Broly97

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Re: Broly97

Messagepar broly97 le Ven Avr 03, 2026 1:43

Niveau de catastrophe :
Mortel : Toute menace potentielle pour une ou plusieurs personnes
Rakshasa : Toute menace émanant d’un petit village (fin de la période M2/début de la période M3) pour une grande cité-ruche
Asura : Toute menace pesant sur plusieurs cités-ruches équivaut à une menace à l'échelle d'un système stellaire.
Deva : Toute menace de sous-secteur jusqu’à une menace à l’échelle du segment
Gautama : Toute menace au-delà de quelques segments


Acte 2 : Les Quatre Diadoques



L’homme aux iris rouge commença à rebrousser chemin, quand il sentit l’atmosphère changer désagréablement. L’aura maléfique du démon emplit de nouveau l’air, réapparaissant aussi soudainement qu’une désagréable/tenace maladie chronique.

La Première Lame eut la mauvaise surprise de constater que des nuées de grains de poussières s’amoncelaient en de multiples points de convergences en altitude. Chacun d’entre eux formant une des pièces maudites ayant servi à monter Qaramar. Ce fût au milieu de cette décharge aérienne que le cœur noir du démon réémergea du néant, pulsant toujours plus vite à mesure que les blocs corrodés du corps démoniaques finissaient par se reformer. La Première Lame laissa s’échapper un nouveau juron lorsqu’émergèrent du cœur noir des milliers de filaments. Leurs extrémités vinrent se coller aux pièces et les agglomèrent entre elles, assemblant le corps de Qaramar dans une série de craquements aussi abject que son âme. À l’instant où la dernière jonction cliqueta, que le regard démoniaque du cinquième favori s’illumina d’une lueur courroucée. Sa gueule, laissant s’échapper un nouveau hurlement encore plus immonde et assourdissant que les précédents, à la grande consternation du psyker.

-Idiot ! Je suis le Témoin du Dernier Instant ! Je ne peux mourir ! Nargua le Non-Vivant.

La Première Lame soupira avant de se remettre en position de combat, le regard irrité visé droit sur le démon majeur.

-Ce sera visiblement un peu moins simple que ce que j’avais estimé, avoua l’homme au fourreau rouge.

Arborant ses redoutables griffes au clair avec une fureur non feinte, Qaramar déploya ses ailes décharnées en grand, prêt à faire déferler l’Enfer sur son adversaire.

-Jamais tu ne pourras empêcher inéluctable ! Meurs ! Hurla la Seconde Perdue tout en amorçant une impulsion vengeresse.

Fondant à plein badin vers sa cible, la créature faite de rouilles et de salissures était presque arrivée à mi-chemin de sa cible, quand un nouvel arrivant lui barra instantanément la route sans crier gare. Totalement surprit, Qaramar eut tout juste le temps de remarquer les yeux éclairés d’une lueur palatine du troisième protagoniste avant qu’une écrasante force invisible ne vienne le plaquer avec une féroce brutalité, le faisant plonger à toute allure en contre-bas. Le monstre s’arrêta brusquement à quelques dizaines de centimètres du sol, pile poil devant le chef des Fourreaux Ecarlate. Ce dernier avait déjà relâché sa pose de combat au moment précis où il eût reconnu le dernier arrivant.

Le corps, l’âme et l’esprit, désormais beaucoup plus détendus, la Première Lame supporta avec calme et dédain l’expression ébaubi de Qaramar qui était littéralement figé dans les airs. Complètement entravé dans ses mouvements par la même force extérieure invisible l’ayant fait chuter, Qaramar tenta par tous les moyens de se dépêtrer de cette entrave imperceptible. Sa colère et sa frustration s’amplifièrent chaque seconde qui passaient où il réalisait qui lui était impossible de bouger le moindre des débris rouillés lui servant de membres.

Le chef des Fourreaux Écarlate accorda une dernière exclamation de mépris à son ennemi avant de s’en éloigner avec confiance, ne pouvant davantage supporter son haleine fétide. Le psyker devait sa tranquillité au fait qu’il connaissait celui qui entravait psychiquement le démon, et, pour ainsi dire, ce dernier n’avait aucune chance de se dépêtrer de ses entraves. Après tout le télépathe en question avait déchiré d’une simple pensée des titans de la Triplice Eldar en mille morceaux, rivalisé en destruction avec des C’Tan, et rapporter les têtes de 4 des 7 Muses Sombres sans faillir malgré leurs pouvoirs et sorcelleries perfides. Un homme que la Première Lame considérait à juste titre comme son égal. Ce n’était donc pas cette immondice de non-né qui allait pouvoir faire quoique ce soit.

Une fois placé à bonne distance du monstre, L’homme au fourreau rouge leva la tête pour apercevoir plus loin le deuxième homme le rejoindre tranquillement par la voie des airs. Ses deux pieds supportés par deux disques de métal psychoréactifs lévitant grâce à la force de son esprit. Ses iris d’un pourpre violacé étaient empreintes d’une espièglerie qui faisait déjà soupirer la Première Lame. Son visage détendu ne faisait montre d’aucun indice suggérant qu’il effectuait un quelconque effort mental pour immobiliser la pestilentielle créature. Une performance nécessitant une quantité phénoménale d’énergie psychique, ainsi qu’un incroyable effort de concentration semblable à ce que devraient déployer des dizaines de psykers entraînés.
Arrivé au niveau de son semblable, l’homme d’élégante allure et de digne stature posa pied à terre, non sans prestance. Ses deux disques se liquéfièrent en deux jets de métal liquide qui s’écoulèrent au sein d’une petite sphère métallique de même composition accrochée à une ceinture de cuir spéciale permettant son perpétuel arrimage.

-Premier Précepteur, salua respectueusement le chef des Fourreaux Écarlates.

-Première Lame, répondit l’homme élégant, tout en arborant un sourire débonnaire. Je pensais que tu en aurais déjà fini avec cette entité avant que l’on arrive. Après tout, ne t’étais-tu pas targué que tu allais t’occuper de tout, juste avant de disparaître en toute hâte ?

-Et c’est ce que j’ai accompli figure toi, se défendit la Première Lame. Le problème étant qu’il possède un don de perpétualité qui l’a ressuscité peu après.

-Ah bon ? … Intéressant.

Le dénommé Premier Précepteur vînt se placer devant Qaramar, l’observant désormais avec plus de d’attention. L’initiative du psyker permit en retour au démon de le détailler davantage. La Seconde Perdue eut la surprise de constater que les flux warp parcourant ce dernier étaient des plus singuliers. C’était comme si les énergies immatérielles brutes du Grand Océan avaient été filtré en amont pour ne laisser passer qu’une fraction réduite, mais beaucoup plus saines pour l’homme. Ce dernier n’avait dès lors presque rien craindre des résidus résultant de leurs utilisations.

Après avoir cogité sur la question, le Premier Précepteur fît part de ses propositions à son collègue :

- Ce que tu viens de dire est très fâcheux, Première Lame. Peut-être qu’en utilisant les anciennes pratiques, il serait possible de renvoyer cette créature du domaine matériel. Qu’en dis-tu ?

En l’espace d’une microseconde, les détails de plusieurs centaines de rituels et autres protocoles de sorcelleries potentiels furent transférés dans l’esprit de la Première Lame. D’anciennes techniques ayant été largement utilisées par les hommes et les eldars pour bannir les horreurs du Grand Océan durant les plus de 16000 ans qu’avait duré l’Age des Ténèbres. Après cette sombre période, ces sorts et rituels avait été utilisé de plus en plus rarement, faute de monstruosité à bannir.

Pour sa part la Première Lame n’était pas étranger à ce genre de pratique. En effet, durant les milliers de conquêtes ayant précédé l’édification de l’Empire de Xemestris au cours de l’Age de l’Accalmie – à une époque où d’énormes cyclones immatériels avaient de nouveau isolé des pans épars de la Galaxie pendant des siècles – ses troupes furent amenées à utiliser plus d’une fois des techniques semblables. Cela afin de purger des mondes encore pollués par les monstruosités de l’Immaterium. Un labeur qui fût des plus pénibles et traumatisant pour beaucoup.


Frustré plus que de raison par sa situation, Qaramar tenta encore de se libérer de ses entraves psychiques par la force. En retour, il sentit que chacun de ses membres commençaient à se tordre très lentement sous la pression télékynétique du Premier Précepteur. Une méthode d’intimidation somme toute classique pour l’inciter à calmer ses ardeurs. Une force irrésistible contre laquelle il ne pouvait rien faire d’autre que de plier, et ce malgré la puissance et les présents que lui a jadis accordé Grand Père. En tant que créature du Warp, il était certes un prédateur parmi les plus redoutables aux yeux des mortels, mais cet homme en était un autre beaucoup plus effrayant.

Poussant un soupir de lassitude, le Premier Précepteur tourna son regard vers l’entité qu’il avisa avec agacement.

-S’il te plaît, n’agis pas comme si tu étais plus stupide que tu ne l’es. Tu sais très bien que même s’il y en avait une centaine comme toi à retenir, il faudrait que la Galaxie elle-même s’effondre pour que je relâche ne serait-ce qu’un peu mon étreinte. Donc arrête de nous faire perdre notre temps à tous les deux, avant que ça ne devienne trop gênant, veux-tu.

