Calfirũ

Faîtes-nous partager votre fibre littéraire en écrivant votre propre histoire mettant en scène les personnages de Dragon Ball et, pourquoi pas, de nouveaux ! Seules les fanfictions textes figurent ici.

Re: Calfirũ

Messagepar Tonay le Jeu Août 23, 2018 23:05

J'ai lu les deux chapitres et... ben c'est toujours excellent. Tout est passionnant, on ne n'ennui pas une seule seconde. Je pourrai poursuivre ces compliments encore un bon moment, mais je vais passer sur deux points qui m'ont plus ou moins dérangé.

-Premier point, très bénin pour être honnête, le choix des musiques qui sont présentes... pour être présentes. Les thèmes changent radicalement, ce qui n'est pas un mal quand on veut faire passer plusieurs émotions, mais dans un seul chapitre, ça devient vite difficile de savoir sur quoi se concentrer. Néanmoins, bonne initiative d'en rajouter plus que nécessaire, pour les lecteurs un peu lent afin que ces derniers ne soient pas pénalisés ;)

-Deuxième point : trop de retournement de situation tue le retournement de situation. J'aime la panique et cet espèce de poker menteur que tu instaure dans l'ensemble de tes chapitres. C'est fascinant, passionnant même et je ne ferai pas mieux, par contre les retournements de situation en boucle finissent par paumer les lecteurs. J'ai maintenu ma concentration mais au final on ne résiste à un arrière goût de déception devant toutes ces bonnes idées qui sont soudainement... avortées. Après, ça remet en question sur le fait de croire, en tant que les lecteurs, les dires de chaque personnages et ce jeu de confusion et sûrement souhaités. Je te recommande de ne pas en abuser car dans le cas présent c'était assez perturbant. (jusqu'à présent, les meilleurs retournement de situations que j'ai pu lire dans cette fic se retrouvent dans la course poursuite de Gero VS the World. C'était génialement inventif)

Encore une fois, tes chapitres sont sincèrement super et j'ai particulièrement aimé la lutte psychologique tu nous a offert entre Vegeta et Freezer, que de bonnes idées et quel magnifique vent de renouveau tu nous a apporté.

Sur ce, au prochain chapitre ! :)
Survivants
Et si trois autres saiyans avaient survécu à la destruction de la planète Vegeta ?

One Shot
Un mage un peu excentrique. Un Kaïo. Un métis saïyan. Un démon. Un démon du froid. Qui doivent sauver l'univers dans une guerre épique. Qu'ajouter de plus ?
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Re: Calfirũ

Messagepar omurah le Ven Nov 16, 2018 19:15

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Merci aux lecteurs de l'ombre ^^
Merci Kurama, Heika et Tonay pour vos messages qui m'ont chacun fait très plaisir !
Kurama oui, c'est bien ça pour les cinq salopards ;)
Heika, PDF va viendre ! Tease ! D'ailleurs et ta fic, j'ai bien envie de la relire en PDF aussi ! En particulier les 3 derniers chapitres (je crois que j'ai trois chaps de retard, ou deux...) ^^
Tonay, j'entends tes critiques (et les encouragements aussi !) et je les reçois d'autant plus facilement que je suis entièrement d'accord avec toi ^^, je me défendrais juste s'agissant des musiques, mais plus tard si tu me le permets :P

Merci encore !

Et comme je suis le roi des schlags, je balance pas de résumé des chapitres précédents parce qu'au fond on s'en blc x)

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Chapitre 40 version PDF

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40




Kakatte Koi !!!









Il coule, il coule, le sang des éclopés. Il coule comme cette mesquinerie sans papiers, il coule comme ce jaune d'œuf cru explosé à coup de fourchette.
Et le champ de bataille, le voilà refait, réédité en tas de ruines humaines, éparses, rampantes, titubantes, agonisantes, roulées dans la poussière comme autant de nems dans la farine, lourdement appuyées contre le mur des lamentations, parfois.

Il leur manquait une main, à tous.

Sauf Piccolo, il aura fait repousser la sienne, discrètement.

Sauf C-17, car dans les petits papiers de sa congénère et consœur, qui lui tailla bavette.

Sauf Freeza, dont la proposition fut agréée par elle, il voulut qu'on lui réclamât une généreuse tranche de queue, en lieu et place de la main.

Sauf Végéta, il n'eut jamais, grand bien lui fit, prononcé le mot « C-0 ».

Sauf Gohan et Roshi, pour une raison connue de personne. Eux, la fille les avait ignorés.

Quant aux autres, ceux qui s'étaient faits à la mauvaise idée d'opposer résistance, physiquement ou par le mensonge, affichaient les plus piteux états, et durent s'en mordre les doigts, parfois au sens le plus littéral et horrifique du terme.

— Elle est partie ? vociféra Nappa, avachi par terre, dos au mur, jambes étalées dans l'herbe noircie par la nuit, vernie par le sang.

Il se faisait soigner du moins cautériser, par un premier guérisseur namek, détaché du village le plus proche.

— Oui, lança Piccolo, de dos.

Nappa dans un grognement étouffé leva sa dernière main pour mettre à jour son détecteur.

— Bonne nouvelle, souffla-t-il. La puissance de C… de Freeza, n'arrête pas de baisser, à cause de l'hémorragie qu'il n'a pas encore arrêtée.

— Et la mauvaise nouvelle ? déduisit Piccolo, au ton de Nappa.

— Sa puissance baisse de peu de points par seconde. Étant donné qu'il part d'une base d'un million, on en a pour des plombes avant que son niveau ne chute suffisamment bas pour espérer quoi que ce soit du Genkidama. Et encore, rien ne dit que son niveau continuera de tomber, et au même rythme. Il finira bien par trouver le courage de cautériser.


