la couleur s'accordait avec ses yeux émeraudes.

« Commandant Niwa ! Rubī au rapport ! » se présenta la jeune militaire au nom symbolisant parfaitement la couleur de sa chevelure.
Le commandant à morphologie de crocodile, se tenant les mains dans le dos, restait concentré sur la ville, ne relevant pas la jeune femme.

« Le ciel tonne. Sur ma planète, c'était synonyme de mauvais présage. » dit-il sans chercher à répondre.

« Commandant ! » reprit-elle après un instant d'absence, dépitée d'avoir été ainsi ignorée. « Nous venons de terminer l'inspection des équipements de communication ! Les hommes de la division technique n'ont rien à signaler, notre matériel semble en parfait état de marche selon eux ! »

« Rubī ? Je vois... » commença enfin le commandant reptilien, qui réalisait finalement la présence de sa seconde. « Mes craintes étaient donc fondées. Il s'agit d'une interférence extérieure. Mais les habitants de cette planète ne possèdent aucun moyen de brouiller notre fréquence. Alors qui, et pourquoi ? »

« Nous enquêtons à ce sujet mon commandant ! » poursuivit la soldate qui profitait de ce moment de lucidité dont faisait preuve Niwa. « Nous avons également repéré un vaisseau allié s'approcher par le nord, au point de coordonnée ESS-100 ! »

« Je crois...qu'il va bientôt pleuvoir... » déclara le commandant, qui, une fois encore, semblait totalement ignorer la présence de Rubī, dont l'expression traduisait bien la frustration d'avoir un supérieur si distrait.
Néanmoins, il n'avait pas fait erreur. Rapidement, une pluie épaisse s'écoula depuis les sombres cumulus recouvrant la voûte céleste, et recouvrit ce monde en proie à la guerre.

Loin d'ici, dans une petite grotte, une faible lueur éclairait légèrement l'extérieur. À l'intérieur, Zōra observait l'horizon à travers les gouttes d'eau tout en triturant les boutons de la radio qu'il tentait vainement de faire fonctionner, attendant le retour de Dodoria qui s'était absenté depuis déjà un moment. Tout juste quelques mètres plus loin, Ranfu était assis avec Danmarine qui semblait endormi.
Le jeune Brench-seijin se retourna afin de demander au lieutenant des nouvelles de l'état du blessé.

« Il commence déjà à aller mieux, il sera sûrement rétabli demain dans la journée » répondit Ranfu à Zōra qui, surpris de sa réponse, lui demanda comment il était possible qu'il se rétablisse si vite d'une telle blessure.

« Danmarine sama est un Actinidia-seijin. Les individus de cette espèce ont une capacité de régénération inhabituelle qui provient de micro-organismes se développant dans leur sang. Ils ont la faculté de reproduire les tissus organiques rompus, et donc de guérir toutes les blessures non mortelles. »

Engagé dans ce récit, Ranfu continua son histoire. Il en arriva donc à raconter comment Freeza entendit parler des capacités de ce peuple. Comment, intéressé par celles-ci, il décida de se rendre sur cette planète. Comment il entama l'invasion, et captura la plupart des Actinidia-seijin afin de procéder à des expérimentations sur eux dans le but de reproduire synthétiquement le micro-organisme et en faire le liquide de soin aujourd'hui bien connu dans l'armée. Il enchaîna ensuite sur la manière dont, de peur que d'autres puissent exploiter les particularités de ce peuple, Freeza fit exterminer presque tous les congénères de Danmarine, réduisant leur population d'environ quatre milliards à une dizaine d'individus qui furent épargnés pour leur talent au combat. À ce jour, selon Ranfu, avec Danmarine et son frère, il ne restait plus que quatre membres de cette espèce.
Sous le choc, Zōra ne trouvait pas les mots.

« Malgré ces épreuves, Danmarine sama reste un homme fort, un homme d'honneur. C'est pour cela qu'il mérite tout mon respect, et que je suis prêt à lui donner ma vie. »

Voyant le regard grave de Ranfu, et son poing se serrer de lui même, Zōra réalisa qu'une grande émotion l'envahissait. Le lien qui l'unissait à Danmarine allait au delà d'une relation entre un Général et son lieutenant. Ils étaient presque comme des frères, et ça le jeune homme l'avait compris. Mais ailleurs, le moment ne se prêtait pas à ce genre de débordements émotionnels.

Sur le champ de bataille, le calme régnait, exception faite de l'incessante mélodie jouée par les gouttes de pluies. Face à ce silence, le commandant Niwa se surprenait à se relaxer enfin. Pourtant, cette détente fut de courte durée. Soudain, une explosion retentit au niveau des premières barricades de défense du campement. Le souffle de la déflagration projeta plusieurs hommes dont le hurlement alerta le commandant qui ouvrit aussitôt ses yeux pourtant fermés depuis à peine quelques secondes. Il cria alors à pleins poumons de sonner l'alerte et de se préparer au combat. Malgré sa réaction immédiate, il lui semblait difficile d'empêcher l'ennemi de les submerger.
C'est alors que, sortis de la fumée causée par l'explosion, des dizaines de cavaliers chevauchant d'étranges chevaux noirs squelettiques à la queue enflammée chargèrent les hommes de Niwa en poussant un cri de guerre déterminé, leurs épées et leurs arcs en main.
La contre-attaque s'organisa vite. Partant à pied, en volant, ou en chevauchant des sortes de motos volantes rouges et blanches, les forces de Freeza se heurtèrent à celles de la planète Pomélo. Les tirs des canons à flux des soldats étaient contrés par les flèches d'énergie des cavaliers, tandis que les guerriers armés d'épées passaient ensuite pour trancher leurs ennemis, soit pour porter un coup mortel, soit pour détruire leurs armes d'un coup de lame.

« Armez le canon ! Nous devons les repousser pendant le rechargement ! Vous, partez à l'assaut ! Ne perdez pas de temps, allez chercher les blessés ! ». Le commandant était dépassé par la situation, mais dirigeait ses hommes de son mieux pour faire face à cette attaque surprise. « Pourquoi maintenant ? » s'interrogea-t-il, ne trouvant aucune logique à cette attaque si soudaine. Pourtant, l'explication arrivait droit devant sur son cheval. Un jeune homme aux longs cheveux blonds et lui aussi à la peau bleue, vêtu d'une armure en or fine, une petite couronne sur le crâne. Il bondit de son cheval, armé lui aussi d'une épée, et atterrit après quelques acrobaties futiles, avant de trancher plusieurs de ses ennemis à toute vitesse. Il se déplaçait de droite à gauche en un éclair, et projetait ses adversaires d'un coup de pied lorsqu'il ne les coupait pas en deux d'un revers de lame bien placé.
Voyant la force de cet ennemi, une vingtaine de soldats de Freeza se jeta sur lui d'un seul coup. Pourtant, le jeune chevalier afficha un grand sourire. Son armure brilla tout à coup, puis il écarta les bras soudainement, déclenchant une puissante onde de choc qui balaya tous le monde autour de lui.
L'élégant épéiste jeta ses cheveux en arrière, et regarda en direction du canon, là ou il savait présent le commandant Niwa responsable du siège de sa ville, un large sourire brillant à pleine dents sur le visage.

« Hé ! Vous vous êtes attaqué au mauvais bougre mes loulous ! Face au grand, au sublime, à l'inégalable, à l’indomptable, à l'irrésistible prince...Mélo sama ! » déclara le jeune homme visiblement fier de sa personne, en exécutant diverses poses burlesques.

Pendant ce temps, loin de se douter du chaos régnant sur le champ de bataille, Ranfu s'était paisiblement endormi à côté de son Général, un filet de bave coulant le long de sa joue. C'est alors que le jeune Zōra entra dans la grotte en hurlant, appelant à la mort le lieutenant, qui sortit de son sommeil d'un bond.

« Qu-qu-qu-qu'est-ce qu'il se passe ?! » demanda confus le lieutenant dont le filet de salive pendait toujours.

« Ranfu san, c'est terrible ! J'ai cherché partout aux alentours de la grotte, mais rien n'y fait ! » commença Zōra, totalement affolé. « Dodoria san a complètement disparu ! »

« Que dis tu ?! » hurla Ranfu, choqué et inquiet de la nouvelle. « Cet abruti continue de nous attirer des ennuis ! »
Les problèmes continuaient de s'accumuler tandis que le Général n'était toujours pas rétabli.

Loin d'ici, dans un imposant palais luxueux décoré de colonnes aux toits arrondies, à l'intérieur de sa plus grande salle, toute en longueur avec des murs luisants et brillants, au sol couvert d'un long tapis rouge conduisant jusqu'à un trône doré et orné de pierres précieuses, un jeune homme siégeait face à ses sujets. Le pied droit posé sur sa cuisse gauche, accoudé sur le rebord de son siège, le poing serré pour soutenir sa tête, le noble avait l'air confiant malgré la situation de guerre. La foudre qui tombait à l'extérieur projetait sa lumière par le grand vitrail derrière le trône, et le son du tonnerre résonnait dans la pièce.
Un homme entra d'un pas ferme et décidé par la grande double porte, traversant les colonnades décoratives de la salle du trône, tandis qu'un oiseau aux couleurs de l'arc-en-ciel le dépassa par les airs et vint se poser sur l'épaule du noble, agitant ses plumes humides. Lorsqu'il arriva à hauteur du trône, il posa un genoux à terre en signe de respect, et s'adressa à celui qui semblait être son souverain.

« Mes respects mon prince. Nous venons de recevoir un message du capitaine Gurē. Le vaisseau que nous attendions selon nos renseignements est bien arrivé au lieu convenu, et a été intercepté. D'après son rapport, il ne resterait que quatre survivants, dont un mortellement blessé. Pour plus de sûreté, il demande à recevoir des renforts dès que possible avant de poursuivre les recherches. »

« Que l'on récompense cette brave bête pour le courage dont-elle a fait preuve en bravant la tempête. » ordonna d'une voix raffinée le prince qui caressait du doigt le cou de l'animal à plumes. « Ah, et envoyez ses renforts au capitaine Gurē bien sur. » reprit-il, presque comme si cela était secondaire.
Le messager acquiesça en se redressant, et reprit la parole.

« Nous avons également reçu des nouvelles de votre frère. Sa majesté Mélo* parvient toujours à repousser les forces ennemis dont le nombre diminue chaque jours. D'après lui ce n'est plus qu'une question de temps. » annonça le messager, qui hésita étrangement à poursuivre.
« Il...sa majesté Mélo souhaite également...que je livre un message de sa part. »

Le jeune prince, dont il ne voyait de là ou il était que la partie basse de son visage, esquissa un sourire en entendant cela, et exigea donc d'entendre le message de son frère. Précédant ses mots d'un raclement de gorge, l'homme se décida à parler.