Les Quatre Diadoques de l’Ordre : ??????? ??????, Premier Précepteur de l’Empire d’Almanis et chef des Porteurs de l’Illumination.
Caractéristiques : Psyker de niveau supérieur à Alpha Plus
Capacités : Pouvoir immatériels colossale (spécialisé dans la Télékinésie et la Télépathie/Flux de l’Esprit) ; Vaste intellect du niveau génie ; Maîtrise martiale extraordinaire
Niveau de Désastre : Deva



La Première Lame soupesa les multiples propositions de son pair, calculant et rationalisant en un instant les mille et une voies qu’elle leur offrait pour parvenir à leur objectif. Nombre d’entre elles s’avéreront inefficaces et celles qui pourraient convenir ne garantissaient aucunement que leur résultat soit durable.

-Non, je crains que tout cela ne s’avère vain, trancha la Première Lame. Même si je ne doute pas de l’efficacité de certaines de tes propositions, il y a un risque que cette créature revienne même si elle se retrouvait bannis.

-Plait-il ?

-Ce désengendré a été jadis créée par l’un des Quatre-qui-Furent. À la suite de son trépas de ma main, il aurait dû rejoindre le Grand Océan sans possibilité de restaurer son essence dans le Materium, pour les raisons que tu connais. Et quand bien même il avait tout de même la possibilité de revenir, cela aurait normalement dût lui prendre plusieurs millénaires et non pas quelques secondes. Son retour ne s’est clairement pas effectué par les voies habituelles. De ce fait on a aucune garantie que le bannir soit une solution viable. Bien au contraire, il se peut même qu’il renaisse autre part dans la minute et échappe à notre vigilance.


« Les Quatre-Qui-Furent », à ces mots, Qaramar fût frappé par une totale stupéfaction. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Qu’est-ce qui était arrivé à Grand Père ?

Prit de crainte, le Non Vivant scruta plus attentivement le Warp en quête de réponse. Un terrible frisson d’angoisse parcouru son enveloppe corrodée. L’Immatérium était… calme. Vraiment calme. Ses courants étaient bien évidemment des plus actifs, mais ils étaient indubitablement plus limpides et beaucoup moins perturbés qu’au moment où il était tombé face à Guilliman.

Avec davantage de concentration, le démon parvint tout de même à détecter bon an mal an des indices laissant penser qu’une multitude d’îlots d’agitations et de désordres propres aux forces démoniaques existaient encore.. Toutefois tout cela n’avait absolument rien à voir avec le merveilleux domaine d’infinie entropie et de perpétuelle frénésie qu’il avait toujours connu. Ce n’étaient que des échos pathétiques dissimulés ici et là aux tréfonds du plan immatériel. Des miettes éparses d’un glorieux royaume de discorde et de corruption, ayant jadis phagocyté pratiquement les Deux Mondes dans un élan prédateur qui avait semblé totalement inarrêtable à l’époque.
Plus inquiétant encore, là où les présences de Grand Père et de ses 3 Frères avaient naguère été omniprésentes et presque palpables en tous lieux touchés par les énergies du Warp, actuellement c’était comme s’ils n’avaient jamais existé. Impossible ! Nonsensique ! Incompréhensible !


-Si ce que tu dis est vrai, cela compliquera sensiblement les choses, admit le Premier Précepteur. Aurais-tu une idée de l’origine de ces renaissances inhabituelles ?

-Oui, d’après ce qu’il m’a appris, sa perpétualité semble être liée à une tâche qu’il doit obligatoirement accomplir. Tant que cette tâche restera inachevée il reviendra encore et toujours, telle une funeste métastase. Toutefois c’est là où ça se complique, car il est sensé assister à la fin imminente de l’Imperium.

À ces mots, le Premier Précepteur éclata d’un rire franc et sonore, comme si on venait de lui raconter le meilleur calembour du millénaire. Il s’esclaffa de la sorte de longues secondes durant avant de pouvoir se reprendre.

-Eh bien ! Eh bien ! Cela s’avéra effectivement difficile, admit-il tout en essuyant les larmes de ses yeux aux iris violacée. Je te propose plutôt de le sceller quelques parts en attendant. Ce n’est pas vraiment l’idéal, mais au moins on pourra réfléchir tranquillement pour savoir quoi faire de lui afin qu’il n’importe plus personne.

-Oui, tu as sûrement raison, même si ça m’exaspère de laisser cette vermine en vie.

Le Premier Précepteur allait soumettre une nouvelle flopée de suggestions quand il ressentit la présence psychique d’un nouvel individu. Un individu à la fois aussi puissant que sa personne, mais également des plus familiers.
La Première Lame, dont les sens surnaturellement aiguisés par la biomancie lui ont également permis de détecter la même présence, tourna de nouveau la tête à l’horizon pour apercevoir un troisième homme s’approcher de leur position par la voie des airs.

Les deux pieds se tenant sur un long bâton de sureau se mouvant à vitesse appréciable dans les cieux, l’homme au lointain portait une cape d’un bleu persan fouettant activement l’air. Le vêtement était marqué par l’emblème d’un rapace haut perché entouré de huit typhons. Un symbole qui faisait la fierté de sa nation, l’Empire de Khemenos.

Arrivé à destination, l’homme à la cape posa pied à terre avant d’amener son bâton à sa main par télékynésie. Il accorda un rapide mais poli salut à ses confrères avant de porter ses iris, luminescentes d’une fine lueur azurée, vers un Qaramar toujours entravé, comme s’il s’agissait d’un futur sujet d’étude des plus prometteurs.

Malgré son malaise, le Cinquième Favori de la Pestilence ne manqua d’être intrigué par l’énergie immatérielle émanant du troisième venu. Le flux warp autour de lui semblait être comme scindé en huit courants de couleurs distinct dansant langoureusement autour de sa personne, dans un ballet d’harmonie manifeste. Chacun d’entre eux semblant refléter un aspect distinct du Warp. Pris ensemble, ces huit courants formaient un violent typhon dont l’exploitation représentaient un risque certain pour l’être. Toutefois, pris séparément, ils constituaient huit zéphyrs pouvant circuler avec beaucoup moins d’écueil à travers l’esprit et le corps de l’individu.

-Hmm ! D’après la signature de l’aura, et à en juger par son odeur épouvantable et décrépie, je dirais… un minion de la Stagnation-qui-a-été, conclut l’homme à la cape. Vraiment très intéressant ! Je croyais que les rares survivants de son espèce continuaient à se terrer perpétuellement dans le Grand Océan, à la suite de ce qu’ils ont appelé la Traque. D’où est-ce qu’il sort ?

-On n’en a aucune idée, mais tu tombes plutôt bien Première Plume, commença le chef des Porteurs de l’Illumination. Tu vas pouvoir nous aider à sceller cette chose. Avec toi, cela devrait être l’affaire que de quelques minutes.

-Sceller ? Commença l’homme à la cape avec perplexité, tout en continuant à décortiquer Qaramar du regard. J’imagine que vous ne pouvez pas tuer cette créature. Pourquoi donc ?

-Il possède un don de perpétualité qui va le ramener constamment à la vie. Comme le suppose la Première Lame, ce pouvoir devrait disparaitre lorsqu’il aura effectué le pourquoi de son existence, qui est de voir la fin de L’Imperium. Une condition qui, tu en conviendras, sera très compliquée à remplir. On a donc pensé à le sceller faute de mieux.

-… Non je ne crois pas que ce sera nécessaire, assura l’homme à la cape. Maintien ses entraves Premier Précepteur et reculez je vous prie ?

Le chef des Fourreaux Écarlates et celui des Porteurs de l’Illumination s’exécutèrent sans poser de question, tandis que la Première Plume se rapprochait de la créature. Ses deux yeux illuminés d’un bleu électrique, il tendit sa main grande ouverte en direction du démon avant de chuchoter frénétiquement des incantations dans une langue ésotérique.

Au premier mot de l’homme à la cape, Qaramar sentit que son essence était comme écartelée et manipulée avec frénésie. Comme si cette dernière était le sujet d’une profonde vivisection et était examinée sur tous les angles.

Les deux comparses du psyker, quant à eux, loin d’être désemparés par cette opération peu commune, se contentaient juste de l’observer. Ils avaient toute confiance en celui qui avait personnellement défait certains des tout-puissants Seigneurs Phoenix et Haut-Mages Aeldaris, pourtant pleinement bénis par les flux apaisés du Warp. Une confiance d’autant plus méritée que le même homme avait conquis la Bibliothèque Noire du Moqueur, surmontant les épreuves et les pièges que ce dernier avait disposés, et triomphant des champions et autres gardiens qu’il avait créé et perfectionné.

Quelques minutes supplémentaires furent nécessaires à la Première Plume pour achever ses observations. Alors que ses yeux reprirent leurs états habituels, l’homme à la cape se tourna vers ses collègues, un sourire non seulement satisfait, mais également comblé aux lèvres.

-Je ne suis pas facilement impressionnable, mais, par le Bâtisseur, on peut dire que la Pestilence-qui-fût avait du doigté. À force de manipulations, il est parvenu à rendre le Cycle de cette créature immuable, en faisant admettre à la réalité l’absurdité de sa mort tant qu’il n’aura pas constater « Le Dernier Instant de l’Imperium ». Un véritable travail d’orfèvre.

-Et comment peut-on rendre ce Cycle plus éphémère ?

-On va contrer cela en utilisant le Flux Temporel, répondit l’homme à la cape avec assurance. En tricotant assez de fil du destin, il est possible de rendre inéluctable un scénario où le retour de cette créature soit impossible à la suite d’une complète destruction. À tel point que sa résurrection sera in-fine encore plus nonsensique que sa mort, sonnant ainsi le glas de sa survie. En temps normal une telle action serait pratiquement impossible à distance, car cela nécessite de modifier un nombre inatteignable de fil du destin en rapport avec la cible. Mais étant donné qu’on l’a sous la main, une telle besogne est parfaitement réalisable.

