D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Faîtes-nous partager votre fibre littéraire en écrivant votre propre histoire mettant en scène les personnages de Dragon Ball et, pourquoi pas, de nouveaux ! Seules les fanfictions textes figurent ici.

Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar Lalilalo le Lun Sep 12, 2011 16:14

Je suis d'accord avec tes autres lecteurs, ce chapitre est vraiment très bien

J'apprécie les clins d'oeil au manga (Hazel aime les voitures et Maron la mode). En fait, ce sont même un peu plus que des clins d'oeil puisque tu expliques parfaitement pourquoi C-17 aimera encore les voitures plus tard et pourquoi C-18 aimera la mode.

J'aime également la longueur respectable de tes chapitres et le travail fait sur la psychologie des personnages. C'est subtile et on comprend bien le pourquoi du comportement de tes héros.Leur complicité fait également plaisir à voir.

J'ai relevé cependant deux formulations un peu maladroites à mon goût:

San999 a écrit:
[...] Elle avait des gants de cuir noirs, sans doigts

[...]

Alors de là à parler de leur mère et de sa mort... Mâron n'eut pas le temps de répondre, il le fait par lui-même.

[...]




1) Pourquoi ne pas avoir parlé de mitaines, tout simplement ?

2) Mâron n'eut pas le temps de répondre, il le fit par lui-même.

Un récent sondage nous apprend que près de 40% des français pensent que l'exécutif a bien géré la crise sanitaire et on les comprend ! A titre personnel j'ai juste un peu de mal à décider ce que j'ai préféré entre les mensonges sur les masques, le retard à la vaccination ou la vidéo de McFly et Carlito.
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar San999 le Mer Sep 14, 2011 11:55

Je suis content que tu trouves que je développe bien la psychologie des personnages et leur complicité. ^^

Pour les fautes signalées, je vais de ce pas les corriger. Pour "mitaine", c'est un mot que je connais sans connaître. C'est-à-dire que c'est un mot dont j'avais totalement oublié l'existence. XD

Merci pour le commentaire!




[edit]Novo capítulo![/edit]




Chapitre 5: Les Rifles




Ils rentraient dans leur quartier, parcourant la route goudronnée bordée de trottoirs aussi gris que les ennuyeux grands ensembles de locations rectangulaires ou hémi-ovoïdes du coin, entourés de pelouses rases en meilleur état et bien plus vertes que les buissons et les arbustes qui les parsemaient. Quelques petits parcs pour enfants, parfois en piteux état, complétaient le décors. Ils arrivèrent près de leur appartement. Hazel rangea le skycar type militaire, qu'il avait voulu essayer en partant de la falaise. Ils avaient décidé de rentrer pour prendre une douche et changer de vêtements, mais ils n'allaient pas rester à la maison. Il n'était encore que huit heures du soir. Le temps s'était rafraîchi. Au moment où ils allaient entrer dans leur immeuble, ils entendirent des voix venant du coin du bâtiment.

« Aller, gamin, file-nous le fric qu'on t'a demandé !
- Hé ! Hé ! Pas mal ! Beaucoup plus qu'on ne le croyait !
- Fu ! Fu ! Ça paie d'employer un gosse !
- La prochaine fois, tu nous en prendras encore plus. N'est-ce pas, Soy ?
- Qu… Quoi ? Mais… Mais vous m'aviez dit qu'après cette fois, c'était bon !
- Allons ! Allons ! Tu nous rapporte tellement que ce serait dommage d'arrêter !
- Mais… Mais mes parents vont finir par s'en rendre compte…
- Voyons, Soy, tes parents ne te soupçonneront jamais. Pas toi, le bon petit Soy. Et puis, ils ont un magasin, c'est pas avec le peu de fric que tu leur pique dans la caisse qu'ils vont s'appauvrir.
- Mais… Mais non, ils…
- Ça suffit ! Tu feras ce qu'on te dit ! À moins que tu ne veuille qu'on te brise tous tes petits doigts. Ou qu'on fasse un petit casse dans le magasin de tes parents. Là, c'est sûr, il ne leur restera plus rien…
- Quoi… Mais je… … D'accord…
- C'est bien ! Hu ! Hu ! »

Les deux raquetteurs se mirent à rirent et blaguer. Le quartier était devenu très mal fréquenté ces dernières années. Et Mâron et Hazel faisaient partie de ces mauvaises fréquentations. Mais une chose était sure, ils avaient horreur de ce genre de loubards, imbus de leurs forces mais incapables de l'utiliser contre des gens qui puissent riposter. Ils trouvaient particulièrement insupportable leur arrogance, alors qu'ils se comportaient comme les pires des cafards et étaient incapables de faire quoi que ce soit par eux-mêmes. Ils le supportaient d'autant moins que cela se passait dans leur quartier. Et puis ils trouvaient là un autre prétexte pour se battre. Les deux jumeaux allèrent les rejoindre. Et effectivement deux grands costauds, l'un chauve et l'autre avec des cheveux noirs en pics, portant des blousons noirs sur des jeans troués étaient face à un enfant d'une dizaine d'années, un petit rouquin, portant une veste de cuir brun usée et bien trop grande pour lui, par-dessus un t-shirt au nom d'un groupe de musique à la mode et un short kaki. Quand ils les virent, l'un des deux raquetteurs dit :

« Oh ! Vous deux… Je vous ai déjà vus. Vous êtes du quartier comme nous. Je sais que vous êtes de vrais durs. Mais il faut être équitable, alors si vous voulez lui soutirer de l'argent, je suis désolé, mais c'est chasse gardée. Mais on peut vous refiler une petite part, vous vous joignez à nous. Qu'en dites-vous ?
- Tu n'as pas d'ordre à nous donner ! » rétorqua Hazel
« Oh ! Oh ! Calme-toi ! Et puis, je suis sûr qu'en cherchant bien, vous trouverez votre propre poule aux œufs d'or. »
Ce disant, le loubard essaya de poser une main amicale sur l'épaule de Hazel, mais celui-ci la lui prit et la tordit violemment.
« Aaaaaaaah ! Mais t'es malade ?! Lâche-moi immédiatement !
- Je t'interdis de nous mettre dans le même panier que des larves telles que vous, gros tas de muscles sans cervelle !
- Hé ! Mais pour qui tu te prends, pour nous traiter de haut comme ça !? Vous ne valez pas mieux que nous ! Vous aussi n'êtes que des vermines ! »
C'en fut trop pour Hazel. Il lui enfonça un genou dans le ventre, et le voyou se plia. Hazel lui enfila son coude sur la nuque, son adversaire s'effondra au sol.
« Je t'avais dit de ne pas nous mettre dans le même panier. »
Son partenaire fonça sur Hazel.
« Tu va voir, sale… »
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Mâron se trouvait déjà devant lui. Elle laissa le poing de la brute passer dans son dos, tandis qu'elle lui donnait un coup de l'épaule gauche au torse. Elle accrocha sa jambe avec la main gauche et agrippa son t-shirt avec l'autre main, puis se servant de son épaule comme d'un appui, elle le souleva et le jeta au sol. Il tomba la tête la première sur le sol, assommé sur le coup.
« Keuf ! Quels minables ! » siffla Hazel.

Le jeune garçon resta un moment bouche bée. Il connaissait les jumeaux de réputation, de sale réputation. Mais non seulement ils venaient de l'aider, mais en plus ils avaient pu mettre à terre ces deux hommes près de deux fois plus massifs qu'eux. Il n'en revenait pas. Le frère et la sœur étaient sur le point de partir, lorsque Soy se décida à ouvrir la bouche.
« Euh… Me… Merci ! »
Hazel se retourna en souriant malicieusement.
« Pas la peine de nous remercier. Nous n'avons pas fait ça pour toi. Nous ne faisons que défendre notre territoire, et nous ne supportons pas ce genre de mecs. Reprends ton fric maintenant, et remets-le dans la caisse de tes parents.
- C'est que… Si je fais ça, ils risquent de m'en faire baver… »
En disant cela, l'enfant regarda les deux voyous. Le frère et la sœur le toisèrent un moment en silence. Puis Mâron revint sur ses pas. L'un des deux raquetteurs était encore à moitié conscient. La jeune femme décida de le réveiller complètement. Elle lui marcha donc sur l'auriculaire de la main gauche de façon à le lui tordre et le briser. Le pauvre diable se mit à hurler.
« Aaaaaaah ! Putain ! Mon doigt ! Mon doigt ! Tu me l'as pété ! Sale garce ! »
Mâron sourit sadiquement.
« Et bien alors ? C'est pourtant bien ce que tu menaçais de faire à ce gosse il n'y a même pas cinq minutes, non ? Incapable de supporter ce que tu te proposes de faire aux autres ? »

Son sourire s'effaça pour prendre une expression plus dure. Elle prit par les cheveux l'homme gémissant encore.
« Écoute-moi bien, sale larve ! Je vais être claire, à partir de ce jour, mon frère et moi, on va être sans arrêt sur vos dos à ton pote et toi. Car ici, c'est notre quartier. Alors si jamais votre comportement de petits cafards nous déplaît encore une fois, on ne vous cassera pas que vos "petits doigts". Est-ce que c'est clair ? »
Son regard et sa voix glacials avaient été plus que suffisamment effrayants pour qu'il hoche la tête en signe d'assentiment. Aucun son ne sortait plus de sa bouche.
« Bien ! Donne-moi l'argent que vous lui avez pris. »
Il s'exécuta sur-le-champ.
« Tiens, petit ! Voilà l'argent. Si jamais ils rejouent les idiots, dis-le-nous ! » dit-elle avec un sourire malicieux.
Elle s'adressa encore au voyou en reprenant un air menaçant.
« Si on apprend que vous faites pression sur lui pour qu'il vous couvre… »
La menace était plus que claire. L'homme déglutit. Mâron le lâcha. Il recommença à triturer son auriculaire cassé. Les jumeaux se redirigèrent vers l'entrée de leur immeuble.