« Ra...ramène tes fesses sur le champ de bataille pour t'amuser avec ton grand frère adoré. Ce sont les mots exactes qu'il m'a demandé de vous délivrer. »

Le prince se leva soudainement, si bien que le messager tomba à la renverse de peur de ses représailles. Néanmoins, seul le sourire du prince semblait avoir grandit en entendant cela.

« Mélo...quel con ! » ria-t-il en jetant par dessus son épaule la tresse qu'il s'était fait coiffer. Les cheveux verts du prince brillaient autant que son sourire, sa peau bleue était totalement exempt de défauts, ses yeux dorés envoûtant, et la perle qu'il portait sur le front ne servait qu'à appuyer la noblesse de son apparence. Sa réputation de plus bel homme du royaume n'était pas usurpée.
Descendant les escaliers dans ses chaussures à talons avec grâce, projetant son manteau marron en arrière, dont la couleur foncée contrastait avec le blanc immaculé de sa tunique, il s'adressa au messager inutilement apeuré.

« Part immédiatement et dit ceci à mon idiot de frère : Tâche de ne pas tuer tous les ennemis avant mon arrivée. Je tient personnellement à leur faire savoir ce qu'il en coûte de s'en prendre au prince de Pomélo, Yūdaina Zarbon sama ! »

À suivre !

Notes : -Gurē vient du mot «Gurēpufurūtsu» qui signifie « Pamplemousse » en japonais (venant du mot anglais «grapefruit»), fruit souvent confondu avec le Pomélo.
-Mélo est bien sur la seconde particule du mot « Pomélo ».
-Yūdaina, le nom de famille des deux princes, signifie « Majestueux » en japonais.


Dernière édition par Imate le Sam Nov 28, 2015 2:55, édité 1 fois.
« Un Général...ne doit jamais faillir à son devoir »

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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar omurah le Lun Nov 16, 2015 16:57

Il était pas mal le début de guerre empire vs Pomélo. Les chevaux en feu, les motos volantes, les flêches, le prince paré d'or tout ça... visuellement c'est original et ça claque.
Sinon, je me demandais, Dodoria en barbare et Zabon en prince... c'est une invention ou c'est les infos officielles genre ajouts post-manga ou quelque chose du genre ? Parce que j'ai la furieuse impression d'avoir déjà pensé à ça... et ça m'étonnait qu'on ait eu la même idée (jusqu'à l'épée de Dodoria :lol: ). Donc je me suis dis soit j'ai déjà vu ça chez un autre auteur de fic du coin sans m'en souvenir (ça m'arrive souvent)... soit c'est des ajouts au manga que j'ai vus sans m'en souvenir là encore haha.
Sinon tu gères plutôt bien tes différents OC, tu tisses la toile d'un univers que tu t'appropries au fil des chapitres, les subplots ne sont pas trop nombreux et permettent de donner de l'épaisseur au fil conducteur. Bonne chance pour la suite du coup :)
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar Imate le Sam Nov 28, 2015 2:47

Post du Lun 16/11 :

Spoiler
Merci beaucoup de ce commentaire et ces encouragements tout d'abord !

J'avais hésité à intégrer cette première scène disons "introductive" de la bataille dès ce chapitre, mais je suis content que ça t'ait plu malgré le fait que ce soit court.

Concernant les passés de Dodoria et Zarbon respectivement en chef barbare à épée et en prince, ce sont des inventions de ma part. Aucune information officielle n'a jamais été donnée concernant le background de ces personnages, et j'ai fait quelques recherches sur le sujet avant d'écrire justement. Et c'est en partit ce qui m'a donné envie de parler d'eux dans cette histoire. Il faut dire que l'aspect bourru et peu futé de Dodoria lui donne le parfait rôle de barbare, et l'élégance naturelle de Zarbon fait aisément penser à un noble (d'autant plus que j'apprécie beaucoup Zarbon, donc lui donner cet aspect noble et charismatique dès sa première apparition était important pour moi, j'espère avoir réussi de ce côté là). Ces idées me sont donc venues naturellement, puis j'ai étoffé un peu le tout.
Après j'ignore si d'autres ont déjà écrit à ce sujet, pour être franc je n'ai pas vraiment le temps de lire de fics. Certaines me tentent ici, mais elles sont déjà très longues, et commencer avec un retard énorme je n'aime pas trop^^

Encore merci pour les personnages originaux de l'histoire. Au départ j'ai eu peur que trop d'OC puissent gêner, mais je me suis dit qu'il serait peu crédible de faire toute une histoire ou les seules personnes importantes de l'armée seraient les quelques personnages que l'on voit dans la saga Namek, d'autant plus que ce ne serait pas forcément très intéressant ni très original. Et pour construire une histoire originale avec un scénario qui puisse surprendre, je ne pouvais pas me reposer uniquement sur des personnages connus.

EDIT : J'ai bricolé une petite chronologie de la fic pour bien la situer dans le temps et déterminer les âges de certains personnages. J'espère que la configuration originale de celle-ci vous plaira ! Pour la voir, ça se passe sur le premier post :wink:


Edit Sam 28/11 :

Ossu ! Tout d'abord, je m'excuse pour le retard, j'ai malheureusement été quelque peu surchargé de travail. D'un côté je n'ai jamais déterminé de rythme de parution précis, mais jusqu'ici je postait au moins un chapitre par semaine, celui-ci arrive donc une semaine plus tard qu'à l'habitude. Donc malgré tout, je tiens à m'en excuser^^
Ensuite, considérant le nombre d'OC et les backgrounds inédits de certains personnages, ainsi que les nombreux nouveaux termes concernant les planètes et les races, j'ai pensé à éventuellement faire une "fiche personnages" lorsque j'en aurai le temps, si cela peut aider à la compréhension. Je m'occuperai donc de cela plus tard.

Et donc sans plus tarder (ce que j'ai suffisamment fait), voici le chapitre 7. Je vous laisse donc sur ceci, et bonne lecture à vous !

Chapitre 7 : Réveil en pleine prise d'otage.


Il faisait sombre, l'humidité ambiante était aussi difficile à endurer pour l'odorat que le toucher. Dans un sous-sol lugubre parsemé d'énormes tuyaux desquels tombaient incessamment de lourdes gouttes d'eau, tandis que d'étranges rats verts sans poils les parcouraient, des bruits sourds retentissaient de manière cyclique, faisant chaque fois fuir les drôles de formes de vie s'étant installées ici, et masquant le cliquetis des gouttes sur le sol. Plus loin dans ce sinistre sous-terrain, une faible lumière de torche éclairait le lieu d’où provenait le bruit. Ce son, il n'y avait aucun doute à ce sujet, provenait bien de coups frappant un corps.
En effet, un individu à la carrure plutôt imposante s'était vu lier les poignets par une chaîne, suspendu au plafond. Son geôlier, lui aussi plutôt musclé, à la peau bleue et aux courts cheveux verts, un bandeau lui couvrant un œil, lui boxait l'estomac, faisant se balancer le prisonnier pendu à chaque coups, tandis qu'un second plutôt grand aux cheveux verts ondulés dont une longue mèche tombait sur son visage, restait les bras croisés en observant. L'homme était plutôt élégant, portant un costume en tissu blanc au grand col en V ouvert sur son torse lisse et dont les poignets étaient dotés de sublimes dentelles. Mais le signe le plus distinctif chez lui était sans doute la rapière argentée au pommeau arrondie qu'il portait à la ceinture. Celui-ci prit alors la parole.

« Il suffit ! Voyons ce que le prisonnier a à nous dire. » ordonna l'homme qui décroisa les bras pour approcher le prisonnier à la silhouette familière. Il éclaira alors son visage afin de mieux observer sa prise, révélant ainsi l'éclat de la peau rose garnie de cornes de l'imposant Dodoria. Il était dans un sale état. Dépossédé de son armure, et alors tout juste vêtu du pantalon de sa tunique, le barbare était couvert de sang, coupures, hématomes, traces de brûlures, et autres marques de torture.
« Dis moi où sont tes camarades, et peut-être pourrais-je abréger tes souffrances si tes aveux me conviennent. » déclara-t-il en saisissant le visage du Durian-seijin d'une main.
Celui-ci releva alors la tête, fixant son kidnappeur. Contre toutes attentes, Dodoria, le visage enflé par les coups et l’œil fermé par une paupière gonflée et endolorie, et malgré l'insupportable douleur qu'il endurait et aurait déjà tué beaucoup d'autres que lui, afficha un large sourire qui déstabilisa alors le Pomélo-seijin lui faisant face, avant de lui cracher du sang au visage.

« Hé ! Tes aveux, tu peux te les carrer au fond de ton cul ! » cria le Durian-seijin en riant.

« Quelle vulgarité... » lui répondit son tortionnaire qui venait de sortir un mouchoir en tissu qu'il utilisa afin de s'essuyer le visage.

« Dois-je poursuivre, Jatoron* sama ? » demanda son subordonné trapu.

« Non...ce ne sera pas nécessaire. » commença l'homme aux allures latines qui visiblement n'était pas à l'aise en ce lieu si répugnant. Avant de poursuivre, il s'approcha du prisonnier, et écarta d'une main la mèche de son visage, tout en posant la seconde sur le manche de la lame reposant jusqu'alors dans son fourreau. « Nous n'en tirerons rien ! » déclara-t-il tout en sortant son épée pour la planter dans le cœur du Durian-seijin. Une expression vide remplaça la conviction qui jusqu'ici marquait son visage, tandis qu'un filet de sang teignit de rouge la fine lame de la rapière.

Deux couchers de soleil plus tôt...

Dans le luxueux palais princier, le messager venu livrer au prince les mots de son frère, courait dans un long couloir, de la sueur coulant de son front. Celle-ci n'était pas dû à sa course, mais bien au stress que lui faisait subir la tâche que venait de lui confier son souverain : Aller prévenir l'homme qui devrait conduire les renforts envoyés au capitaine Gurē. Il entra de manière soudaine par une sublime porte blanche à motifs floraux. À l'intérieur, le calme régnait. Un homme portant un bandeau sur l’œil, un T-shirt vert forêt et un simple pantalon marron, lançait des couteaux sur une cible, tandis qu'un autre, au crâne chauve couvert de cicatrices, un bandage couvrant ses deux yeux et une combinaison mauve à fermeture éclaire, parsemée d'étranges ronds métalliques, était étrangement en pleine lecture d'un manuscrit.
Mais c'est au fond de la pièce que, sous le regard peu commode du lanceur de couteaux, se dirigea le messager, qui d'une voix tremblotante, s'adressa à celui qu'il appela : « Jatoron sama ».