La Première Lame et le Premier Précepteur hochèrent la tête, ils n’en attendaient pas moins du chef incontesté des Maîtres du Paradigme.

Les Quatre Diadoques de l’Ordre : ??????? ??????, Première Plume de l’Empire de Khemenos et chef des Maîtres du Paradigme.
Caractéristiques : Psyker de niveau supérieur à Alpha Plus
Pouvoir : Pouvoir immatériels colossal (spécialisé dans la Chronokinésie/Flux du Temps et le Flux du Changement) ; Vaste intelligence au niveau du génie ; Maîtrise martiale phénoménale
Niveau de Désastre : Deva



-Parfait ! Et ça te prendra combien de temps ? S’enquit la Première Lame.

-Environs 4 mois, répondit la Première Plume de but en blanc après un rapide calcul mental.

-Tant que ça ?! S’étonna le Première Précepteur.

-Bien sûr. On parle tout de même de modifier des billions de fil du destin, afin de nous assurer que notre scénario écrit soit plus tangible que le retour de cette créature aux yeux de la réalité. Une telle prouesse est loin d’être un jeu d’enfant accessible au tout venant. Et puis, il s’agit tout de même du consciencieux ouvrage d’un des Quatre-qui-furent, des êtres ayant dominé le plan immatériel des millénaires durant. Cela ne peut-être défait aussi simplement.

-Dans ce cas on revient à ma solution.

-Non, car ce délai ne vaut que si j’opère seul. Avec votre assistance à tous les deux et à celle du Premier Adepte, cela devrait être réglé en une poignée d’heure.

-Eh bien, voilà qui est plus raisonnable, fît la Première Lame, rassuré par la réponse de son compatriote. On devrait donc achever cette corvée avant que la dernière délégation n’arrive pour la réunion.

-Oui, espérons-le. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à attendre le Premier Adepte, conclut la Première Plume.

Ne sachant pas trop combien de temps il faudrait pour que le dernier membre de leur quatuor ne les rejoignent, le Premier Prescripteur anima psychiquement sa sphère de métal. Une toute petite goutte métallique se détacha alors de sa surface et sous l’impulsion psychique de son propriétaire, elle s’éleva de façon à être visible de tous. Elle se gonfla tout en subdivisant, jusqu’à former une sphère aussi large qu’un ballon de sport, dont la surface était divisée en petites cases d’égale dimension.

-En l’attendant vous seriez partant pour une partie de spherum ? Proposa le Premier Précepteur.

Avant même que les deux autres ne puissent répondre, qu’une faille dimensionnelle s’ouvrit devant le trio surprit. De la brèche exotérique sortit un homme grand et robuste à la tenue vert-feuille.

Préalablement mis au courant de l’existence d’un quatrième protagoniste, à travers la conversation des trois autres, Qaramar ne fût qu’à moitié surpris de l’apparition du quatrième homme, et encore moins étonné de constater que les énergies immatérielles qu’il exploitait semblaient sortir de l’ordinaire.

Au lieu des énergies primordiales et déformées du Warp, l’homme était parcouru par une énergie pratiquement exempte d’impureté. Comme si les flux du Warp avaient été purgé des poisons et autres maux contenu en son sein. Convertis en une énergie purifiée de toute souillure nuisible. Une véritable abomination aux yeux de la Seconde Perdu qui n’avait jamais vu d’être plus rebutant de toute son existence. Des quatre psykers, ce dernier venu était de loin le pire à ses yeux.

Les traits paisibles et équilibrés du quatrième homme, marqués par des iris éclairées d’une lueur vert émeraude, se détendirent en constatant que le monstre était toujours en vie.

-Ouf ! Je suis venu à temps, soupira l’homme à la tenue verte avec satisfaction.

-A quoi est dût se soupir de soulagement, Premier Adepte ? gronda presque la Première Lame.

-Il faut que cette créature assiste à la réunion, répondit simplement le concerné un sourire tranquille aux lèvres. Requête du Vénérable Aïeul, appuyée par l’assentiment des trois autres honorables monarques.

Les trois autres psykers élevèrent leurs sourcils d’incompréhension. Pourquoi l’Alchimiste exprimait une telle requête ? Surtout en un jours si important ?

-Je crains de ne pas comprendre. Qu’est-ce que les maîtres veulent à cette chose ? S’enquit la Première Plume.

-Le Vénérable Aïeul m’a expliqué la nature de cette créature, et il m’a assuré que sa fin arrivera lorsqu’elle assistera à la rencontre des maîtres.

-Je ne comprend toujours pas alors, intervînt le Premier Précepteur. Est-ce que l’Alchimiste sait que cette créature ne disparaîtra que lorsqu’elle sera témoin de la disparition de l’Imperium ? Or nous savons tous que cette condition ne pourra nullement être remplie.

-Tu crois ? Dois-je te rappeler les objectifs de la réunion d’aujourd’hui et ce qu’elles impliquent pour toutes les parties engagées ? L’interrogea le Premier Adepte, un sourire malicieux aux lèvres.

Quelques secondes suffirent aux vastes intellects des trois autres psykers pour savoir où leur camarade voulait en venir. De nouveau, le Premier Précepteur éclata d’un rire cristallin, saisissant l’ironie de la situation à venir. Pour sa part, la Première Plume se contenta d’un esclaffement bien plus contenu, tout en se demandant pourquoi il n’avait pas pensé plus tôt à cette alternative. Même la Première Lame, pourtant très peu enclin à montrer ses émotions, esquissa un féroce sourire qu’il accorda à la Seconde Perdue. Le chef des Fourreaux Ecarlates était plus qu’impatient de voir sa réaction dans les heures à venir.

-Très bien, on te laisse faire ton office, déclara la Première Lame.

-Merci bien, fît le Premier Adepte tout en claquant des doigts devant lequel un petit éclair jaune zébra brièvement l’air.

Sans crier gare, une vaste colonne de flamme se dressa de la position même où se trouvait Qaramar, ses déflagrations culminant le ciel de Molech. Pris dans cette éruption de flamme cruelle, le Non-Vivant eut à peine le temps de crier de douleur que les morceaux de son corps fétides se réduisaient déjà en poussière sous l’effet des flammes purificatrices.

Loin de ressentir la moindre pitié pour l’abominable créature, les trois autres psykers, nullement gênés par l’infernale chaleur, admiraient en silence la maîtrise pyromantique de leur pair. Ses flammes avaient calciné des multitudes de cohortes tyranides, toutes à même de submerger de vastes cités lourdement fortifiées. Des hordes abondantes tout droit sorti des redoutables Flotte Ruches Primordiales autrefois menées par les redoutables Omniphex. D’abominable créatures qui furent les bioformes sigma de l’Esprit Ruche vorace, ainsi que ses plus puissants instruments de destruction.

D’un coup, l’homme en vert cessa son attaque qui n’avait laissé qu’une zone complètement carbonisée. Du monstre, il ne restait plus qu’un seul petit bout du crâne correspondant à ce qui aurait dû être son orifice oculaire. Derechef, le Premier Adepte activa ses pouvoirs et le dernier bout de Qaramar fût aussitôt emprisonné dans un cristal de verre transparent octaédrique.

Marqué par la douleur et réduit à un état semblable à l’agonie pour un mortel, Qaramar attendit que ce qui restait de son corps ne meure afin qu’il revive. Quelle ne fût pas sa mauvaise surprise, en constatant que son corps ne mourrait toujours pas, bloqué dans un état pathétique lui interdisant toute nouvelle renaissance.

Plutôt satisfait de lui, le Premier Adepte éclaira la lanterne de ses coéquipiers intrigués.

-Cette prison de cristal est imprégnée par mon Flux du Cycle qui entrave sa capacité à mourir, le bloquant dans cet état pre-mortem. Ce n’est pas une solution miracle, car le réceptacle n’a pas vocation à retenir éternellement le prisonnier, mais cela suffira amplement pour ce que l’on aura à faire.

L’ouvrage de l’homme titilla l’intérêt de ses 3 collègues, en particulier celui de la Première Plume.
Même s’ils n’étaient pas plus étonnés que ça, les trois autres ne pouvaient cacher leur admiration devant la maîtrise du Cycle de leur compère. Après tout, Ce dernier avait littéralement apporté la mort aux mondes de certains clans Exodites, alors bénis par les dons d’Yshaa. Ceux-ci ayant fait l’erreur de s’opposer frontalement aux forces de l’Humanité au cours du dernier conflit.

-Tu nous avais caché ce petit tour, Premier Adepte, remarqua l’homme à la cape bleue, sincèrement impressionné.

-Nous avons tous notre petit jardin secret, Première Plume, répondit l’intéressé avec malice. Et puis comme dit un célèbre adage de Jasmiroh « Joue tes sept figures en avant-garde, mais fais en sorte que tes manches gardent tes 3 as »


Les Quatre Diadoques de l’Ordre : ??????? ??????, Premier Adepte de l’Empire d’Eleas et chef des Hauts Purificateurs.
Caractéristiques : Psyker de niveau supérieur à Alpha Plus
Capacités : Pouvoir immatériel colossal (spécialisé dans le Flux Élémentaire/ Art de manipuler les éléments de son environnement et le Flux du Cycle/ Art de manipuler la Mort et la Vie) ; Maîtrise martiale phénoménale ; Vaste intellect au niveau du génie
Niveau de Désastre : Deva



Leur intervention couronnée de succès, la Première Lame posa sa main gauche sur la garde de son sabre qu’il dégaina avec l’assurance d’un maître bretteur millénaire au talent certain et éprouvé. Tous purent une fois encore contempler le trésor de manufacture qu’était Souverain tiré de son fourreau. Tous purent admirer sa lame à la ligne incurvée et à la teinte écarlate, minutieusement forgée à partir d’un alliage unique, dont la composition n’était connue que d’une poignée d’individu à travers la Galaxie.