« Att… Attendez ! »
Les jumeaux se retournèrent. Soy courut vers eux.
« Je m'appelle Soy. Et vous ? »
Les jumeaux ne répondirent pas. Ils continuèrent simplement à marcher vers l'entrée.
« J'ai un peu entendu parler de vous. Mes parents disent que vous vous bagarrez souvent dans le quartier et que vous êtes de la mauvaise graine. Mais je crois qu'ils ont tort. Vous frappez juste les sales types. N'est-ce pas ?
- Il nous prend pour des super héros ou quoi ? » pensa Hazel.
Mâron répondit : « Écoute, gamin. Comme mon frère te l'a dit, on a juste fait ça car ces types nous déplaisaient et parce qu'on aime se battre. Ne te fais pas d'illusion. »
Le petit rouquin lui fit un large sourire plein d'une malice innocente. Apparemment, il ne la croyait pas. Mais finalement elle s'en fichait, il pouvait croire ce qu'il voulait. Tandis qu'ils continuaient à se diriger vers l'immeuble, Soy poursuivait, ses yeux verts pétillant de joie.
« Vous êtes vraiment très forts. J'ai même pas pu bien voir comment vous les avez mis k.o. C'était trop fort ! En quelques secondes vous les avez étalés ! Bam ! Comment vous avez appris à vous battre ? C'était quoi cette technique ? Vous voulez me l'apprendre ? Vous vous appelez comment ? »
Hazel se dit en lui-même : « Mais il va se taire… ? Il commence à me gonfler. »
Mâron, elle, restait stoïque. L'enfant continuait de leur parler et entra en même temps qu'eux dans leur immeuble. Le hall contenait toutes les boites aux lettres, une bonne cinquantaine, les murs étant comme ceux du reste de l'habitation, d'un brun morne.
« Euh… Tu ne vas quand même pas nous suivre jusque chez nous… ? T'as des parents, non ?
- Ben… J'habite ici…
- Je vois… » reprit Hazel sur un ton las.

Il continua à les assommer de questions dans le spatieux ascenseur et à essayer de mimer les gestes de leur bref combat, et il put même obtenir leurs noms. Il sortit un étage avant eux.
« Ciao ! À bientôt !
- Oui, c'est ça… J'espère que tu vas déménager… »
Mais l'enfant n'entendit pas Hazel.
« Raaaah ! Ce qu'il a pu me pomper l'air ! On aurait peut-être mieux fait de laisser ces brutes s'occuper de lui… »
En même temps qu'il disait ça, il se tourna vers sa sœur et vit qu'elle souriait doucement. Il se mit aussi à sourire. Quand ils rentrèrent chez eux, leur père les attendait, dans son costard de travail noir, les cheveux attachés.
« Où étiez-vous passé ? Le directeur m'a appelé. Vous avez encore séché les cours ! »
Les jumeaux ne répondirent rien. Il continua.
« Mais qu'est-ce que vous avez à la fin ? Si ça continue, vous allez vous faire virer de votre lycée ! C'est ça que vous voulez ? Soyez un peu responsables ! Vous êtes encore allés vous battre ? Vous ne respectez même plus les principes des arts martiaux ! En plus cela fait trois ans que vous ne venez plus à l'entraînement !
- Et à quoi ça servirait ? Nous t'avons dépassé, » lui répondit froidement Hazel.
- Et ça vous donne le droit de vous comporter en vauriens ?! Vous ne deviendrez jamais des gens respectables si vous continuez ainsi. Ce n'est pas comme ça que vous parviendrez à être heureux.
- Et à quoi ça servirait d'être "respectable" ou "heureux" ? Qu'est-ce que cela peut bien faire, une fois que tout est fini ? »
Mâron avait dit ça sur un ton parfaitement détaché. Nato ne sut quoi répondre. Hazel se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche. Sa sœur alla dans sa chambre et jeta ses achats dans son armoire. La pièce était très simple. Un lit en bois clair avec des draps blancs sous la seule mais grande fenêtre de la chambre, une armoire et un meuble. Aucune décoration ou accessoire ne venaient la orner. Elle essaya plusieurs tenues pour décider ce qu'elle allait mettre ce soir-là et en prit finalement une au hasard. Encore un jeans bleu déchiré avec un pull noir et une veste assortie au pantalon, elle décida de garder sa ceinture, ses gants et les mêmes chaussures. Elle mit le tout sur son lit en attendant d'aller se laver. Puis quand son frère sortit de la douche elle y alla à son tour. Hazel conserva le mêmes vêtements, prenant juste un pull bleu marine et un blouson en cuir noir, enroulant son foulard par dessus. Après avoir mangé le repas que leur père avait préparé, les jumeaux sortirent immédiatement.

Nato, assis sur le canapé du salon, face à la télé éteinte, ne tenta même pas de les retenir. Il était fatigué. Il avait tout essayé pour reconstruire une vie familiale. Mais rien n'y faisait, ils ne formaient plus une famille. Ses enfants avaient obstinément rejeté toute tentative de rapprochement de sa part. Non c'était bien pire, ils avaient rejeté l'idée même du bonheur. Et il avait fini par se demander s'ils n'avaient pas raison. Toutes ces années, où il avait essayé de sortir ce qui restait de sa famille de ce désespoir dans lequel il l'avait lui-même plongée. Mais plus il faisait d'efforts, plus il se sentait embourbé dans ce désarroi. Il se sentait comme dans du sable mouvant, plus il se débattait, plus il s'enfonçait et se rapprochait de la noyade. Il avait l'impression que ses enfants, eux, étaient sous toute cette couche de sable depuis longtemps. Il se sentait complètement pathétique et impuissant. Il en vint à regretter l'époque où il s'enfermait dans son insensibilité. Il repensa à sa femme, Dona. Elle était morte à cause de cette insensibilité, à cause de lui. Elle souffrait à présent, bien plus que lui. Il se sentait coupable. Coupable de sa mort. Coupable de leur mort huit ans plutôt. Coupable de l'état actuel de sa "famille". Coupable de n'avoir pu protéger personne, d'avoir été faible… Il se mit à pleurer silencieusement, regardant le vide à travers la fenêtre du balcon à sa droite..

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Les jumeaux étaient dans le premier skycar qu'ils avaient volé à la bande du matin. Il faisait nuit à présent et ils étaient sur une grande route suspendue abandonnée, celle-ci allait être reconstruite. Elle était bordée des deux côtes par une barrière de béton. On voyait les lumières de la ville.

« … Keuf ! Cette caisse commence à me lasser, il faudrait que j'en prenne une autre.
- Tu vas encore t'en lasser. Tu te lasses toujours de tes nouvelles voitures.
- Et bien ! On a qu'à aller en piquer d'autres. Si on allait au magasin de capsules hoipoi du centre ville ?
- Celui que la Capsule Corp. a dernièrement ouvert à côté du centre commercial ? Il est fermé à cette heure.
- Et alors ? »
Mâron sourit à la réponse de son frère. Mais elle se concentra sur autre chose. Il lui semblait que la route se remplissait bien soudainement de véhicules en tout genre.
« Hazel.
- Oui, j'ai vu. Hé ! Hé ! On dirait qu'on nous cherche. On va bien s'amuser ! »

Hazel accéléra. Les véhicules du gang qui les poursuivaient, firent de même. Les deux jumeaux sourirent. Cela allait devenir intéressant. Le garçon augmenta encore sa vitesse, les poursuivants aussi. Une moto arriva à leur hauteur, du côté de Mâron. Le pilote regarda la belle blonde d'un air sadique. Il leva la main qui portait une énorme chaîne et porta un coup. Mais la jeune fille attrapa son arme sans difficulté. Elle tira un coup sec et fit chavirer le motard, son engin alla se crasher contre le béton bordant la route, tandis que le pilote s'accrochait encore à la chaîne dont Mâron s'étonna de la longueur. Son propriétaire l'avait enroulée autour de son corps. Elle faisait bien trois mètres. Finalement il lâcha prise. La blonde se mit alors debout sur son siège, prête à frapper de sa nouvelle arme tout nouvel assaillant. Un motard s'approcha encore de leur skycar, du côté de Hazel. Mâron l'assomma à coup de maillons. Mais elle entendit soudainement une détonation. Elle vit une petite étincelle sur la carrosserie. Elle regarda sa chaîne, puis se tourna vers Hazel.
« Ils nous tirent dessus. Et cette chaîne est bien utile pour se battre contre les motards, mais je ne pense pas qu'elle puisse faire quoi que ce soit aux voitures et aux skycars et encore moins nous défendre des balles. »