Plus impénétrable qu'une nuit sans lune, quand il n'offrait toujours que le dos, Junior cessa d'observer son propre silence, empreint de réflexion, et répondit par le plus sibyllin des…

— Tu veux parier ?

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Piccolo balaya l'espace du regard.

Gohan semblait perdu.

Tchappah trustait le sommet du mur, droit sur ses jambes, scrutant l'horizon.

Chaoz, Announcer, Hercule : retournés dans la voiture.

53, Tenshinhan bis, se vautraient dans le sable empâté par la pluie, quelle douleur chevillée au corps.

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Krilin s'en était parti voir comment se portait Gokū ; s'il se portait.

Et lui retourner au passage, son héritage.

Le prince faisait face à l'Empereur, l'Empereur donnait face au prince, l'un en état de choc, l'autre en état de choc, et en plein calcul.

Alors…

Alors le namek se mit à marcher.

Direction Gohan.

Direction l'Heure de vérité.

Junior fut retenu par le bras.

— Ne fais pas ça.

— Et qu'est-ce que je ne suis pas censé faire, le vieux ?

— Tu le sais bien.

— Non, dis-moi.

— Une mauvaise action.

— La vie est une mauvaise action.


Piccolo se sentait prisonnier par réflexe, mais se rangea bientôt à l'idée que la main de Roshi, certes ferme, ne saurait l'entraver en rien.

— Je pensais que tu avais changé, murmura l'ermite, pour n'être entendu que du namek.

— J'ai changé. Juste, en mal.

— Si tu as changé, alors ne fais pas ça.

— Tu penses que j'ai envie de le faire ?

— Si tu n'en as pas envie, alors joue simple, ne le fais pas. Simple comme bonjour.

— Je n'ai jamais compris cette expression humaine. Accessoirement.

— Piccolo…

— Ça ne marche pas comme ça.

— Alors explique-moi comment ça marche.

— Vois. Il y a plusieurs types d'absorption namek. Il faut dans un premier temps distinguer assimilation et intégration. Mon hôte et moi avons opté pour la formule qui nous permet à tous les deux de garder intactes nos individualités et nos personnalités. Le corps est piloté alternativement par lui et par moi, ce qui fait q…

— Attends, déjà dis-moi, avec qui suis-je en train de converser, Piccolo ou l'autre ?

— Piccolo. L'autre n'émergera que dans 4 heures et demie.

— …

— Mais ce n'est pas parce qu'il ne contrôle pas mon corps, qu'il ne contrôle pas mes décisions. Du moins les grandes.

— J'entends.

— En l'absence d'unanimité, nous prenons les grandes décisions à tour de rôle, chacun son jour. Nous avons déjà déterminé l'arbitre, la sanction arbitrale et les retombées en cas d'infraction. En l'occurrence, ce que je m'apprête à faire découle d'une décision à lui.

— … Mais qu'est-ce qui l'empêcherait de conquérir le monde, s'il le voulait, avec ton corps ?

— Premièrement, il devrait trouver le moyen de le faire en moins de 24 heures, donc avant de perdre son statut de décisionnaire majoritaire. Deuxièmement, il prendrait le risque de me voir détruire son Empire dans les 24 heures qui suivront sa création.

— Alors t'a-t-il laissé un délai trop court par rapport à Gohan ? Si non, eh bien, pourquoi ne pas d'abord t'occuper de Freeza ? On verra après, pour le reste…

— Pour m'occuper de Freeza, j'aurai besoin d'au moins 1 million d'unités.

— Tu les as. Je le sais.

— Non. Je ne débloquerai les 1 million qu'en tuant Gohan. C'est la condition codée dans ma chair.

— Pardon ?

— C'est l'un des désavantages du type de fusion pour lequel nous avons opté. Le namek en sommeil peut contrôler la chimie interne du corps. Il a limité mon niveau disponible à 200 mille unités Impériales, ce qui est insuffisant pour tuer Freeza, et suffisant pour tuer Gohan. Ou la condition pour accéder aux 1 million.

— Mais tu peux quand même t'attaquer à Freeza, même si tu ne peux pas le battre ? Alors commence par Freeza…
Avec de la chance, l’Empereur te mettra K.O sans te tuer. Je t'avoue que cette possibilité a d’ailleurs motivé ma première proposition.

— L'hôte a déjà pensé à cette manière de simuler un accident du travail. Raison pour laquelle il a configuré mon corps astral de sorte que mon énergie ne puisse réagir qu'à l'aura de Gohan. Autrement dit, je ne peux attaquer que Gohan.

— Donc, si moi je t'attaque maintenant, tu ne pourras rien faire ? Veux-tu que je te neutralise pour t'empêcher de commettre l'irréparable ?

— Je ne peux attaquer que Gohan. Mais je peux me défendre.

— Ne le fais pas.

— Ce n'est pas aussi simple. Il y a la défense active, et la défense passive.
Il a figé mon niveau à 200 mille. Je ne peux pas aller au-dessus, mais du même coup, je ne peux pas non plus aller en-dessous. Donc pour me neutraliser, il va vous falloir quelqu'un ayant une puissance proche de la mienne, tu n'es pas ce quelqu'un, à ma connaissance.

— Bon…
Alors ne fais rien.

— Je ne peux pas. Tu penses bien qu'il a configuré un compte à rebours. Si d'ici 213 secondes, je n'ai pas déchargé l'équivalent de 20000 unités en valeur Wongki, je perdrai l'usage de mon aura et de mon énergie.

