Salut je sais que ça fait longtemps, très longtemps même. Mais en vérité je n'avais rien publié depuis 4 longue années (ou presque) pour (faute d emeilleur terme) "étudier" 40K car je sentais qu'il y avait quelque chose à m'apporter pour moi et mes fics et disons que j'y ait pris un bon plaisir, au point ou j'ai délaisser le forum et mes fics.
Au cours de mes lectures sur SpaceBattle (merci Google Traduction) l'inspiration m'étais venu et je vais publier un modeste One Shot de 4 actes ici. Voilà. Pour tout lecteur de 40K, ou pas, bonne lecture (du moins je l'espère)
Une petite note utile
Niveau de catastrophe :Mortel : Toute menace potentielle pour une ou plusieurs personnes
Rakshasa : Toute menace émanant d’un petit village (fin de la période M2/début de la période M3) pour une grande cité-ruche
Asura : Toute menace pesant sur plusieurs cités-ruches équivaut à une menace à l'échelle d'un système stellaire.
Deva : Toute menace de sous-secteur jusqu’à une menace à l’échelle du segment
Gautama : Toute menace au-delà de quelques segments
Qaramar, témoin des Derniers instants de l’Imperium de l’Homme
Acte 1 : QaramarLe Warp, Age Inconnue
Jamais à cours de ressources ni d’enthousiasme - même selon les normes d’entités immatérielles aux vastes pouvoirs divin - Nurgle, Père des Épidémies et de la Décrépitude, s’activait comme à son habitude dans le cloaque ruineux et décrépit lui servant de Manoir. Une masure insalubre et pourrissante aux proportions impossibles, supportée par des structures difformes et lacérées qui n’auraient pas tenu une seule seconde si elles avaient été soumises à des lois physiques tangibles.
L’habitation était bâtie (ou plutôt créée) au cœur des territoires infects et marécageux de son royaume immatérielle, qu’il nommait affectueusement son Jardin de la Pourriture, terreau fertile pour toutes les infections et maux à la fois possibles et improbables. Un abject domaine de l’Immaterium, dont les formes, les lois et les dimensions n’avaient pour seules limites que la volonté et l’imagination du Grand Père de l’Inéluctable.
Les bois pourris et souillés des étagères du Manoir, croulant de récipients aux contenus indescriptibles et aux ingrédients innommables, tremblaient à mesure que le Seigneur des Mouches s’activait à apporter les dernières touches à sa nouvelle création avec une diabolique minutie et une concentration si absolue qu’il en oublia, chose rare, de sourire. Ce ne fût que lorsque la dernière et plus cruciale des étapes fût achevée avec succès, que le seigneur des porte-pestes se permit de retrouver sa bonhommie coutumière, signe de funestes évènements à venir pour une galaxie déjà bien ébranlée. Il admira, avec une fierté non feinte et une émotion certaine, sa dernière création prendre peu à peu conscience de sa non-vie tout en inhalant sa première bouffée d’air fétide tout droit venu du Jardin de la Pourriture.
Ce nouveau subordonné venant de non-naître était d’une nature bien spéciale. Et pour cause, non seulement il rivaliserait en force et en létalité avec ses plus habiles rejetons bien aimés -les Grands Immondes- mais, contrairement à l’ensemble de ses enfants et à tout autres serviteurs de ses 3 Frères détestés, son nouveau minion aura la particularité d’éviter la mort. Non pas la mort classique des rejetons des Quatre qui, une fois occis, revivifiaient leur essence blessée au sein du domaine immatérielle de leur maître respectif pour mieux retourner dans l’espace matériel, mais la mort véritable, définitive et implacable. Quel que soit les circonstances ou les moyens mise en œuvre pour assurer sa destruction, ce nouveau serviteur reviendra ainsi inéluctablement dans l’espace matériel pour accomplir son office, Nurgle -Maître du Cycle Éternel de la Vie et de la Mort- s’en était assuré.