L'homme en costume blanc dégustait une pièce de viande cuite à point, accompagnée d'un verre de vin.

« Que me veux tu, déchet ? » demanda-t-il calmement mais non sans mépris avant de porter à sa bouche un morceau de viande planté sur sa fourchette d'argent.

« Sa majesté, le prince Zarbon, requiert votre aide. Il s'agit d'une demande de soutient de la part du capitaine Gurē pour une opération de recherche. »

« Zarbon sama ? » répéta surpris l'épéiste avant de prendre une gorgée de vin. « Il est rare que sa majesté me confie ce genre de tâche subalternes. Es-tu certain d'être au bon endroit, déchet ? »

« O...oui ! C'est une mission de la plus haute importance ! L'un des généraux de Freeza se trouverait quelque part dans le secteur G6-92, grièvement blessé. Il pourrait être en possession d'informations capitales. C'est pourquoi... »

« Je dois aller le chercher moi même...n'est-ce pas ? » termina l'homme qui essuya ses lèvres d'une manière chic avec la serviette en coton blanc qui était jusqu'ici nouée autour de son cou. « Parfait, je me mets en route sur le champ. »

Jatoron se leva finalement de son fauteuil rouge, posant sa serviette dans son assiette à demi mangée, et se dirigea vers la sortie, suivit par les deux autres hommes sans même qu'il n'ait eu à demander quoi que ce soit.

« Dois-je faire appeler une unité de combat pour vous accompagner ? » demanda timidement le messager, surpris que la demande n'ait pas été formulée plus tôt.

« Inutile. Ces deux hommes feront l'affaire. »

* * *

« Ranfu san, c'est terrible ! J'ai cherché partout aux alentours de la grotte, mais rien n'y fait ! » commença Zōra, totalement affolé. « Dodoria san a complètement disparu ! »

« Que dis tu ?! » hurla Ranfu, choqué et inquiet de la nouvelle. « Cet abruti continue de nous attirer des ennuis ! »

En effet, deux jours auparavant, Dodoria avait soudainement disparu durant la tempête qui s'abattit sur Pomélo. Le général Danmarine était toujours blessé, les renforts étaient immobilisés dans le vaisseau de Kota, et la bataille faisait rage sur le front, réduisant petit à petit les forces du commandant Niwa.
À quelques kilomètres de la grotte, près du cadavre abîmé de ce qui ressemblait à un cerf, les corps de plusieurs Pomélo-seijin gisaient sur le sol. Sous cette pluie dense et incessante, formant de vastes flaques d'eau boueuse colorées par le sang des morts, un individu serrait de toutes ses forces la gorge d'un Pomélo-seijin dont l'absence de lutte indiquait la mort.
Devant ce spectacle macabre, trois congénères de la victime tremblaient de peur, quand l'un d'eux prit la parole.

« Capitaine Gurē ! Que faisons nous ? Cet homme va nous massacrer un à un ! »

Un éclair frappa. La lumière bleutée de la foudre éclaira le tueur : Un Durian-seijin couvert de sang, à la fois le sien et celui de ses victimes, blessé et à l'armure en piteuse état. Pourtant, il affichait un large sourire à glacer le sang.

« Hé ! Partir à la chasse, et tomber sur de telles proies de choix ! Le Dieu de la chasse semble m'avoir accompagné jusqu'ici ! »

Le briseur de crânes, satisfait de son œuvre, jeta sa victime dans l'eau croupie qui les entourait, puis tapota son crâne épineux de sa main ensanglantée, jetant à ses futurs adversaires un « À qui le tour ? » terrifiant.
C'est avec ferveur et fierté que le leader à la chevelure noire conseilla au barbare de ne pas sous-estimer la force des Pomélo-seijin, avant de reculer d'un bond et de tirer l'une de ses flèches d'énergie, que le Durian-seijin dévia aisément, au grand damne du tireur qui n'en revenait pas. Face aux supplications de ses hommes qui tentaient de le persuader de fuir, le capitaine commençait à douter de lui.
Voyant qu'il n'obtiendrait sûrement rien de plus de leur part, Dodoria s'approcha lentement de ses ennemis, décidé à les éliminer pour de bon. Dans un élan de courage, Gurē se jeta une fois encore dans la bataille, tirant plusieurs flèches tout en fonçant à corps perdu sur Dodoria, qui dévia également celles-ci sans problèmes, puis stoppa d'un coup sec son assaillant d'un violent choc frontal. Gurē désormais à terre, le front ouvert d'une plaie béante, hurlait à la mort tant la douleur qu'il subissait était insupportable. Le Durian-seijin fit un pas en avant, et regarda sa victime avec sadisme, tout en sortant son épée de l'énorme fourreau reposant dans son dos.

« Prêt à perdre tes membres ? » demanda-t-il à l'homme immobile à ses pieds sous le regard de ses soldats impuissants. Soudain, les yeux de Gurē s'écarquillèrent. Mais sa surprise ne semblait pas venir de son bourreau, mais de l'imposante ombre que projetait l'énorme volatile flottant au dessus d'eux.
Dodoria leva les yeux pour observer l'oiseau au plumage azure et au bec rougeoyant, moins intrigué par son aspect inhabituel que par l'homme qui le chevauchait avec élégance, se tenant droit sur la tête de celui-ci, une main sur l'épée attachée à son ceinturon. Deux autres hommes l’entouraient là haut. Ces derniers sautèrent de la créature volante pour atterrir face à Dodoria, tandis que l'épéiste éleva ses pieds, et se posa lentement.

« Que signifie donc ce carnage, Gurē ? »

« Ja...Jatoron sama ! » cria soudain le blessé, surpris de l'arrivée de celui qu'il venait de nommer. Sa surprise était légitime. En effet, Jatoron, en plus d'être l'un des hommes les plus puissants du royaume de Pomélo, était aussi connu pour être l'exécuteur personnel du prince Zarbon.
Mais loin de s'en douter, Dodoria s'adressa à lui de manière vulgaire, chose qu'il aurait sans doute faite quoi qu'il arrive.
« Hey ! Qu'est-ce que tu viens foutre ici ? Tu nous gênes, dégage ! » hurla le Durian-seijin, laissant penser aux deux hommes dépités juste derrière que le « nous » n'était pas vraiment approprié. De son côté, Jatoron s'approcha simplement de Gurē et Dodoria, à côté de qui il se plaça.

« Qui es-tu donc pour oser me parler ainsi, déchet ? » répliqua-t-il au barbare qu'il projeta à terre quelques mètres plus loin d'un simple revers du poing, sans même daigner le regarder, avant de s'adresser au capitaine. « Gurē, toi et tes hommes allez immédiatement remonter la piste laissée par cet homme et retrouver la cible. Exécution ! »

« Mais... » commença l'homme blessé, « Avec la pluie, les traces qu'il a laissé doivent être presque... »

Gurē ne termina pas sa phrase, voyant le regard meurtrier et pourtant si serein de Jatoron, et se leva en acquiesçant les ordres reçus, avant de partir avec ses hommes. Dodoria quant à lui se releva enfin, heurté aussi bien physiquement que dans sa fierté par le précédent coup.
« Raclure ! Je vais te faire la peau à toi aussi, comme à tes petits copains ! »

Jatoron observa les cadavres l'entourant, masquant son nez à l'aide d'un mouchoir en soie. Mais ce ne fut pas de la peine qu'il ressentit pour ses camarades tombés au combat, mais simplement du dégoût, au moment ou il ordonna à ses deux hommes de « faire le ménage ». Aussitôt eut-il claqué des doigts, ils foncèrent sur le Durian-seijin, qui les accueillis d'un vulgaire « Ramenez vous ! »

Dodoria courba ses bras de chaque côtés, et bloqua ses deux assaillants dans leur course vers lui, comme si leur vitesse n'était rien. Il projeta celui en tunique mauve en rabattant son bras, le faisant passer violemment à côté de Jatoron, dont les cheveux volèrent suite au courant d'air provoqué par le passage du subordonné. Néanmoins, il ne bougea pas d'un millimètre.
Alors que Dodoria tenta de faire de même avec le second, ce dernier se laissa glisser sur son bras, puis tournoya derrière Dodoria afin de tenter de lui asséner un coup de tibia, facilement bloqué avant que ne vienne l'énorme poing rose en guise de réponse, qui projeta l'adversaire, malgré tout resté debout. À l'arrière, un geyser de boue et de terre explosa, avec en son sommet une lumière violette dont les rayon traversèrent la matière, lorsque six kikoha sphériques de la même couleur en jaillirent vers le barbare. Ce dernier dégagea trois kikoha avec chaque bras, envoyant la dernière série vers son autre adversaire qui se protégea en les voyant arriver sur lui.

« Sale monstre ! » cria le lanceur de kikoha qui venait de sortir de l'explosion. Celui-ci vola à toute vitesse vers son ennemi qui fit de même, et le percuta de plein fouet avec le dessus de son crâne, en plein visage. Sonné par ce coup, le Pomélo-seijin chauve ne put se défendre lorsque Dodoria saisit son crâne des deux mains, et commença à exercer une pression terrible, rappelant à sa victime à quel point son surnom de « briseur de crânes » était bien choisi.
Au sol, observant la scène de loin tout en se remettant de la précédente attaque qu'il avait subit, l'homme au cache œil vit vaguement, étant donné la distance, le crâne de son compagnon éclater, et son sang projeté tout autour en plus de morceaux de cervelle, avant que le corps ne tombe inexorablement. C'est en l'insultant d'enfoiré que le dernier homme de Jatoron fonça sur le barbare et enchaîna les attaques au poing, toutes esquivées par un Dodoria souriant et ravis de sa supériorité évidente.

En bas, Jatoron semblait moins heureux, exaspéré de constater l'impuissance de ses hommes, et pensant : « Je vais être forcé de prendre part à ce combat ridicule. »

Non loin, un soldat à la chevelure rouge volait dans la tempête. Il s'arrêta, les cheveux humides au vent, et scruta les environs. Il s'agissait du lieutenant Ranfu, visiblement partit à la recherche de Dodoria.

« Maudit Durian-seijin ! Mais ou est-il donc ?! »

Dans la grotte, alors que Danmarine avait perdu conscience depuis maintenant un moment, Zōra tournait au hasard les boutons de la radio dans la panique, espérant trouver enfin la fréquence qui lui permettrait de contacter les secours. C'est alors que contre toutes attentes, une voix se fit entendre parmi les grésillements habituels de l'appareil. Un homme semblait demander lui aussi des renforts, se disant débordé par un ennemi. Mais alors que le jeune Brench-seijin criait dans le microphone afin de se faire entendre, sans résultats, il entendit du bruit et des voix venant de l'extérieur. Prit de peur, Zōra laissa tomber la radio qui se dérégla dans le choc, laissant revenir les interférences. C'est alors qu'ils entrèrent dans la grotte. Trois Pomélo-seijin, dont le capitaine Gurē.