— C'est donc ça, la nouvelle course contre la montre ?

— Celle-là ne concerne que moi.

— 20000 Wongki ?
Gohan saurait-il jamais survivre à ça ?

— Je l'espère pour lui, mais je ne pense pas.

— Pourquoi il a autant peur de Gohan ?

— Parce que Gohan est la seule raison pour laquelle je n'ai pas encore mis ce monde à feu et à sang.

— Est-ce l'objectif de ton… colocataire ?

— Je ne connais pas son objectif.

— Est-ce ton objectif ?

— Non.

— …
Comment faisais-tu, avant, pour l'empêcher de s'en prendre à Gohan ?

— Nous avons droit à un joker par jour ; un droit d’embargo et d’objection. Ce joker nous permet de nous opposer à une décision donnée. Une sorte de #777 du pauvre.

— Je vois. Tu gardais toujours un joker par devers toi. Et là… tu l'as déjà utilisé ?

— … Non.

— Alors utilise-le, fit Roshi, qui ne doute de rien, affermit la poigne.

— Réfléchis. C'est tout ce qu'il cherche. Il veut que je grille mon joker, pour pouvoir m'imposer ensuite la décision qui l'intéresse réellement, une décision bien plus grave, certainement en lien avec Freeza. Attends, il ne me reste plus beaucoup de temps, laisse-moi aller faire ce qu'il veut… et je reviens continuer cette discussion avec toi si tu y tiens.

— N'inverse pas les rôles.

— Reste-là, je reviens.

— Toi reste-là. Écoute mon idée.

— …

— Regarde, tu as bien dit que la personne en sommeil tient les manettes énergétiques du corps tandis que celui qui n'est pas en sommeil tient les manettes physiques ? Alors il te suffit de plonger en sommeil et de laisser ton colocataire émerger. Tu pourras ensuite faire baisser la puissance de ton corps suffisamment bas pour t'assurer que ton binôme n'ait pas le niveau suffisant pour s'en prendre à Gohan.

— Là encore, ça l'arrange. Je peux effectivement décider de mon propre chef d'aller en sommeil et de le faire émerger, par contre mon sommeil ne peut pas durer moins de 6 heures, à moins qu'il le raccourcisse, ce qu'il ne fera évidemment pas.

— Et alors ? Tu ne peux pas figer l'énergie pendant 6 heures ?

— Bien sûr. Mais qui va s'occuper de C… de Freeza, si je pars en sommeil.
Le Genkidama n’est pas encore prêt et je mets ma main à couper que Gokū a perdu la sienne. Au minimum. Je t'avouerai que je n'ose pas vérifier l'étendue des dégâts. Je ne sais pas s’il a essayé de résister ou pas. J’espère pour lui qu’il ne l’a pas fait.



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— Ne t'occupe pas de ces détails. On se débrouillera sans toi… et sans Gokū s'il le faut…
Le plus important dans l’immédiat, c'est de sauver la vie de Son Gohan… et ça m'étonne beaucoup que tu ne sois pas d'accord avec ça.

— Il n'a jamais été question de tuer Gohan.

— …

— Tu te rappelles, tout à l'heure, quand j'ai dit que j'allais créer un clone ayant pour vocation de copier la signature énergétique du petit ? J'ai dit que l'objectif était de tromper Gokū qui refuse de voir Gohan participer au combat. Le but de la manœuvre était effectivement de tromper Gokū… Mais ce n'était pas la seule visée que j'avais en tête.

— …
Ok je vois.
Tu avais un coup d'avance sur ton coloc'.
D'ailleurs je suppose que c'est souvent le cas, sinon le monde serait déjà foutu depuis longtemps.

— …

— Pourquoi avoir consenti à cette “intégration” ?

— L'idée au départ était de former un nouvel être qui progresserait plus vite que nous n'aurions su le faire séparément. Il aurait ensuite été question de se séparer puis de partager les fruits de l'entraînement au prorata de nos niveaux de départ respectifs. Écoute…

— Oui vas-y. Courre. Il ne te reste plus beaucoup de temps. Va tuer ton clone. Je suis là, je ne bouge pas.


Et piccolo s'en alla faire ce qu'il avait à faire.

Et s'en revint, sur un pas curieusement plus lourd qu'à l'aller.

— Alors ?

— J'ai vu le clone.

— Tu l'as tué ?

— Il était déjà mort.




— Alors… c'est foutu ?

— Un mort ne dégage pas d'énergie. Et on ne me laissera pas générer de nouveau clone.

— Merde…

— …

— Qui l'a tué ? Ton colocataire ? Finalement c’est lui qui avait un coup d’avance.

— Tu sais ce que j'ai vu dans la deuxième voiture ?

— …
Je m'attends à tout…

— J'ai vu le cadavre du clone, et celui d'une dizaine de journalistes, et celui de Nam… Pamputt…

— …

— L'intérieur de cette voiture est une horreur. Une boucherie.

— Ce n'est pas possible…
Nam et Pamputt étaient avec nous dans la voiture 1. Tu ne peux pas les avoir vus dans la voiture 2…
Surtout qu'ils sont partis avec Krilin pour constater l'état de Gokū. Je les ai vus partir, moi.

— Demande à Krilin par télépathie si Nam et Pamputt sont avec lui dans le sous-bois. Ou plutôt, ne t'embête pas, je te donne la réponse de suite : ils sont allés avec lui, puis ont pris congé en disant qu'ils revenaient vers nous pour nous informer de l'état de santé de Gokū.

— Alors ils sont en route vers ici ?

— Tu les attendrais longtemps.