Le Père des épidémies n’avait pas vraiment créé ce nouveau subalterne pour accomplir de sombres desseins destinés à étendre son influence. Non. Il avait accompli ce labeur, en premier lieu pour avoir un compagnon. Un compagnon fidèle avec qui s’esclaffer lorsque viendra l’heure du triomphe final des Forces Noires. Une curieuse initiative du Maître de la Pestilence, qui avait pour origine la venue d’un nouvel ennemi des plus redoutables. À la suite à une odieuse duperie, ce dernier avait subtilisé aux Quatre le pouvoir de transmettre à coup sûr une partie de son essence à une nouvelle forme de vie. Ce voleur, devenu Anathème aux yeux des Forces Obscures, comptait utiliser ce précieux savoir dérobé pour, comble de l’ironie, assurer la perte du noir quatuor. Cela dans le vain espoir de sauver la jeune race des hommes de leurs influences. Animés par une brûlante haine commune envers l’Anathème ingrat, les Quatre avaient décidé de faire front commun pour la première fois de leurs existence macro-millénaire. Dans cette perspective ils avaient minutieusement préparé leurs intrigues pour s’assurer de la perte de l’Anathème et de la damnation de son empire naissant. Les plans pour faire avancer la trame vers cette perspective ayant déjà été dressés, et les fils du destin préalablement tissés et étirés pour s’assurer de cette finalité. La fin de l’empire anathémique était déjà écrite et assurée.
À force de ravissement envers son nouveau fils qui commençait à s’épanouir dans sa nouvelle existence, le Grand Père fût pris d’une inspiration soudaine. Plus précisément, le souvenir d’un des peuples rescapés de la Première Guerre tombé dans ses bras par un insondable désespoir, puis 7 fois damnés par ses sombres bénédictions. La Divine Pestilence avait dès lors trouvé le nom de sa nouvelle entité ?
« Jadis, l’un de mes peuples favoris, aujourd’hui disparu, m’avaient flanqué d’une autre figure plutôt amusante. Il était censé être l’observateur de la chute promise de tout peuple se refusant à mon adoration et dédaignant mes bénédictions. Ils l’eurent nommé Qaramar, l’Ultime Observateur de la Ruine. Un nom qui sied bien à ta future tâche. Tu seras donc Qaramar. Qaramar de la Seconde Perdue, Témoins du Dernier Instant, destiné à être l’observateur de la fin du rêve et des espoirs de l’Anathème à mes côtés »Touché au-delà de tout par le précieux cadeau de son hideux créateur, l’entité éructa de joie. Pressée qu’elle était de répondre et satisfaire aux moindres désirs de son maître. Et c’est ce que fît le dénommé Qaramar. Durant les millénaires qui suivirent, il répandit ruine, corruption et désolation à travers les territoires pourrissants et crépusculaires de l’Imperium de l’Anathème brisé par la Félonie. Voguant de crimes en malfaisances, Qaramar gagna toujours plus les honneurs et faveurs de son maître créateur, jusqu’à devenir son cinquième favori. Une longue période de grâce abjecte et de morbide euphorie qui prit fin lorsque Roboute Guilliman, treizième produit du savoir subtilisé, souverain d’Ultramar, primarque de la légion des Ultramarines, Fils Vengeurs de l’Anathème, et Seigneur-Régent de l’Imperium, transperça ses entrailles avec l’épée sept fois maudit de l’Anathème à l’issue de leur combat fatidique.
Son essence brûlée et réduite à rien par les flammes ésotériques de l’arme sacrée. Comme prévu, Qaramar ne fût pas emporté par la mort véritable, mais était destiné à la résurrection pleine et entière, grâce à la magie du Cycle de Nurgle. Toutefois si les flammes de l’Anathème n’avaient pas assuré sa permanente destruction, elles avaient garanti qu’il ne lui était plus possible de régénérer son essence annihilée au sein du Jardin de la Pourriture. Le seul moment et endroit où Qaramar réapparaîtrait donc était le Jour Promis, à une poignée de lieux de l’évènement fatidique. À quelques heures de l’instant où l’Imperium de l’Anathème prendra réellement fin. Et lorsque cela arrivera, le Témoin du Dernier Instant sera là pour contempler l’évènement.