« Les cris venaient de cet endroit mon capitaine ! C'est bien ici que le sang du cerf et les traces de pas nous conduisaient ! » confirma l'un des archers, avant que son capitaine n'avance dans la grotte à la recherche de la source des voix.

Caché derrière un rocher avec Danmarine qui restait inconscient, Zōra priait pour ne pas avoir été repéré. Mais Gurē, qui restait silencieux pour n'alerter personne, venait de marcher sur une goutte de sang laissée par le général lorsqu'il fut déplacé par Zōra. Le capitaine esquissa un sourire mauvais, et avança lentement vers le rocher ou leurs deux cibles se cachaient. Il avait déjà repéré la respiration de Zōra qui se faisait de plus en plus bruyante à mesure que le stress montait.
Le jeune homme réalisa qu'il n'aurait pas le choix, il allait devoir se battre. Zōra avait peur ; plus encore, il était terrifié. La sueur coulait à grosses gouttes sur sa tempe, sa respiration s’accélérait. Bien que conscient qu'il devait sortir et attaquer l'ennemi, il ne parvenait pas à trouver le courage nécessaire. Gurē quant à lui continuait d'avancer, quand finalement, arrivé juste derrière la cachette du soldat apeuré, alors qu'il leva la main, prêt à l'abattre sur sa proie, il entendit un bruit strident sortir de la radio, captant ainsi l'attention des trois Pomélo-seijin qui se tournèrent vers l'appareil resté au sol. C'est alors que Zōra saisit sa chance : « Maintenant ! »

Le Brench-seijin sortit d'un bond de côté de sa cachette, le regard déterminé, et la mâchoire serrée, concentrant au creux de sa main un kikoha jaune. Les trois traqueurs se retournèrent, mais trop tard, il reçurent l'attaque de Zōra de plein fouet, qu'il tira juste après s'être fixé face à eux. Dehors, on pouvait voir l'intense lumière dorée dégagée par le rayon du Brench-seijin, ainsi que le bruit provoqué par son passage, qui s'était déployé jusqu'en dehors de la grotte.
Au loin, à travers le vent, les orages, et la pluie, Ranfu aperçut vaguement la perturbation provenant de leur campement.

« Merde ! Le petit ! »

Zōra se tenait dans la position de tir, essoufflé par une telle attaque. Malheureusement, seul l'un d'entre eux avait été tué. Le second archer se releva après ce choc, tandis que le capitaine s'était simplement protégé d'un bras, toujours debout face à son attaquant.

« Bien essayé gamin, mais cette fois c'est terminé, vous ne pourrez plus fuir. Je vais terminer ce que j'ai commencé à votre arrivée sur cette planète. »

Gurē s'approcha de Zōra, qui ne pouvait strictement rien faire face à lui, handicapé par sa totale inexpérience au combat. Il déploya son arc de flux dans sa main droite, sur lequel il fit apparaître une flèche énergétique. Le garçon tremblait, désespéré de ne rien pouvoir faire. C'est alors qu'en hurlant « Zōra ! », Ranfu marqua son retour salvateur, et percuta le dernier soldat de Gurē d'un puissant coup de pied qui lui brisa la nuque et l'envoya au tapis. Face à la situation et à la surprise, Gurē était prit au piège.
Mais le capitaine n'était pas prêt à capituler. Il courut vers Zōra, qu'il saisit par derrière, l'étranglant d'un bras, tandis qu'il pointait sa flèche de l'autre, en direction de la tête du jeune homme.

« Un pas de plus, et je butte le gosse ! » menaça le Pomélo-seijin, bien décidé à repartir vivant. Ranfu s'arrêta, immobilisé par la prise d'otage soudaine. Impuissant, Zōra regardait son lieutenant qui, par sa faute, se retrouvait lui aussi incapable d'agir.
« Ra...Ranfu san ! »

De son côté, la situation de Dodoria n'était pas moins désespérée. Alors que l'homme qu'il affrontait tantôt s'était mis sur le côté, blessé et épuisé, Dodoria était à genoux face à l'exécuteur, Jatoron, qui dominait son adversaire sans la moindre difficulté. Il n'avait pas eut à dégainer son épée jusqu'à présent. C'est alors que Dodoria afficha un sourire en coin, se saisit de son énorme épée, et se releva pour tenter de trancher en deux son adversaire qui esquiva l'attaque en reculant d'un bond.

« Hahahaha ! Je vais te trancher en deux ! » rit le Durian-seijin devant l'imperturbable Jatoron, qui sortit lentement sa rapière de son fourreau à la surprise de son ennemi et de son soldat en retrait.

« Une lame immonde et difforme comme celle-ci...ne pourra rien face à mon obra-maestra*. » déclara l'exécuteur en pointant sa lame vers Dodoria.

Sans se démonter, et persuadé de la supériorité de son énorme épée face à la fine lame de son adversaire, le Durian-seijin se jeta sur Jatoron, et donna un coup vertical avec son arme, bien trop facilement bloqué par la rapière. La confiance sur le visage de Dodoria disparu pour laisser place à la colère. Dans un élan de rage, il attaqua avec hargne à plusieurs reprises, mais chaque attaque se voyait contrée par le style élégant de Jatoron, dont la finesse rappelait l'escrime.
Le plus impressionnant, si ce n'était le fait qu'il garde une main dans le dos tout en se battant, ou encore qu'il soit resté totalement immobile durant l'échange, fut l'instant ou il stoppa net l'attaque du barbare et le mit à genoux simplement en poussant avec son épée contre la sienne. Bien qu'il lui conseilla d'abandonner, Dodoria n'avait que faire des conseils de cet homme. Il profita de sa position pour saisir une poignée de poussière et la jeter en plein visage à son ennemi, riant et proclamant que dans un combat à mort, tout les coups sont permis. Gêné par l'attaque traître du Durian-seijin, Jatoron masquait son visage, si bien qu'il ne vit pas arriver le coup suivant. Du moins, c'est ce à quoi s'attendait Dodoria, bien surpris de voir le Pomélo-seijin rattraper son épée d'une seule main, celle qu'il dissimulait tantôt dans son dos.

« Avant toi, personne à part sa majesté Zarbon sama ne m'avait forcé à me servir de mon second bras en combat singulier. Je suis impressionné, déchet. »

Dodoria avait beau pousser de toutes ses forces, il lui était impossible de repousser son adversaire, ou même de se dégager. C'est alors que Jatoron souleva l'imposant barbare en tenant son épée, et le projeta au loin tout en gardant son épée avec lui, avant de simplement la jeter à terre.
À sa grande surprise, alors qu'il ne s'était pas encore complètement relevé, Dodoria vit l'épéiste apparaître instantanément devant lui, et le frapper du revers du poing sur le dessus du crâne, l'écrasant sur le sol, avant de poser son pied sur lui en signe d'irrespect. Jatoron pointa son épée vers Dodoria, prêt à profiter de sa position avantageuse, et lui demanda d'une manière sombre et calme, quelles étaient ses dernières volontés.
C'est alors que le Durian-seijin commença à relever la tête malgré l'appui du pied de Jatoron sur celle-ci. Il forçat autant qu'il le pouvait, jusqu'à ce que finalement, il parvienne à dégager l'exécuteur, profitant de l'occasion pour bondir en arrière afin de s'éloigner de lui. Essoufflé, Dodoria réfléchissait à un moyen de reprendre le dessus, sans résultat. Si ni la force brute ni la ruse ne suffisaient, que lui restait-il ? Sa force diminuait à vu d’œil, son épée était derrière Jatoron, bien trop loin pour l'atteindre. Il réalisait la complexité de la situation. Il comprenait qu'il ne trouverait probablement aucun moyen de s'en sortir, que sa fin était certainement proche. Pourtant, entre ses respirations insistantes, l'on pouvait voir le grand sourire qu'il affichait.

« Pourquoi souris-tu ? » demanda perplexe le Pomélo-seijin. La réponse de son interlocuteur n'allait pourtant pas l'éclairer.

« Un Durian-seijin est née pour mourir au combat. Nous naissons sur le champ de bataille, nous sommes élevés sur le champ de bataille, et nous tombons sur le champ de bataille. Crever comme ça, ça me dérange pas ! »

Couvert de poussière, de boue, et de sang, Dodoria parvenait toujours à sourire et à afficher une conviction sans faille dans son discours. Jatoron, lui, restait impassible.

« Dans ce cas...tu ne vois pas d'inconvénient à ce que je ne te tue sur le champ ? »

« Non... » commença à répondre Dodoria, surprenant déjà l'exécuteur qui haussa un sourcil. « J'ai dit que crever comme ça me dérangerait pas...mais ça veut pas dire que je vais crever aujourd'hui ! »

Sur ces mots, le Durian-seijin écarta ses mâchoires d'un seul coup, et tira un puissant rayon buccale, le nom de Enerugī-hō raisonnant tout autour tandis que l'intense éclat lumineux de l'attaque aveuglait l'homme de Jatoron qui hurlait le nom de son supérieur. L'attaque arrivait à toute vitesse sur l'épéiste, impossible de l'éviter. C'est alors que sur son visage illuminé par le canon d'énergie, l'on pouvait voir se dessiner un sourire machiavélique.
D'une seule main, Jatoron saisit le rayon, serrant ses doigts sur l'énergie elle même, comme s'il s'agissait d'un corps physique. Il écrasait l'énergie au creux de sa main, à la grande surprise de Dodoria qui n'en revenait pas. Soudain, d'un coup de rapière, il dévia l'attaque qui partit exploser au loin. La violence de la déflagration était impressionnante, provoquant des vibrations à la fois sur le sol et dans l'air, tandis qu'une énorme vague de poussière se déversait des suite du choc.

« Impossible ! » s'exclama le lanceur, qui venait d'utiliser une énorme quantité d'énergie inutilement. « Mon Enerugī-hō...d'un seul coup... »

Son gant de soie blanche avait brûlé, ainsi que la peau de la paume de sa main, mais il se tenait toujours droit, l'épée tendue vers la droite, et un regard meurtrier destiné au Durian-seijin.

Alors qu'une bataille à sens unique avait lieu là bas, loin d'ici, dans la grotte, Zōra était le prisonnier de Gurē, l'une de ses flèches pointée sur la tempe. Ranfu était hésitant, de la sueur perlant à grosses gouttes sur son front.