Une conception d’une qualité divine et d’une précision diabolique ayant nécessité à l’époque 8 mois de travail acharnés aux 16 plus habiles maître-forgerons de Belcadis. Des maîtres artisans au talent rare, ayant pu compter sur les équipements les plus avancés et sur les moyens les plus colossaux pour mener à bien leurs tâches. L’arme qui sortit de leurs forges fût néanmoins à la hauteur de leur infernal labeur. Manié par une main sûre et puissante, ce sabre pouvait aisément trancher l’adamantium des siècles durant sans accuser la moindre trace d’usure.

À ces qualités déjà exceptionnelles, s’ajoutaient de nombreux attributs surnaturels apportés par diverses interventions ésotériques du Maître d’Arme en personne. Ce dernier s’étant d’ailleurs bien gardé de divulguer quoique ce soit à propos de leurs obscurs protocoles et de leurs sombres natures à quiconque. Exception faite des tout-puissants champions et généraux suprême de l’Armée de Xemestris qu’étaient ses fidèles Fourreaux Écarlates. Leur chef, le principal intéressé, n’ayant bien évidemment pas fait exception.

D’un coup sec et assuré de son propriétaire dans le vide, la lame du sabre trancha la réalité. S’ouvrit une faille dimensionnelle à travers laquelle brillait la lueur d’une dimension de poche écarlate.

-Hâtons-nous de rentrer, les maîtres attendent, déclara la Première Lame à ses autres confrères diadoques, avant de franchir la faille, aussitôt suivit par ses pairs.


FIN DE L'ACTE 2
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Re: Broly97

Messagepar broly97 le Ven Avr 03, 2026 12:49

Acte 3 : Le Palais de l'Aube


Le Palais de l’Aube était pour ainsi dire le nouveau joyau de Sekurapolis. Situé dans la banlieue septentrionale proche de la ville, c’était une construction récente d’à peine 114 ans. Ces dimensions étaient sommes toutes assez réduites pour un palais si on se fiait aux normes galactiques actuelles : un parc de 120 hectares de superficie au centre duquel se trouvait la bâtisse d’à peine 10 hectares de superficie, avec un point culminant atteignant tout juste les 150 m de hauteur.

Construit en litho-marbre dans un style semblable aux bâtisses royales de l’ancienne terre des Francs durant le 7ème siècle du second millénaire (selon le calendrier universel humains), le Palais de l’Aube n’avaient pas pour but d’impressionner ni d’être une place forte. Non. Elle a été pensée pour à la fois être un centre politique destiné à l’élite politicienne du système, mais surtout être un haut lieu de symbole et de quiétude destiné à marquer l’unité de la race des Hommes.

La construction de ce bâtiment avait été décidé par les dirigeants suprêmes des cinq plus puissantes nations humaines de la Galaxie. Décision prise à la suite de la totale victoire de leur alliance, la Foedus Humanis, face aux cinq forces xenos majeures durant la Guerre des Six Voies, dernière et plus abrupte étape de la longue Reconquête de la Galaxie par l’Homme.

Ayant duré plus de 1200 ans, ce conflit destructeur, qui a vu s’affronter armées pléthoriques, divinités diverses et créations apocalyptiques, a sonné le glas de centaines de millier d’astres et engendré plusieurs billiards de victimes à travers la Galaxie. Conflit le plus intense et meurtrier jamais vu de mémoire d’homme, elle éclipsait dans les esprits à la fois l’Antique Insurrection des machines pensantes, ayant précédé les 5000 ans de Tumultes, mais aussi la pénible et interminable Guerre Noire de presque de 12000 ans. Un sinistre conflit qui a bien failli causer l’éternelle damnation de l’Humanité face à un mal ésotérique d’outre temps.

Ainsi, alors que les Septs étaient purgés à la fois des xénos ennemis et de leurs intelligences abominables, que les spores étaient éradiquées, que les mondes sépulcraux étaient démantelés, que les flottes ruches étaient traqués puis exterminés, et que les vaisseaux-mondes séditieux finissaient d’être brisées au même titre que les cités crépusculaires, les premières fondations du Palais de l’Aube avaient été posé. De cette base, avait rapidement émergé ce qui représentait actuellement l’un des lieux les plus important et symbolique de l’Humanité.

Honorés au-delà de tout, les habitants de Molech n’avaient toutefois aucune véritable idée quant au choix de leur monde. Même s’ils avaient également connu leur quota de conflits par le passé, leur système et leur monde furent dans les faits largement épargnés par les plus terribles affres de la Guerre des Six Voies. Tout juste eurent-ils à déplorer quelques tentatives d’invasions mineures de la part des machines pensantes T’au. Des tentatives bien vite repoussées par les troupes de super soldats standards de l’Alliance.

De ce fait Molech n’avait pour ainsi dire pas été le premier choix logique pour être le foyer d’un tel monument. Normalement c’étaient des mondes martyrs, théâtres de batailles épiques s’étant soit conclus sur des victoires inespérées ou sur des défaites tragiques (tel que Echaton, Sigismund, Neuer-Krieg, Vigilus, Chogoris, Adamanth, Rapace, et surtout Maccrage la Martyr), qui étaient les candidats logiques à une telle faveur. Les rumeurs allaient ainsi bon train quant à cette décision et d’aucun rivalisait en explication farfelue. Toutefois bien peu d’entre eux, tant dans le présent que dans les temps futurs, sauront les raisons fondamentales d’une telle décision.

En tant que joyau de Molech, ce lieu destiné à la diplomatie et à la symbolique était bien entendu gardé par des contingents de gardes professionnels. Un personnel compétent et alerte dédié à sa préservation et à la sécurité des diplomates et autres politiques qui œuvraient en son sein. Toutefois, en ce jours des plus cruciales où les plus illustres dirigeants des 5 grands nations fondatrices de la Foedus Humanis allaient se réunir, le niveau de sécurité avait été drastiquement relevée.

Dans l’espace, le système entier était surveillé par des flottes de plusieurs milliers de vaisseaux – composées entre autres de 8 redoutables bâtiments de guerre de la taille d’un continent-. Sur terre, c’étaient des contingents de super soldats en armure énergétiques dernier cri et armés jusqu’au dent qui contrôlaient rigoureusement les alentours de Sekurapolis. Ils étaient appuyés par de redoutables machines de guerres, toutes construites dans les meilleures mondes-forges des fameux Hommes en Jaune. Toutefois, le Palais de l’Aube et ses occupants du jours pouvaient surtout compter sur les redoutables Lames Pourpres disposer aux quatre coins de la cité.

Corps d’armée d’élite de l’Armée de Xémétris, les Lames Pourpres étaient exclusivement composés des psyker-guerriers les plus habiles, résiliant et aguerris de l’Empire de Xemestris. Parés de leurs armures de puissance écarlate (composé d’un psyko-alliage leur permettant de mieux canaliser leurs pouvoirs), pourvu de leurs armes à lame noire et fort de leurs extrêmes maîtrises martial et biomantique, c’étaient de véritables machines de guerre ambulantes.

Littéralement beaucoup plus vifs que le son, chacun d’entre eux était aussi forts que des centaines d’hommes, et pouvait trancher net des véhicules lourdement blindés de leurs lames. Portés par une volontés incandescente, tempérés par une discipline d’airain, et organisés autour d’une logique militaire aussi audacieuse qu’impitoyable, ils constituaient les super troupes de choc de l’Armée de Xemestris ayant permis d’ouvrir des brèches quasi-impossibles dans les défenses xénos considérés comme infaillibles jusqu’alors. Un considérable atout qui permit aux différentes forces de l’Humanité de changer nombre de défaites assurées en victoires miraculeuses.

Que leurs ennemis furent tyranides, krorks, eldars, tau, necrons ou même humains, rares furent leurs opposants à avoir survécu au ténébreux tranchant de leurs armes. Ainsi, le corps des Lames Pourpres fait sans aucun doute parti des corps militaires les plus redoutables de l’histoire galactique et avait, à juste titre, mérité sa prestigieuse renommée s’étendant à travers les 5 segmentums de la Voie Lactée.

Ainsi, lorsqu’une faille transdimensionnelle commençait tout juste à fendre la réalité juste en face des quatre vigies gardant le portail oriental du Palais de l’Aube, ces derniers dégainèrent leurs armes à sombre lames de leurs mains et déployèrent leurs solides boucliers grenat de l’autre en une fraction de seconde.

Ils furent aussitôt rejoints par une dizaine d’autres Lames Pourpres, arrivés depuis leurs postes respectifs situé à quelques centaines de mètres plus loin. Déjà équipés de leurs armes prête à frapper, ces derniers étaient déployés en formation sur trois lignes à l’arrière de leurs camarades en bouclier. Des dizaines de scénarios d’attaques possibles passèrent à travers l’esprit des psyker guerriers alertes, avant que la semelle de botte de la Première Lame ne foule le bitume de la voie, après la complète ouverture de la faille.

Lorsque l’arrivée du chef des Fourreaux Écarlates et de ses 3 pairs fut constatée, les psyker-guerrier s’empressèrent d’effectuer à l’unisson le plus respectueux et discipliné des saluts militaires, sous le regard approbateur de la Première Lame.