Molech, année 300. M4?Les habitants de Surekapolis étaient pour le moins inquiets, et c’était peu dire. Tous avaient les yeux rivés vers une brèche qui venait de se former dans les cieux. Juste au-dessus de la vallée située non loin de leur cité. La fissure irréelle perçant les cieux laissait s’échapper une effusion de lumière verdâtre et maladive. Sa nature ésotérique et son origine des plus sinistre ne faisant aucun doute pour personne. Des signes qui provoquaient en chacun d’eux des frissons nés d’une terreur profonde et séculaire. C’était comme si un malheur ancestral allait bientôt émerger de la déchirure. Pris d’une crainte à peine supportable, certains demandaient courage à un souverain dont l’antique carcasse avaient été réduite en poussière à l’apogée d’une noire croisade eschatologique, au même titre que le trône doré l’ayant longtemps supporté. Ce dernier ayant été mis en pièce il y a plusieurs siècles de cela par les Forces Obscures.
Malgré les funestes auspices qui s’annonçaient pour leur monde, tous s’accrochaient à l’espoir que leurs protecteurs suffiraient à repousser la menace qui se profilait à l’horizon, quel qu’elle soit.
De la faille balafrant le ciel molechien, une essence méphitique d’outre-age s’échappa. Tout d’abord elle se canalisa de manière éparse, à quelques dizaines mètres au-dessus de la prairie dont les pâturages commençaient déjà à jaunir sur plusieurs dizaines de mètres aux alentours sous l’impulsion de l’aura maléfique. Alimentée par la magie putride qui l’a jadis créée, l’essence prit corps. Du néant émergea de la poussière puis des débris qui s’agglomérèrent en des millions de tout-petits blocs hétéroclites. De ces agrégats furent former des milliers de pièces d’horloges usées, corrodées, et couvertes d’une mousse sale et séculière. Au milieu de tout ce bric-à-brac, une masse gélatineuse sombre apparut de nulle part, pulsant et gonflant tel un cœur en pleine croissance dont le développement se serait accéléré par quelques forces ésotériques de sinistre nature. Arrivée à une certaine dimension, la masse sombre vît fleurir au niveau de sa surface des milliers de filaments dont les sombres extrémités fusèrent vers les différentes pièces pour s’y coller/agglutiner. À grand renforts d’ondulation, les filaments se mouvèrent de telles sortes que les pièces d’horloges s’enchâssent entre elles, leurs fixations étant assurées par un agent adhésive invisible. Au fur et à mesure que l’assemblage progressait, que la silhouette d’une large forme humanoïde se construisait. De part et d’autre de son large torse à moitié achevé, pendaient deux longs bras terminés par deux pattes géantes armées de longues griffes aussi puissantes que redoutables. De son bassin fait de pièces complètement usagées, se trouvait deux membres postérieurs aux proportions tout aussi monstrueuses au bout desquelles se trouvaient deux pattes munit de redoutables griffes courbées. Sur son dos voûté, s’agitaient une paire d’ailes dont les armatures étaient semblables à celles de chauves-souris. Au bout de son long cou, faites de pièces détachées, finissait de se former un immense crâne d’équidé, dont les cavités orbitaires vides s’éclairèrent d’une petite lueur maléfique et dépravée.
Soufflant de sa bouche un air fétide et corrosif, Qaramar le Non Vivant attendit que sa résurrection soit complète avant de dénuer étirer ses membres de toutes part, comme pour célébrer sa libération après une éternité d’emprisonnement. Un large cri infect s’échappa de la gueule du démon majeur comme pour s’assurer de sa tangibilité dans le monde matériel. En temps normal une entité de son acabit aurait eu besoin d’un sacrifice élaboré, ou, tout du moins que, l’environnement soit largement baigné de l’énergie du Warp afin de pouvoir s’y mouvoir librement. Cependant les circonstances de sa venue remplaçaient allègrement ces deux conditions. La magie du Cycle du Seigneur des Épidémie rendant sa présence obligatoire au sein du plan matériel tout au long du Jours Promis, pour le plus grand malheur des peuples de Molech.