— …

— Ils étaient le Grand-Horloger.




— Quant à savoir si c'est l'Horloger qui a causé cette hécatombe dans la voiture 2, c'est une possibilité, devança Piccolo.

— Parce qu'il y en a une autre ?

— Végéta.
Son échange équivalent, comme vous dîtes. 53 a supposé que le principe de cette nouvelle technique est d'échanger des dégâts physiques contre des dégâts énergétiques. Je me demande si les dégâts, physiques ou énergétiques, étaient réellement soufferts par Végéta, et pas par un ou plusieurs… tiers.

— Tu sous-entends que Nam & compagnie, les vrais, ont encaissé les dégâts en lieu et place de Végéta ?

— Si c'est le cas, alors c'est une technique redoutable. Et nous pourrions en faire les frais sans notre autorisation. Si Végéta est vraiment capable d'ouvrir un canal spirituel qui connecte des tiers à sa propre personne, et lui permet de faire endosser par autrui les dégâts qu'il reçoit de Freeza, nous pourrions être les prochains tiers sur la liste. Bon gré mal gré. En fait, j'ai du mal à imaginer Végéta développer une capacité spéciale aussi… spéciale. Je pense qu'il a plutôt eu recours à un meuporg dont c'est la technique.

— Peut-être que Pamputt & compagnie ont donné leur autorisation à Végéta, et lui ont même fourni le meuporg…

— Généralement, c'est le genre de capacité qui réclame une autorisation, effectivement.

— Où est-ce que tu voulais en venir alors ?

— Je vais en sommeil.

— …

— Méfiez-vous de Végéta.

— A… attends, ne pars pas !! Dis-moi au moins qui est ton colocataire, que je sache à quoi me tenir !

— Pas besoin que tu saches qui c'est. De toute façon, c'est sûr qu'il se fera passer pour moi à peine émergé, et te dira certainement que je suis le menteur de toute l'histoire.


Piccolo ferma les yeux, et les rouvrit, sous le regard interdit de Roshi.

— Ç… ça y est ? Tu es endormi là ?

Piccolo resta coi quelques secondes, enfin poussa un grogne.

— Si je te dis que je suis le vrai Piccolo, tu ne me croiras pas n'est-ce pas ?

Roshi trembla d'un pied, entrouvrit la bouche, pour seule réponse.

Nouveau grogne de Piccolo, qui tournant les talons, se dirigea vers C-17, lui assis sur le mur dessus lequel Tchappah se tenait toujours debout, en équilibre, toujours à scruter l'horizon.

Guettait-il le débarquement de Ten Shin Han ?

— Toi. Explique-moi qui était cette fille.

17 baissa les yeux vers Piccolo, qui au pied du mur, eut jeté sa question comme une pierre sur la tête du meuporg top 20, qui alors retira un écouteur sur deux, de ses oreilles. Et baissa le volume.

— C'était la disciple de C-0.

— C'est C-0 qui l'a envoyée pour nous châtier ?

— Il ou Elle a d'autres préoccupations. Par contre, la disciple est une fanatique de C-0, et n'a pas toléré de voir le nom de son vénéré maître – sa vénérée maîtresse – usurpé. Du moins, c'est sa version des faits, quand je lui ai demandé.
La mienne, la voici. La timidité se manifeste parfois dans l'excès. Elle voulait juste se présenter, et taper l’incruste dans la soirée. De tout le top 100, c'est la meuporg qu'on voit le moins souvent apparaître, et le plus souvent disparaître. Elle n’a pas d’objectif précis. C’est une chaotique neutre, si cette expression fait sens pour toi.

— N°1 c'est ça ? Ou alors C-1 ?

— Non. Numéro 15.

— D'accord. Tu voudrais donc que j'avale, comme ça tranquillement, que Freeza a été tenu en respect par la quinzième de la liste ?


C-17 réinséra son deuxième écouteur, et regarda ailleurs. Piccolo n'en tint pas compte, et surenchérit sans prendre la peine de monter la voix.

— Pourquoi tu ne nous as pas prévenus depuis le début que Freeza n'était pas C-0 ?

— Sérieusement ? Comment je pouvais savoir moi, que la binoclarde débarquerait pour en faire tout un plat ? Moi-même je l'appelais C-0, quand je vous parlais, parce que j'avais la paresse de l'appeler autrement.

— …


C-17 s'autorisa à monter le volume quand Piccolo se tourna passablement vers Tchappah.

— Bon, qu'est-ce que tu regardes comme ça ? Il y a quoi au fond là-bas, vers le nord ?

— Je ne regarde pas au fond là-bas, vers le nord. Je regarde à 100 mètres là-devant, vers l'ouest.

— On ne dirait pas.

— Oui.
Je sais.

— …
Et il y a quoi alors, à 100 mètres là-devant, vers l'ouest ?

— Il y a un #241 que je traque depuis un moment, et celui-là, je sens que je vais l'avoir.

— Vous en avez attrapé combien depuis le début ?

— Un. Mais à 36 faces.

— Ah parce que vous avez quand même réussi à en attraper ?

— On a juste eu à jouer les charognards pour l'avoir. Freeza lui avait donné un coup de patte pour le dégager de son chemin, pensant qu'il s'agissait d'une simple pierre. Le meuporg en a été assommé, et on en a profité pour l'attraper. Heureusement que Freeza ne s'y connaît pas en meuporg. Il ne sait pas quel cadeau en or il nous a fait. Le meuporg est dans le coffre de la voiture 1, avec d'autres armes de notre arsenal. Impérial, meuporg, classique+… C'est self-service. Fais-toi plaisir.