« Vous n'auriez jamais dû poser un pied sur cette planète ! Dès le début vous n'aviez aucune chance de rejoindre le canon, et maintenant vous allez mourir ici comme des chiens ! » lança le chasseur, dont la lucidité commençait à diminuer, probablement des suites des récents événements éprouvants, et des blessures qu'il avait subit. Mais ce qu'il venait de dire avait interpellé le lieutenant.

« J'aimerai savoir une chose. Comment se fait-il que vous ayez su à quel endroit nous allions arriver sur une planète aussi vaste, alors que nous pilotions un vaisseau de reconnaissance ? »

En entendant cela, l'anxiété du capitaine s'emballa. Il était évident que Ranfu avait mit le doigt sur quelque chose, même s'il ignorait encore de quoi il retournait exactement.

« Aussi, tu sembles bien au courant de notre objectif. Comment avez vous procédé, une écoute radio peut-être ? »

« Impossible ! » hurla le capitaine qui commençait à paniquer. « Votre radio est hors d'état, nous n'avons pas pu... »

« C'est ce que je pensais. » interrompit le lieutenant. « Vous étiez donc également au courant du dysfonctionnement de notre radio. Maintenant ce que j'aimerai savoir, c'est comment vous avez obtenu autant d'informations. »

« Ranfu san...est-ce vraiment le moment pour ça ? » demanda timidement le pauvre Zōra, toujours menacé.
Le lieutenant fixa le capitaine Gurē dans les yeux un long moment. Un lourd silence régnait dans cette grotte, mais l'ambiance pesante faisait presque oublier cette absence de bruits. Ranfu avança légèrement et discrètement le pied droit, prêt à bondir au moindre instant d'inattention. Mais le Pomélo-seijin n'était pas dupe. Voyant que la situation lui échappait complètement, il poussa le jeune Brench-seijin sur Ranfu qui l'attrapa et tomba avec lui. C'est alors qu'il tendit son arc vers les deux soldats alors étalés sur le sol, en position de faiblesse, et à la merci du chasseur clairement expérimenté et émérite.

« Tu es malin, lieutenant ! Mais malheureusement pour toi, tu emporteras tes doutes dans la tombe ! Crève ! »

Gurē tira sur la corde d'énergie de toutes ses forces. Zōra ferma les yeux pour ne pas voir la terrible flèche être décochée, tandis que Ranfu pointa sa main vers lui, prêt à répliquer, mais réalisant qu'il ne serait jamais assez rapide. Leur sort était scellé. Il tira.

Le coup le transperça. La poitrine trouée, et du sang dégoulinant de sa bouche, l'homme ne s'attendait pas à mourir si vite. Ranfu arborait une expression de choc alors qu'il était couvert de sang, pour la seconde fois depuis son arrivée sur cette planète. Il prononça alors d'une voix hésitante et tremblante, le nom de son général.
À côté, Zōra, les yeux vides, tourna lentement la tête sur le côté, voyant la flèche d'énergie de Gurē plantée juste là, dans le sol rocheux de la grotte.

« Enfoiré... » marmonna le capitaine archer, tandis que du sang dégoulinait abondement de sa bouche. Son arc disparu alors, et ses bras tombèrent, ballants, tandis que la main de Danmarine qui se trouvait juste derrière lui traversait la cage thoracique.

Le général enleva sa main d'un coup sec et franc, projetant le sang de sa victime sur les parois de la grotte. Sa plaie s'était entièrement refermée.

« Désolé, mais je ne laisserai personne s'en prendre à mes hommes impunément. »

C'est en cœur que Zōra et Ranfu appelèrent leur général, soudain libérés du choc et heureux de retrouver leur supérieur de nouveau en forme. Ils coururent vers lui. Le jeune Brench-seijin, tout sourire et les larmes coulant telles un flot d'eau ininterrompu, eut droit à une caresse sur le crâne de l'affectueux général, tandis que le lieutenant habituellement formel, ne put que difficilement s'empêcher de verser une larme, avant de tendre la main à son général qui lui rendit. Une simple poignée de main chaleureuse, et pleine de sens.

« Bienvenu parmi nous, mon général. » lui dit-il en serrant fortement sa main.

L' Actinidia-seijin écarta ensuite ses hommes pour avancer vers la sortie. Il saisit au passage sa cape reposant jusqu'alors sur un rocher, et l'enfila de nouveau. Sur le pas de la sortie, et fixant le sombre horizon orageux d'un air grave, la cape agitée par la tempête extérieure, le général était bel et bien enfin de retour.

« Danmarine sama...Dodoria est porté disparu depuis quelques heures, l'appareil de communication est toujours défaillant, et nous n'avons aucune nouvelle du QG ou des renforts. » débriefa le lieutenant.

« Je sais. Même évanouit, je ressentais tout ce qu'il se passait tout autour. » avoua le général, qui fixait sa main, comme intrigué. « C'est étrange...j'ai l'impression d'être plus puissant que jamais. »

Observé avec admiration par ses deux hommes, c'est avec détermination que Danmarine s'adressa à eux.

« Nous éclaircirons les récents événements plus tard. Mais tout d'abord, nous allons commencer par retrouver Dodoria. Cet idiot a au moins le mérite d'être solide. » annonça-t-il avec un trait d'humour.

« Allons-y ! »

À suivre !

Notes : -Jatoron provient du mot espagnol « Toronja », équivalent de « Pomélo ».

-obra-maestra est un « chef d’œuvre » en espagnol.


« Un Général...ne doit jamais faillir à son devoir »

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(Portrait de Danmarine par Kouki)
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar Imate le Lun Déc 21, 2015 23:26

Eeeeeeeet ça y est ! Je sors enfin le chapitre suivant, après quelques semaines d'absence^^ Je pensais aller plus loin dans ce chapitre, mais étant déjà d'une bonne longueur, je réserve la suite pour le prochain. En espérant pour ceux qui me liront que l'attente en a valu la peine. Sur ce, bonne lecture à vous !

Chapitre 8 : Tactique et rivalité


Le sol était un composite de terre et d'eau, offrant un tapis de boue aux pieds de Ranfu et Zōra qui observaient le général Danmarine inspecter les traces laissées par Dodoria, sur ce champ de bataille désert et envahi d'un lourd silence bien différent des hurlements et explosions qui l'animaient quelques heures plus tôt, alors qu'après une bataille acharnée, Dodoria était tombé au combat, à court d'énergie, avant d'être assommé par son adversaire qui l'avait alors emmené.
Des cratères, des tranchées dessinées par les coups de lames des épéistes, ainsi que le sang et les corps mutilés des victimes, formaient une tapisserie macabre presque insupportable pour l'innocent Brench-seijin qui n'avait pas l'habitude de ce genre de spectacles dérangeants.

« Je ne me sens pas à l'aise, Ranfu san... » avoua le jeune soldat d'un ton clairement perturbé.

« Comporte toi en homme, soldat ! » ordonna sèchement le lieutenant. « Si tu n'es pas capable de supporter les horreurs de la guerre, tu... »

Ranfu n'eut le temps de terminer sa phrase. Ou plutôt, il douta de l'utilité de la poursuivre en voyant Zōra vomir son déjeuner à ses pieds, incapable de supporter plus longtemps la vue du crâne explosé de la dernière victime du Durian-seijin. Tandis qu'il se faisait sermonner par un lieutenant très impliqué dans son éducation, Danmarine quant à lui ne s'occupait pas d'eux. Il était trop accaparé par l'observation des traces environnantes, et à tenter de relever des indices qui pourraient lui permettre de retrouver son protégé.

« La bataille s'est achevée il y a peu... » conclut Danmarine de ses recherches, tout en constatant l'empreinte de l'épée de Dodoria emmenée elle aussi par ses ravisseurs, « Il ne fait aucun doute que Dodoria a été enlevé. »

« Enlevé ? » répéta Ranfu inquiet. « Général, si il venait à révéler des informations à l'ennemi sous la torture alors... »

Mais le général reprit son lieutenant aussitôt. « J'ai confiance en lui pour ne pas céder face à l'ennemi. Cependant, aucune trace ne semble pouvoir nous conduire à lui. En l'absence de piste, nous ferions mieux de rejoindre la base du commandant Niwa. »

« Mais ! » interrompit Zōra, surpris de ce qu'il venait d'entendre. « Nous ne pouvons pas laisser Dodoria san entre leurs mains ! »

« Nous devons suivre l'ordre de mission, soldat ! » cria Ranfu, stoppant net l'élan de contestation du Brench-seijin. Il vint poser sa main sur l'épaule du jeune garçon en signe de compassion. « Nous le retrouverons en temps voulu, jusque là, focalise toi sur notre tâche, et écoute le général. »

Depuis leur arrivée sur le sol de Pomélo, la situation demeurait stagnante. Alors que le Général Danmarine et son unité venaient juste de se sortir d'une situation jusqu'alors désespérée, l'un d'entre eux venait d'être pris en otage, tandis que la bataille continuait de faire rage entre l'armée du prince Mélo et les hommes du commandant Niwa. Le général leva les yeux au ciel, fixant une chose qu'il ne pouvait apercevoir d'ici. Là ou se jouaient probablement le théâtre d'une conspiration le dépassant de loin, à bord du vaisseau de Kota.

Dans la cabine du général Rōku, une conversation aux allures mystérieuses avait lieu. Face à Rōku, Satsu écoutait attentivement son récit, tous deux assis l'un face à l'autre sur un lit.

« Quoi ?! » s'exclama l'homme bleu de peau.

