Dragon Ball - Next Journey

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Re: Dragon Ball - Next Journey

Messagepar Gakin le Dim Fév 01, 2026 20:32

Chapitre 25 – Décollage immédiat, direction l’univers 6 !!


Les nuages s’écartèrent comme un rideau. Une silhouette plongea, rapide, directe.

Goten posa les pieds sur la pelouse de Capsule Corp un peu plus fort que prévu. L’herbe s’écrasa, la terre souffla, et il dut faire deux pas pour rattraper son équilibre. Il n’y eut pas de cratère, mais la pelouse, elle, protesta en silence.

Il releva la tête, repoussa une mèche de cheveux noirs tombée sur son front et tomba presque nez à nez avec Bulma.

Elle se tenait là, bras croisés, tapant du pied comme un professeur prêt à sermonner son élève. Son haut jaune, son jean et son collier de perles n’enlevaient rien à l’autorité du regard.

— Mon paysagiste va être millionnaire grâce à vous.
— … Pardon, s’excusa Goten.

Bulma soupira, comme si elle venait de signer un pacte avec l’univers.

— Bon. Dépêche-toi. Ils t’attendent.

Goten la suivit en trottinant. Plus il approchait, plus il sentait les présences : certaines familières, chaudes ; d’autres plus lourdes, plus silencieuses.

Et là, il le vit.
Le vaisseau.

Il reposait sur le gazon comme un animal tombé du ciel: massif, calme, presque indifférent à l’endroit où il se trouvait. Sa forme avait quelque chose de bizarrement logique : trois étages superposés, trois modules empilés, attachés par des couronnes d’arrimage et des joints d’éjection, comme si on avait clipsé trois navettes autonomes pour n’en faire qu’une. Des clapets et des crochets magnétiques ceinturaient chaque niveau. Un appareil pensé pour traverser le vide et capable, au besoin, de se séparer en trois.

Goten cligna des yeux.

— … Donc c’est vraiment sérieux, murmura-t-il.

Un bruit de voix, plus loin, attira son attention. Il tourna la tête… et tout le monde était réuni.

Goku se tenait là, haut de gi bleu et pantalon orangé serrés par une ceinture blanche. Il discutait tranquillement avec Tenshinhan, comme si partir dans un autre univers ressemblait à une promenade classique. Le triclope, bras croisés sous sa grande cape blanche, portait sa tunique noire bordée de rouge, son pantalon jaune bouffant et ses jambières vertes. Il avait cette immobilité de moine qui rend même le silence poli.
Juste à côté d’eux, Guma se tenait main sur la hanche. Très grand, très musclé, marques rouges sur les joues et longs cheveux bruns : une présence qui remplissait l’espace sans effort. Oob, lui, restait un peu en retrait, droit, sérieux et humble dans son gi vert.

Goten inspira.

— Salut tout le monde !

Les réponses fusèrent, plus ou moins. Goku lui fit un grand signe. Pan cria son prénom ; elle portait sa veste de survêt rouge, un jean, un chignon haut retenu par un élastique vert, et sa frange impeccable ne bougeait pas d’un millimètre. Vegeta, lui, ne fit rien. Oob lui adressa un sourire discret. Marron leva la main.

Goten pointa aussitôt le cockpit du vaisseau, où l’on devinait une silhouette aux cheveux attachés.

— C’est elle, hein ? La princesse.

Marron, dans son sweat-robe blanc et son béret bordeaux, lui donna un petit coup de coude.

— Oui. Et je te préviens : princesse ou pas, tu maintiens tes pulsions.

Goten ouvrit grand les yeux.

— Mes quoi ?!
— Tes pulsions. Ton cerveau de garçon. Ta façon de regarder les filles comme si tu venais de découvrir le feu.

Goten posa une main sur son cœur, dramatique.

— Vous êtes vraiment méchantes.

Bra vint se placer près d’elles. Son chignon haut bleu-vert était tenu net, ses grands anneaux dorés attrapaient la lumière comme de petits trophées, et son sweat jaune court affichait le symbole Capsule Corp au milieu, au-dessus d’un legging noir.

— Il va encore se faire un film, lâcha-t-elle.

Marron prit un air innocent.

— Non. Un film, ça se termine en deux heures.

Pan ricana, déjà hilare.

— Il rougit, il rougit !
— Je rougis pas ! protesta Goten… en sentant la chaleur lui monter aux joues.

Il prit une inspiration pour reprendre contenance quand une main se posa sur son épaule.

Gohan.

Un pull simple à boutons, lunettes sur le nez, et une expression sérieuse : ça suffisait pour sentir venir une mauvaise nouvelle.

— Salut, petit frère, dit-il.

Goten le détailla, sourcils froncés, comme s’il cherchait une explication cousue dans la chemise.

— T’es pas… prêt.

Gohan secoua la tête.

— Je ne viens pas cette fois-ci.

Goten cligna des yeux.