Quelques balles sifflaient. Mais les jumeaux s'étonnaient eux-mêmes de garder leur calme. Hazel zigzaguait depuis qu'on leur tirait dessus, mais Mâron parvenait à tenir en équilibre.
« Dans ce cas, il est temps pour moi de m'adonner à mon autre passion. »
Il prit une capsule, puis l'activant, un fusil et des munitions en sortirent.
« Tu veux bien prendre le volant ? »
Mâron jeta négligemment sa chaîne qui s'écrasa sur un skycar, en brisant le pare-brise. Le conducteur perdit le contrôle et alla se fracasser sur le bord de la route en emportant deux motos avec lui. La jumelle sauta sur le siège du conducteur en même temps que Hazel se mit en position. Il commença par tirer sur les véhicules transportant des membres armés. D'abord ceux à roues, dont il était plus facile de se débarrasser. Il visa les pneus. Un à un, deux de ces véhicules rétros allèrent s'écraser sur le bord de la route, emportant avec eux deux motos. Une fois le peu de ce type de véhicules maîtrisés, il s'occupa des moteurs des skycars. Encore une fois, il fit des cartons. Bien entendu, plus cela allait, plus les membres du gang poursuivant se sentaient humiliés et fulminaient. Mais il fut vite à court de cartouches. Il avait ainsi pu éliminer deux véhicules rétros, trois skycars et six motos. Mais il restait encore une vingtaine de véhicules au total.

« Désolé, Mâron, mais je n'ai plus de cartouches. Et les autres armes que j'ai piquées aux imbéciles de ce matin sont déchargées… Mais j'ai quand même réussi à me débarrasser de la plupart des tireurs. »
À ce moment, une balle vint se loger sur la carrosserie sous ses pieds.
« La plupart…
- Balance-leur les véhicules dans les capsules, crétin !
- Oh ! Excellente idée, sœurette ! »
Il prit alors les deux capsules contenant des véhicules, puis en sortit le contenu en même temps. Les poursuivants cessèrent un instant de fulminer, pour regarder, les yeux exorbités, les deux masses leur tomber dessus. Plusieurs des leurs furent emportés par l'attaque.
« Ha ! Ha ! Ha ! Excellent ! Bien fait pour ces idiots ! »
Une autre balle vint se loger à ses pieds.
« Ils me saoulent… J'ai encore failli me faire toucher…
- Keuf ! Accroche-toi !
- Que comptes-tu faire ? »
Il eut à peine le temps de réagir que sa sœur braqua complètement le véhicule à cent quatre-vingts degrés. Hazel eut du mal à ne pas être éjecté. Il retomba sur les fesses sur le siège du passager, la tête à l'envers. La conductrice profita de l'étonnement général pour foncer entre les véhicules et s'échapper derrière eux.

« Voilà ! Classique, mais efficace !
- Ha ! Ha ! Ha ! Tu m'étonneras toujours sœurette !
- Ça suffit ! Arrête de m'appeler comme ça. Et puis ce n'est pas fini. »
Hazel regarda derrière. Passé l'effet de surprise, le gang avait repris la poursuite. Et même si Mâron les avait quelque peu distancés, ils ne tarderaient pas à les rattraper.
« Qu'ils sont collants !
- Et ce n'est pas tout. »
Hazel regarda devant et vit que d'autres voitures se dirigeaient vers eux.
« Qu'est-ce que… ?
- Évidemment. Cela aurait été trop facile ! Ceux que nous avons dépistés tout à l'heure ont simplement sorti d'autres véhicules de leur capsules… »
Hazel regarda sa sœur pendant qu'elle expliquait ça, puis reporta son attention devant.
« Et merde ! Cette fois, on est mal… »
Des gouttes de sueur commencèrent à perler sur les visages des deux jumeaux. Mâron freina soudainement.
« Hé ! Mais qu'est-ce que tu fais ? T'es dingue ! ? On ne pourra jamais tous les vaincre, ils sont trop nombreux !
- On ne pourra jamais les semer non plus. Je vais essayer quelque chose. En espérant que ça marche… »
Hazel eut un air surpris, puis sourit.
« Je te fais confiance. »

Ils sortirent tous les deux du skycar. Ils étaient complètement encerclés. Ils jaugèrent ceux qui déjà descendaient de leurs véhicules en ricanant, prêts à en découdre. Dans le tas, ils reconnurent quelques uns des membres du gang qu'ils avaient étalés le matin.
« Je vois. C'est une vengeance… » souffla Hazel.
« Hé ! Hé ! Et oui ! Vous ne vous doutiez pas que nous faisions partie du gang des Rifles, hein ? Vous allez payer cette humiliation. »
Il commençait à s'approcher des jumeaux. Hazel lui jeta un regard qui le fit reculer.
« Grrr ! Tu vas voir si tu gardes toujours cette arrogance après qu'on se soit occupé de vous…
- Bon ! Où est le chef ici ? »
Elle avait dit ça avec une telle autorité que chacun des voyous stoppa ses mouvements. Elle avait une voix ferme, claire, parfaitement audible mais sans crier. Ils n'en revenaient pas. Comment deux personnes aux carrures si banales pouvaient-elles avoir une telle présence ? Mâron attendit quelques secondes, puis vit une voie se dégager parmi les loubards et une femme imposante apparut entre eux. Ses cheveux blonds foncés étaient tressés en une large natte. Elle était tout en cuir noir : veste, pantalon, larges bottes, serre-tête et un maillot qui permettait de voir tous ses abdos. Elle était vraiment bien bâtie, sans être un tas de muscles. Un regard noir et dur, elle avait vraiment du charisme.

« C'est moi. Qu'est-ce que tu me veux ? Tu veux me supplier de vous laisser en vie ? Négocier ? Désolé, mais c'est trop tard, il aurait fallu y penser avant de nous provoquer.
- Non, ce n'est pas ça. En fait, mon frère et moi savions parfaitement qui étaient tes sbires que nous avons étalés ce matin.
- Pardon !? Tu vois dans quelle situation vous vous trouvez ? Et tu me provoques encore ? Quelle impertinente ! »
Hazel regardait sa sœur, inquiet. Que cherchait-elle à faire ?
« En fait nous cherchions à te provoquer pour attirer ton attention. Nous voulions te rencontrer.
- Quoi ? Et pourquoi vouliez-vous me rencontrer ?
- Et bien, nous avions entendu parler de ta réputation. Et mon frère et moi cherchons depuis longtemps un adversaire à notre taille. Nous espérions voir à quel point tu es forte en nous battant avec toi chacun son tour. »
La cheffe eut un air très surpris. Quant à Hazel, il était bluffé par la petite improvisation que sa sœur venait de faire. Ils n'avaient jamais entendu parler des Rifles avant. Mais est-ce que cela allait marcher ?
« Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Tu as du cran, petite ! Je ne m'attendais pas à ça. Un bon petit combat ne serait pas de refus !
- Mais, cheffe… » tenta de protester une des victimes féminines de Hazel et Mâron.
« La ferme ! » Elle avait apparemment suffisamment d'autorité pour calmer facilement ses hommes et femmes.
« Mais avant… J'aimerais que tu fasses une chose. … Dis mon nom. »

Mâron ne s'attendait pas du tout à une demande pareille. Cette cheffe était plus maligne qu'elle ne le pensait. Elle regardait la jumelle avec un sourire satisfait. Comment allait-elle s'en sortir ? Il fallait qu'elle trouve quelque chose et vite.
« Barett. Tu t'appelles Barett. »
Mâron se tourna vers son frère.
« Je vois que ce n'était pas du bluff… Bien ! J'accepte votre défi ! »
Mâron n'en revenait pas. Comment Hazel avait-il pu savoir son nom ? Son jumeau était satisfait d'avoir deviné juste. La plupart du temps les membres des gangs se choisissaient un nouveau nom en rapport avec celui de leur bande. Le barett M82 étant le fusil* au plus gros calibre, la cheffe avait donc de fortes chances de choisir ce nom. Sa connaissance des armes venait de leur sauver la vie.

« Mais j'aimerais ajouter un petit peu de piment. D'après ce que m'ont raconté mes gars, vous avez l'air assez forts, c'est d'ailleurs pourquoi j'accepte ce défi, car moi aussi j'aime les combats intéressants. Mais pour en venir au fait, si je vous bats tous les deux à la suite, j'aimerais que vous rejoigniez mon gang. Des gens de votre trempe et de votre cran, c'est pas tous les jours qu'on en rencontre. »
Les jumeaux furent très surpris par cette proposition.
« Et si c'est nous qui gagnons ? » demanda Mâron.
- Hé ! Hé ! Je ne pense pas que cela arrivera, mais ok. On va dire que si l'un de vous gagne après que j'ai vaincu l'autre, nous repartirons chacun de notre côté, je reprendrais juste ce que vous nous avez volé. Enfin… Ce qu'il en reste. Mais le plus intéressant pour vous, c'est que si le premier à m'affronter gagne, vous deviendrez les nouveaux chefs du gang. »

Tout le monde poussa des exclamations d'étonnement.
« Taisez-vous tous ! Je suis votre cheffe ! Vous n'avez pas confiance ? »
Tous se turent. Les jumeaux, eux, n'en étaient que plus stupéfaits.
« Eh ! C'est intéressant comme proposition ! s'exclama Hazel. Je veux bien te croire, mais je n'ai pas l'impression que tes sbires soient d'accord, vont-ils nous obéir si on gagne ?
- Pour qui tu les prends ? Quand leur chef prend une décision, ils s'y tiennent. Dans notre bande, nous avons un sens de l'honneur et je fais toujours attention à qui j'enrôle. Qu'est-ce que vous en dîtes, vous tous ? »
Une clameur s'éleva pour confirmer.
« Tu vois ? Bien ! Par lequel de vous deux je commence ? »
Hazel s'avança. Mâron lui murmura discrètement.
« Eh ! C'est moi qui ai eu l'idée.
- Justement ! Pourquoi ce serait à toi de tout faire ? »
Elle sourit.
« Commençons ! » proposa Barett.