Ce dernier était satisfait de constater de la parfaite formation des hommes sélectionnés par les hauts officiers du corps. La première et deuxième ligne prêtes à réceptionner les premiers assauts, quelle qu’en aurait été la nature. La troisième ligne parée à assurer les flancs et arrières de leurs compagnons de devant. Et la quatrième ligne en position idéale pour s’occuper des éventuels opportuns qui en profiteraient pour sauter par-dessus la mêlée.
Quand bien même ça aurait été un adversaire beaucoup plus fort à la vélocité supérieure qui les auraient attaqués sans annonce, la formation était optimisée pour qu’au moins un des hommes de la dernière ligne puisse avoir suffisamment de temps pour générer un bref signal d’urgence psychique, au moment où ses compagnons périraient sous l’attaque ennemi.

Avec une synchronisation qui aurait aisément pu rivaliser avec celles des machines pensantes T’au, les Lames Pourpres s’écartèrent du chemin du quatuor, se positionnant en deux parfaite parallèles de soldats postés au garde à vous. Traçant pour leurs supérieurs une voie royale vers le portail menant au Palais de l’Aube qui s’ouvrit dans l’instant. Alors que le quatuor entamait sa marche, chaque sentinelle ne put réprimer un fugace tressaillement quasi-imperceptible.

Chacun d’entre eux était un vétéran multi centenaire s’étant plusieurs fois distingué par ses compétences et son sang-froid dans de périlleuses batailles dignes des pires zones de conflits de la Guerre Noire d’antan. Des guerriers qui avaient pu supporter l’extrême pression des combats tout le long, sans que leur lucidité ou leur sagacité ne vacillent. Des hommes loin d’être facile à impressionner en somme. C’était d’ailleurs pour cette qualité, et pour les récompenser de leurs états de service, qu’ils furent choisis pour aider à la sécurité du palais en ce jour solennel. Toutefois, même ces valeureux soldats ne pouvaient totalement rester de marbre au passage du quartet. Des hommes devant lesquels les milliers de Lames Pourpres et toutes autres troupes ou bâtiments de guerre présents au sein du système n’étaient que bien peu de chose.

Des centaines de patronymes leurs avaient été données : les Quatre Généraux, les Quatre Miracles, les Quatre de l’Extraordinaire et même les Quatre Guerriers Divins. Toutefois, celui qui revenait le plus souvent et qui est devenu une constante fût « Les Quatre Diadoques », beaucoup le rallongeant même par « Les Quatre Diadoques de l’Ordre ». Un nom qui, pour les âmes profanes, paraîtrait des plus pompeux, pour ne pas dire prétentieux, voire ridicule, mais qui prenait tout son sens pour qui avait la moindre idée de leur importance.

Et pour cause, ces derniers furent pour ainsi dire les plus hauts chefs de guerres de la Foedus Humanis. Quatre maîtres de guerre ayant mené nombre de troupes de l’alliance humaine vers la victoire dans des milliers de conflits à travers les cinq segmentums. Que ce soit depuis leurs strategium où ils dirigeaient simultanément plusieurs dizaines de campagne majeure à grande échelle ou directement sur le champ de bataille à commander en personne des millions de troupes dans des féroces batailles.

Quatre généralissimes qui, à plusieurs occasions, ont défié le divin dans des affrontements eschatologiques. Que ce soit les C’Tan du dieu-roi silencieux Nagarash, les élus de Morka-Gork, les seigneurs guerriers eldars aidés de leur nouveau panthéon tutélaire, les monstres les plus terrifiant des Flottes Ruches Primordiales, ou les plus puissantes conceptions du Grand Éclat (l’Intelligence Suprême de la Fédération Tau), jamais ils n’ont reculé, toujours ils sont retournés. De véritables légendes vivantes parmi les plus illustres de l’histoire de la Galaxie.

Ainsi, lorsque le quatuor passa à leur hauteur d’un pas sûr et impérieux, les 12 gardes eurent toutes les peines du monde à ne pas trembler sous la pression de leurs grandeurs cumulées


Les Quatre Diadoques de l’Ordre (Généraux suprêmes des armées de la Foedus Humanis) :
Membres : La Première Lame (Généralissime des armées de Xemestris) ; Le Premier Adepte (Grand Maréchal des armées d’Eleas) ; La Première Plume (Seigneur Général des armées de Khemenos) ; Le Premier Précepteur (Haut Officier Suprême des armée d’Almanis)




Usant de leurs pouvoirs pour marcher/glisser d’un pas beaucoup plus vif que d’ordinaire, le quatuor longea à toute allure l’allée principale du Jardin de l’Aurore, zone orientale extérieure du palais. Les Quatre Diadoques ne prenaient même pas la peine de jeter un œil sur les sculptures inspirées, harmonieusement disposées de part et autres du sentier de dalles blanches qu’ils arpentaient.

Ils finirent par croiser une paire de guerriers à l’allure redoutables, qui leurs présentèrent leurs respects avant de s’effacer. Equipés d’une armure plus complexe et plus ouvragée que celle de leurs collègues à l’extérieur, ils étaient pourvus d’une arme d’hast dont la pointe et le tranchant étaient fait d’un métal rouge vif. Deux membres des Hast Rutilants. Un groupe de psyker-guerriers d’élites destinés à suivre la Première Lame à travers les plus périlleux théâtres de combat, et surtout à assurer la protection de la plus illustre personnalité de Xemestris : le Maître d’Arme.

Rigoureusement sélectionnés par la Première Lame et ses subordonnées de confiance dès la petite enfance, ces super-élites recevaient une formation encore plus exigeante que celle des Lames Pourpre, déjà réputée pour son âpreté notoire. Cela afin de les préparer à la fois pour leurs futures tâches mais aussi pour supporter un certain rituel destiné à pousser leur maîtrise biomantique au-delà de leurs limites.

Même s’ils étaient loin de valoir les huit Fourreaux Écarlates, lorsqu’ils étaient munis de leurs armes d’hast et parés de leurs équipements de facture supérieures, chacun d’entre eux étaient parfaitement capable de vaincre un titan éclaireur par lui-même. Un exploit des plus incroyables pour quiconque connaissait un tant soit peu ces machines de destruction. Une condition minimale aux yeux de la Première Lame, lorsqu’il était question de l’accompagner sur le champ de bataille ou d’assurer la sécurité du Guide Suprême de Belcadis.

Tous les 500 mètres ils croisèrent une paire d’Hast Rutilant. Ces derniers les gratifièrent également d’un révéré salut militaire avant de se décaler de concert pour les laisser passer.
Plusieurs minutes furent nécessaires aux Quatre Diadoques pour quitter le Jardin de l’Aurore, et arriver devant la porte menant à l’aile orientale du Palais de l’Aube. Les deux gardes armés d’hallebardes servant de vigie firent acte de la même obédience que leurs collègues envers leur généralissime et ses 3 collègue. Ces derniers pénétrèrent au sein de la bâtisse aussitôt que les battants furent grandes ouverts, sous l’œil vigilant des deux sentinelles qui ne purent s’empêcher d’aviser avec hostilité le contenu de la fiole lévitant au-dessus de la main du Premier Adepte.


À mesure que les diadoques franchissaient les salles successives, sans prêter attention aux décors élaborés qui les caractérisaient, le malaise tenaillant Qaramar depuis qu’ils étaient arrivé au palais s’accroissait crescendo.

Ce lieu saturait d’énergies immatérielles jusqu’à la moelle. Il ne s’agissait pas de l’énergie chaotique habituelle caractérisée par une douce discorde et une délicieuse anarchie née de la folie des mortels. Non. C’était des énergies aux courants bien ordonnés, horriblement harmonieuses et épouvantablement apaisées. La définition même du tourment pour un démon majeur tel que Qaramar qui était aussi à l’aise en ce lieu qu’un homme nu coincé au fin fond de l’océan.

Tout à coup, les troubles du désengendré explosèrent. Tremblant plus d’effroi que jamais, le démon accorda davantage d’attention à son environnement. Ses quatre geôliers se tenaient devant une vaste et lourde porte sertie de motifs élaborés à sa surface, destination finale d’un long couloir somme toute banal pour l’endroit. S’il en avait eu la possibilité, Qaramar aurait supplié les quatre psykers pour qu’ils rebroussent chemin. Pour une quelconque raison, il préférait affronter des milliers de fois la douloureuse expérience de la non-mort plutôt que de voir ce qu’il y avait derrière cette porte.


FIN DE L'ACTE 3
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Re: Broly97

Messagepar broly97 le Ven Avr 03, 2026 13:04

Acte 4 : L'Ordre


Lentement, les battants jumeaux s’ouvrirent dans un silence de cathédrale, savamment poussés par de quelconques forces invincibles. L’ouverture désormais grande ouverte, celle-ci révéla un vaste salon. Pièce aux notes chaleureuses, l’endroit était agencé en quatre petit aires cosys où étaient disposés fauteuils, canapés et table basses. Au centre de tout cela se trouvait une longue table en bois précieux occupant l’espace destiné aux réunions importantes. Du premier coup d’œil les diadoques trouvèrent les occupant du salon assis à l’emplacement proche de la cheminée, endroit qu’ils affectionnaient le plus au sein du palais. À peine avaient-ils pénétré au sein de la pièce que les quatre commandants suprêmes des armées humaines mirent genou à terre avec une infinie déférence, présentant leurs hommages aux occupants du salon.