— Hein ?! Mais… c’est toi le scientifique ! protesta-t-il.
— Justement. Et c’est aussi moi qui ai un séminaire immanquable demain.

Goten resta figé, puis répéta, incrédule:

— Un séminaire… immanquable.
— Oui.
— Dans une situation de virus qui apprend à nous manger ?
— Oui.

Goten fit un pas en arrière, comme s’il venait de se prendre une gifle invisible.

Gohan commença :

— C’est un séminaire sur…
— Je m’en fiche ! coupa Goten, choqué par sa propre audace.

Gohan écarquilla les yeux, surpris, avant de laisser apparaître un sourire. Il n’en tenait pas rigueur à Goten. Il comprenait, au fond. Mais cela ne changeait rien.

— Je sais, dit-il. Et je déteste ça. Mais j’ai préparé tout ce que j’ai pu. Bra a de quoi travailler.

Goten allait répondre quand son regard fut attiré, malgré lui… vers Aya.
Jusqu’ici, la carrure de Guma l’avait partiellement masquée. Aya se tenait les mains derrière le dos : cheveux blancs en bataille, plume plantée dans la chevelure, yeux dorés. Gi beige complet, pieds nus sur l’herbe, comme si le sol devait s’habituer à sa présence.

Goten sentit son ventre faire un drôle de nœud.

Il se détourna brusquement, comme s’il venait de se brûler.

— Qu’est-ce qu’elle fait là ? lâcha-t-il, trop vite.

Et il se mit à trottiner vers elle, sans même s’en rendre compte.
Derrière lui, Bra leva un sourcil.

— Désolée, Gohan, mais on dirait que ton frère est sur un autre dossier.

Marron et Pan rigolèrent ensemble, complices, comme deux spectatrices qui connaissaient déjà la suite.

Gohan soupira… puis se tourna vers les trois filles, qui étaient déjà tout près. Il sortit de sa poche une petite clé USB.

— C’est quoi ?
— Des cours, répondit Gohan.

Pan ouvrit grand les yeux.

— Des cours ? On part sauver un peuple et tu nous donnes des devoirs ?

Gohan continua sans considérer la remarque et tendit la clé à Bra.

— Là-dedans, des modules courts. Ciblés. Virologie, vaccinologie, protocoles, erreurs à éviter. Tu ne deviens pas chercheuse en deux semaines, mais tu peux devenir efficace sur un remède précis. Et je sais que tu peux.
— Pas de repos pour les génies, déclara Bra en prenant la clé du bout des doigts.

Gohan se tourna vers Pan; son ton devint plus grave.

— Pan. C’est ta première vraie aventure dans l’espace.

Pan gonfla la poitrine.

— Je suis pas un bébé.
— Je sais, répondit Gohan. Moi non plus, je ne me croyais pas « un bébé » quand je suis parti pour Namek.

Pan souffla, faussement blasée.

— Je sais. Freezer, tout ça. Vous m’en avez parlé mille fois.

Vegeta, qui traînait à côté dans son t-shirt bleu marine et son pantalon noir, lâcha sans lever les yeux :

— Et ça n’a jamais suffi à rendre quelqu’un prudent.

Pan lui lança un regard.

— Merci pour ton encouragement.

Gohan reprit, plus calme.

— Je croyais que ça allait bien se passer. Je croyais que j’étais prêt. Et puis j’ai compris que l’espace… c’est vaste. Et que les monstres, ça voyage.

Pan serra les poings. Son sourire resta, mais il devint plus nerveux.

— Je serai prudente.

Gohan la regarda un instant, puis posa sa main sur sa tête.

— C’est tout ce que je veux entendre.

Un mouvement derrière la verrière du cockpit attira l’attention.

Runya était déjà aux commandes depuis un moment, invisible, concentrée. Puis elle apparut enfin, sortant du cockpit pour descendre du vaisseau. Droite, visage fermé, présence de pilote et de princesse à la fois.
Elle s’arrêta au pied de la rampe. Son regard balaya le groupe, s’arrêta sur Goku et Vegeta, puis sur les jeunes.

— Tout est prêt, annonça-t-elle. Nous pouvons embarquer.

Pan attrapa son sac immédiatement. Oob prit le sien, plus discrètement. Bra ajusta son sweat, vérifia la clé USB dans sa poche, puis prit son sac. Goten revint en trottinant. Aya se dirigea vers la rampe sans un mot, sur le métal froid. Guma suivit, calme. Vegeta passa comme une évidence.

Marron hésita une demi-seconde. Pas par peur. Parce qu’elle réalisait.
Elle se tourna vers ses parents.

Krilin, dans son blouson à col fourrure, essayait d’avoir l’air détendu et échouait. N°18, bras croisés, semblait inatteignable : une combinaison turquoise parfaitement taillée, cintrée par une ceinture à la taille, et les manches retroussées. Ses boucles d’oreilles et son pendentif turquoise répondaient à la tenue, et plusieurs bracelets tintaient à peine quand elle bougeait. Le tout était complété de bottines blanches à talon.

