Je viens de terminer deux livres, et fiou ! Ce n'est pas trop tôt.
J'ai essayé un genre pas encore testé : le cosy bidule. Ma mère aime beaucoup le cosy mystery, des enquêtes sympas et pas anxiogènes, avec de l'humour, et pour ce que j'ai pu voir des adaptations en téléfilms des Agatha Raisin, bah, c'est sympa, en effet. Bon, regarder en entier/lire le livre, pas à ce point-là, les enquêtes, c'est pas ma tasse de thé, en ce moment.
Donc j'ai pris deux tomes de cosy romantasy. Du calme, de la romance, de la fantasy (tant qu'à faire), bref des ingrédients que j'aime.
Sur papier.
*Le café des bébés dragons : une jeune femme réalise son rêve d'ouvrir un café au décès de sa grand-mère, un café dans lequel elle fait le choix hardi et pas encore vu d'accueillir les bébés dragons des personnes qui peuvent en élever (AKA les riches). Et six mois après, elle a compris en quoi son choix est casse-gueule : ben les bébés dragons ont un peu tendance à tout casser involontairement. Alors qu'elle est au bord de la faillite, à force de devoir débourser pour remplacer tout ce qui a été abîmé par les bébés dragons (dont sa machine à faire les cafés, dernière victime en date), elle fait la rencontre du fils d'une grande famille, qui a beaucoup de mal à gérer son bébé dragon. Ils conviennent qu'elle l'aide à gérer son bébé dragon moyennant finance -ce qui lui permet de ne pas fermer son café-, comme elle sait y faire avec les dragons qu'elle adore mais ne peut pas avoir (parce que "fille du peuple"), et, très vite, ils tombent amoureux.
>> C'est mignon. Très bon enfant, les plus gros soucis sont des tracas du quotidien qu'une fin du monde imminente, les moments les plus angoissants sont ceux où ils se lancent à avouer leurs sentiment entre eux deux, puis à la famille du type. Qui est très cool, ceci dit au passage.
Les bons côtés de ce livre : la couverture mignonne et le jaspage. Et puis zéro stress, zéro angoisse. C'est calme. Une histoire d'amour. Les dragons omniprésents font sentir la fantasy. Des chapitres courts, faciles à lire pendant que je surveille mon chat en train de manger.
Les mauvais côtés de ce livre : C'est calme. Mais vraiment trop calme. Une romance de film de Noël. (J'ai d'ailleurs mis le livre dans la pile à lire de ma mère, elle adore les films de Noël. On verra bien.) C'est sympa, mais absolument pas passionnant. J'ai pas pu m'empêcher d'attendre que ça décolle, et le seul décollage qu'il y a eu c'était celui d'un dragon adulte pour se rendre dans un temple dédié aux dragons, en haut d'une montagne. D'ailleurs, les dragons auraient pu être remplacés par n'importe quel animal et perdre immédiatement son statut "fantasy". Bon, pour le côté dégâts, peut-être que ç'aurait été le café des bébés éléphants. Parce que le café des bébés chiens n'aurait pas rencontré autant de problèmes et l'intrigue n'aurait pas pu être lancée de la même manière. Sauf qu'un éléphant, en dehors de Dumbo, ça ne vole pas. Et tant mieux, quand on voit les pigeons.
Pourquoi j'ai terminé ce livre : parce qu'il le fallait, pour avoir une référence en cosy romantasy fantasy.
*Café et dragon : un humain travaille dans une auberge avec son père adoptif, un orc, et rencontre un dragon amnésique qui peut prendre forme humaine. Ils vont se démener pour l'aider à se souvenir de son passé, tout en continuant leur travail à l'auberge, où le dragon, pour pouvoir gagner sa croûte, a décidé de travailler. Et peut-être que dans ces souvenirs, l'humain découvrira pourquoi il est le seul humain de ce monde. Cette recherche rapproche très vite les deux hommes qui tombent amoureux.
>> Les hashtags au dos : humour, LGBT, dragons, cosyfantasy. Et 3 flammes sur 4, "réservé à un public adulte".
Franchement, le boyslove, ce n'est plus ma tasse de matcha depuis une dizaine d'années. Et je dois bien avouer que je n'ai jamais été grande consommatrice du genre. J'attendais ce livre parce que le titre me plaisait, ainsi que sa couverture, son jaspage et son 4e de couverture qui ne m'avait pas fait comprendre sur le moment que c'était du BL. J'ai quand même tenté, histoire d'avoir une seconde référence Cosy fantasy/romantasy.
Les bons côtés de ce livre : Je l'ai lu après l'autre. la couverture mignonne et le jaspage. Une histoire d'amour. Des chapitres courts, faciles à lire pendant que je surveille mon chat en train de manger. Plus dynamique que le précédent. Du "slice of life", vu que le gros de l'action se passe dans l'auberge, avec les différents services, les incidents qui arrivent de temps à autre, leurs résolutions, les interactions entre les différents personnages.