À l’instar des entrants, ils étaient au nombre de quatre. Quatre hommes d’âges vénérable en apparence, à la prestance prononcée et à l’apparence raffinée. Il se dégageait d’eux une aura de confiance sereine et de force tranquille absolue qui sied parfaitement aux hommes de pouvoirs à la clairvoyance subtile et sagace. Le Maître d’Arme, l’Alchimiste, l’Enchanteur et l’Architecte, tels étaient les sobriquets qu’on a donnés aux fondateurs et souverains respectifs des empires de Xemestris, d’Eleas, de Khemenor et d’Almanis.
Au cours des 2500 ans qu’a durée l’ère de l’Accalmie, période ayant suivi la fin de la Guerre Noire, ces quatre hommes ont chacun sauvé leur monde de naissance de graves troubles. Les relevant puis les amenant au pinacle en dispensant habilement de leurs sagesses et savoirs, gagnant ainsi la fidélité indéfectible de leur peuples respectif.
De cette base solide et prometteuse ils conquirent les mondes au-delà de leurs systèmes au cours de glorieuses mais exigeantes croisades. Usant d’un savant mélange d’innovations et d’usage de vieilles technologies datant de l’Age d’Or, leurs flottes colonisèrent puis humanoformèrent les mondes vierge et inhospitaliers, tout en conquérant les mondes humains habités en usant du verbe, et parfois du poing lorsque cela fut nécessaires.

Lentement mais méthodiquement, l’étendue de ces quatre nations s’étendirent, finissant par former quatre empires englobants chacun des milliers de mondes. Des empires dont l’étendu, la sophistication et la puissance n’avaient rien à envier aux dominions de l’Age d’Or d’antan. De véritables miracles qui ont fait de ces nations 4 des 5 plus puissants empires humains jamais fondé depuis les 5000 ans de Tumulte.

Qaramar frémissait d’agonie. Cette salle était l’épicentre même de l’équilibre entre le monde matériel concret et le monde immatériel apaisée. Une place d’ordre et de sérénité absolue.

Si pour un humain, l’endroit paraîtrait aussi chaleureux et rassurant qu’une confortable chambre chargée de tendres souvenirs, pour le démon cela s’assimilait à une véritable antichambre de tourments. C’était comme être plongé simultanément au sein des pires environnements possibles et de ressentir la moindre parcelle de souffrance apporté par chacun d’entre eux. Le cinquième favori se serait évanoui dans le Warp s’il en avait eu l’occasion, mais sa prison ne lui permettant pas de mourir pour mieux ressusciter, il ne pouvait se soustraire à cet horrible supplice.

Malgré tout, le Non-Vivant ne pût s’empêcher de porter ses sens vers la source, ou plutôt les sources, de ses insupportables souffrances, ceux-ci portant déjà leur attention vers sa personne. L’Enfer s’amplifia. Les puissances psychiques de ces quatre vénérables étaient tout bonnement effroyables, démesurées, anormales. Il ne savait pas si c’était l’extrême douleur qui brouillait son changement, mais il avait l’impression de se trouver face à 4 égaux de l’Anathème tant détesté par ses maîtres. Non ! Ils semblaient plus extraordinaires encore. Tous les quatre encore plus terrifiants et redoutables que le fondateur de l’Imperium au fait de sa grandeur. Des strates de pouvoir qu’aucun êtres humains normal ne pouvait espérer atteindre un jour, même en usant de mille moyen ésotériques interdits.

Toutefois ce n’était pas réellement l’étendu du pouvoir de ces quatre hommes qui faisait réellement souffrir Qaramar de mille (non) morts, mais plutôt ce qu’ils représentaient. Chacun semblait être la représentation même d’une idée… Non, plutôt d’un concept antinomique de tous ce qui faisait la Seconde Perdue.

L’un d’eux était le flegme incarné. Symbole vivant d’une maîtrise de soi quasi infinie pouvant surmonter n’importe quel passion ou émoi, peu importe sa forme ou son intensité.
Un autre était le concept même de la sagesse. Conception incarnée de la science permettant d’aborder et de disposer convenablement du pouvoir.
Le troisième était l’aspect de la raison. Définition concrète de la faculté à suivre sa voie tout en mesurant ses pulsions, qu’elles soient nobles ou obscures.
Le dernier enfin était l’harmonie matérialisée. Reflet bien réel de la capacité à apprécier tous les composants de son environnement pour parvenir à un tout pertinent.
Quatre forces de l’Ordre en chair et en os, diamétralement opposées de ce que fût le Warp absurde et erratique ayant engendré Qaramar.

C’est alors que la plus terrible des hypothèses explosa dans l’esprit du Dernier Témoin. Une supposition si effroyable que le Non-Vivant en oublia presque de souffrir. Si les individus qui l’observaient étaient bien ceux auquel il croyait, Qaramar regrettait amèrement d’avoir survécu aux flammes de l’Anathème à la suite de son duel fatidique contre le Fils Vengeur. La mort véritable et l’oubli total aurait été quarante-mille fois plus charitables que de voir ça.

-Voilà donc notre invité, fît le Maître d’Arme de sa voix calme et posée, son œil non-dissimulé détaillant le Cinquième Favori avec une froide minutie. Cela fait longtemps que je n’en avais plus vu de semblable.

-Il ne semble pas avoir bonne mine, plaisanta l’Enchanteur espiègle, tout en réajustant ses lunettes afin que son regard pénétrant et expert décortique la créature prisonnière sur tous les angles. Très jolie geôle soi dit en passant, Premier Adepte de mon auguste collègue.

Le concerné hocha la tête de gratitude, flatté de recevoir un tel compliment de la part de celui qui était sans contexte l’un des deux plus habiles manieurs des huit flux immatériels de l’Alliance Humaine.

-Je dirais même plus, c’est sublime, pour ne pas dire élégant, abonda l’Architecte finissant de frotter son monocle à l’aide de son mouchoir en tissu blanc afin de pouvoir mieux apprécier la créature. Oh ! On dirait qu’il commence à s’agiter. De toute évidence il a commencé à comprendre. Il est plutôt vif d’esprit. Sauf exception, les rescapés de l’Excès-qui-fût que j’ai jadis croisé avaient tous trépassé sans l’avoir saisi.

-Il serait plus exact de dire qu’ils refusaient catégoriquement de le croire, corrigea le Maître d’Arme.

Resté en retrait depuis le début de la conversation, l’Alchimiste acheva de caresser le bout de sa barbe avant de se lever. Il rejoignit le chef des Haut Purificateurs qui lui tendit le captif avec le plus grand des respects.

-Merveilleux, merveilleux ! Vous avez fait du très bon travail messieurs, remercia l’Alchimiste avec l’affabilité qui le caractérisait, tout en prenant délicatement la prison octaédrique fait de verre et d’énergie psychique qui lévita sur la paume de sa main.

C’est avec une satisfaction tranquille que le maître du Premier Adepte admira son contenu, tel un artisan retrouvant un jouet disparu depuis longtemps.

Le Vénérable Aïeul de Jasmiroh juste devant lui, Qaramar n’eut alors plus aucun doute sur sa nature. Si cela avait été possible il en aurait pleuré de désespoir et de désillusion. C’était pour lui la pire des sentences imaginable que le destin pouvait lui faire subir.

-N…Non ! Bégaya-t-il laborieusement. Co…Comment cela a-t-il pût ?…

L’Alchimiste accorda un sourire compatissant à la créature dévastée.

-J’imagine que ce n’était pas vraiment l’instant qui t’a été promis. Ta surprise est compréhensible. Aucune des projections ou vissions ne prévoyaient cette finalité. Si je devais résumer brièvement comment on en est arrivé là, eh bien… Disons que les millénaires du Jeu Divins des Quatre-qui-furent ont in fine permit de créer toutes les conditions nécessaires à leur Chute Finale.

- Des conditions qu’une certaine variable, inattendue de tous, a minutieusement réunis au moment fatidique pour faire basculer les évènements de manière radicale, poursuivit l’Enchanteur.

- Une variable qui a brisé le Grand Jeu à jamais et qui a forcé ses Quatre malheureux participants à être les gibiers d’une partie de Chasse à la Cour, précisa l’Architecte.

-Une Chasse dont ils ne pouvaient se soustraire et qu’ils ne pouvaient que perdre, acheva le Maître d’Arme.

-Mais cela n’a plus aucune espèce d’importance désormais, reprit l’Alchimiste. Car tu vas pouvoir accomplir le pourquoi de ton existence, en ce jours solennel.

Le Vénérable Aïeul se tourna vers les diadoques qui attendaient patiemment d’être utile ou d’avoir quelque chose de pertinent à dire.

-Ils ne vont pas tarder à arriver. Vous prendrez bien une tasse de thé en attendant, messieurs ?


Plusieurs heures durant les huit psykers patientèrent. Ils discutaient d’affaire d’état tout en savourant les fameux breuvages de l’Alchimiste aux notes alambiqués, mais étrangement harmonieuse. Ceux-ci s’adaptant au palais du goûteur, de telle manière à ce que ce dernier ressorte moins troublé et plus apaisé après la dégustation. Un des nombreux subterfuges qu’il a jadis utilisés pour permettre aux différents souverains de Jasmiroh de poursuivre leurs pourparlers afin de sortir la planète d’une dangereuse période de trouble globale.

Alors que la discussion glissait lentement mais sûrement à propos des territoires sanctuaires à accorder aux exodites et aux rares dominions aeldarys ayant coopéré avec la Foedus Humanis, le groupe sentit la présence psychique qu’ils attendaient.