— Et celui que tu traques ?

— 3 faces.

— Est-ce que tu arrives à voir Gokū et Hermann, depuis ton perchoir ?


Tchappah pivota la tête, vers le nord-ouest.

— Oui.

— Alors ?

— Le Genkidama est toujours là. Et il est même devenu plutôt sacrément dodu depuis que Krilin a rétrocédé la partie tantôt allouée à lui et le p’tit Gohan. Je ne m'attendais pas à un tel gabarit. Pour tout te dire, quand j'ai vu, ça m'a fait reprendre espoir.
D'où mon regain de motivation, à traquer ce #241.

— Et Gokū ? Il a toujours sa main ?

— Non, il l'a perdue.

— Ça se passe comment pour le Genkidama, en ce cas ?

— Krilin porte actuellement la boule par-dessus la tête, dans tous les sens du terme. Elle semble lui peser.

— Alors c'est lui qui s'occupe de continuer la formation du Genkidama ?

— Non, je pense qu'il dépanne juste. En tant que passeur et poutre. Le temps que Gokū se fasse cautériser et masser aux onguents namek par le clone du guérisseur.
Dommage qu'il ait eu les mains occupées par le Genkidama, au moment où elle lui est tombée dessus. Il n'a pas pu se défendre correctement. Qui sait s'il n'aurait pas réussi à la battre, il n'a pas l'air si amoché que ça…


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— Avec ou sans les mains, je pense que ça n'aurait strictement rien changé. Cela étant, avec une main en moins, ça va prendre deux fois plus de temps pour charger un Genkidama correct...

— Je ne pense pas, sinon Gokū aurait proposé qu'on lui prenne un pied. Ou sa queue de singe.

— Non, il a besoin de cette queue. Quand le Genkidama deviendra trop lourd, il sera bien obligé de passer Oozarū pour continuer à gérer la sphère.

— Tu penses qu'il se maîtrisera ?

— Il a parlé d'entraînement, tout à l'heure, dans la voiture. Alors j'ose espérer qu'il n'a pas négligé cet aspect, oui. Ou alors il compte sur Nappa.
Par contre, si la boule est aussi grosse que tu le dis, alors elle ne va pas tarder à surplomber le rideau de feuillages, et à être visible depuis la ligne du sol. Vous devriez conseiller à Krilin et Son Gokū de se déplacer beaucoup plus loin avant que la boule Genki ne devienne trop lourde pour être déplacée, sinon à dos de singe.


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— Krilin m'a dit qu'ils allaient plutôt tenter de la compacter, en la densifiant. Au pire, il leur suffit de creuser un cratère sous les pieds de Gokū. On peut faire venir des spécialistes de la team C.

— C'est plus risqué, au niveau de la stabilité délicate du Genkidama dans ses phases III et IV, durant lesquelles la boule risquerait d'exploser si les travaux la secouent trop.
Et ils vont s'y prendre comment, pour la densification ? Cette boule, ce n'est pas n'importe quoi. Ça ne fonctionne pas du tout comme un Kikoha classique.

— C'est eux, les techniciens.

— …


Piccolo sentit qu'on lui tirait sur la cape.

Il se tourna, et vit Roshi, qui lui tendait la main, celle épargnée.

— Décroise les bras, un peu. Avec ta magie, j'aimerais que tu fasses en sorte que cette main me démange d’ici 5 minutes précisément.

Piccolo détailla le tatouage imprimé au dos de la main présentée.

— Un dragon ? Qu'est-ce que c'est que ça encore ? Vous avez quoi avec les tatouages, d'abord C-17, maintenant…

— Je veux que ça me démange.

— Ça, j'avais bien compris.

— Alors ?


Les pupilles de l'enturbanné passèrent du violet sombre au vert anis, l'espace d'une seconde.

— Ça va te démanger dans 5 minutes.

— Merci.

— Pourquoi ?

— Pourquoi quoi ?
Ah…
Les démangeaisons feront littéralement office de piqûre de rappel. C’est-à-dire que je veux pouvoir me rappeler l'existence de ce tatouage dans 5 minutes.

— Des pertes de mémoires ? Dues à l'âge ?
Tu es combien de fois centenaire toi déjà ?
De toute façon, il te suffisait de me demander de te rappeler l'existence de ce tatouage dans 5 minutes. À moins que tu te méfies de moi…

— C'est plus simple que ça.
J'aurais tout simplement pu demander à quelqu'un d'autre que toi de me rappeler le tatouage, dans 5 minutes. Mais vu le bordel ambiant, je n'ai aucune assurance que vous serez encore vivants dans 5 minutes, donc je préfère compter sur des démangeaisons.

— Est-ce là la nouvelle course contre la montre qui a été pensée pour toi ?

— Ça y ressemble. Ça finit quand cette histoire ?

— Soit par ta mort, soit au lever du soleil. Paraît-il.

— Ah oui…
Alors je t’explique. Tu as certainement remarqué que je me grattais la main gauche durant tout le trajet en voitu…


Piccolo avait cessé d'écouter à partir de “trajet”. Mot à compter duquel Junior engagea une conversation avec C-17. Roshi s'en était bien rendu compte, il n'en eut pas moins terminé sa phrase, par orgueil, superposant ses mots à ceux des deux autres.

— Bon, je vais aller tuer Freeza, attendez-moi ici, je reviens tout de suite, poussa Piccolo, qui fit deux pas vers le cratère géant, avant d'être retenu par trois mots.

— Tu restes ici.


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Le namek se tourna vers C-17 tandis que ses antennes se dressaient, et qu'un arc électrique faisait le pont entre elles.

— Tu as un problème ?