« Tu ne comprends donc pas ? Nous savions que Kota avait besoin de notre appui afin de pouvoir nous accaparer les richesses de cette planète et les conserver pour nous à l'insu de Freeza sama. Mais je pense qu'il nous cache des choses. Cette fois, il ne s'agit pas d'un simple détournement de fonds, Satsu. Kota prévoit un sacré coup, j'en suis persuadé. »

« Je vois. Et tu penses qu'il aurait fait éliminer Danmarine pour éviter qu'il ne s'oppose à nous ? »

« C'est justement ce qui m'inquiète. Danmarine est plus ou moins au courant de nos affaires. S'il avait voulu nous dénoncer, il l'aurait déjà fait depuis longtemps, et ça Kota le sait. Seulement, pour quelle autre raison pourrait-il vouloir se débarrasser de lui en sachant pertinemment qu'il risquerait de se mettre en danger, uniquement pour de l'argent. Tout cela n'a aucun sens. »

« Mais... » commença-t-il à répondre tout en ouvrant une bouteille afin d'en servir deux verres. « Tu as une idée de ce que Kota pourrait manigancer ? Je veux dire, depuis le début... » poursuivit-il tout en buvant une gorgée. « Nos affaires comme tu dis, se limitent à amasser des fonds. C'est pour ça qu'il devait s'entourer de généraux influant, pour que l'on collabore et qu'on l'aide à cacher ses magouilles. Il voudrait quoi de plus selon toi ? »

Rōku prit lui aussi une gorgée d'alcool, malgré le fait qu'il n'en buvait que très rarement. « J'imagine peut-être le pire mais...et s'il voulait tenter de renverser Freeza sama ? »

Une fois la surprise provoquée par cette annonce passée, le Hera-seijin lâcha un rire incontrôlable. Voyant son interlocuteur perdre patience, il se força à cesser de rire, et, son calme reprit, s'expliqua. « Tu te fais beaucoup trop de films, Rōku ! Personne ne serait assez fou pour tenter de s'opposer à Freeza ! »

Coupé par Rōku qui insista sur le « sama » qu'il venait d'oublier, il fit une pause pour boire une autre gorgée avant de poursuivre. « Soit, et après ? Si c'est Kota et non Freeza qui contrôle l'univers, ou est le problème ? »

Rōku, fou de rage, se leva soudainement et brandit le poing. Mais loin d'être impressionné, Satsu se leva devant le Kone-seijin et prit le chemin de la sortie.

« Tous ce qui compte pour moi, c'est le fric, rien de plus. Que ce pognon vienne de Kota ou de Freeza, quelle importance ça fait ? Et puis t'es plutôt gonflé de jouer la carte de la loyauté, toi aussi tu t'es engagé auprès de Kota pour l'argent, non ? Qu'est-ce qui t'a motivé au juste ? »

Rōku eut un instant de doute, il semblait troublé par les mots de Satsu. Mais après un long silence, il lui répondit simplement qu'il avait ses raisons. Voyant qu'il n'en saurait pas plus, Satsu tourna les talons et ouvrit la porte en poussant l'interrupteur se trouvant sur le mur.

La porte se referma, et le Hera-seijin avança dans le couloir, s'arrêtant étrangement au bout de quelques mètres. Il resta figé un instant, puis prit la parole.

« Je te conseil de faire gaffe quand tu espionnes, ou tu te feras chopper par un type moins sympa que moi. Pigé ? »

Sur ces mots, il reprit sa route et longea le couloir, sous le regard éberlué de l'espion de Danmarine qui écoutait la conversation depuis un certain temps, dissimulé derrière la porte. Il reprit néanmoins ses esprits rapidement, réalisant que si ce qui s'était dit dans cette pièce s'avérait vrai, alors le général Danmarine était peut être en danger.

En tournant d'un coin de couloir à un autre, Satsu croisa le chemin de Byōna, le plus petit des quatre généraux à apparence humaine.

« Oh, Satsu san ! D’où venez vous comme ça ? » lui demanda le jeune général.

« En quoi ça te regarde ? Fait gaffe, c'est pas parce qu'on bosse pour Kota que toi et moi on est potes, vu ? Bon si tu voulais rien je vais... »

« Un instant Satsu san ! » interrompit Byōna qui affichait un visage gêné et impressionné. « Kota san demande à vous voir dans ses quartiers, il dit que c'est important. »

Sans répondre par autre chose qu'un regard intrigué, Satsu passa à côté du petit général et poursuivit son chemin, sans doute en direction des quartiers de Kota. Byōna quant à lui tourna simplement la tête pour regarder partir son collègue. Son visage affichait une expression calme et soupçonneuse, presque inquiétante.

Tandis que le doute semait les graines du désordre dans l'esprit des généraux plongés dans un voile de conspiration flottant au dessus de Pomélo, c'est à la surface de cette dernière que des combats cette fois-ci plus physiques que psychologiques se déroulaient.

Sur le champ de bataille, les hommes de Niwa se démenaient face à un ennemi en supériorité numérique. L'avantage technologique ne semblait d'aucune utilité, les flèches d'énergie de l'ennemi maintenant une égalité contre les tirs des soldats, et les chevaux rivalisant de vitesse avec les motos aériennes de l'unité montée. À la tête de son armée, le prince paré d'or éliminait ses opposants par dizaines, alliant la maniement de sa sublime épée et de vagues d'énergie.

« Allez y les gars ! Ces gugusses ne feront plus le poids très longtemps ! Battez vous pour votre prince ! Battez vous pour vos familles ! Battez vous pour Pomélo ! » vociféra le prince afin d'encourager ses hommes dans la bataille. Devant un tel meneur de troupes capable de provoquer un engouement sans précédents, l'armée impériale de Freeza peinait à reprendre le dessus. Depuis le canon, le commandant observait le combat, les mains dans le dos. Silencieux, il vit venir rompre son instant de réflexion sa seconde, Rubī qui l'interpella.

« Commandant Niwa ! L'ennemi gagne du terrain ! Si nous ne faisons rien pour prendre l'avantage, la défaite... »

« Le vent se lève semble-t-il...et avec lui souffle dans les plaines, le doux murmure de la nature, annonciateur d'une aube radieuse, et le renouveau de la vie. » déclama le commandant soudainement.

« Voulez vous dire qu'il reste un espoir ? Avez vous un plan ? »

« Oh ? Rubī ? Je ne t'avais pas entendu. » déclara Niwa, désespérant davantage la jeune femme aux cheveux rouges, qui se demandait pourquoi elle avait été affectée à ce poste. Mais le commandant reprit la parole. « Tu tombes bien, je pense avoir un plan afin de prendre l'ennemi par surprise et inverser la tendance. »

Finalement décidé à intervenir, le commandant Niwa expliqua alors la marche à suivre à sa seconde. Il lui révéla son plan consistant à diviser les troupes en deux masses afin de cerner l'ennemi par l'est et l'ouest en même temps, limitant ainsi leurs déplacements à l'avant et l'arrière, et ceci dans le but de pouvoir tirer avec le canon à flux, alors presque intégralement rechargé, sur une cible dans l'incapacité d'esquiver.

« Ils se déplacent à cheval au lieu de voler, il est donc évident que cette capacité est hors de la portée de la plupart d'entre eux. Ils n'auront donc aucun moyen d'éviter le tir de canon. Nous allons tous les éliminer en un seul tir. »

Surprise par l'intelligence tactique du commandant à l'habitude inattentif et absent, Rubī eut un temps de réflexion avant de saluer au garde-à-vous son supérieur en acquiesçant son ordre, puis partit rejoindre les officiers de communication qu'elle trouva à moitié endormis.
Vociférer fut suffisant pour tous les réveiller et les faire entrer en action. Utilisant les appareils de communication, ils purent transmettre à tous les soldats du front les ordres de Niwa via l'oreillette que chacun d'entre eux portait, parfois intégrée à un casque ou une visière.

Alors que les cavaliers de l'armée ennemie galopant vers le canon étaient obstrués par un barrage de soldats depuis maintenant un moment, ils furent bien surpris de voir ce rideau se déchirer en deux moitiés qui les cernèrent par la droite et la gauche simultanément.

« Qu'est-ce qu'il préparent? » pensa le prince Mélo, étonné par ce revirement tactique soudain.

Au loin, la lieutenante à la longue chevelure rouge, perchée sur le bord de la colline au dessus de tous ces hommes, cria d'une manière autoritaire et stricte sur les artilleurs pour qu'ils entament la manœuvre de tir. C'est alors qu'une lumière bleue commença à scintiller dans le trou du gigantesque canon qui chargeait son tir dévastateur, tandis qu'aux commandes, des dizaines d'hommes s’attelaient à diriger l'arme vers les troupes ennemis, pointant ainsi le bout du canon droit sur eux.
Les troupes ennemies s'étaient immobilisées, tout comme les hommes de Niwa qui restaient en position sans intervenir, attendant que l'ennemi tente quelque chose, ou que le tir du canon retentisse le premier. Ils se tenaient en position défensive, leurs armes braquées sur eux, et en formation serrée afin d'empêcher tout ennemi de passer, les forçant ainsi à se tenir dans la ligne de mir du canon à flux dont le tir était finalement imminent.

* * *

Dans sa chambre vide, au cœur du silence de la maison plongée dans l'obscurité, avec pour seul compagnon le cliquetis des aiguilles de l'horloge, Kiwi n'avait pas fermé l’œil de la nuit. Sous sa couverture, il fixait le plafond et pensait à son frère. Depuis sa crise de panique en classe, il était resté pensif et inquiet. Lorsqu'il regarda finalement le réveil, se demandant combien de temps lui restait-il pour dormir, il comprit qu'il n'en avait plus. Sept heure du matin, l'heure de partir pour l'académie.

Il enfila son armure, puis sortit. Fermant la porte derrière lui, il emprunta ensuite le chemin qu'il prenait tous les matins pour se rendre en classe. Fixant ses pieds sans se soucier de ce qui l'entourait, il ne vit qu'à la dernière minute ses amis Ginyu, Barta et Guldo le saluer.

« Yo Kiwi ! Tu te sens mieux aujourd'hui ? T'avais pas l'air dans ton assiette hier. » demanda Ginyu à son ami. Mais celui-ci lui répondit simplement qu'il allait bien, sans s'étendre davantage, et rejoignit le petit groupe pour se rendre ensemble à l'académie. En chemin, Kiwi se contenta d'écouter les conversations, sans vraiment y participer.

« Au fait Ginyu san, je n'ai jamais su dans quel quartier tu habitais. On se rejoint toujours au même endroit, c'est loin d'ici ? » demanda le grand bleu à son ami batracien.

« Je t'en pose des questions, Barta ? T'as pas besoin de savoir ou j'habite, ça regarde que moi. » lui répondit-il sèchement dans la panique, de la sueur coulant sur son front vert foncé.

« M-mais Ginyu san ! » reprit Guldo choqué de sa réaction. « Et si nous devons vous amener vos devoirs quand vous êtes malade ? Ou si vous nous invitez à prendre le goûter ? Ou si on passe dans le quartier et qu'on a une envie pressante ?! »

« Et bien tu te retiendras ! » lui cria Ginyu agacé par les stupidités de son camarade. Mais cette bonne humeur simpliste et légère provoqua le rire de Kiwi. Ses trois amis furent d'abord surpris de le voir rire à nouveau, puis rirent à leur tour, heureux de le voir retrouver le sourire.

Arrivés dans le hall du bâtiment consacré à l'éducation en discutant et en riant, leur bonne humeur fut stoppée par une remarque cinglante.