***
À l’instar des habitants de Surekapolis, le quatuor rassemblé sur le large balcon extérieur de la bâtisse fixait la brèche éthérique éraflant le ciel molechien avec gravité. Eux plus que quiconque mesurait l’extrême dangerosité de la chose qui s’en était échappée. Si l’entité maléfique n’était pas stoppée, elle scellera à coup sûr le sort de ce monde et de ses habitants, les condamnant à un sort pire que la mort. Alarmés par cette situation inattendue, trois d’entre eux convinrent sans un mot à un rapide conclave afin de se concerter sur la marche à suivre. D’un geste sûr et confiant le quatrième d’entre eux interrompit d’emblée la discussion naissante.
-Je m’en occupe, décréta-t-il avec assurance.
Sans attendre la réponse de ses semblables, il s’envola derechef, sa silhouette lointaine perçant déjà les nuages au moment où ses pairs poussèrent leurs premières exclamations.
La Première Lame des Quatre Diadoques venait d’être tirée de son fourreau.
***
Son vol stationnaire assuré par ses larges ailes salies, Qaramar le Jamais-Né utilisa ses sens supérieurs pour observer son environnement, et... disons qu’il était quelque peu surpris, et plutôt désagréablement compte tenu de circonstances. Il s’était toujours attendu à ce que sa première vision du Jours Promis soit un monde empli de chaos, de désespoir et de désolation apporté par les innombrables hordes de Grand Père et de ses frères. Or, tout ce que son regard méphitique voyait à l’horizon était une cité au premiers abords moderne et prospère. Une vaste agglomération, beaucoup plus agréables et salubre en apparence que les sombres et caduques constructions de l’Imperium dont il était beaucoup plus familier. Que ce soient les vastes et lugubres cité-ruches caractérisant les mondes modernes de l’Imperium, ou les pathétiques et sales bidonvilles propres à la majorité de ses mondes plus archaïques.
Les graines du doute commençant à germer dans son esprit venimeux, le cinquième privilégié de la Décrépitude sonda l’âme des citadins. Ce qu’il y ressentit puis interpréta ne lui plût pas du tout. Bien qu’elles semblassent marquées, leurs âmes étaient fortes et décidées. Renforcées non pas par les promesses illusoires d’un dogme aveugle et distant, mais par la fierté de s’être relevé plusieurs fois du pire et par la conviction profonde qu’un chemin vers un avenir toujours plus prometteurs et prestigieux étaient toujours à leur portée. Un avenir accessible à condition qu’ils aient assez de volonté pour aller le chercher et l’emprunter. Des hommes désormais beaucoup moins sujet à la crainte d’endurer et de s’accomplir. Des hommes inspirés par une vision claire et qui n’auront aucun scrupule à se battre éternellement pour sa concrétisation. Des hommes à l’âme fortifiée, à même d’offrir une résistance plus hermétique aux murmures des Dieux Sombres. Bien davantage que les humains de l’époque que Qaramar avait quitté malgré lui. Nulle trace de l’émoi, de la résignation et du profond désespoir qui aurait dût découler d’un peuple soumis au régime le plus cruel et absurde qui soit. Un empire de surcroît menacé par une extinction imminente et une damnation éternelle par les Forces Noires.
Qaramar ressentait bien sûr une crainte manifeste dans leur cœur, mais c’était uniquement dût à son arrivé et rien d’autres. Une crainte certes vive, voire étouffante pour beaucoup, mais qui n’était pas totalement insurmontable pour autant. En étendant ses perceptions à travers le monde, il ressentait la même chose chez les milliards d’autres âmes peuplant l’astre.