— Aucun.
Je suis venu ici, j'ai fait tout ce chemin, sacrifié mon jour de repos compensatoire, pour assister à de beaux affrontements qui peut-être m'aideront à trouver le sommeil.
Il se trouve que le duel Végéta | Freeza, n'est pas encore terminé, et il est dans le top 2 des combats qui m'ont convaincu de faire le déplacement ce soir. Alors mon bon, tu vas squatter le mur comme tout le monde, et attendre la fin de ce combat. Tu pourras faire absolument tout ce que tu voudras, mais ensuite.


Piccolo montra les crocs, dans une expression presque bestiale, tandis que ses yeux semblaient rougir.

C-17 bondit du mur, et posa quelques pas direction Junior, les mains dans les poches.

Le meuporg inébranlable but la distance, assurément. Quand il ne resta plus qu'un mètre avant que leurs corps ne s’effleurent, Roshi était raide comme un bout de bois, prêt à tout voir. Il soupira de soulagement en voyant C-17 outrepasser Piccolo, et continuer de marcher dans le dos de ce dernier.

— À quoi tu joues ? Tu veux que je vienne te taper ? Tu sembles déjà avoir oublié comment s'est terminé notre dernier combat, brailla Piccolo, envoyant quelque image mentale au meuporg.

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— Marrant. Que tu te souviennes de la fin comme ça, poursuivit 17, droit devant. Car en ce qui me concerne, je crois me souvenir que ça s'est terminé d'une tout autre manière.

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Piccolo reçut l'image en pièce-jointe et cracha sur le côté.

— Parole contre parole.

— Et encore quand je dis terminé, je te fais trop d'honneur, car cela suppose que quelque chose ait eu le temps de commencer.

— Vous avez bientôt fini ? soupira Nappa, déconcentré dans son observation de ce qu'il se passait plus loin, au centre du Grand-Cratère, quoiqu'il ne s'y passait rien de bien truculent.

— Garde ma place, Junior. J'ai un appel à passer, poussa le meuporg, justifiant d'avoir quitté le mur.


La surprise de Roshi atteignit son paroxysme, quand il vit Piccolo, hésiter à attaquer C-17 par derrière, pour ensuite docilement marcher vers le mur, et s'asseoir au côté de Nappa, dos aux briques de fortune.

Non, Roshi ne comprit pas Piccolo.

Ce dernier n'avait pourtant pas hésité à s'attaquer à numéro 15, pour défendre sa main, alors même qu'il ne courait, pour ainsi dire, aucun risque définitif de la perdre, sang Namek oblige. Et encore, quand Piccolo avait attaqué numéro 15, il pensait qu'il s'agissait de C-0. Et pourtant, il n'avait pas hésité une seconde…




— J'ai vu tes appels en absence. Il y a un problème ?

— Je suis à la Présidence, avec Nail. On est encore sur le dossier C-4. Non, j'appelais juste pour savoir comment ça allait de votre côté, avec C… Freeza. Et aussi, par rapport à la samouraï…

— Numéro 15.

— Ah ouais, quand même…

— Mais elle n'avait pas les yeux rouges. Donc ta théorie comme quoi la télécommande de Red ne concerne pas les meuporgs du top 20 semble fondée. Tant mieux pour moi.

— L'aînée Brief m'a envoyé des photos. Agar.io n'a pas les yeux rouges non plus.

— Ouf.

— Sinon, ce n'est pas ma théorie, c'est celle de Gero. M'enfin.

— Il est avec toi ?

— Oui.

— La Rouxmobile originale aussi est avec toi ?

— Oui.
Et vous, comment vous vous en sortez avec la copie ?

— Détruite par Na… numéro 15. Yamcha, écoute. J'ai essayé d'attaquer l'Empereur tout à l'heure, et je n'y suis pas arrivé. Aucun Kikoha ne sortait quand je le visais lui. Mais dès que je visais un tout petit peu à côté, là ça sortait sans aucun problème. En gros ça me fait un peu comme avec l'interdiction de friendly-fire dans les jeux-vidéos, si tu connais.


Image


— Tu penses que ça fait partie de ses capacités spéciales de meuporg ?

— C'est peut-être de la télékinésie, de très haut niveau. Ou alors…

— Il faudrait l'expertise de Chaoz.

— …

— Pardon, je t'ai interrompu.

— Ou alors, et ça me semble plus simple, Freeza n'est tout simplement pas un meuporg, ce qui explique que je n'arrive pas à l'attaquer, étant donné que les meuporgs immatriculés sont en vertu de la loi n°2 de la meupotique, incapables d'user de leurs capacités spéciales sur quelque non-meuporg que ce soit, sauf ordre ou consentement. Bon bref, je voulais que tu saches, tu es en train de me faire rater mon match, si tu n'as rien à ajouter, je te laisse.

— Tu parles du duel Végéta vs Freeza ? Il est déjà fini. Je le vois sur mon écran de télévision.

— Bor-del ! À cause de ton appel, tu m'as fait rater la fin du match !

— Cours, tu n'as pas encore loupé l'épilogue.

— Dis, où se trouve Piccolo ?

— Piccolo ? Je le vois sagement adossé à un drôle de mur, pourquoi ?

— Non rien, c'est bon. Je te laisse.

— Bonne chance.

— Oh, moi.


*bip*

Image



17 courrait, puis marchait, puis trottait.

Menton jeté par-dessus l'épaule, il suspendit son regard à deux ombres découpées dans la nuit.

Le Prince et l'Empereur.


Qui se tenaient encore l'un face à l'autre, distants de trois mètres, tendus, immobiles.