Les mauvais côtés de ce livre : Le climax du livre, le moment le plus passionnant, c'est quand le dragon récupère ses souvenirs et qu'on découvre pourquoi le château de la famille royale est en ruines. Le seul chapitre où mon endorphine s'est enclenchée. Le reste n'était pas déplaisant, ceci dit. Mais si je n'avais pas lu le Café des Bébés Dragons avant, je pense que j'aurais eu une bien pire opinion de cette histoire. Parce que ce qui le sauve, c'est d'être plus dynamique que le Café. Et plus fantasy, avec une action dans une ville tirant sur le médiéval et non une ville copiée-collée des nôtres en ayant juste des créatures fantastiques jetées dedans.
Et touuuuutes ces descriptions censées faire rêver le lectorat sur le corps d'Apollon du dragon forme humaine... Je ne l'ai pas mentionné sur le Café, mais (je crois que) là aussi (vous remarquez que l'histoire m'aura beauuuucoup marquée, hein...), et des histoires de torse aperçu par le haut de la chemise ouverte, et des fessiers moulés par un pantalon taillé près du corps, et des abdos en béton aperçus sous un haut qui remonte quand il lève les bras... Pffffffffff...
L'humour... Ils avaient écrit "humour", au dos, c'est vrai. Moui, mais bon, principalement un humour placé pour la relation amoureuse, pas de l'humour pour de l'humour. Ou très peu.
Ah, et 3 chapitres qui justifient la mention 3 flammes sur 4, "réservé à un public adulte", qui n'ont rien à envier aux romans que mon père cachait dans sa table de nuit. En un peu plus soft et plus rapide quand même. En tout cas, j'ai appris il y a peu que ça s'appelait du SMUT.
Pourquoi j'ai terminé ce livre : parce qu'il le fallait, pour avoir une référence en cosy fantasy romantasy. (Oui, c'est pas tout à fait la même chose que le précédent, en fait

)
Note :
Après, j'ai dit que je boude le BL, ce qui est en vrai un peu faux... Je lis les romans de Mo Xiang Tong Xiu, qui sont du BL. Sauf que, que ce soit La Bénédiction des Cieux ou Le Maître de la Cultivation Démoniaque, découverts par leurs adaptations en animés de très bonne qualité, j'ai découvert des histoires passionnantes avec une touche de romance, pas une romance avec une touche d'histoire, comme j'ai pu survoler avec beaucoup de manga.
En tout cas, ça renforce mon sentiment, ou plutôt ça le confirme : cette nouvelle littérature n'est pas pour moi. Pas le genre cosy en particulier, mais, un pan de littérature Young Adult qui a explosé ces dernières années, que j'associe dans mon esprit à une nouvelle forme de "littérature de gare". Je ne vous explique pas pourquoi, parce que j'en suis bien à ma 8e tentative infructueuse de dire ce qui me bloque dedans. Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Peut-être parce que je n'en ai pas lu suffisamment. Lol.
Je ne sais pas si la façon d'écrire la romance dans ce genre est un des caractères qui me rebute, mais je la trouve tellement plate. Qu'importe le style de couple. Peut-être parce que j'ai rayé l'amour et la romance de ma vie ? Pas sûre, vu que la romance "slow burn" de la quadrilogie "Apprentice to the villain" m'avait bien plu.
Je dirais que je trouve ces romances... Pas romantiques. Basées que sur des "il/elle reluqua en douce son corps d'Apollon" qui rendent de plus classiques "sa main le frôla, déclenchant comme une décharge sur sa peau" barbants, alors que dans d'autres contextes ils sont plus enthousiasmants. J'ai l'impression que dans ces romances les descriptions amoureuses sont devenues des pièces de viande dans l'étal du boucher là où elles sont cuisinées ailleurs. Et ce n'est pas que les descriptions, ce sont les romances en elles-même. Ils sont où, les sentiments ? Ils sont où, à travers tous les "il se sentit rougir sous son regard de braise" et autres "il ne peut s'empêcher de rougir en se remémorant ses paroles". Oui, dans les romances que j'ai apprécié, il y a de telles descriptions, mais il y a tellement plus !
Comme ça fait longtemps que je n'ai pas lu, je n'arrive pas à retrouver de vrais points de comparaison, de vraies descriptions, mais les auteurices arrivaient à...
Ah, je crois que j'ai trouvé un gros point : je n'ai pas réussi à entrer dans ces livres. Je n'ai ressenti aucune empathie avec les personnages. En même temps, comment réussir à se tremper jusqu'aux cheveux en marchant dans une flaque d'eau ? (en dehors de tomber, merci.) Voilà ce que sont ces livres : des flaques d'eau, alors que j'avais l'habitude des lacs.
Et le fameux SMUT ? Oh, punaise. J'ai lu avec en boucle dans ma tête : "C'est quand que ça se termine ?", puis "Oh, non, encore...".
J'ai souvenirs d'un passage dans La Quête du Dragon d'Anne Mc Caffrey (oui, encore des dragons... !!

) où un passage d'une demi page sans propos explicite m'a fait voler très loin dans le ciel.
Enfin bon.
Ca m'a crevée, de parler de vide. J'espère que j'ai réussi à dire tout ce que je voulais. Et que je l'ai dit clairement.
Faut que je passe en revue les 15 livres qui me restent à lire pour voir si j'ai d'autres "belles gueules, histoire sans intérêt" à écluser en priorité.
Et il faut que j'achète la Trilogie de la Bibliothèque. Ca m'a été vendu comme "la cousine de A la Croisée des Mondes", donc là, je pense que je ne vais pas bouder mon plaisir.