Un constat des plus inquiétant pour Qaramar qui commençait à se poser mille interrogations. Scandalisé par ses propres craintes, le démon majeur chassa d’un coup ses doutes et déceptions mal avisés. Même s’il n’était pas apparu au milieu du carnage tant fantasmé, Qaramar jugea qu’il était ridicule de remettre en question l’habilité et les certitudes de Grand Père. De toute évidence il était apparu dans le dernier monde encore exempt des bienfaits du Warp. Un astre sans aucun doute suspendu à la menace d’un incursion démoniaque majeure imminente. Il ne pouvait en être autrement.
Avant qu’une autre possibilité ne puisse germer dans l’esprit du serviteur de Nurgle, qu’un objet s’écrasa juste en face de sa position avec force et fracas contre le sol, provoquant une forte détonation qui souleva terre et poussière en quantité. De ses nombreux débris en suspension résulta une purée de pois, empêchant le désengendré d‘apprécier le point d’impact. Supposant que les hommes lui avaient envoyé le premier projectile d’une longue série de frappe, Qaramar se tînt prêt à recevoir la vague tout en mettant en branle ses sens pour détecter la position des artilleurs
-Qu’es-tu donc abomination ? S’écria une voix forte et autoritaire
Complètement prit par surprise, Qaramar baissa son regard vers le cratère d’impact, source de l’appel. Lorsque le nuage de poussière se dissipa, le serviteur de Nurgle prit acte de la présence d’un nouvel arrivant à sa grande surprise. Surprise renforcée par le fait que l’individu en question et ses habits semblaient intacts et immaculés de toute trace de dommage ou de saleté, malgré son violent atterrissage et l’abondante quantité d’agrégats soulevés suite à l’impact.
C’était un homme bien bâti, portant un sabre rangé dans un fourreau élégamment ouvragé dans un matériaux à la teinte rouge, accroché au niveau de ses hanches. Son apparence était globalement sans importance pour Qaramar (les mortels se ressemblant tous de son point de vue), sauf si l’on exceptait son regard perturbant aux iris écarlates, le dardant d’une hostilité froide et calculée. Ces yeux étaient tous deux éclairés d’une fine lueur rouge quasi imperceptible à l’œil nu, et chargée d’une énergie ésotériques pure. Un psyker a n’en point douter. Cependant, Qaramar sentait que l’individu qu’il avait devant lui était bien différent des psykers mortels qu’il avait eu l’habitude de combattre et de côtoyer.
Pour le psyker habituel, les énergies warps qui entraient -via le pont qu’est l’âme- et circulaient le long de son être, étaient confues, désordonnées, et génératrices de résidus affectant le corps et l’esprit. Un schéma qui ne s’appliquait pas pour cet homme.
En effet, les énergies de l’Immatérium s’écoulaient en lui avec ordre et fluidité. Nul frottement émanant du flux immatériel ne venait endommager son être. Au contraire les énergies du Warp, entraient et circulaient de sa personne par des voies limpides, parfaitement structurées et bien établies qui évacuaient l’ensemble du superflu. Là où pour un psyker standard le processus aurait été bien plus tortueux, alambiqué et marqué de surplus à la friction douloureuse. Une particularité qui ne disait rien de bon à Qaramar. Il devait en finir avec lui avant de remplir le but de son existence.
-
Tremble et repend toi, humain ! entama le démon avec assurance et grandiloquence. Je suis présent en ce lieu pour assister au dernier instant funeste du royaume de l’Anathème et être l’observateur de sa résurrection en entropie bénie. Quel que soit les intentions hostiles que tu nourris à mon égard, sache qu’elles sont vaines car, en ce Jour Promis, je ne peux être tué. Je suis Qaramar de la Seconde Perdue ! Dernier Gardien du Dernier Moment et Cinquième Favori de Nurgle !Démons du Chaos : Qaramar de la Seconde Perdue
Caractéristique : Puissante entité immatérielle maléfique
Capacités : Capacité physique extraordinaire, Don de perpétualité
Niveau de Désastre : Asura
À la révélation de l’identité de son interlocuteur, l’homme aux iris rouges ne pût réprimer un haussement de sourcil, marque d’une évidente confusion. C’était comme si la présence du démon relevait de l’improbable à ses yeux.