Marron s’approcha.

— Ça va aller, dit-elle.

Krilin sourit trop vite.
— Oui ! Oui, oui. Ça va. Je suis pas inquiet. C’est un vaisseau. C’est l’espace. Vous avez Goku, Vegeta et… les autres. Tout va bien se passer.

Marron sourit, émue malgré elle.

— Papa… respire.

Krilin inspira, exagérément.

— Voilà. Je respire.
— Fais attention à toi, dit N°18.
— Oui, maman, répondit Marron avec un sourire encore plus grand.

Marron leva la main.

— À bientôt !
— À BIENTÔT !! répondit Krilin très fort.

N°18 ne bougea pas… puis, au moment exact où Marron tournait pour monter, sa main vint se poser brièvement sur l’épaule de Krilin. Juste une pression. Juste assez.
Krilin se calma d’un millimètre.

Goku entra le dernier et salua Tenshinhan d’un sourire.

— Je compte sur toi pour ne pas laisser la Terre s’ennuyer, dit-il.

Tenshinhan répondit simplement:

— Revenez vivants.

Yamcha leva la main, ironique; Puerh flottait près de lui comme un petit satellite.

— Et ramenez-moi un souvenir qui ne veut pas me tuer, si possible.

Bulma, à côté, roula des yeux.

— Ils ne vont pas faire du tourisme ! lança la patronne de la célèbre entreprise, toujours agacée par la nonchalance de ses amis.

Yamcha la regarda, un sourire nerveux au coin des lèvres.

— Tu prends toujours tout au premier degré.

Goku rit.

— Promis !

L’accès à l’appareil spatial se referma.

À l’intérieur, c’était un vrai vaisseau de voyage : cockpit, salon avec deux canapés face à face et une table au milieu, un coin nourriture coincé entre des rangements, une salle de bain et quatre chambres. Le tout… en triple, réparti dans les trois modules.

Certains prirent des sièges. D’autres se laissèrent tomber sur les canapés.

Vegeta resta debout, bras croisés, dos contre une cloison, comme si le confort était une faiblesse. Marron serra son sac contre elle. Aya regardait dehors. Guma, silencieux, ferma les yeux un instant.

Runya posa ses mains sur les commandes.

— Accrochez-vous, dit-elle.

Goten fit le malin.

— Franchement, c’est pas si…

Runya lança le décollage.
La poussée arriva d’un coup. La capitale Ouest devint un point. La Terre disparut en quelques secondes, et le monde se fit plus silencieux.
Goten était allongé, plaqué au sol.

— … Ça part fort, marmonna-t-il, vexé.

Marron pouffa de rire. Vegeta ne bougea même pas.

— Attache-toi la prochaine fois, dit-il.

Oob, jusque là silencieux, colla son visage au hublot. Pan fit de même.

— On est partis !

Bra, revêtit une blouse, puis chercha un espace pour travailler et poser son matériel. Aya ne parlait pas. Guma non plus.

Goku s’étira.

— Bon… ça sent l’aventure.

Vegeta grogna.

— Ça sent surtout les ennuis.

Le vaisseau accéléra encore. Et le système solaire disparut derrière eux.

* * * * * * *


Quelques jours passèrent.

Dans le vaisseau, le temps n’avait plus la même forme. Pas de jour dehors, pas de nuit dehors : seulement des cycles, des lumières, des repas, des silences, et des gens qui apprenaient à vivre dans une boîte métallique en route vers un autre univers.

Marron se réveilla d’un coup, comme si quelqu’un avait changé la gravité pendant son sommeil. Son cardigan orange pendait sur ses épaules, son chignon haut tenait par pure chance, et elle bâilla si fort qu’on aurait pu croire qu’elle aspirait l’air du vaisseau.

Elle sortit de sa couchette en marchant droit.

BAM

Elle se prit la porte.
Enfin… « la porte ». Une paroi coulissante censée s’ouvrir automatiquement, mais qui avait visiblement décidé que Marron n’était pas une priorité.

Marron resta une seconde collée contre le métal, les yeux mi-clos.

— D’accord… toi et moi, on va avoir une discussion.

La porte s’ouvrit enfin, avec un petit bruit innocent.

Marron traversa le couloir pieds nus, s’étira, encore à moitié ailleurs, guidée par un seul objectif : le café.

Elle trouva la machine dans le coin cuisine, appuya sur un bouton, et regarda le liquide couler comme s’il s’agissait d’un médicament.

— Merci, souffla-t-elle.

Avec son mug brûlant, elle rejoignit le salon.

Sur un canapé, Pan était en tenue sport: débardeur gris, short sombre, queue de cheval longue, frange impeccable. Elle mangeait des céréales dans un bol gigantesque, jambes repliées, complètement à l’aise.

— ’alut, fit-elle la bouche pleine.