Les deux adversaires se jaugèrent un instant. Ce fut Hazel qui engagea le combat. Il courut vers Barett. Celle-ci resta sans bouger, attendant son attaque. Il lança son poing en direction de son visage, mais au dernier moment il tourna sur lui-même et lui envoya son pied vers la tête. Elle para le coup avec son poignet, mais fut quand même repoussée un peu arrière et grimaça face à la force du coup. Le garçon tenta de reprendre l'attaque, mais la femme lança un coup de paume qu'il décida d'éviter en reculant. Une petite pause se marqua. La cheffe frictionna son poignet endolori de son autre main.
« Eh bien ! Vu ton petit gabarit, je m'attendais à ce que tu te battes surtout en te basant sur ta vitesse. Mais à ce que je vois, tu as aussi des coups puissants.
- Hh ! T'es pas mal non plus. Tu attends le dernier moment pour parer et porter tes coups. »

Hazel se précipita encore vers son adversaire, il lança son poing et comme il s'y attendait, Barett l'attrapa au poignet. Elle essaya de porter un coup de sa main sur le visage de son adversaire, mais celui-ci l'ayant prévu, esquiva facilement en se baissant. Puis profitant de son élan et de la baisse de la garde de la cheffe, il lui donna un coup de pied dans le menton. Sa tête fut propulsée en arrière. Sachant que cela ne suffirait pas à la mettre k.o., il lui enfila une manchette sur le sternum. Se redressant pour se tenir la poitrine, elle lâcha le poignet de Hazel. Celui-ci fit un tour sur lui-même et lui donna un coup de coude dans le ventre. Puis, dans le même mouvement, il agrippa son adversaire par un bras et sa ceinture et la propulsa au sol la tête la première. Elle était k.o. Il y eut un gros silence. Personne dans le gang ne comprenait comment leur cheffe avait pu être vaincue aussi facilement. Ils n'eurent pas le temps de réagir qu'ils entendirent les sirènes de la police. Ils montèrent tous dans leurs véhicules et démarrèrent. Sans réfléchir Hazel prit Barett dans le skycar.
« Mais qu'est-ce que tu fais avec elle, idiot ??
- Euh… Je sais pas… »
Il la déposa à l'arrière et Mâron démarra au moment où il monta. La police s'était mise à poursuivre le gang, mais elle était encore assez peu nombreuse et ils avaient peu à en craindre. En principe, ils auraient dû se séparer pour semer la police, mais avec leur cheffe au bord du skycar des jumeaux, ils ne savaient que faire. Quant à Hazel et Mâron, ils pestaient de ne pouvoir se débarrasser des pots-de-colle.

« Vous vous êtes choisi des noms ? »
Ils se retournèrent. Barett venait de se réveiller.
« Pardon ?
- Des noms ! Vous êtes les nouveaux chefs du gang des Rifles, non ? Vous devez vous choisir un nom de fusil pour être des Rifles.
- Hein !
- Alors ? »
Hazel réfléchit. « Nous sommes des jumeaux. Nous pourrions prendre un fusil au nom double et se partager chacun un nom… Le mosin-nagant… ? Qu'en penses-tu, Mâron ? Moi, je prends Nagant et toi Mosin ? »
Mâron sourit.
« Pfff ! Quels noms nuls ! Mais ce sont des noms de fusil, on ne pourra pas faire mieux.
- Alors, Barett ? Ces noms ne sont pas pris, j'espère ?
- Keuf ! Si c'était le cas, les propriétaires en changeraient ! »

L'ancienne cheffe prit une capsule hoipoi, en sortit un mégaphone, se mit debout regardant en arrière et mis l'appareil devant sa bouche.
« Et alors petits imbéciles ?! C'est comme ça qu'on accueille vos nouveaux chefs !? Il faut montrer à Mosin et Nagant qui sont les Rifles ! »
Au bout de trois secondes, une clameur immense se fit entendre. Nagant et Mosin sourirent.
« Je sens qu'on va enfin s'amuser un peu. »
Sa sœur resta silencieuse, toujours souriante. Barett continuait à chauffer le gang, qui continuait d'accueillir leurs nouveaux chefs avec des clameurs. Au bout de quelques minutes, ils se séparèrent avant que leurs poursuivants ne deviennent trop nombreux et qu'il ne soit impossible de les semer.



* "Rifles" veut dire fusils en anglais.
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar Gotenks le Mer Sep 14, 2011 20:19

Bon, c'est clair c'est ma fic préférée. Les petit au début qui les harcèlent de questions j'ai aimé. Les combats sont très bien, encore une fois. Chefs de gang ça pourrait être sympa, mais je pense qu'ils ne vont pas trop s’intéresser à leurs "sbires". Par contre les noms "Moisin" et "Nagant", je trouve que ça fait moche, au début, j'ai pensé que cela ne serait pas grave, que tu ne les utiliserais que dans les dialogues des membres du gang, mais tu les as réutiliser après donc... Mais bon c'est pas très grave au pire je m'y ferais.
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar San999 le Mer Sep 14, 2011 20:33

Merci Gotenks! Cela me fait très plaisir que cela te plaise autant!

Soy, tu vas encore le revoir. :D Pour ce qui est de l'attachement de Mâron et Hazel aux Rifles, je ne m'y attarderais pas plus que ça. On les verra bien entendu avec les Rifles à de nombreuses reprises, mais le côté émotionnel de la chose sera assez mis de côté.

Ouais, malheureusement, il faudra t'habituer à Mosin et Nagant. ^^' Faut dire que j'ai eu du mal à trouver des noms qui soient dans le thème, vu que je n'y connais que dalle en armes à feu.

Merci de ton commentaire qui me fait bien plaisir!
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar Tinky Dan Dan le Ven Sep 16, 2011 23:08

Je l'ai enfin lu !
Je m’ennuyais en étude aujourd'hui et j'ai vu un nouveau chapitre... Pas facile à lire quand des gens viennent te parler. :lol:

Bref , toujours excellent ! Je sais plus trop quoi dire de nouveau. :lol:
J'ai juste un peu de mal avec les nouveaux noms des jumeaux , mais je vais m'y habituer, je pense.
Ils sont convaincu que la mort est horrible, pas facile de vivre heureux...
On peut dire que leur comportement est compréhensible.
Sinon , Nato me fait trop pitié le pauvre !

Vivement la sweeet. :D
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar San999 le Ven Sep 16, 2011 23:27

Merci! Heureux que cela continue de te plaire.

Arf! Leurs prénoms continuent de déplaire. ^^' Mais bon, je voyais vraiment pas de meilleurs noms pour eux. ^^'

Ouais, le thème de la mort est récurrent dans cette fic. De même que les difficultés de Nato à renouer avec ses enfants.

Merci de ton commentaire!
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar Majin-vegeto89 le Dim Sep 18, 2011 0:57

je suis sans voix... pas sans écriture donc je peux commenter mais quand même...

j'ai vu cette fic par hasard et je me suis finalement dit que j'allais la lire, et je ne regrette pas. je la trouve vraiment excellente, mais ça va au delà de ça. cette fic est superbe autant qu'elle est atroce, dans le bon sens du terme.

en fait, je n'avais jamais réfléchi à cette expérience: on sait qu'un mort tué par un démon erre éternellement dans la souffrance. un non initié qui vivrai une telle mort, sans le réconfort de savoir que ce n'est que le meurtre par un démon qui l'engendre et finirait par déduire que c'était ça, la mort, pourrait il s'en remettre? j'arrive à me mettre dans la peau des personnages que je lis, et très franchement, j'ai senti leur peur. et assister à la destruction totale de deux personnes, puis de leurs enfants, sur la base de ce qui n'est finalement qu'un malentendu, c'est épouvantable. une sacré quantité d'émotions, et je trouve ça bouleversant.

je déteste C17 et C18, je ne m'en suis jamais caché, j'ai toujours vu en eux deux gosses doté d'une puissance phénoménale et qui décident de faire ce qu'ils veulent sans la moindre limite, mais là... Je les plains, très sincèrement je les plains... je ne les vois plus tant comme deux sales gosses que comme deux jeunes aillant eu une vie qui les as détruit. sans compter cette vision totalement nihiliste de la vie, qui leur fait ce dire "à quoi ça sert de se priver de quoi que ce soit une seule seconde, quand on sait qu'on n'aura aucune autre récompense que la douleur éternelle?". fort d'un tel principe, inculqué parce qu'ils pensent être une vérité immuable, qui pourrait les blâmer de chuter? tu m'as donné une toute autre vision des deux personnages, et c'est vraiment pas un mince exploit, je peux te le dire!