Qaramar pour sa part avait à peine remarqué cette légère déformation sur les traits de son interlocuteur. Il était bien plus préoccupé par une désagréable sensation qui l’avait assailli aussitôt qu’il s’était présenté. Une terrifiante impression de…vide.
Si les mots avaient un sens et un poids certains dans le Materium, leurs importances étaient considérables lorsqu’il était question de son pendant immatériel. Ce n’était effectivement pas uniquement pour le paraître que les natifs du Warp se présentaient ostensiblement à leurs interlocuteurs. Chaque intonation, chaque syllabe, et chaque mot de leurs noms et titres prononcés encraient davantage le démon dans la réalité matérielle. Jusqu’à ce qu’une fois la présentation d’usage accomplie, sa présence et sa toute-puissance soient reconnues par la réalité elle-même, finalisant son encrage au sein du monde physique. Or actuellement Qaramar sentait que ses noms et titres ne représentaient rien. Que du vide. Comme si la réalité ne voulait pas croire en sa présence. Plus préoccupant encore était que ce vide avait culminé lorsqu’il avait prononcé le nom de Grand Père. Comme si le concept même du Dieu de la Pestilence pesait moins qu’un quark dans la balance de l’existence.
-Je vois, reprit l’homme aux iris rouge. C’est plutôt…inattendu. Dans ce cas je ne te laisserais pas aller plus loin, abomination. Prépare-toi à disparaître de la main de la Première Lame de l’Empire de Xemestris. Un sort beaucoup trop honorable pour un immondice de ton espèce.
-Ton effronterie en devient lassant humain. Je n’ai pas de temps à perdre en enfantillage. Grand Père m’attend !D’une impulsion supersonique, qui aurait échappé à plus d’un détecteur, Qaramar fondit tel un oiseau de proie vers son adversaire, un dixième de seconde lui ayant suffi pour se placer à distance d’attaque. Un délai encore plus réduit lui suffit pour armer puis abattre sa large et redoutable patte griffue contre l’importun. L’impact affaissa davantage le sol, le craquelant de fissures sur plusieurs dizaines de mètres, et soulevant à l’entour terres et poussières en quantité.
Bien que la poussière en suspension empêchait ses yeux méphitiques d’observer son environnement immédiat, Qaramar détendait déjà ses muscles de pièces corrodées. À son grand étonnement, il s’aperçut qu’il lui était impossible de ramener son bras, malgré ses efforts persistants. Lorsque le nuage de saletés s’était suffisamment dissipé, son regard démoniaque s’écarquilla de stupeur. Au centre du cratère d’impact, l’homme au fourreau rouge se trouvait toujours là, indemne. Son expression sévère et méprisante toujours inchangée et dressé à son encontre, comme si l’assaut dont il avait été l’objet n’avait jamais existé. Au bout de son bras gauche tendu, l’index, le pouce et le majeur de l’homme, ayant intercepté l’offensive, retenaient encore la patte démoniaque en serrant l’extrémité de sa griffe majeure.
Encore sous le choc, l’esprit de Qaramar calcula rapidement la quantité d’énergie biomantique nécessaire pour intercepter à main nue une telle offensive sans sourciller. Beaucoup trop pour n’importe quel psyker humain dont le corps et l’esprit auraient été gravement affecté. Pire encore, le cinquième favori de Nurgle ne sentait aucune perturbation dans l’âme de cet homme qui était toujours aussi stable et immaculée. Normalement, un humain, ou transhumain à même de réunir une telle quantité d’énergie psychique aurait déjà montré des signes avant-coureurs d’une future mutation. Une transformation en horreur indicible en proie à une profonde folie. Quant à son âme, elle aurait été si marquée par les énergies du Warp qu’elle serait immédiatement devenue le pont de passage idéal pour les serviteurs des Quatre afin qu’ils pénètrent dans le Materium. À sa connaissance la seule personne à même de réaliser une telle prouesse sans s’effondrer corps et âme était… Lui.