Un battement de cils trahit la stupeur de la terrienne.

— … Tu manges des céréales. Dans l’espace.

Pan haussa les épaules.

— C’est bon, les céréales.

Marron allait répondre quand elle aperçut Bra.
Cheveux attachés sur le côté avec des nœuds rouges. Débardeur à fines bretelles, culotte, et blouse par-dessus. Elle était penchée sur un microscope, avec des feuilles empilées, des dessins. Elle écrivait tout en jetant un œil à l’oculaire, comme si son cerveau travaillait en double écran.

Marron resta bouche ouverte.

— … Tu fais quoi ?

Bra répondit sans lever les yeux.

— Je bosse.
— Ça, j’avais compris.

Bra soupira, comme si Marron venait de demander pourquoi l’eau mouille.

— Je vérifie les protocoles. Je relis. Je recopie. Je fais des schémas. Et je compare des données.

Marron s’approcha, fascinée.

— T’as appris tout ça… en quelques jours ?

Bra grimaça.

— « Appris », c’est un grand mot. Disons que j’ai avalé un manuel, et que je refuse de le recracher.

Après un court silence, rythmé par la cuillère de Pan, Marron demanda :

— Et… on arrive quand dans l’univers 6 ?

Bra écrivit une dernière ligne, puis répondit, toujours sans lever la tête :

— On y est déjà.

Marron se figea.

— Hein ?

Bra continua d’écrire.

— On est entrés cette nuit, reprit Bra.
Marron regarda autour d’elle, paniquée. Elle attendait une secousse, un bruit fracassant, un changement de pression. Mais il n’y eut rien.

— Mais… c’est nul, lâcha-t-elle, sincère. Je m’attendais à un truc incroyable. Des alarmes, un « BOUM », un… truc !

Bra leva enfin les yeux.

— Ça a fait « bip ».
— Juste bip ?
— Bip.

Marron se laissa tomber sur une chaise.

— Je me sens arnaquée.

C’est là qu’elle les vit.

Au sol, Goku et Vegeta étaient assis face à face. Yeux fermés, dos droits, respiration lente. Une pression invisible flottait entre eux comme deux courants d’air qui se rentraient dedans : un duel mental.
Vegeta portait un débardeur avec la lettre « V » et un short, l’air de faire ça entre deux séries de pompes. Goku, lui, portait un maillot noir et un bas de gi clair, serré par une ceinture noire nouée.

Et le plus perturbant…

Goku souriait. Vegeta aussi. Un petit sourire mince, rare, comme s’ils s’amusaient vraiment.

Marron frissonna.

— … C’est leur façon de passer le temps ?

Bra ajouta :

— Ça évite qu’ils s’engueulent.

Marron fixa les deux monstres assis.

— Ça… évite.

Marron porta sa tasse à ses lèvres et but une gorgée, lente, comme si le café devait aussi lui remettre le courage en place. Pan posa son bol vide sur la table, puis frotta distraitement son short, retirant une peluche imaginaire, juste pour occuper ses mains.

Dans le cockpit ouvert, à deux mètres, Runya avait entendu. Elle resta une seconde immobile, mains sur les commandes, regard accroché à la verrière.

Bip

Elle bascula le pilotage en automatique ; un voyant passa au vert. Puis elle quitta son siège et rejoignit le salon sans presser le pas, droite, calme, comme si elle avait déjà pris sa décision depuis longtemps.

Marron la vit arriver du coin de l’œil. Et seulement là, avec Runya dans la pièce, la question lui échappa, plus grave que prévu :

— Sérieux… qui enverrait un virus juste pour vous ?

Bra posa son stylo.

— Pas parce que vous êtes “mauvais”. C’est l’inverse, justement.

Pan fronça les sourcils.

— Hein ?

Bra leva légèrement le menton vers Runya, puis vers le vide derrière la verrière.

— Des justiciers, ça ne se contrôle pas. Ça aide, ça s’interpose, ça protège… même quand ça dérange des gens « importants ». Alors certains préfèrent agir avant.

Marron déglutit.

— Donc… ce n’est pas de la vengeance. C’est de la prévention.

Bra hocha la tête.

— Ou de la lâcheté.

Runya, déjà près des canapés, répondit d’une voix calme, tranchante :

— Des personnes qui ont peur de notre force.

La phrase tomba dans le salon, froide et claire.
Puis, comme si elle avait une trajectoire, elle glissa dans le bourdonnement des moteurs, s’accrocha aux ondes, traversa le silence noir entre les mondes…

* * * * * * *


Sur une planète qu’aucun de leurs yeux ne pouvait encore distinguer, une antenne se mit à crépiter.

Un technicien releva la tête brusquement. La combinaison de travail, les mains sales… et le regard d’un enfant devant un jouet interdit.
Le petit homme tapa trois commandes; la courbe sur l’écran bondit.

— Signal entrant… confirmé !