si je sors du registre de l'émotion, j'aime leur évolution. on a l'origine de leur technique de combat à deux si efficace et tout les éléments qui les ont peu en peu transformés jusqu’à ce qu'ils deviennent dans le futur de vrai machine à tuer. je n'ai pas lu les chapitres plus avancé que le dernier présent là, mais j'en viendrai presque à me demander si gero ne les a pas eu de leur plein gré avec une arnaque à la "je vous offre d'échapper à la mort". on verra bien :)

ah, dernier détail, mon commentaire est totalement positif, j'ai un peu de mal à m'expliquer clairement^^'. on ressent beaucoup d'émotions très noires, mais c'est "beau" si on peut dire^^
Comment Dragon Ball aurait pu tourner si Nekomajin avait été présent? la réponse:
[fanfic] Nekomajin Z

Lors du combat final contre Boo, ce dernier prend une autre décision, qui devait tout changer:
[fanfic]Boo: la quête de la perfection

Sur Namek, le prince Vegeta découvre le super saiyen et élimine Freezer avant de prendre sa place:
[fanfic] L'empereur saiyen

mon avatar est un cadeau de Greg 131982, un immense merci!
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar San999 le Lun Sep 19, 2011 12:41

Merci infiniment pour ce beau et long commentaire! :D

Le mot "atroce" est bien choisi. Car j'avais envie de mettre une ambiance noire dans cette histoire. Même s'il y a quand même quelques passages positifs, comme on a déjà pu le voir dans ce chapitre, avec le petit Soy. Ca, c'est parce que, et je ne pense pas spoiler en disant ça, mais on voit bien que les cyborgs du présent à leur activation ne sont pas mauvais. N°16 le dit. Donc, au moment de leur kidnapping, ils n'étaient pas encore totalement perdus, et leur cas n'était pas désespéré. C'est comme ça que j'ai voulu introduire un peu de lumière dans leur histoire sombre. Et cette lumière, ce sera Soy. Enfin, tu verras le rôle qu'il jouera. ^^

J'ai également pas mal cogité pour en arriver à penser à exploiter cet aspect qui n'est finalement qu'évoqué rapidement dans le manga original, qu'est la souffrance des âmes tuées par les démons. Tout est parti de l'idée que je voulais installer une relation conflictuelle entre les jumeaux et leur père, et que je voulais que leur mère soit morte (à l'origine, j'avais même pensé commencer l'histoire sur ses funérailles). Mais je ne voulais pas d'un truc aussi simpliste qu'un père indigne. Donc, j'ai cogité, et comme le père était un artiste martial dès le début de la conception de cette histoire, l'idée d'exploiter la chasse aux artistes martiaux par Piccolo a finalement germé. Car oui, c'est facile pour Kame Sennin, Chaozu et Kulilin de s'en remettre: Ils savent que cela ne se reproduira pas. Mais et les autres?

Et c'est probablement l'un des plus beaux compliments que l'on puisse me faire de dire que j'arrive à faire adhérer à des personnages, au départ détestés. Merci! ^^

Quant à leur technique, ouais, dès le départ, je voulais en faire des artistes martiaux. C'est parti du passage tout con où N°17 dit aux autres de respecter l'esprit artiste martial avec un combat à un contre un. On ne me l'a jamais demandé, mais je place Nato, Mâron et Hazel à un niveau du même genre que Nam, Panputt ou Chapa. Vu que Nato a gagné deux championnats.

Pour leur kidnapping, je te laisse le découvrir le moment venu.

Merci encore pour ton commentaire qui me fait très plaisir! :D




[edit]Nuovo capitolo![/edit]




Chapitre 6: Les Corn




Au bord d'une falaise donnant vue sur Kita no Miyako, deux hommes se disputaient.
« Non ?! Comment ça, non ?! »
En hurlant ces mots, un vieil homme aux cheveux et à la moustache aussi grisonnants que son costume lançait un regard plein d'une fureur quasi démente à un jeune homme presque deux fois plus grand que lui. Ce dernier, malgré son aspect massif et peu avenant, avait une expression douce, bien qu'impassible. Il avait des yeux bleu ciel et une iroquoise rousse pour coiffure, il portait une sorte d'armure verte sur une combinaison noire.

« … Je refuse. Si je fais ça, beaucoup d'innocents vont mourir.
- Des innocents ? ! Qu'est-ce que ça peut te faire ? ! Tu n'es qu'un androïde ! Une machine ! Je suis ton maître ! C'est moi qui décide de ce qui est bien ou mal ! Tu dois suivre mes ordres ! Et je t'ai ordonné de détruire cette satanée ville ! Je n'ai cure de ses habitants !
- … J'ai été conçu pour tuer Son Gokû. Je ne veux faire de mal à personne d'autre.
- Tu ne me sers à rien si tu ne m'obéis pas. Il faut qu'on finisse les tests ! Tu as prouvé ta supériorité en tout point sur mes précédents androïdes en les battants tous en même temps. Ton autonomie dépasse toutes mes espérances. Mais il faut à présent que je mesure ta puissance brute et que je vérifie que tu ne perds pas d'énergie. Il faut que je sois sûr que tu pourras vaincre facilement Gokû et ses amis. Je veux l'humilier comme il m'a humilié et le faire souffrir le plus possible. C'est un ordre, N°16 ! Détruis Kita no Miyako !
- … Je… Je peux facilement vaincre Son Gokû. Mais je ne tuerai pas ses amis, je n'ai pas été programmé pour ça. Dr Gero, vos tests sont inutiles, je sais que je suis suffisamment fort.
- S… Sale tas de ferraille… Comment oses-tu désobéir à ton maître… ? … Puisque c'est comme ça… Ramène-nous au labo ! »

N°16 prit le Dr Gero par les aisselles et s'envola. Ils ratterrirent quelques kilomètres plus loin, près d'une grotte dont l'entrée était fermée par une énorme porte en titane massif. Il y avait un clavier devant l'entrée. Le vieil homme tapa quelques chiffres et la lourde porte s'ouvrit. Ils entrèrent dans le laboratoire. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer d'un laboratoire aménagé dans une grotte, les lieux étaient incroyablement bien rangés. Seuls les murs laissés à l'état de roche brute permettaient d'identifier les lieux comme cavernicoles. L'endroit était bien éclairé. De nombreux fils électriques, câbles et machines longeaient les murs. Plusieurs plans et petits appareils étaient éparpillés sur quelques bureaux qui étaient disposés dans la pièce et au centre se trouvait ce qui ressemblait à une table d'opération, cependant des installations électriques complexes montraient que cela ne devait pas être tout à fait une table d'opération. Mais ce qui attirait le plus l'attention dans la salle étaient des sortes de sarcophages métalliques munis chacun d'un hublot et numérotés de 9 à 16. Ils étaient tous adossés sur un mur, posés à la verticale sur des socles et des gros tuyaux en sortaient depuis leur sommet. Le dernier sarcophage, le numéro 16, était ouvert. Le Dr Gero pointa du doigt celui-ci.
« Retournes-y ! Tu ne me sers à rien. Je vais te désactiver. »
L'androïde regarda un instant son créateur en silence, puis il obtempéra. Une fois N°16 installé, Gero prit une sorte de télécommande qui se trouvait sur l'un des bureaux, s'approchant de sa créature, appuya sur le seul bouton. Instantanément, N°16 ferma les yeux et sombra dans l'inconscience. Le savant se dirigea alors vers le sarcophage et en referma le couvercle en pesant sur une touche sur son bord. Il s'éloigna alors et reposa la télécommande sur le bureau. Il resta un instant debout, en silence. Tout à coup, il renversa violemment plusieurs choses posées sur son bureau et frappa dessus.