D’un brusque mouvement du poignet de l’homme en rouge, une extraordinaire force de torsion fût transmise tout le long du bras du démon majeur. Le membre s’enroulant sur lui-même l’espace d’un instant en torsade de déchet, avant d’aussitôt exploser en mille pièces brisées. Ses tendons de matière noire n’ayant pu supporter l’extrême tension transmise par son opposant. Trop abasourdi pour crier de douleur, Qaramar resta plusieurs centièmes de seconde à contempler les morceaux éclatés de son bras virevolter sur son flanc. Comme pour confirmer que tout cela était bien réel. D’instinct, il bifurqua son regard juste devant lui, là où l’homme aux iris rouge s’était entre-temps déplacé, le poing déjà lancé à une distance d’attaque idéale. Son bras concentrait, sans perte ni rejet, un afflux d’énergie biomantique colossal encore jamais vu par le cinquième favori. C’était comme si plus d’une centaine de psykers avaient infusé l’ensemble de leurs pouvoir au sein de son membre.
Quand le mouvement fût pleinement achevé, avec une exécution fluide et un timing impeccable, la sanction frappa. L’équivalent d’une dizaine de missile de forte puissance détonna du poing de l’homme sous forme d’onde de choc. Pulvérisant dans l’instant la quincaillerie infecte servant de corps à Qaramar, dans un fracas supersonique assourdissant. Les pâturages se creusant sur son passage en un long et large sillon, la vague de pression réduisit les milliers de morceaux corrodés du démon en poussière, bien vite repoussée dans le lointain par le souffle destructeur.
Alors que les feuilles retombaient doucement sur le sol déformé et que les arbres ayant tenu bon se redressaient une fois la tempête passée, l’homme aux iris rouge resta encore là, prostré dans la position finale de son attaque. Tandis que ses muscles se détendaient, son puissant intellect se remémorait point par point les dizaines d’étapes nécessaire pour lancer sa dernière offensive. Même s’il était globalement satisfait, une poignée de seconde lui suffit pour situer les quelques micro-défauts bridant encore l’exécution, pourtant des plus accompli, de son offensive.
Ce coup de poing de l’impossible, décoché à plusieurs dizaines de fois la vitesse du son, ne venait pas de nulle part. Il était le produit aboutit de nombreux arts guerriers constamment testés, mélangés, puis reforgés avec minutie au cours des millénaires, associés à une multitude de techniques biomantiques perpétuellement élaborées, assemblées puis aiguisées au fil des âges.
Son principe de base était somme toute assez simple à comprendre : modifier en profondeur la forme et la composition des os, muscles, tendons et ligament, puis de les subdiviser en des millions de composants plus petits. Des composants solidement liés entre eux en un ensemble fort et efficace, aboutissant à des membres surhumains. Des membres à même d’accomplir et de supporter des exploits aussi colossaux qu’extraordinaires. Un principe qui dans la pratique, était horriblement difficile, voire quasi-impossible, à assimiler pour le biomancien moyen.
Cela nécessitait non seulement une connaissance instinctive et profonde de chaque parcelle de son anatomie. Sans oublier un contrôle d’une extrême précision sur les énergies warp parcourant le corps et touchant l’esprit afin d’effectuer les transformations nécessaires. Enfin, pour ne rien arranger, il fallait que le psyker effectue ces changements anatomiques l’espace d’un réflexe en situation de combat. Un art d’une complexité quasi-impossible en apparence qui pourtant avait été maîtrisé depuis plusieurs millénaires par les psykers guerriers de l’Empire de Xemestris, plus particulièrement au sein de son monde-capitale, la planète Belcadis.