Il n’attendit pas d’ordre. Il arracha son casque, tourna les talons et partit en courant, bottes claquant sur le métal. Il déboula devant une porte, se redressa et exécuta un salut militaire.

— Seigneurs… le détecteur émet à nouveau. Ils sont là.

La salle de réunion était déjà pleine.

Plusieurs silhouettes importantes entouraient une table. Petits corps, grands cerveaux. Visages fermés, doigts croisés, regards aiguisés.

Et au bout, dans l’ombre, une silhouette plus petite… mais plus lourde. Une moustache immense se devinait dans la pénombre. La posture d’un vieux démon qui avait déjà gagné la partie dans sa tête.

La silhouette leva la tête et sourit. Un sourire trop large, trop content, malveillant jusqu’aux oreilles.

— Enfin…, dit une voix basse.

Le technicien déglutit. Les autres se redressèrent.

— Alors il est temps… d’entamer la phase 3.

Personne ne prononça le nom de ce vieil homme, mais la pièce entière comprit.
Derrière cette moustache, derrière ce rictus… quelque chose d’autre sembla bouger.
Une présence qui n’avait rien d’ordinaire.


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Re: Dragon Ball - Next Journey

Messagepar Gakin le Lun Fév 16, 2026 1:49

Avec un peu de retard, mais il est là ^^


Chapitre 26 – Séparation


Le vaisseau ralentit comme on retient un souffle. La poussée devint presque imperceptible et l’espace, soudain, ne sembla plus une route, mais une mer sombre sur laquelle on pouvait se permettre de dériver.

Au loin, Sadala occupait désormais la verrière comme un souvenir qui se rapproche. Une planète immense, nerveuse, striée de nappes nuageuses et de traînées d’ombre. Par instants, des éclats blanchâtres naissaient puis s’éteignaient à la surface, comme des coups de phare, des alarmes, ou des zones qui refusaient de s’effondrer en silence. Même d’aussi loin, on sentait que ce monde n’allait pas bien.

Dans le salon, tout le monde avait fini par se rassembler.

La pièce n’avait rien d’un pont de commandement, rien d’une salle d’apparat. C’était un lieu de passage, de fatigue, et de décisions prises sur des canapés trop usés pour paraître héroïques. Pourtant, depuis des jours, cette pièce avait appris à contenir la même chose que n’importe quel palais : des discussions, des silences, et cette manière très particulière dont un groupe se soude quand il n’a plus d’autre choix que d’avancer ensemble.

Runya quitta enfin le cockpit. Elle marcha jusqu’au salon sans précipitation, mais avec cette rigidité de pilote qui ne lâche pas les commandes, même après avoir quitté son siège. Sa présence changea l’air de la pièce. Elle n’avait pas besoin d’élever la voix : tout le monde comprit qu’à partir de maintenant, on n’était plus « en voyage ».

Goku se tenait tranquillement debout. Oob, droit et silencieux, avait le regard posé quelque part au-delà des parois, comme s’il imaginait déjà l’endroit où il mettrait les pieds. Guma, massif, immobile, paraissait taillé pour affronter n’importe quoi, et pourtant ses yeux suivaient les gens plus que les écrans. Aya restait légèrement en retrait, la plume frémissante. Elle avait cette manière de ne rien dire qui, paradoxalement, rendait sa présence plus audible que des phrases entières.

Bra portait une tenue de terrain : haut noir court avec un cœur rouge sur la poitrine, short kaki, sac à dos calé sur les épaules et baskets prêtes à mordre le sol. Elle avait l’air de pouvoir sprinter, grimper, et râler en même temps. Marron, elle, avait opté pour quelque chose de plus pratique : une veste courte bleue par-dessus un débardeur rouge, un pantalon cargo vert, et de solides bottes brunes. Goten oscillait entre excitation et nervosité. Il essayait de tenir droit, d’avoir l’air « responsable », mais ses yeux revenaient trop souvent vers Aya pour que ce soit un hasard.

Quant à Vegeta, il était adossé à une cloison, bras croisés, silhouette calme et fermée. Il avait laissé ses vêtements terriens pour une tenue locale : des sangles jaunes maintenaient un plastron argenté sur une sous-couche violette, par-dessus une combinaison bleue. Ça lui donnait un air de guerrier d’arène appartenant à Sadala autant qu’il appartenait au silence, comme si la planète, au lieu de le déstabiliser, l’avait rappelé à quelque chose de plus ancien en lui.

Runya posa la main sur le dossier du canapé et observa chacun à tour de rôle.

— Nous serons en vol stationnaire dans quelques minutes, dit-elle. Sadala nous a déjà repérés. Je veux que tout soit clair avant de franchir les lignes de défense.

Bra hocha la tête et prit la parole. Sa voix était posée, mais on sentait dessous une fatigue qui n’était pas celle du corps : plutôt celle des pensées qui tournent trop vite.

— J’ai été en contact avec leurs scientifiques ce matin, annonça-t-elle.