« Et zut ! … Est-ce que je n'y arriverai donc jamais… ? … … Quand j'y pense, j'aurais parfaitement pu tuer Gokû depuis longtemps… Même si mes créations précédentes ont peu d'autonomie, c'est largement suffisant pour le détruire pour de bon. N°10 avait déjà suffisamment de force pour le vaincre lui et ses pathétiques amis… Et N°16 peut parfaitement éliminer Son Gokû. D'ailleurs, c'est seulement de lui dont je veux me venger. J'ai largement ce qu'il faut pour me débarrasser de lui, une fois qu'il sera ressuscité. Mais, ça ne me suffit pas ! Non, je veux l'humilier, lui enlever tout espoir, détruire tout ce qu'il a de plus cher ! Ses proches ! Ses rêves ! Je ne veux lui laisser aucune chance ! Lui faire comprendre son impuissance totale ! Lui faire subir ce qu'il m'a fait subir. Des androïdes imparfaits ne me suffisent pas ! … Bon sang ! J'ai passé ces onze dernières années à espionner Gokû et ses amis, à récolter des données sur eux, pour déterminer leurs points faibles, comprendre l'origine de leurs forces. J'ai même récolté leurs données génétiques. Et je n'ai toujours pas ce qui pourra me faire savourer ma vengeance ! … Attends… Leurs données génétiques… Ça me donne une idée, ça… »

L'homme se mit à sourire maléfiquement, puis il se précipita vers le fond de la pièce et descendit par une échelle métallique. La pièce en-dessous était principalement occupée par une grosse machine très complexe. Une installation électrique très compliquée jonchait le sol, et à nouveau d'autres machines et bureaux remplis de divers appareils et plans se trouvaient dans le sous-sol, toujours aussi bien éclairé qu'au-dessus. Gero se dirigea vers le gros appareil central et tapa quelque chose sur son clavier. Des données apparurent sur un écran. L'homme sourit encore machiavéliquement.
« Hé ! Hé ! Hé ! Je crois que je viens de trouver ce qui sera ma future créature parfaite. Tués par leur frère, ce sera pas mal… »

----------------------------------------------------------------------------

Cela faisait maintenant deux mois que Hazel et Mâron, alias Nagant et Mosin, étaient chefs du gang des Rifles. Ils avaient quitté la maison de leur père et arrêté le lycée. Ils vivaient maintenant dans le hangar abandonné qui servait de quartier général à la bande. Leur père avait malgré tout réussi à retrouver leur trace en moins d'une semaine, et depuis il ne cessait de venir leur parler pour les convaincre de revenir chez lui. Mais cela était vain. Leur décision était prise, ils ne reprendraient jamais une vie normale, qu'ils savaient n'aboutir à rien. Ils préféraient rendre le déroulement de leur vie conforme à sa finalité.

Ils espéraient qu'en entrant dans ce gang, ils pourraient tromper leur désintérêt pour la vie. Mais ce ne fut pas le cas. Les seuls moments où ils ressentaient ça, étaient quand ils se battaient contre d'autres gangs. Mais ils se rendirent vite compte que ces occasions étaient assez rares et les activités principales du gang consistaient en divers vols, braquages et le recel de capsules hoipoi de toutes sortes. En tant que nouveaux chefs, Mosin et Nagant avaient à présent interdit aux membres de tuer qui que ce soit, car jusque-là, ils n'hésitaient pas à le faire dans leurs activités. Ils avaient tous deux une trop bonne idée de ce qu'était la mort pour accepter qu'on la donne ainsi. C'était une règle absolue qu'ils avaient instaurée. Ils avaient aussi stoppé le trafic de drogues dures auquel s'adonnaient les Rifles avant leur arrivée.

Il était environ dix-neuf heures, il faisait presque nuit et ils se trouvaient à présent devant un magasin de capsules hoipoi, le Capsule Corn, prêts à commettre l'un de leurs braquages. En réalité, en tant que chefs, les jumeaux ne participaient guère à ce genre de délit, c'était ceux qui se trouvaient le plus bas dans la hiérarchie qui s'en occupaient. Mais cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de bagarre avec un gang rival, et ils s'ennuyaient ferme. Profitant de l'occasion, ils décidèrent de partir avec trois sous-fifres, espérant que la police arriverait et qu'ils pourraient ainsi se lancer dans une course poursuite.

C'était un quartier assez pauvre. Les bâtiments, bien que semblant habitables, avaient quand même un air délabré et ancien. Les ruelles étaient assez étroites et mal éclairées. Le magasin, bien qu'ayant l'air en meilleur état que la plupart des bâtiments, paraissait bien piteux pour un magasin de capsules hoipoi. Il n'était pas un affilié de la Capsule Corp., c'était certain. Encore une boutique vendant des imitations de la fameuse société, sans doute.

« C'est ça, votre coup... ? C'est miteux... » souffla Mosin, d'un air insensiblement contrarié.
« Euh... Oui... C'est vrai que c'est pas avec ça que nous ferons fortunes. Mais croyez-moi, ce genre de capsules se vendent comme des petits pains dans certains quartiers ! » répondit Mauser, un garçon plutôt maigre, chauve et avec une cicatrice sous le menton.
« Le genre de quartier où on les vole... » siffla Nagant.
Il n'obtint pas de réponse.
« Pff ! Vous êtes vraiment minables ! Enfin... Je suppose que l'on va devoir se contenter de ça... »

Ils prirent leurs armes. Et sortirent de la voiture, un modèle rétro rouge aux formes assez carrées. Mosin, Nagant, Arisaka et Benelli étaient les seuls à y aller, Mauser restant dans la voiture pour démarrer au plus vite. Arisaka était un homme blond, maigre, mais bizarrement assez imposant. Quant à Benelli, il était noir, les cheveux ras, assez quelconque, du genre à passer inaperçu. Ils portaient tous des vêtements chauds, c'était nécessaire en plein mois de décembre. Mosin et Nagant étaient coiffés de bonnets et avaient tous les deux les cheveux attachés, ceux du garçon étaient plus courts que ceux de sa sœur. Ils s'emmitouflaient tous deus dans leurs doudounes à capuches, toutes deux noires mais coupée plus courte pour celle de la fille. Le chef de gang donna un dernier conseil.
« N'oubliez pas : Les armes sont là pour garantie. Vous ne devez tuer personne. Sauf s'il s'agit de protéger vos vies. Mais s'il est nécessaire de maîtriser quelqu'un, blessez-le plutôt, si c'est possible, mais pas mortellement. »
Il reçut un sourd grognement pour toute réponse. Les deux chefs savaient que la nouvelle règle était loin de faire l'unanimité, mais ça leur était égal. Ils lancèrent tous deux un regard dur à leurs hommes. Ceux-ci déglutirent, détournèrent les yeux et se turent. Ils avaient compris. Leurs chefs ne les tueraient pas, mais ils pouvaient leur faire bien d'autres choses, ils le savaient pertinemment et préféraient donc obéir.

Après avoir dissimulé leurs armes dans leurs vêtements, ils pénétrèrent dans le magasin. À première vue, c'était un magasin de capsules comme un autre. Il y avait quelques allées où de nombreuses vitrines présentaient différents modèles de capsules : des capsules maison, des capsules autos, des capsules avion, etc. Il y a avait plusieurs exemplaires de chaque modèle et une fiche technique détaillant leur contenu se trouvait à coté de chacun d'eux. Mais la différence avec une boutique de capsules lambda était que ce n'étaient que des imitations, comme ils s'y attendaient, mais également des vieux modèles. Nagant prit un air méprisant. Ils allaient se contenter de ce qu'il y avait, ils n'étaient pas vraiment dans un quartier huppé.

Ils se dirigèrent vers le comptoir, déjà la propriétaire les accueillait avec un sourire un peu inquiet et un "bonjour" un peu forcé, pendant que son mari regardait par-dessus son épaule méfiant. Mosin et Nagant eurent l'impression que les deux propriétaires les reconnaissaient, et à vrai dire, leurs visages leur étaient aussi familiers. La femme avait des cheveux roux parsemés de mèches grisonnantes, attachés en chignon. L'homme avait des cheveux parfaitement noirs. Ils devaient avoir entre la quarantaine et la cinquantaine et portaient des chemises bleues de travail. À leur regard inquiet, les jumeaux surent qu'ils se doutaient de ce qui allait se passer, mais qu'ils devaient espérer qu'ils se trompaient. Mosin comprit que la femme était déjà prête à appuyer sur l'alarme. Cela ne servirait à rien, ils auraient largement le temps de prendre ce qu'ils voulaient, et même si la police arrivait, cela n'en ravirait que plus les deux chefs de gang. Ils allaient sortir leurs armes, lorsqu'ils entendirent une voix enfantine et joyeuse derrière eux.
« Mâron ! Hazel ! Qu'est-ce que vous faites là ? »

Ils se retournèrent et virent un enfant qui leur courait après, habillé dans un gros pull-over vert et un pantalon noir.
« Soy ?
- Salut ! Vous vous rappelez de moi ? Ça me fait plaisir !
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Eh bien, c'est le magasin de capsules de mes parents. »
Les jumeaux en furent très surpris. Le monde était petit. Ils savaient au moins où ils avaient déjà pu apercevoir les gérants. Leurs deux sbires les regardèrent interrogateurs. La sœur et le frère se ressouvinrent de ce qu'ils étaient venus faire. Ce qui s'était passé avec Soy, deux mois auparavant, leur revint aussi à l'esprit. Ce qu'ils avaient dit à ses agresseurs… Finalement, ces derniers avaient eu raison. Les jumeaux ne valaient pas mieux qu'eux : de la vermine. Ils avaient été sur le point de faire exactement ce qu'ils avaient toujours eu en horreur : s'en prendre à des gens qui étaient incapables de se défendre. Un défi facile, face à des victimes faciles. Et cela, simplement par ennui… Ils se dégoûtaient profondément. Soy remarqua leur trouble, bien qu'il n'en saisit pas la raison, mais il ne dit rien.