-Bien, les voilà et juste à l’heure, s’enorgueillit l’Architecte tout en consultant sa montre à gousset, celle-ci adaptant son cadrant en fonction de la période de rotation du monde visité.

L’Enchanteur eut tout juste le temps de faire disparaître le service à thé d’un claquement de doigt avant que les portes de la pièce ne s’ouvrent de nouveau.

Si la présence commune des huit psykers emplissait la salle d’une atmosphère psychique aussi palpable que de la roche, ce n’était que peu de chose lorsque le dernier arrivé entra. Aux premiers de ses pas, c’était comme-ci l’aube éclatante d’une étoile illuminait totalement la plus sombre des contrés. Sa présence psychique éclipsa, l’espace d’un instant, toutes les autres avant qu’il ne la réduise par réflexe pour ne pas importuner l’auditoire de son trop grand éclat.

C’était un géant de plus de trois mètres aux muscles larges et bien taillés vêtu d’un élégant jabador d’une blancheur solaire aux broderies éclatant d’or. Il portait une cape pourvu de la même coloration que son accoutrement, supporté par ses larges épaules robustes. Il avait l’épiderme mât et était coiffé de long cheveux d’un noir de jais cascadant le long de ses épaules. Son visage patricien aux traits divinement harmonieux, était la définition même du souverain dans son sens le plus large et le plus absolu. Ses yeux aux iris habituellement noires étaient éclairés d’une lumière dorée que d’aucun aurait jugé qu’il relevait du divin. Autour de sa tête trônait une couronne à 5 branches d’où rayonnait des flammes dorée alimentées par sa propre aura incommensurable.

Il s’agissait du Patriarche de l’Humanité, le Souverains de Terra, Le Père des Primarques d’antan, l’Aïeul des Astartes, l’Imperator, le Miraculé, Celui qui a ressuscité, le Vainqueur des Quatre Ténèbres et le Bourreau du Renégat -grand félon et damnateur de la Première Civilisation-. Il s’agissait de l’Empereur de l’Humanité. Plus précisément de l’Empereur ressuscité, Maître des Deux Mondes. Le fondateur et maître absolu de l’Imperium, qui, à la suite de sa résurrection, a redressé son empire jadis miséreux, pourrissant, décadent et agonissant en une nation toute-puissante de plusieurs millions de mondes dynamiques, s’étant réconciliés avec l’innovation et l’ambition durant l’Age de l’Accalmie. Tant et si bien qu’il est (re)devenu l’empire le plus puissant de la Galaxie. Certains érudits s’avançant même à croire qu’il s’approchait du niveau de sophistication de la glorieuse Fédération de l’Age d’Or. À ce titre, beaucoup considérait l’Imperator comme le véritable chef de la Foedus Humanis, l’Alliance des peuples de l’Homme.

Qaramar en proie à un désarroi de tous les diables n’en croyait pas ses sensations des plus insupportables. Comme beaucoup de ses semblables démons, il avait par curiosité jeté une fois le regard depuis le Warp en direction de l’Astronomican, à l’époque où l’Empereur n’avait été qu’un cadavre pourrissant. Une expérience aussi brève qu’affreusement douloureuse. Ce fût comme placé ses yeux juste en face de la plus brillante des étoiles. Une étoile huit fois maudite par l’ensemble des rejetons des Dieux du Chaos.

Toutefois, cet Empereur là en chair et en os et au fait de sa vitalité était d’un toute autre calibre. Si le Dieu Cadavre fût une étoile des plus puissantes, alors ce nouvel Empereur équivalait à l’éclat d’une multitude d’autre. Une puissance immatérielle jamais vu en un seul être à travers la Galaxie, même à l’époque des Premiers Résidents.

Trop horrifié par la vision du maître de l’humanité, le cinquième favori faillit ne pas remarquer la présence d’un deuxième individu à Ses côtés. C’était un homme à la peau claire, coiffé d’une chevelure bouclée au teint blond doré et soigneusement coupée court. Haut de 3 mètres et de solide stature, il était engoncé dans une armure blanche étincelante aux bordures dorées qui semblait aussi impressionnante que magnifiquement ouvragée. Au même titre que sa somptueuse et imposante lance surmontée d’une large lame au redoutable tranchant.
Son visage noble était d’une impassibilité troublante, mais son regard naturellement acéré laissait deviner que bien peu de chose échappait à ses yeux aux iris illuminées de la lueur dorée de l’Anathème. Même si la présence aveuglante de l’Empereur saturait les sens de Qaramar, ce dernier avait tout de même finit par remarquer cet homme en armure, et même plutôt assez vite. Ce Bras Droit n’était de tout évidence pas n’importe qui, ce qui était loin d’être une bonne nouvelle aux yeux du démon complètement submergé par le désespoir bien réel.

Les huit psykers saluèrent respectueusement l’Empereur et le Bras Droit qui leur renvoyèrent la politesse. Le grand monarque des hommes haussa le sourcil de surprise en remarquant Qaramar dans sa prison.

-Serait-ce un tribut, mon ami ? Dans ce cas tu n’as pas été bien inspiré.

-Non du tout, réfuta l’Alchimiste. Je vais t’expliquer.

En une nanoseconde le Grand Vénérable de Jasmiroh transmit tout ce qu’il y avait à savoir à propos de Qaramar à l’Empereur et au Bras Droit. Si ce flot d’information laissa le Bras Droit de marbre, le Patriarche de l’Humanité esquissa un sourire en coin.

-Je vois, plutôt drôle comme situation, fît le maître de l’Imperium tout en tournant son regard solaire vers le démon. Puis-je ?

-Je t’en prie, accorda l’Alchimiste tout en tendant la prison de Qaramar.

La prison octaédrique et son contenu lévitèrent jusqu’à la paume de l’Empereur. De longues secondes durant, ce dernier observa l’essence de Qaramar se tordre de douleur sous son regard incandescent, et alors, le visage du maître des hommes se fendit d’un large sourire carnassier. Une expression aussi triomphale que féroce qui en disait long sur l’infini mépris que lui inspirait le démon. Il retirait un intense plaisir à voir une de ses créatures maudites ressentir un soupçon de ce que son genre avait infligé à l’humanité des millénaires durant.

-Tellement pathétique, entama l’Empereur, une grimace de dégoût déformant ses traits. Aussi pathétique, apeuré et désespéré que son maître et ses 3 autres frères lorsque ce qui leur restait d’essence se tenait sur la paume de ma main, complètement à ma merci. Car oui, infecte engeance, sache que vos 4 divinité de faiblesse se sont retrouvées à la même position que toi, après que la juste fureur de l’Humanité ait brisé leurs cohortes, et que mes défunts fils aient dévasté leur domaine respectif puis déjoué leur dernière carte. Chacun de leurs frémissements, après chaque échec cuisant de leurs piètres tentatives pour se soustraire à Ma Traque, furent pour moi des souvenirs que je chérirais pour l’éternité qui me reste à vivre. Toutefois, comme tu dois t’en douter, je ne les ai pas éliminé ou laissé à l’état d’éternelle impuissance comme l’avait jadis souhaité Mon Prédécesseur. Non. Je leur aie trouvé une bien plus grande utilité pour qu’ils payent la dette qu’ils doivent à l’Humanité.

Le regard du père de feu les Primarques s’attarda l’espace d’un instant sur ses quatre alliés aussi sereins qu’imperturbables, avant de poursuivre.

-Et le meilleur reste encore à venir. Quant à toi, infecte engeance, tu seras le témoin direct de l’acte final de ma victoire totale. Savoure comme il se droit les prochaines minutes à venir, toi qui te dis être le Dernier Témoin.

Par la volonté de l’Empereur, la prison s’éleva psychiquement pour s’immobiliser plusieurs mètres au-dessus du sol, juste en face de la table placée au centre de la salle. Reprenant sa contenance habituelle mais un léger sourire de satisfaction toujours affiché au visage, l’Empereur se tourna vers ses alliés de la Foedus Humanis.

-Bien messieurs, je vous invite à vous asseoir. Il serait impoli de faire attendre notre invité de dernière minute.

Les cinq dirigeants prirent place autour de la table en bois, leur subalterne respectif restant debout à leurs côtés. Les iris scintillant d’or, le Bras Droit fît apparaître un document manuscrit accompagné d’une plume à écrire, qu’il fît délicatement posé par télékinésie en face de Son seigneur. Il fît ensuite apparaître cinq verres remplis d’un vin de cérémonie, qu’il disposa avec habilité devant chacun des cinq souverains.

-Mes amis, commença l’Empereur. Vous et moi avons fait un long et périlleux chemin pour la survie et la domination de l’espèce humaine au cours de ces derniers siècles. Un chemin marqué par de bien lourds tribus et de trop nombreuses afflictions mais qui s’achève sur un succès éclatant. Que ce soit sur le plan matériel ou immatériel, l’ensemble de nos ennemis sont brisés, déchirés et divisés. De nombreuses poches de résistances demeurent encore et restent toujours dangereuses dans une certaine mesure, mais rien qui viendra empêcher la domination incontestée de l’espèce humaine. Il va bien sûr nous incomber de purger impitoyablement ces éléments perturbateurs, mais il nous incombera également une mission bien plus cruciale : portée la civilisation humaine à de nouveaux sommets. Des sommets supérieurs à l’Age d’Or d’antan et in fine supérieurs à la Première Civilisation. Un objectif que beaucoup considérerait comme impossible, mais qui, j’en suis sûr, est à la portée de notre espèce humaine qui a tant enduré et tant espéré. Pour répondre correctement aux espoirs et attentes des billiard d’âmes dont nous avons la charge, nous ne devons pas refaire les erreurs de ceux qui nous ont précédé. Nous ne devons pas imiter les différentes nations de l’Age d’Or et nous développer chacun de notre côté au risque de favoriser des troubles futures. Non. Nous devons évoluer dans une même cadre. Partager un but semblable. Marcher à l’unisson en tant qu’espèce. Et pour cela, nous devons nous réunir autour d’un socle commun. Édifier une bâtisse qui nous unit. Un seul et unique empire qui fédérera nos nations respectives. Une nouvelle fédération humaine : La Foederatio Imperialis.