Tout le monde la regarda. Même Vegeta tourna légèrement la tête, ce qui, venant de lui, équivalait à un discours de trois pages.

Bra prit une inspiration.

— Ils manquent de composants. J’ai demandé si certains équivalents existaient ici, dans leur univers, ou quelque chose qui s’en rapproche.

Pan plissa les yeux.

— Et vous vous êtes compris ? Genre… vraiment ?

Bra hocha la tête, un peu fière malgré elle.

— On a décrit les molécules. Leur forme. Leur assemblage. Ce qu’elles « font » dans le corps. Ils sont très bons. Et oui… on s’est compris à l’oral, en comparant et en schématisant.

Marron cligna des yeux.

— Donc vous avez littéralement parlé en dessins de molécules.
— Exactement, répondit Bra. C’était… bizarrement satisfaisant.

Elle reprit, plus sombre :

— Le problème, c’est qu’ils n’ont pas assez de stock pour produire à grande échelle. Et il n’y a pas assez de Saiyens disponibles pour aller chercher ce qu’il manque.

Marron fronça les sourcils, comme si elle voulait transformer l’angoisse en logique.

— Pas de Saiyen disponible ?

Bra secoua la tête.

— Ils sont à bout. Ceux qui restent valides sont mobilisés ailleurs. Et les compétences techniques… ils ne peuvent pas quitter les zones protégées.

Un silence se posa dans le salon. Cette fois, ce n’était pas un silence de gêne : c’était un silence d’acceptation. La situation, là-bas, était plus grave que ce qu’on se raconte pour se rassurer.

Bra tapota ses feuilles, puis releva la tête.

— La Draconite de la planète Fantaji… c’est l’adjuvant. Ça donne le coup de fouet au vaccin. Et l’huile de Perle Noire sur la planète Miz… c’est la capsule. Ça protège la dose jusqu’à l’injection.

Goku sourit, comme si on venait de lui offrir un menu.

— Ok. Je prends le dragon.

Pan cligna des yeux.

— Tu prends… le dragon, comme ça ?
— Ben oui ! répondit Goku, tout content. Un dragon, c’est chouette !

Oob le regarda.

— Je viens avec toi.

Pan leva la main, déjà debout.

— Moi aussi.

Runya se tourna vers l’autre problème.

— Il reste l’huile.

Goten s’éclaircit la gorge, prêt à faire le héros… puis croisa le regard d’Aya.

Aya ne dit rien tout de suite. Elle s’approcha simplement, et sa voix, quand elle tomba, fut plus douce qu’on ne l’aurait cru.

— Je préfère être dans le groupe de Goten.

Goten eut un micro bug. Puis il se redressa, trop vite.

— Heu… oui. Enfin… je veux dire… d’accord.

Bra murmura, sans lever les yeux :

— Et il vient de perdre la capacité de parler.

Guma posa tranquillement une main sur sa hanche.

— Moi, je pars aussi avec eux. Si ça dure plusieurs jours, autant que ça ne finisse pas en catastrophe.

Vegeta se décrocha du mur comme si ça allait de soi.

— Je reste.

Marron inspira.

— Je reste aussi. Je peux aider, porter, classer, noter… je m’en fiche. Je veux juste être utile.

Bra hocha la tête, satisfaite.

— Les équipes sont faites.

Runya inspira, comme si elle verrouillait la décision dans sa poitrine.

— Bien. On se répartit dans les modules. On se coordonne par communication interne. Et on se retrouve dès qu’on a du concret.

Personne ne protesta, et tout le monde se sépara.

Le vaisseau vibra lorsqu’il engagea la procédure. Des lumières s’allumèrent sur les parois, des cliquetis coururent dans la structure et, dans un souffle métallique, les joints d’arrimage se déverrouillèrent.

On sentit le moment exact où l’appareil cessait d’être « un » pour redevenir « trois ».

Les modules se décrochèrent avec une précision presque élégante. Le vaisseau, naguère massif, devint une formation : trois navettes superposées qui glissèrent et s’écartèrent lentement, chacune prenant son axe, chacune choisissant son destin.

On se salua d’un geste, d’un sourire, d’un regard qui dura une seconde de plus parce qu’on savait que cette seconde compterait.

Et chacun partit vers sa mission.

* * * * * * *

Le module de Runya, Vegeta, Bra et Marron traversa l’atmosphère de Sadala comme une flèche.

La planète n’était pas seulement belle. Elle était tendue. On devinait des patrouilles, des signaux, des lignes de sécurité. Plus bas, des zones semblaient éteintes, comme des quartiers mis en quarantaine par la nuit elle-même.

Ils atterrirent sur une plateforme mêlant pierre et métal, au cœur d’une enceinte défendue. Les gardes restants avaient ce mélange de rigidité et d’épuisement qu’on voit chez ceux qui tiennent parce qu’ils n’ont pas le droit de tomber.

Un officier s’avança, salua Runya, puis murmura quelques mots.