« Je vois que tu te marres bien le pleurnichard. Moi qui pensais que tu avais un vrai problème hier, en fait c'était du cinéma. »

Cette voix était tout à fait reconnaissable pour les jeunes garçons, dont celui à l'apparence d'une grenouille s'énerva aussitôt, tandis que ses amis Guldo et Barta tentaient de le calmer.
Il s'agissait en effet du jeune Naeko vêtu de son habituel veste de costume bleue ciel. Le jeune garçon blond, très mature pour ses 9 ans, était devant l'entrée accompagnée d'une jeune fille de son âge, un air sérieux marqué sur le visage. Pourtant, l'humeur de Kiwi n'était pas à l'emportement, mais sa réponse relevait davantage de la sobriété.

« Alors comme ça tu t'inquiétais pour moi, Naeko ? Comme c'est touchant d'avoir un admirateur. »

« Héhé, touché. » répondit simplement le jeune riche en s'avançant vers son rival Actinidia-seijin. Tous les enfants présents tout autour les observaient dans un mélange de silence et de murmures. Les deux élèves se faisaient maintenant face à quelques centimètres de distance.
Sur le côté, Ginyu semblait plus furieux que jamais, n'acceptant pas cette rivalité qu'éprouvait Naeko pour un autre que lui. Patience perdue, il poussa un cri de colère.

« Naeko ! Ton rival c'est moi et personne d'autre ! Si tu veux te battre avec Kiwi, il faudra d'abord régler tes comptes avec moi ! »

« Gi-Ginyu san, garde ton calme! » bégaya Guldo tandis que Barta tentais de tenir leur meneur. Mais il les écarta en leur hurlant de « la fermer ». Kiwi se tourna pour regarder son ami, surpris d'un tel coup de colère. Il ne les connaissait que depuis peu, et n'était donc pas au courant de leur passif.

« Tu es le seul de nous deux à voir un rival en l'autre, Ginyu. » piqua sèchement l'humain, énervant davantage le Gama-seijin dont les yeux globuleux semblaient prêt à sortir de leurs orbites. Mais lorsqu'il poursuivit sa phrase, la surprise cloua le bec de Ginyu, alors que Kiwi tomba la mâchoire de surprise.

« Mais soit...tu as raison sur un point, il est grand temps d'éclaircir les choses entre nous. Si nous réglions ça sur le terrain de sport, derrière ? » demanda Naeko en pointant du pouce l'arrière cour.

Barta, Guldo et Kiwi s'étaient installés sur un banc à côté du terrain de sport qui servirait visiblement de lieu de règlement de comptes pour les deux autres. Ginyu et Naeko se faisaient face, tout deux prêts à en découdre. Mais alors que la colère était clairement inscrite sur le visage de l'enfant à morphologie amphibienne qui serrait la mâchoire à cause du stress, Naeko affichait un sourire narquois insupportable pour son opposant. Ne pouvant se retenir plus longtemps, Ginyu jeta son poing sur son rival. Ce fut le choc pour les trois amis restés en retrait !

Naeko avait bloqué le coup de Ginyu d'une main sans la moindre difficulté. Déstabilisé, Ginyu se ressaisit cependant très vite pour tenter un second coup, tout aussi inefficace. Poursuivre avec un coup de tibia bloqué par le bras droit de Naeko s'avéra tout aussi inutile, de même que le coup de pied retourné avec lequel il enchaîna, évité par le jeune blond en s'abaissant subitement, avant de disparaître dans le dos de Ginyu qu'il projeta d'un coup de coude derrière le crâne, l'envoyant traîner dans la poussière.
Pourtant, il tomba sur les mains et les pieds comme une grenouille, et profita de cette posture pour s'élever très haut dans les airs d'un seul bond.

« C'est ça ! La botte secrète de Ginyu san ! Personne ne saute aussi haut que lui ! » hurla Barta, vrillant du même coup le tympan de Kiwi. Voyant l'incroyable bond de Ginyu, Naeko sourit.

C'est alors que devant les yeux ébahis des spectateurs, Naeko prit son envol d'un seul coup, fonçant tout droit vers Ginyu se trouvant juste au dessus de lui à quelques dizaines de mètres en hauteur.
Surpris, celui-ci n'eut pas le temps de répliquer face au coup de poing ravageur de son adversaire qu'il reçut en plein dans l'estomac. Tenant Ginyu sur le haut de ses phalanges, Naeko, stoïque, le fit simplement basculer d'un geste calme, le laissant tomber dans le vide, en le regardant. Quant tout à coup, ce calme disparut pour laisser place à la hargne. Le jeune blond fonça de plus belle sur le batracien. Ouvrant les yeux, Ginyu le vit arriver à toute vitesse, imaginant sa défaite si jamais il venait à recevoir ce coup. Cela ne devait pas déjà arriver !

Dans un ultime espoir, Ginyu inspira de toute ses forces, autant d'air que pouvaient en contenir ses poumons. C'est alors qu'il projeta sa longue langue hors de sa cavité buccale, comme accélérée par l'air qu'il avait aspiré, droit sur Naeko. Le jeune riche ne s'attendait pas à cela, à en juger par la façon dont il se fit capturer par la langue incroyablement longue de Ginyu, qui vint s'enrouler autour de lui. Prisonnier, il ne pouvait plus rien faire.
Ginyu pivota d'un coup sec, et lança avec sa langue son adversaire au sol de toutes ses forces. Naeko s'écrasa contre la terre, et glissa sur plusieurs mètres en traînant dans la boue, tandis que Ginyu lui, en tombant violemment, rebondit avant de retomber un peu plus loin, sérieusement amoché par sa chute.

Voyant les deux enfants tomber, Kiwi, Barta et Guldo restèrent bouches bées. Tous deux étaient sortis blessés de ce dernier échange, mais Naeko se releva malgré tout, avec toujours cette expression calme et distinguée sur le visage tandis qu'il frottait sur son épaule la poussière qui avait sali sa veste, qu'il constata d'ailleurs déchirée au niveau de la manche. En voyant cela, les traits de son visage se crispèrent de colère, sa mâchoire se resserra, et il lança un regard vengeur à son rival, qui avait enfin réussi à provoquer Naeko.

Le jeune blond pointa alors soudainement sa main sur Ginyu, lorsqu'une sphère d'énergie apparut devant sa paume. Ginyu était en danger, causant l'inquiétude de ses amis.

« Tu m'as vraiment touché cette fois...GINYU ! » cria le jeune riche de fureur en tirant. Kiwi se leva en voyant cela, mais réalisant qu'il n'aurait pas le temps d'arriver à temps malgré sa vitesse, il demanda à Guldo d'intervenir. Ce dernier commença à prendre une grande respiration, quand Kiwi hurla qu'il était trop tard. Pourtant, l'attaque de Naeko fut déviée au dernier moment par Barta qui s'était déplacé sans que personne ne le voit.
Naeko resta sous le choc, ne comprenant pas comment cela était possible, tandis que Kiwi et Guldo rejoignirent leurs amis. Barta, dont la main avait été brûlée par l'attaque, aida Ginyu à se relever, remarquant alors le sourire de celui-ci qui avoua être satisfait d'avoir touché son adversaire, ce qui eut pour effet d'émouvoir le petit Guldo aux larmes. Pendant ce temps, Kiwi, qui s'était placé devant, fixait intensément Naeko, qui lui rendit son regard.

« Bouge de là, Ginyu est à moi. » lança Naeko qui avait retrouvé son calme habituel.

« Son combat est terminé, maintenant c'est moi ton adversaire. »

Barta et Guldo regardaient la scène, la mâchoire décrochée, tandis que Ginyu souriait toujours, désormais prêt à laisser son ami se battre.

En enlevant sa veste bleue déchirée, s'apprêtant alors à se battre en chemise blanche, les manches retroussées, il s'adressa à Kiwi. « Tu réalises que nous ne faisons pas partit de la même caste, toi et moi, pas vrai ? Je suis issu d'une famille seigneuriale, toi tu n'es que le frère d'un simple général. Tu es certain de ne pas vouloir abandonner ? Je suis prêt à accepter tes excuses si tu me les présentes à genoux. »

« Mon frère est un grand guerrier, c'est un héros qui se bat au front, il vaut cent fois mieux qu'un seigneur lâche et prétentieux ! » répondit-il avec hargne, causant une fois encore la colère de Naeko. Les deux jeunes garçons se jetèrent alors l'un sur l'autre à corps perdu, devant les regard choqués de Barta et Guldo, et l’inexplicable sourire sournois d'un Ginyu blessé maintenu debout par ses amis.

* * *

Les forces de Pomélo semblaient prises au piège, mais c'est pourtant un sourire qu'afficha sur son visage le prince en armure.

« Alors c'est ça que vous aviez prévu hein ? »
Sur ces mots, Mélo leva son épée d'or vers le ciel nuageux, la faisant rayonner de tout son éclat, et hurla pour être entendu de tous ses hommes.

« Ils sont tombés dans le piège les gars ! Abandonnez vos montures, on passe à la phase 2 ! »

C'est alors que devant le commandant Niwa et sa seconde, tout deux désemparés, l'armée ennemie toute entière s'éleva dans les airs avec son meneur en tête. Ils passèrent ainsi au dessus des rangs ennemis censés les bloquer sur la trajectoire du canon, et arrivèrent directement derrière les lignes de l'armée de Freeza pour contre-attaquer.

« C'était un piège, ils ont feint de ne pas savoir léviter pour nous prendre au dépourvu le moment venu ! » s'écria Rubī qui demeurait aux côtés de son commandant.

« Commandant Niwa ! Les forces ennemies prennent du terrain ! À ce rythme nous allons nous faire déborder ! » interpella un officier, laissant de marbre Niwa qui semblait ne pas réagir.

« Tient...alors ils volent ? » demanda-t-il simplement, sans même s'énerver, ce qui ne fut pas le cas de sa seconde, qui haussa le ton.

« J'en ai ma claque ! Quand est-ce que vous allez réagir ? Bougez vous le cul une bonne fois pour toute ! »

« Je...ne pensais pas qu'ils voleraient. » répondit-il une fois encore. Constatant l'absence totale de réaction du commandant, Rubī déclara qu'elle irait elle même repousser l'ennemi puisqu'il ne ferait visiblement rien, puis prit son envol assez violemment pour déclencher une bourrasque qui projeta en arrière l'officier, et agita les écailles du visage de Niwa qui restait immobile sans même prendre la peine de la regarder partir.

Lancée sur le champ de bataille telle une harpie furieuse, la femme à la chevelure rougeoyante entama son assaut par une sphère d'énergie pourpre qui explosa sur les troupes de Mélo projetées par l'explosion qui laissa un nuage de fumée grisâtre.
En voyant la seconde du commandant intervenir courageusement, les soldats de l'empire l'acclamèrent dûment, tandis qu'elle calmait ses nerfs en vainquant ennemis après ennemis de manière fluide, virevoltant et glissant entre eux.