Leurs lèvres bougeaient. Animées par le froid ? Ou alors étaient-elles mues par quelque conversation ?

Ils se regardent dans le blanc des yeux ? Et pourtant le combat serait bien fini ?” soliloqua le meuporg, qui scrutant les attitudes, s'essayait à déterminer un vainqueur, mais rien ne saillait comme indice visuel, et 17 vit l'épilogue s'étirer comme ces génériques de fin interminables. À croire qu'il y avait une scène post-générique à la clé, pour récompenser l'attente.
Pas patient pour un sou, le trotteur demanda à être spoilé, une fois au pied du mur des lamentations.

— Alors, Végéta a gagné ou a perdu ? lança 17 au groupe en présence.

— Végéta a perdu.


C'était Nappa. Assis par terre. Coudes sur les genoux. Regard ramassé.

— Nappa, souffla le tout venu, s'accroupissant au pied du colosse. Je pense que tu es très loin de comprendre la situation dans laquelle tu te complais. “Végéta a perdu” n'est pas le genre de phrase que tu peux te permettre de prononcer sur une attitude presque nonchalante. Tu penses que défaite de Végéta ou pas, il y aura toujours ce bon vieux C-17 pour régler le compte à Freeza ? Tu vas tomber de haut. Et si tu places tes espoirs dans le Genkidama qui se cuisine, alors tu es encore plus naïf que je n'aurais cru. Mais dis-moi, tu te sens bien entouré là, Nappa, avec les squatteurs du mur ? Tu n'as toujours pas compris que Piccolo est notre pire cauchemar, que je ne pourrais plus le retenir longtemps, qu'il ne s'en allait pas tuer Freeza, quand il a dit tout à l’heure “je vais aller tuer Freeza, attendez-moi ici” ; qu'il y a quelqu'un caché dans le mur ; que Roshi est vraisemblablement le Judas, et Tchappah probablement le Grand-Horloger ?
Tu te sens toujours bien entouré ? À ton avis, pourquoi j'ai quitté le mur, sinon parce qu'il est trop mal fréquenté ?
Végéta est notre premier, ultime et dernier espoir, ici-bas, Nappa. Alors, je te repose la question. Végéta a gagné. Ou a perdu ?

— Végéta a perdu, cloua Roshi, sur un ton si neutre que les mots, ainsi vidés de toute substance, s'en voyaient effacés, si bien qu'on entendit le sens général, sans savoir restituer une seule des syllabes prononcées.

— Il y a un rapport avec les feuilles que Végéta et Freeza tiennent chacun dans une main ? soupira finalement C-17.

— Un contrat de reddition. En deux exemplaires.

— Plata o Plomo ? L'Empereur n'a pas encore signé ?

— Il hésite.

— C'est quoi la teneur du contrat ?

— Freeza s'engage à ne plus passer la frontière.

— La ligne blanche ?

— Non, il y a des terres et des étendues vierges, entre ici et le château-fantôme. Végéta a tracé une ligne quelque part au large de ces terres. C'est ça, la frontière.

— Donc, Freeza s'engage à retourner au château ?

— Et à y rester, avec sa famille, et les pros-Empire qui voudront en être. Selon le contrat, le désert d'Ouroboros est aux Cold, ce qui inclut le château, ainsi que toutes les terres en aval de la frontière. Végéta a été généreux. Avec tout ce qu'il leur a laissé comme espace exploitable, ils auront probablement de quoi recréer un Empire, de leur côté de la frontière.

— Et si Freeza ou un membre de sa famille franchit clandestinement la ligne ?

— Le ciel tombera sur la tête du clandestin.

— Tu veux dire la foudre ?

— Une foudre qui se rit du nombre de zéro représentant la puissance de ces gens.

— Ok. D'accord. Je vois… Végéta va utiliser le sifflet de l'arbitre, pour conférer à son contrat force exécutoire.

— Entériner la signature de contrats n'est pas la fonction première de ce sifflet, au niveau 4. Mais bon, c'est pas la première fois que la capacité d'un meuporg, ou d'un matériel spé, se verra détournée à d'autres fins que celles prévues par l'Horloger.

— Oui et donc, pourquoi vous prétendez qu'il a perdu ? Vous pariez que l'Empereur ne signera pas ? Eh bien je vais vous dire, moi je tiens le pari l'inverse.
Déjà, le Genkidama du coin est un argument en faveur de la signature, si vous pensez que Freeza n’a pas remarqué ce que vous cachez, non c’est juste qu’il a d’autres priorités. Ensuite, on est bien tous d'accord que Végéta a dégainé son contrat au meilleur moment possible ? Freeza est fragilisé psychologiquement, c'est le meilleur moment pour espérer lui arracher une signature. D'ailleurs le fait que numéro 15 ait épargné Végéta sans raison apparente ne fera que renforcer la confusion de Freeza, en accréditant l'hypothèse de l'immortalité intangible du prince de je sais plus quoi.

— La goutte de sang, souffla Nappa, levant les yeux au ciel, lentement.

— La goutte de sang ? s'obligea 17.

— Il y a une goutte, ou plutôt une coulée de sang, qui est sur le point de dévaler le sommet du front de Végéta, précisa Tchappah, qui jurerait-on, regardait toujours vers l'horizon, droit sur ses jambes, depuis le sommet du mur. La coulée va longer tout son visage, comme la lave quitte le cratère, jusqu'au pied du volcan.

— Et donc ? Quel rapport avec la défaite présumée de Végéta ?