Marron n’entendit pas bien la phrase, mais elle vit le visage de Runya se contracter.

— Mon père ? demanda Runya, plus bas.

L’officier hocha la tête.

— Il est mal en point, Princesse.

Runya serra les poings une fraction de seconde, puis reprit le contrôle, comme on remet une armure.

— Conduisez-moi au palais.

Marron leva les yeux.

Au loin, sur une hauteur, se dressait le palais royal. De loin, il évoquait une basilique : une silhouette claire, massive, ponctuée d’arcs et de contreforts, comme un sanctuaire bâti pour résister au ciel. Des tours épaisses montaient vers les nuages. Des rampes sculptées dessinaient des lignes de montée qui n’étaient pas faites pour « marcher », mais pour « se présenter ».

— C’est… magnifique, souffla Marron.

Vegeta, lui, n’accorda au palais qu’un regard fonctionnel, puis il décolla. Sans prévenir. Sans dire où il allait. Il partit, comme si l’air lui appartenait.

Marron resta bouche ouverte.

— Il va où ?!

Bra, étonnamment calme, répondit comme si la question avait déjà une réponse depuis toujours :

— Son élève est ici. Il est probablement allé le voir.

Marron cligna des yeux.

— Et il ne pouvait pas le dire ?

Bra haussa légèrement les épaules.

— C’est mon père.

Un garde s’approcha.

— Je vous guide vers le laboratoire.

Bra acquiesça.

— Allons-y.

Ils traversèrent la ville. Sadala avait ce visage particulier des endroits en crise : des rues encore vivantes, des marchés à moitié vides, des pas rapides, des regards bas. Et malgré tout, une énergie de survie, une fierté qui refusait de s’éteindre.

Dans un quartier plus pauvre, des tentes avaient été dressées. Tentes de soins. Tentes de fortune. Tentes de peur.

Et une voix les happa :

— Hé ! Vous là !

Une jeune Saiyenne surgit, portant une pile de vêtements sous un bras et, par-dessus, un gant de toilette. Elle avait une silhouette nerveuse, des cheveux en pics indomptables, un regard de braise. Sa tenue était simple et pratique : un haut noir court, un short cargo, des baskets rouges, un sac dans le dos, et des bracelets au poignet, comme si même le quotidien devait cliqueter au rythme d’un combat.

— Vous êtes les Terriens, pas vrai ? Marron ? Et Brassière ?

Bra la corrigea, sec.

— Bra.
— Ouais, voilà, Brassière, c’est ce que j’ai dit.

La Saiyenne se redressa, presque fière de son propre rythme.

— Moi, c’est Caulifla. Je prends le relais. Je vais les guider au labo.

Le garde hésita, puis s’inclina légèrement.

— Très bien.

Caulifla se tourna à nouveau vers Bra et Marron.

— Avant le labo… je dois aller voir Kale.

Marron se figea.

— Kale ? Elle est ici aussi ?

Caulifla serra les dents.

— Oui.

Elle les mena à une tente médicale plus grande. Elle releva le tissu d’entrée pour les laisser passer… et tout se passa en une seconde.

Sur un lit médical, Kale gisait inconsciente, couverte d’un drap.

Un homme était à califourchon sur elle. Ses mains serrées autour de son cou. Son visage tordu par la haine.

Il avait une coiffure hérissée, une crinière noire en pointes irrégulières, avec une mèche tombant de travers. Ses yeux étaient rouges, noyés de larmes et de rage. Ses traits tremblaient, comme si sa colère l’empêchait de respirer correctement.

Caulifla ne réfléchit pas. Elle s’élança.

Son pied frappa le visage de l’homme avec une violence sèche, précise, presque instinctive. Il vola sur le côté et s’écrasa au sol, sonné.

Deux soldats surgirent, alertés par le bruit.

Caulifla, dos à l’agresseur, fit un signe du pouce, sans même se retourner.

— Flanquez-moi ça dehors.

Les soldats l’attrapèrent par les bras et le tirèrent vers la sortie.

L’homme se débattit, la voix cassée :

— Elle a tué ma fille ! Elle… elle a tout détruit ! C’est une abomination ! Une tueuse d’enfant !

Caulifla fit un pas pour le rattraper, prête à lui rendre sa haine au centuple. Mais Bra et Marron la saisirent par réflexe pour la retenir. Elle hurla, d’un geste violent, insultant, désespéré :

— Elle était malade, pauvre con !!

Les soldats sortirent l’homme.

Le silence retomba. On n’entendait plus que le souffle faible de Kale.

Caulifla trembla, puis inspira. Elle posa la pile de vêtements au sol, trempa le gant dans une bassine, et s’approcha de sa protégée. Sa colère ne disparut pas. Elle changea juste de forme. Elle devint une protection.

Elle commença par nettoyer le cou de Kale, doucement, comme si elle avait peur de lui faire mal même en l’effleurant. Puis elle remonta, essuya la sueur, retint sa main comme si elle avait besoin de se rappeler qu’elle était capable de douceur.