Les deux chefs firent alors signe à leurs sous-fifres. Ceux-ci comprirent, poussèrent un léger grognement et s'en allèrent. Mosin et Nagant allaient en faire autant, mais Soy les retint, d'un air déçu.
« Vous partez déjà ? »
Qu'est-ce qui lui prenait à ce gosse ? Qu'est-ce qu'il leur voulait ?
« Soy ? Ce sont les deux vo… Enfin… Les deux enfants de M. Nuss. Comment les connais-tu ? »
Le petit garçon déglutit et passa son index sur son oreille.
« Euh… C'est-à-dire que…
- Soy… ! »
Cette fois-ci, sa mère lui faisait des gros yeux, assistée du père. Elle ne faisait plus du tout attention aux deux jumeaux.
« Eh… Eh bien, vous vous souvenez quand vous avez découvert que j'avais pris de l'argent dans la caisse ?
- Quoi ?! Ne me dis pas que ce sont eux, tes deux raquetteurs ? Colza, appelle la police ! »

Le père s'apprêtait à prendre le combiné.
« Nooon !! Attends ! Ce ne sont pas mes raquetteurs ! Ce sont eux qui m'ont aidé et rendu l'argent !
- Comment ?! Mais tu ne nous avais pas dit que c'était toi qui le leur avais repris par la "ruse" ?! Explication qui m'avait semblé louche, soit dit entre parenthèses... » intervint le père.
- Euh… Je vous ai menti… Je pensais que vous seriez en colère… Si… Enfin… Vous voyez… »
Il regarda les jumeaux du coin de l'œil, et repassa encore un une fois son doigt sur le lobe de son oreille.
« Mais qu'est-ce que tu racontes ? Au contraire, nous sommes ravis ! Et tu aurais dû nous le dire ! Comme ça, on l'aurait dit à M. Nuss, cela l'aurait rassuré !
- Oh ! Mais je lui ai dit ! Mais je lui ai demandé de ne rien vous dire... »
Ses parents lui jetèrent un regard noir.

Mme Corn détourna les yeux en direction des jumeaux, puis s'approcha d'eux et dit : « Je vous remercie infiniment d'avoir aidé mon fils. »
Elle leur prit successivement la main. Les jumeaux étaient un peu perdus et ne savaient pas quoi dire. La femme ajouta avec le sourire : « Je suis heureuse de voir que vous n'êtes pas aussi infréquentables et irrécupérables que vous n'en avez l'air… »
C'était un compliment, ça ?
« Maintenant que je sais ça… »
Elle leur mit soudainement une grande gifle à chacun. Les jumeaux ne l'avaient pas vu venir. Ils en restaient les bras ballants.
« Ba… Barley… » tenta de bredouiller son époux.
« Tais-toi, Colza ! »
Elle se tourna à nouveau vers les jumeaux.
« Non, mais est-ce que vous vous rendez compte de l'inquiétude que vous donnez à votre père ?!? Durant une semaine après votre disparition, il n'a pas arrêté de harceler le quartier pour avoir des renseignements et essayer de vous retrouver !! Le voyant aussi désespéré, j'ai essayé de le soutenir. Mais c'est de vous dont il a besoin ! Et une fois qu'il vous a retrouvés, vous avez osé refuser de le suivre ! Et pourtant, il n'abandonne pas : Il continue de tenter de vous ramener ! Vous avez un père vraiment dévoué ! C'est un homme formidable ! Vous devriez avoir honte de vous ! ... »
Elle continua de les enguirlander un bon moment. Les jumeaux en étaient abasourdis. Chaque fois qu'ils essayaient de répliquer ou de faire mine de partir, elle redoublait ses hurlements. Leur père avait essayé pas mal de choses, mais pas une méthode aussi énergique. Mais le fait était, qu'étrangement, ils ne pensaient plus du tout à leur mère, ni à leur désintérêt pour la vie. La seule chose à laquelle ils pensaient, était partir. Ils auraient pu l'envoyer balader facilement, elle aurait été incapable de se défendre contre eux. Pourtant, elle les tenait en respect, et ils n'osaient rien répliquer. Ils en étaient presque tétanisés. Colza et Soy étaient dans le même état.

Quand elle cessa finalement sa leçon de moral, les jumeaux étaient sur le point de partir, hébétés, mais elle les arrêta brusquement.
« Attendez ! »
Hazel se retourna avec un sourire nerveux, tandis que Mâron levait les yeux au ciel.
« Qu... Quoi...? » demanda anxieusement Hazel.
« Vous n'étiez pas venus acheter des capsules ? » leur dit-elle avec le plus large sourire commercial du monde.
Les jumeaux et la famille de la femme en perdirent l'équilibre. Le frère et la sœur prirent quelques capsules au hasard et sortirent. Leurs sbires n'étaient plus là. Ils en avaient certainement eu assez d'attendre. Mosin et Nagant remarquaient que plus ça allait, plus ils avaient du mal à se faire respecter. La cheffe de gang allait sortir une capsule skycar, quand une femme arriva vers le magasin. Quand elle vit les jumeaux, elle resta figée. Elle était brune. Elle les regardait d'une drôle de manière, presque terrorisée, mais pas comme une peur d'un danger, non, autre chose. Hazel avait l'impression de la reconnaître. Mais il ne savait pas d'où... Il allait ouvrir la bouche, quand elle se décida à entrer dans le magasin. Mosin sortit donc le skycar de la capsule qu'elle venait d'acheter, c'était un vieux modèle, bleu marine. Les deux chefs soufflèrent dédaigneusement. Les jumeaux allaient démarrer, quand ils entendirent encore Soy les appeler.
« Attendez ! Est-ce que vous pourriez me ramener à la maison ?
- Et puis quoi, encore ? Tu nous prends pour tes chauffeurs privés ? » cingla Nagant.
« Mais... C'est vous qui m'aviez dit de vous prévenir si jamais on m'embêtait... » dit-il en prenant un air triste.
« Les deux crétins se sont remis à te chercher des noises ? » intervint Mâron.
« Ben... Pas vraiment, mais comme ils ne vous voient plus depuis longtemps, j'ai peur qu'ils recommencent...
- C'est ça ! On ne fait pas dans la prévention, le mioche ! Et puis ce n'est plus notre territoire ! » en disant cela, Nagant commença à démarrer le skycar.
« Mais... » Il leur lança un regard suppliant. En voyant cela, Hazel leva les yeux au ciel.
« Hh ! Je suis trop gentil ! »
Le gamin bondit de joie.

« ... Je lui ai dit qu'il avait triché et qu'il était hors-jeu, mais il a dit que non et il a commencé à s'énerver ! Mais heureusement, mon copain Sushi avait tout vu aussi, alors l'autre s'est rendu compte à quel point il avait l'air stupide et il est parti, en grognant. Vous connaissez la série Bioguys ? Elle est géniale ! Je fais la collection des cartes ! Mon amie Yakitori, vous savez celle qui a commencé à faire du kempo du lion il y a deux mois, ben, elle m'a dit que l'acteur qui joue le rôle du Bioguy rouge et l'actrice qui joue la Bioguy verte, ben, ils font leurs propres cascades ! Je lui ai parlé de vous et lui ai dit que vous étiez encore plus forts que les Bioguys, mais elle n'a pas voulu me croire ! Moi, je lui ai dit que... »
Durant le trajet, Hazel et Mâron eurent tout le loisir de comprendre à quel point ils n'avaient eu qu'un échantillon du bavardage du petit garçon lors de leur première rencontre. Il leur racontait tout et n'importe quoi, mais rien que les jumeaux puissent retenir de la conversation à sens unique. Hazel était passablement agacé, quand il regarda sa sœur, il constata que Soy avait encore réussi à la faire sourire, en fait, elle riait presque. Il réalisa soudainement que depuis qu'ils étaient entrés dans le magasin, il n'avait plus du tout ressenti le vide qu'il ressentait habituellement. Il se mit à sourire aussi.

Une fois arrivés dans leur ancien quartier, ils en firent lentement le tour, pour donner un signal clair aux voyous du coin. Les HLM et les pelouses parsemées de quelques arbres qui composaient ce lieu leur paraissaient toujours aussi froids. Mosin et Nagant se rendirent compte qu'étrangement, ils ne ressentaient rien de particulier à se balader près de leur ancien appartement. Ils ramenèrent Soy devant le bâtiment où ils habitaient auparavant. Au moment de se séparer, Soy allait partir, puis il se retourna.
« Vous n’allez pas voir votre père ?
- Et pourquoi nous ferions ça ? » répondit Nagant.
« ... Parce que c'est votre père...
- Et alors ? »
Le petit rouquin ne sut que répondre au jumeau. Cela lui paraissait tellement évident. Il prit un regard perdu et se tritura l'oreille.
« Dis-moi, c'est ta mère qui t'as poussé à nous demander de t'accompagner, hein ? Pour qu'on aille voir notre père.
- Hein ! Non ! Non ! Pas du tout ! »
Il dit ça d'une manière précipitée. Mâron le fixa silencieusement. L'enfant baissa les yeux.
« D'accord... C'est vrai... Mais je voulais aussi que vous fassiez peur aux voyous, pour de vrai ! Hein !
- Dis à ta mère de s'occuper de ce qui la regarde, » dit sèchement Nagant.
« Pourquoi tu ne le lui as pas dit toi-même, tout à l'heure ? »
Un court silence s'installa suite à la remarque de Soy.
« ... D'accord. Un point pour toi...
- Depuis que vous êtes partis, ma mère est devenue amie avec votre père. »
Il se tut un petit moment, pensif.
« Ma... Ma grande sœur a disparu, il y a trois ans. Je n'ai pas tout compris à ce qui s'est passé, mais mes parents m'ont dit qu'elle a été mal influencée... C'est tout ce qu'ils m'ont dit. Je pense que c'est à cause de ça que ma mère essaie de vous aider. »