Durant les millénaires ayant suivi la fin de l’Age d’Or de l’Homme, les clans de guerriers psykers de Belcadis, devenus biomanciens par sélection, n’étaient pas restés oisif pour assurer leur survie. Ils avaient à force de pénibles tâtonnements, de rigoureux entraînement, de sanglantes batailles, et d’innombrables tragédies, fini par développer plusieurs centaines de techniques biomantiques. Transmis, diffusés, puis plusieurs fois assemblés, ces multiples pouvoirs finirent par faire de ces psykers de véritables surhumains. Des surhommes à même de trancher l’acier d’un coup d’épée, de courir plus vite que des véhicules lancés à vive allure, et de supporter plusieurs jours durant des efforts intense sans repos ni sustentation avec aisance. Cela afin de rivaliser en puissance avec les troupes augmentées et lourdement armées des grandes cités états technologiques ayant su préserver le savoir ancien. Des capacités extraordinaires qui leur ont également permis d’affronter les gigantesques et féroces bêtes peuplant les immenses terres sauvages de Belcadis.
Cette maîtrise avait culminé avec l’apparition de la sommité connue comme le Maître d’Arme. Psyker éternel à la puissance incommensurable et à la sagesse sans limite qui, après avoir conquis l’ensemble de Belcadis, avait prodigué une partie de son vaste savoir aux guerriers psyker belcadiens. Ces derniers étaient par la suite devenus l’épine dorsale de ses armées lui ayant permis de conquérir les mondes du secteur de Xémestris et au-delà, formant ainsi l’Empire du même nom.
En tant qu’ultime aboutissement de l’héritage martial multimillénaire des psykers belcadiens et chef d’œuvre vivant du Maître d’Arme, la Première Lame avait pour sa part poussé le potentiel destructeur de cet art à des sommets quasi-insondables. Nombres des plus redoutables titans des 5 Ennemies n’avaient pas survécu à ses poings, et le tranchant de son sabre avait occis plusieurs de leurs tout-puissant champions, tous à même de déployer des forces aux proportions apocalyptiques. Les Parangons Krorks, redoutables élus de Morkagork le Dieu Bicéphale lui-même, et les Gardiens du Soleil, personnellement armés et équipés par le Grand Éclat de la Fédération Tau en personne, ayant été ses adversaires les plus mémorables.
Mobilisant une partie de ses vastes pouvoirs, la Première Lame recouvrit entièrement le vaste sillon creusé de terre fraîche et infusa ses énergies biomantiques au niveau des racines situées sous terre, désormais largement stimulées. En quelques seconde, un nouveau pâturage verdoyant vînt recouvrir le terrain, ne laissant transparaître aucune trace du bref affrontement entre le démon et le psyker.
Satisfait de son ouvrage, l’homme aux iris rouge contempla le lointain où il avait envoyé aux quatre vents les miettes de ce qu’avait été le soi-disant Dernier Témoin. Un sourire satisfait et dédaigneux étira les traits de son visage.
-Réjouis toi dans la mort, abomination du Grand Océan. Ce n’est pas tout le monde qui a l’occasion de mourir de la main du chef des Fourreaux Écarlates. Une faveur normalement réservée à des êtres infiniment plus dignes que ceux de ton engeance. Jamais dans ta misérable existence tu n’aurais pu rêver d’une plus belle mort ni connaître plus grand honneur.
Les Quatre Diadoques de l’Ordre : ??????? ??????, Première Lame de l’Empire de Xemestris et chef des Fourreaux Écarlates.
Caractéristique : Psyker de niveau supérieur à Alpha Plus
Capacités : Pouvoir immatériel colossal (spécialisé dans la Biomancie/ le Flux du Renforcement) ; Maîtrise martiale extraordinaire ; Vaste intellect au niveau du génie
Niveau de Désastre : Deva
Fin de l'acte 1