« Oooooh ! Une beauté furieuse hein ? Ça m'intéresse tout à coup ! » s'exclama le prince doré en voyant la sublime lieutenante vaincre ses hommes un à un.

La bataille faisait rage, et les hommes de Niwa avaient retrouvé leur courage et leur motivation depuis l'arrivée de Rubī, mais les Pomélo-seijin ne cessaient de prendre l'avantage graduellement, et ce de plus en plus vite. Réalisant qu'elle se faisait encercler par de nombreux ennemis alors que ses alliés diminuaient significativement autour d'elle, Rubī commença à s'inquiéter, perdant sa rage de vaincre qui semblait pourtant indéfectible. Un homme se saisit d'elle mais elle le fit basculer et le lança sur un attroupement d'ennemis avant de tirer dans le tas pour les vaincre en un seul tire. Mais c'était peine perdue, ils étaient bien trop nombreux. Surgissant de l'écran de poussière causé par son attaque, les soldats du prince foncèrent une fois encore sur Rubī qui recula d'un pas en voyant la situation lui échapper. C'est alors que, dans un éclair de lumière aveuglante, la vingtaine d'ennemis prêts à se jeter sur la guerrière fut balayée instantanément.

« Les voilà enfin. Ils auront mit le temps. » dit calmement Niwa, devant l'incompréhension de son officier.

L'éclat doré de l'explosion rayonna dans les yeux de Rubī, mais aussi dans ceux de Mélo qui observait la scène d'un peu plus loin, flottant au dessus de la masse qui s'affrontait sous lui. Une voix se fit alors entendre.

« Ça faisait un bail...Rubī »

Devant la lieutenante, et face à Mélo, un trio venait soudainement d'intervenir. Il s'agissait de Zōra, Ranfu, et le responsable de l'attaque, encore la main tendue sur le côté, le général Danmarine. Voyant un tel adversaire, Mélo esquissa un sourire.

« Hé ! En voilà un qui pourrait valoir le détour. »

À suivre !
Dernière édition par Imate le Dim Jan 24, 2016 4:41, édité 1 fois.
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar omurah le Dim Jan 03, 2016 0:03

Alors j'ai beaucoup aimé la tactique du canon, et je devine que tu as dû toi même pas mal t'éclater en l'imaginant xD

L'intrigue qui se déroule au sein du vaisseau de Kota est toujours intéressante à suivre parce que les scènes se suivent sans se ressembler. C'est d'autant plus agréable quand tu commences à retenir les noms et les attitudes et que tu sais maintenant qui parle à qui ; au début c'était moins facile de rentrer dedans parce que je m'y retrouvais pas. En tout cas c'est des personnages vraiment hauts en couleur dans ce vaisseau, y'en a quasiment aucun qui se laisse marcher dessus et pourtant ils ont des personnalités assez différentes. ça leur donne un côté très "triumvirat" "consortium" ou "ONU"... je me comprend mais c'est pour dire que ça le fait. Surtout quand tu vois certains d'entre eux mouiller apparemment dans des histoires qui les dépassent eux-mêmes au point que "s'opposer à Freeza" soit prononcé. Après, même si on se doute que d'une manière ou d'une autre ça ne marchera pas ou ça n'ira pas loin, ça n'empêche de se demander qui va tirer son épingle du jeu et qui va se faire raccourcir d'une tête au niveau du cou x)

Si je peux donner un conseil d'ailleurs, à supposer que la suite ne soit pas déjà totalement écrite, ce serait de doser les scènes mettant en danger des personnages dont on sait déjà qu'ils survivront (Dodoria, Zabon, Freeza, Kiwi etc.) au profit des autres personnages auxquels on pourrait s'attacher et dont on pourrait craindre la mort ou autre. Je ne parle bien sûr là que des scènes où la vie d'un personnage est "mise en jeu" mais rien n'empêche de faire jouer les personnages connus dans d'autres registres utiles en fonction de la narration voire même de les mettre effectivement en danger, dans des situations où la question intéressante à se poser ne serait pas "va-t-il s'en sortir ?" mais "comment pourrait-il bien s'en sortir ?" après j'essentialise beaucoup... en fonction des tournures et de la mise en scène, n'importe quel perso mis en danger peut captiver. Je pense à la scène où Dodoria se fait les 3/4 guerriers avant l'arrivée de Freeza.

J'apprécie toujours autant les passages avec les "chibis" (commando ginue, kiwi etc.) c'est peut-être mes passages préférés de la fic à chaque fois. C'est très apparent que tu as à coeur de donner à chaque personnage qui apparaît dans cette fic un petit truc intéressant, un petit développement, un petit passage sympa et singulier ou une petite originalité qui va bien. Vraiment tous les personnages. Manichéen est un mot que tu as apparemment bani de ton dictionnaire. C'est très appréciable et je ne peux que t'encourager dans cette voie.

Le commentaire est déjà plutôt long, si je me met à parler de Cooler on s'en sort pas xD ; ce sera pour un autre commentaire :mrgreen:
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar Imate le Dim Jan 03, 2016 6:03

Je vois que tu as rattrapé ton retard sur toutes tes fics en un soir, quel courage !^^ Bon ça va je n'ai posté que 2 chapitres depuis.

Tu me rends confiant pour les OC, si l'intrigue dans le vaisseau t'intéresse alors qu'elle n'est jouée que par des OC, c'est que j'ai bien fait de les intégrer. Je dois conserver les mystères qui s'y jouent aussi longtemps que possible tout en faisant avancer les choses pour éviter que les scènes se répètent ou n'apportent rien, ce n'est pas si facile^^ Content que t'y retrouves en tout cas, y compris avec les noms et races des personnages :lol:

Pour la tactique du canon, le casse tête ! Je savais approximativement ce que je voulais pour donner une dimension tactique à la bataille, mais je n'avais aucune idée de comment le formuler, j'ai vraiment galéré au final, mais je suis content du résultat au moins.

Je vais de nouveau parler des gamins dans le chapitre suivant, plus qu'ici d'ailleurs (je pense). Avec eux l’atmosphère est beaucoup plus légère, surtout avec le futur commando, c'est un tout autre type d'intrigue, presque une histoire dans l'histoire, du coup ce n'est pas garantit qu'un lecteur accroche. Ravis que toi, oui :D

C'est vrai que j'aime mes personnages, et je veux à tout prix éviter d'en laisser un sur la touche et le laisser devenir une vulgaire plante verte, destin tragique de bon nombre de personnages de Dragon Ball malheureusement (coucou Yamcha :mrgreen: ). C'est ce que je reproche à Toriyama, alors je ne tiens pas à le reproduire. Ils doivent tous être uniques et apporter leur petite pierre. Si jamais un personnage n'a plus rien à apporter et qu'il ne trouve plus sa place, alors le mieux est encore qu'il fasse une belle sortie de scène.

Ton conseil, je peux essayer de le suivre, parce que non je n'ai pas tout écrit d'avance loin de là xD A vrai dire avec mes exams ces derniers temps, c'est impossible d'écrire. Mais d'ici une semaine je vais pouvoir m'y remettre, donc en toute logique, dans une semaine et demi / deux semaines je pense, je devrai pouvoir sortir le suivant. D'un côté, je comprend ton point de vue, et vais essayer de le suivre, j'avais d'ailleurs déjà quelques idées en tête, mais d'un autre côté je ne veux pas non plus rendre exclusives aux OC ces situations dangereuses empruntes d'une tension mortelle. Bien sur, le lecteur ne peut pas être inquiet pour Dodoria, Kiwi and co puisqu'il sait qu'ils vont vivre, mais justement je voudrai éviter que ce côté prévisible se ressente trop comme si justement tout était fait pour qu'il ne leur arrive rien. C'est un inconvénient des prequels, et j'aimerai passer outre autant que possible.

En tout cas, merci du commentaire, ça fait toujours plaisir à lire ! :D N'hésites pas pour quoi que ce soit surtout, je serai ravis de lire tes avis et de répondre comme je le peux, y compris au sujet de Cooler si tu as une question en tête^^

ll5746 : Merci beaucoup du compliment et de l'encouragement^^ J'espère que la suite te plaira tout autant :wink:
Dernière édition par Imate le Dim Jan 03, 2016 21:18, édité 1 fois.
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar ll5746 le Dim Jan 03, 2016 21:02

J'ai lu les 4 premiers chapitre de ta fic et je tenais à te dire que je la trouve très bien. L'histoire est original.

Bonne continuation :)
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Re: Dragon Ball Extended Universe : Les Chroniques d'une Gue

Messagepar omurah le Lun Jan 04, 2016 20:25

Imate a écrit:Ton conseil, je peux essayer de le suivre, parce que non je n'ai pas tout écrit d'avance loin de là xD A vrai dire avec mes exams ces derniers temps, c'est impossible d'écrire. Mais d'ici une semaine je vais pouvoir m'y remettre, donc en toute logique, dans une semaine et demi / deux semaines je pense, je devrai pouvoir sortir le suivant. D'un côté, je comprend ton point de vue, et vais essayer de le suivre, j'avais d'ailleurs déjà quelques idées en tête, mais d'un autre côté je ne veux pas non plus rendre exclusives aux OC ces situations dangereuses empruntes d'une tension mortelle. Bien sur, le lecteur ne peut pas être inquiet pour Dodoria, Kiwi and co puisqu'il sait qu'ils vont vivre, mais justement je voudrai éviter que ce côté prévisible se ressente trop comme si justement tout était fait pour qu'il ne leur arrive rien. C'est un inconvénient des prequels, et j'aimerai passer outre autant que possible.


Après c'était un conseil générique ^^, l'évaluation de l'intérêt que peut avoir le fait de placer un personnage dont on sait qu'il survivra, dans une situation dangereuse, c'est du cas par cas, et seul l'auteur (donc toi) peut savoir quand et comment ça peut valoir la peine. De base sur ce point l'exception fait vraiment la règle et pas l'inverse. Surtout que comme tu dis, effectivement, s'il ne leur arrive rien bah clairement on perd en logique interne, c'est tout à fait vrai et j'y avais même pas pensé avant tu ne le relèves =p ; c'est vrai que l'exercice des prequels/midquels est assez compliqué et c'est vraiment le type de fic où il faut avoir les idées solides et la vue perçante, en tant qu'auteur, en plus de savoir retomber sur ses pattes. Mais à l'arrivée, quand les virages sont bien négociés, l'oeuvre pèse - je trouve - particulièrement lourd de par le fait qu'elle s'enracine en terre sacrée ^^
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