Un silence plus lourd s'imposa. Hazel le brisa.
« Entre notre père et nous, c'est plus compliqué que vous ne le croyez...
- Pourtant, il a l'air gentil. Et il a l'air de beaucoup vous aimer.
- Nous le savons... Ce n'est pas ça le problème, » répondit Mâron.
« Alors, c'est quoi ? »
Après un silence, Mosin dit : « Je crois qu'il vaut mieux qu'on parte... Allons-y, Nagant. »
Ils s'installèrent dans le skycar.
« Attendez ! Est-ce qu'on va se revoir ?
- Tu sais, gamin, contrairement à ce que tu crois, nous ne sommes pas des gens fréquentables. Nous faisons partis d'un gang. Il vaut mieux pour toi que tu nous oublies, » lui répondit Nagant.
« Moi, je crois que vous n'êtes pas si méchants que vous le dîtes ! »
L'enfant avait pris une voix assurée. Les jumeaux ne répondirent rien.
« S'il vous plaît ! Je ne vous parlerais plus de votre père. Et puis, et si jamais les deux sales types reviennent me raquetter ?
- Arrête tes bêtises ! » lui cria presque Mosin.
L'enfant se tut et détourna les yeux.
« ... Je crois que nous n'avons pas pris toutes les capsules que l'on voulait. On reviendra au magasin de tes parents. »
Soy fit un large sourire à cette réponse de Hazel. Ils démarrèrent alors.

Durant le chemin de retour, Mâron dit à Hazel :
« Comment ce gosse fait-il pour me donner à la fois envie de l'étrangler et d'éclater de rire comme je ne l'ai jamais fait... ? »
Hazel porta son regard sur sa soeur, qui le lui rendit, et les deux éclatèrent de rire ensembles. Le rire se calma. Mâron reprit plus sérieusement :
« On va ordonner à nos hommes de ne plus s'attaquer aux magasins des quartiers pauvres...
- Fu ! Ils n'aiment déjà pas que l'on ait interdit le meurtre et le trafic de drogues dures. Ils ont de moins en moins de respect pour nous. Cette décision n'arrangerait pas les choses. »
Mâron ne répondit rien. Hazel continua :
« ... Nous trouverons bien un moyen pour compenser ça. Et si nous devenions la terreur des autres gangs ? »
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar Abysse le Lun Sep 19, 2011 12:58

Mosin Nagant, Mauser... Belles références !!
A quand PSG1, Dragunov, L96 AW...?
A propos, Benelli n'est pas un Sniper Rifle, c'est un ShotGun ^^

Sinon, bonne fic, bon chapitre, vivement la suite.
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar San999 le Lun Sep 19, 2011 13:06

Abysse a écrit:A propos, Benelli n'est pas un Sniper Rifle, c'est un ShotGun ^^
Arf... Déjà à l'époque, j'avais dû changer le nom de Barett (qui s'appelait Thompson, au départ)... J'y connais vraiment rien en armes. >< Cela dit, après re-vérification sur wikipedia, il y a plusieurs types de Benelli. Certains sont des fusils de chasse, mais d'autres sont des fusils utilisés notamment par la police.

Quoi qu'il en soit, merci pour ton commentaire et content que ma fic te plaise! :D
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar Abysse le Lun Sep 19, 2011 13:16

Mais de rien, c'est une bonne fanfic.
Et si tu cherches d'autres noms de Snipe pour tes membres de gang, il y en a bien un qui sonne presque Japonais : Le Sako TGR et qui ressemble comme deux gouttes d'eau au L96 Mauser...
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar San999 le Lun Sep 19, 2011 13:24

Merci! ^^ Mais ayant fini d'écrire l'histoire, je ne pense pas en avoir besoin. :wink: Mais bon, j'ai bien rajouté deux petits trucs sur ce chapitre avant de le publier, alors qui sait. Mais merci!
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar Majin-vegeto89 le Lun Sep 19, 2011 17:02

ça s'allège^^. presque l'impression que les jumeaux pourrait apprécier le "bon coté". à se demander ce qui les fera replonger. on verra bien, mais le comique fait du bien :) . Gero continu ses expériences, quand il se sera lasser de Cell, il finira par se mettre en chasse...

au fait, utilises-tu les prénoms dans un but symbolique? je demande parce que j'ai l'impression que Mosin et Nagant font les cambriolages et les réactions violentes et Hazel et Maron reviennent quand la situation est plus "bénéfique" dirons nous :P . intentionnel ou simple hasard pour éviter les répétitions?
Comment Dragon Ball aurait pu tourner si Nekomajin avait été présent? la réponse:
[fanfic] Nekomajin Z

Lors du combat final contre Boo, ce dernier prend une autre décision, qui devait tout changer:
[fanfic]Boo: la quête de la perfection

Sur Namek, le prince Vegeta découvre le super saiyen et élimine Freezer avant de prendre sa place:
[fanfic] L'empereur saiyen

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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar San999 le Lun Sep 19, 2011 17:58

Tu as effectivement bien remarqué! Mosin et Nagant sont deux délinquants violents (bien qu'il y ait pire) et détachés de tout. Mâron et Hazel sont leur côté humain. Bien vu! Tu es le premier à l'avoir remarqué, je crois. :D

Et oui, j'avais dit qu'il y aurait des passages moins sombres. ^^ Ce chapitre en fait partie. Cependant, il faut bien que tu saches qu'il s'agit ici de l'histoire des cyborgs du présent, bien que pour l'instant, il s'agit également du passé des cyborgs du futur. Ce qui changera leur attitude, ce ne sera rien qui se sera produit pendant qu'ils étaient encore 100% humain. Ce qui provoquera ce changement de comportement, ce sera un changement d'attitude chez Gero, dans le monde du futur. Ce qui est traité dans une autre fic. :wink:

[edit]En fait, je vais être plus précis. Leur vie d'humains est un terreau qui contient les éléments qui feront d'eux soit les cyborgs plutôt joueurs mais pas vraiment méchants du présent ou au contraire les cyborgs sanguinaires du futur.

Leurs dix premières années de vie avec leurs parents, le fait que Nato ait essayé durant de longues années de reconstruire sa famille après la mort de leur mère, leur rencontre avec Soy puis ses parents, sont des éléments qui ont été fondamentaux dans leur évolution dans le monde du présent. Enlève un seul de ces éléments et même les cyborgs du présents seraient devenus aussi sanguinaires que ceux du futur. Ils auraient sans doute tué Vegeta, Trunks du futur, Piccolo, Ten Shin Han et Kulilin (à moins que l'un d'eux ne parvienne par miracle à en réchapper). Sans Piccolo pour le gêner, Cell aurait sans doute absorbé les deux cyborgs bien plus rapidement et aurait ensuite peut-être détruit la planète sans que Gokû et Gohan aient le temps de faire quoi que ce soit.

Les conséquences du meurtre de leurs parents par Tambourine, la mort définitive de leur mère, ainsi que quelques éléments qui surviendront plus tard, comme les circonstances de leur kidnapping par Gero, sont en revanche à la racine de ce qu'ils sont devenus dans le futur. Enlève un seul de ces éléments et les cyborgs du futur n'auraient jamais commis le moindre massacre, auraient probablement fini par rejoindre la Z-Team et Trunks n'aurait jamais eu à retourner dans le passé. (En fait, sans l'intervention de Tambourine, ils n'auraient jamais quitté leur montagne, donc n'auraient jamais été cybernétisés, mais imaginons que Gero les aient malgré tout trouvés.) Mais tout le monde se serait sûrement fait massacrer par Dabra ou Boo.

C'est donc le comportement de Gero qui sera déterminant pour les faire pencher d'un côté ou de l'autre. L'intervention de Trunks du futur, aura des conséquences sur ce que fera Gero. C'est cela qui a provoqué ces différences.
[/edit]

Merci beaucoup de ton commentaire! :D
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Re: D'humains à cyborgs (l'histoire de C-18 et C-17)

Messagepar Majin-vegeto89 le Lun Sep 19, 2011 18:46

très intéressant^^. effectivement, vu leur comportement du début, si tambourine n'était pas entré dans leur vie, on aurait eu affaire à des héros/justiciers ou à défaut de maitres d'art martiaux sorti du même moule que muten roshi (immense sagesse et vie éternelle en moins s'entend^^, mais basé sur des valeurs similaires). L’assassinat de leur parents par tout autre n'aurait pas non plus changé grand chose je pense (si intervention de Shenron, ben youpi, on revient du paradis, on est trop content de vous revoir les enfants, sinon leur parents sont tué, et soit ils deviennent plus taciturnes mais finissent par faire leur deuil, soit ils se payent un magnifique trip Batman et deviennent des Z-teamien parfait). un canevas sacrément complexe au final, change le moindre événement, et l'histoire tournerai entièrement différemment.

je vais suivre la suite avec attention. et là que tu en parles, une autre fic? laquelle? j'enchainerai une fois celle ci finit^^ (ou peut être immédiatement si elle ne me spoil pas tout le reste de cette histoire ci).
Comment Dragon Ball aurait pu tourner si Nekomajin avait été présent? la réponse:
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