par kakarottogoku le Mer Oct 28, 2026 14:32
Ce n'est pas tout à fait "sans prévenir" non plus : avant d'en arriver là, il y a eu des propositions de contrats, des exigences de castings/essais et des clauses contractuelles strictes (notamment sur les tarifs et les interdictions en conventions) que les comédiens historiques ont catégoriquement refusées. Donc la prod a fini par trancher net en délocalisant tout en Belgique. C'est un choix froid et corporate, mais la rupture ne s'est pas faite par le Saint-Esprit.
Après, il faut aussi replacer les choses dans l'autre sens. Sans tout excuser, on rappelle souvent le traitement brutal de la Toei, mais n'oublions pas non plus comment ces mêmes comédiens ont parlé des animés japonais pendant des années. À l'époque, certains n'hésitaient pas à dire en interview que c'était de la daube pour débiles, du travail purement alimentaire dont il ne fallait surtout pas se vanter. C'était un mépris total, même si c'était le reflet d'une époque snob.
Certes, les gens ont le droit d'évoluer (et c'est très bien qu'ils aient compris l'amour du public grâce aux conventions), même si pour certains, la bascule s'est faite par pur opportunisme financier. Mais du coup, voir la vieille garde tomber des nues et crier au scandale quand la machine les traite comme des prestataires remplaçables, ça fait quand même bizarre, surtout quand on se souvient de ce qu'ils pensaient du support à la base.
Bref, y a des torts des deux côtés : la méthode de la Toei est exécrable, mais l'angélisme de certains comédiens qui découvrent les lois impitoyables du capitalisme après avoir craché dans la soupe pendant des décennies, ça laisse un peu perplexe.