Les Quatre de l’Ordre acquiescèrent d’un même mouvement de la tête, encourageant l’Empereur à poursuivre.

-Comme nous en avons déjà discuté de multiple fois naguère, cette nouvelle institution constituera la suite logique de notre alliance actuelle : la Foedus Humanis, créée dans l’urgence du fait des impératifs de la guerre. Elle sauvegardera la plupart des acquis de son prédécesseur, en lui apportant plusieurs modifications qui favoriseront sa portée ainsi que sa pérennité.

D’une pensée, l’Empereur éleva le document qu’a fait apparaître le Bras Droit, de telle façon à ce qu’il soit bien en vue de tous.

-En s’y conformant, vous et moi constituerons l’organe suprême de cette futur alliance destinée à guider l’Humanité vers les sommets qu’elle mérite. Cela nécessitera tout de même une douloureuse condition. Chacun d’entre nous devra dissoudre l’organe étatique qu’il a jadis fondé, et auquel il a reposé tous ses espoirs. Toutefois, cela ne sera pas en vain, car ce renoncement, aussi éprouvant soit-il, permettra l’émergence d’une infinité de possibilité portées par plusieurs volontés fonctionnant à l’unissons. Pour notre part mes chers amis, aussitôt que nous nous engagerons à acter l’Unité, nous travaillerons tous les cinq ensembles pour guider l’Humanité sous la forme d’un grand conseil de l’ordre. Sous la forme du Quintumvirat, l’organe décisionnelle suprême de la Foederacio Imperialis. Ainsi, mes chers amis, nous voilà donc au moment fatidique tant attendu. Qui veut commencer ?
Sans attendre, la plume et le document furent doucement attirer vers la main de l’Enchanteur.

-Au nom des pouvoirs qui m’ont été conféré par les miens en tant que Grand Magenmagot, je ratifie la dissolution de Khemenos en tant qu’Empire, et acte l’intégration de nos territoires à la Federacio Imperialis.

Tour à tour, chacun signa le document, jurant leur allégeance à la nouvelle entité naissante, jusqu’à ce qu’enfin ce fût à l’Empereur, l’ultime signataire, de saisir la plume.

-En tant que fondateur et maître de l’Imperium, j’acte, par le présent décret, la disparition de l’Imperium de l’Homme, et intègre les mondes qui y étaient affiliés à la Foederacio Imperialis.

D’un mouvement sûr et rapide, l’Empereur signa à son tour le document, préalablement daté de l’année 300 M46, scellant ainsi la disparition d’un empire qui a tenu contre vent et marée pendant plus de 16 millénaires.
À cette instant, Qaramar, qui avait assisté impuissant à la scène sentit que, pour la première fois de son immatérielle existence, il n’était plus une constante dans l’Univers. Aussitôt il sentit que son essence, jusque-là marquée comme indélébile dans la vaste trame de la réalité, s’effaçait lentement mais assurément. Alors que le démon sentait sa fin approchée, c’est avec la plus grande des détresses qu’il assista au dernier acte du triomphe des ennemis jurés du Chaos.

L’Empereur leva son verre, aussitôt imité par ses 4 confrères.

-Cela est donc fait. Les Empires de Xemestris, de Khemenos, d’Eleas, d’Almanis ainsi que l’Imperium n’existent désormais plus. Maintenant, seule reste la grande Fédération Impériale de l’Homme qui unira l’espèce en une seule et même bannière. Longue vie à la Foederacio Imperialis !

-Longue vie à la Foederacio Imperialis ! répétèrent à l’unisson les 4 autres.

Sous les regards satisfaits des Quatre Diadoques et celui solennel du Bras Droit, les cinq dirigeants portèrent à l’unisson le breuvage à leurs lèvres, marquant ainsi la naissance officielle de la nouvelle Fédération Impériale de l’Homme, porteuse des rêves et ambitions de l’Humanité et de son organe dirigeant suprême, le Quintumvirat de l’Ordre.



La Foederacio Imperialis : Le Quintumvirat de l’Ordre (Autorité Suprême de la Foederacio Imperialis)
Leader : L’Empereur de l’Humanité, Maître des Deux Mondes
Membres : Le Maître d’Arme, le Guide Suprême de Belcadis ; L’Alchimiste, le Grand Vénérable de Jasmiroh ; L’Enchanteur, le Sage Suprême de Tehutis ; l’Alchimiste, le Doyen Lumineux d’Estertus



Dégoutté au-delà du possible, Qaramar, qui sentait sa fin imminente et définitive, consacra ses dernières forces à tourner son courroux en direction de l’Alchimiste qui lui accorda juste un regard de pitié.

-Qu… Que s’est-il passé pour que ça finisse ainsi ?! P… Pourquoi ?! Pourquoi Gr … ?! eût tout juste le temps d’hurler le désengendré avant que son essence ne s’efface complètement de la réalité à jamais.

L’Alchimiste poussa un long soupir, soulagé que tout cela soit finit.

-Des regrets à propos de cette créature ? Questionna l’Architecte.

-Non pas vraiment. C’était une créature fait à l’image de la Pestilence-qui-fut, avec tous ce que cela impliquait. Ce ne fut pas une chose qui méritait le moindre égard, en tout honnêteté. Non. La seule chose qui me fait de la peine, c’est de voir les mensonges distillés par celui ayant vénéré le Sept et le Trois à ses enfants si crédules. Ce fût tellement pathétique que je n’ai pu m’empêcher de ressentir une pointe de pitié à l’égard de cette misérable créature. Enfin bon, nous avons plus important à faire. Pas vrai mon ami ?


L’Empereur hocha la tête, avant d’activé une commande sur le bord de la table. Une petite trappe s’ouvrit au centre de la table, laissant germer un petit projecteur holographique qui généra une holo-représentation de la Galaxie. Quelques manipulations mentales de l’Empereur, et la perspective de l’image s’étendit largement, donnant in fine une nouvelle carte holographique éclairée par les plus de 100 000 galaxies constituant Laniakea.

Un vaste territoire à conquérir auquel Son Prédécesseur, le Souverain devenu Cadavre, avait craint au plus haut point, et à juste titre. Par-delà le vide et les étoiles composant ses territoires lointains, se trouvaient nombres de puissantes nations, certaines bien plus redoutables que la Première Civilisation de la Voie Lactée, mais aussi d’innombrables cauchemars. Des horreurs innommables dont une petite poignée à jadis contraint au froid exil un collectif vorace ayant bien failli dévorer la galaxie des hommes dans son ensemble.

Vaincre l’ensemble de ces ennemis d’outre-galaxie à la puissance terrifiante s’avérera être une épreuve quarante mille fois plus terrible que d’affronter le Renégat et les 5 Ennemis à l’apogée de leur puissance. Des victoires qui constituaient un objectif indispensable pour l’Humanité si elle voulait faire sienne ces terres promises et sécuriser les précieuses ressources en leurs seins. 

Conditions nécessaires afin d’endurer la Bataille de toutes les batailles à venir et de lutter à armes égales avec les autres Prétendants afin de devenir un des Quatorze. Le Tarot avait parlé. Et si ses cartes disaient vraies, alors ils n’avaient pas beaucoup de temps : tout juste quelques centaines de millénaires, pas plus. Une durée qui, d’un point de vue humain, semblait démesurément longue mais qui au regard de la gargantuesque et longue tâche à accomplir paraissait atrocement serrée. À l’instar de la Croisade de Légende, chaque décennie allait compter.

Encore une fois, le Maître des deux Mondes ne pût s’empêcher de pester à propos du destin. Si l’entreprise de Son Prédécesseur c’était dérouler comme prévu, avec ses 20/21 fils formés convenablement par Ses soins, l’Humanité auraient déjà été prête à entamer ce périple dans des conditions optimales. Une longue et dangereuse conquête menée sous la direction plus discrète de Son Prédécesseur et des Primarques au potentiel pleinement accompli. Un véritable gaspillage de temps pour l’Humanité, qui a maintenant presque 17 millénaires de retard à rattraper, mais aussi une amère tragédie pour le Maître des Deux Mondes qui parvînt à dissimuler un bref moment de mélancolie sur ses traits.

Néanmoins, le nouvel Empereur, ayant jadis incarné l’Ambition du Premier, était confiant quant à leurs chances de succès. À Sa droite, Il pouvait compter sur l’éclatante lumière de Son Prédécesseur et à Sa gauche Il était soutenu par le sombre pouvoir apprivoisé de Ses Quatre Némésis-qui-furent. Avec la volonté inépuisable de l’Homme, rien ne leur était impossible. Ils seront prêts pour le lointain Rassemblement à venir.

-Tout à fait mon ami, commença l’Empereur à l’Alchimiste. Nous avons encore beaucoup à faire pour que la Gloire de l’Homme rayonne en tout lieu de cet Univers.

FIN DE WARHAMMER 45K : L'AGE DE LA RECONQUÊTE
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