Marron s’approcha, prudemment.

— Qu’est-ce qu’il s’est passé… ?

Caulifla serra les dents.

— Kale a été l’une des premières à attraper le virus.

Elle épongea le front de cette dernière avec lenteur.

— Au début… elle tenait. Elle disait que ça allait. Qu’elle allait gérer.

Sa voix trembla.

— Et puis son corps a chauffé. Son ki a déraillé. Elle a perdu… la notion des choses.

Sa voix se brisa une fraction de seconde.

— Elle est passée en Super Saiyen… et pas le « Super Saiyen sympa » hein. Le musclé.

Bra se figea.

— Le Berserk…

Caulifla hocha la tête, d’un mouvement sec.

— Elle a tout détruit. Des bâtiments. Des barrières. Des gens ont essayé de l’arrêter… ils n’ont pas eu le temps de comprendre.

Elle déglutit, puis posa le gant sur la joue de Kale, comme si ce geste était le seul endroit où sa tendresse pouvait encore vivre.

— On a galéré. Moi… et Cabbé. On a réussi à la coincer, à la fatiguer, à la ramener… mais il y a eu des pertes.

Son regard glissa vers l’entrée, là où l’homme avait disparu.

— Sa fille.

Caulifla serra la mâchoire, essuya plus lentement la joue de Kale, comme si elle voulait la ramener à elle par la peau.

— Je comprends sa douleur. Mais venir finir Kale ici, pendant qu’elle est inconsciente… ça, c’est pas de la douleur. C’est de la lâcheté.

Bra sentit sa gorge se nouer, puis quelque chose se verrouilla en elle, net, comme un mécanisme.

— On doit aller au labo, souffla-t-elle.

Caulifla inspira longuement, les narines tremblantes, et se redressa avec cette dureté qu’on met quand on refuse de craquer.

— Ok. Je vous emmène. Mais gardez ça en tête : ici, le virus n’a pas seulement frappé les corps. Il a rendu certains… tarés.

Marron fit un petit signe de tête, raide.

— Super. C’est rassurant.

Caulifla lui lança un regard.

— Je préfère que vous soyez stressées plutôt que mortes.

Ils sortirent de la tente.

* * * * * * *

À l’autre bout de la ville, plus loin, là où la roche formait des plateaux et des creux familiers aux guerriers, un endroit ressemblait étrangement à un vieux champ d’affrontement : un terrain ouvert, poussiéreux, brut, comme si le décor lui-même invitait les poings à parler.

Cabbé s’y entraînait.

Même tenue qu’à l’époque, même sérieux, mêmes gestes propres. Il frappait l’air, se déplaçait, respirait, répétait. Il avait grandi. Il avait gagné en densité, en contrôle. Mais il restait ce Saiyen discipliné, presque sage, qui travaillait comme s’il cherchait à être digne d’un regard.

Une voix surgit derrière lui, calme, presque amusée :

— Je vois que tu aimes toujours t’entraîner dans ce genre d’endroit.

Cabbé se figea. Il se retourna. Et il le vit.

Vegeta se tenait là, immobile, la silhouette sombre découpée sur le ciel. Quand il aperçut Cabbé, un sourire minuscule passa. Son élève était en vie. Et, pour une fois, le monde avait eu la décence de faire quelque chose correctement.

Cabbé eut un temps d’arrêt. Puis son visage se fissura.

Ses yeux brillèrent.

— Maître…?

Sa voix trembla. Et, malgré lui, des larmes montèrent. Il tenta de les retenir. Il échoua.

Vegeta ne se moqua pas. Il ne détourna pas le regard. Il resta là, comme un roc.

Parce qu’il savait. Il savait qu’un guerrier pouvait pleurer. Que pleurer n’enlevait rien. Que ça prouvait même parfois l’inverse : qu’on avait tenu jusque-là.

Cabbé inspira, essuya ses joues d’un revers de main, honteux et heureux à la fois. Puis Vegeta ajouta, plus bas :

— Tu as fait beaucoup de progrès depuis la dernière fois.

Cabbé resta figé, comme si ces mots venaient de le frapper plus fort qu’un coup de poing.

— Vraiment ?

Vegeta haussa légèrement le menton, sans lâcher son petit rictus.

— Montre-moi ce que tu vaux.

Il fit un pas, posa ses pieds, et prit sa pose de combat mythique, celle qui avait déjà déclenché tant de choses, celle qui disait : viens, maintenant, on parle avec nos poings.

Cabbé ouvrit grand les yeux. Il inspira, rassembla son courage… et prit la même pose.

Ils se faisaient face comme dans un miroir.

Le vent passa, soulevant la poussière entre eux.

Leurs poings se serrèrent.

Et, dans le silence tendu de Sadala, juste avant que les coups ne partent, on aurait juré entendre le monde retenir son souffle une seconde de plus.
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