— Si Freeza signe avant la chute de la goutte, alors ce sera la victoire de Végéta, reprit Piccolo, depuis le pied du mur, couché sur le dos, sur l'herbe, appuyé sur les coudes, jambes croisées, étendues au large. Dans le cas contraire, c'est une défaite. La sienne. La nôtre, par extension.

— Explique-toi, tança aussitôt Roshi, comme en empathie avec la frustration naissante de C-17. La goutte va tomber dans quelques instants, expliqua finalement l'ermite, devançant Piccolo. On ne sait pas quand exactement, mais ça va arriver d'un instant à l'autre, et quand ça arrivera, le sang va obstruer la vision de Végéta pendant que ce dernier cherche encore à convaincre Freeza de signer. Il ne t'aura pas échappé que Végéta est complètement immobile, et ne bouge que ses lèvres. Ce n'est pas par choix. Le fait est qu'il n'a même plus la force de faire un pas, encore moins lever un bras. Mais ça, Freeza n'en sait encore fichtre rien, et heureusement car il en va de notre survie.
Mais, quand le sang lui tombera sur les yeux, Végéta ne pourra pas l'essuyer d'un revers de main, puisqu'il ne peut pas bouger un ongle. Pour peu que Freeza soit un minimum observateur, il comprendra que quelque chose cloche, et se demandera pourquoi Végéta n'essuie pas le sang alors que ce dernier gêne clairement sa vue.


C-17 comprit alors pourquoi Nappa avait levé les yeux au ciel.

C'était dans l'espoir que la pluie apparaisse comme à nouveau sur le point de tomber, sur le champ de bataille, mais surtout, sur le visage de Végéta.

Dernière planche de salut.






Pas de pluie en vue.




— Comment vous savez tout ça ? Comment vous savez qu'une coulée de sang va s'écouler de la tête de Végéta vers ses yeux et annuler la signature du contrat ?

— Roshi, répondit Tchappah, qui pour la première fois, quitta l'horizon du regard, pour parler les yeux dans les yeux. Il a utilisé la télépathie, et Végéta lui a fait savoir, en panique, qu'une goutte de sang s'apprêtait à tomber…


… Et tous nous emmener dans sa chute.




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— Tu… tu penses vraiment pouvoir y arriver ?

— Oui.
Je crois.

— Tu es vraiment incroyable, Krilin !


Tel Atlas soutenant mille fois son poids, Gokū supportait le Genkidama, au bout d'un seul bras, tendu vers le haut.

Gravitant autour du soleil d’Éther, Krilin tournait, et tâtait la boule incandescente, comme un médecin tâterait une cuisse en quête de Kyste.

Sous les doigts aventureux du chauve, boudinés de sagacité, la boule semblait spongieuse.

Pourtant, elle était tout ce qu'on voulait, sauf spongieuse.

L'ex-disciple du temple d'Ōrin appuya ses doigts contre le Genkidama, encore une fois, mais cette fois, il poussa suffisamment fort pour que ses phalanges s'enfoncent entièrement dans la chair tendre du Genki, puis ce fut au tour du bras, d'être immergé, et enfin, tout le corps suivit.

Krilin nagea alors jusqu'au centre de la sphère, et s'arrêta.

Il s'assit en tailleur, dans le vide.

Posa la tranche de la seule main qu’il lui restait, contre son plexus solaire.

Et ferma les yeux.

Deux secondes s'écoulèrent ainsi, sans un mouvement, ni de Gokū, ni de Krilin.

Deux secondes…



Et beaucoup d'autres ensuite.



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Il est parti.

Freeza est parti.

Il a signé. La goutte, il ne l'a pas vue.

Elle est tombée dans l'œil, il ne l'a pas vue. Il avait le nez dans le contrat.

— Comment savoir qu'il ne reviendra pas ? Comment savoir qu'il est bien passé de l'autre côté de la frontière, personne n'a eu le courage de le suivre aussi loin pour s'en assurer, Tchappah l'a suivi sur quoi, 200 mètres, avant d'abandonner. La frontière était 300 mètres plus loin, je crois.

— Pas de nouvelles bonnes nouvelles, il n'est toujours pas revenu.

— Je tiens le pari. Il reviendra.

— Si ce n'est pas dans 1 minute, c'est jamais.

— Même dans deux ans je prends. Car ça laisse aux meilleurs d'entre nous le temps de s'entraîner comme des sagouins.

— Moi je dis : dans même pas 5 minutes il sera de retour. Il est parti dans l'incertitude et le trouble. Il reviendra dans le feu et la fureur. La marche, ça éclaircit les idées. Et là, vous savez, bah il marche.

— Vers le château. Qu'il y aille. Qu'il y reste. J'y crois, moi. Merde !

— Les gars… sa puissance continue de baisser, à un rythme ahurissant, dans mon détecteur. Incroyable… il n'a donc toujours pas trouvé un moyen d'arrêter l'hémorragie… ou le cran de cautériser !? Ne me dîtes pas qu'il préfère encore se laisser mourir à petit feu… ?!

— Quand on est millionnaire en termes d'unités. En perdre 100 par minute, est-ce un problème de la plus pressante urgence ?

— Ah non mais là, je ne parle pas de 100 unités...

— Alors peut-être n'est-il pas millionnaire, mais secrètement milliardaire ?

— Tu vas arrêter ?! Et puis le sang en lui-même, tu en fais quoi ?

— Et Végéta ? Regardez-le, qui plonge ses mains dans le bac de glace. Il a mal ?

— C'est pas dans ce bac qu'on a mis toutes nos mains sectionnées ?

— … M… Merde… Il… Il…






Il revient.
















Freeza revient, de loin.

Finalement, il a changé d'avis.

Et d'apparence.




Il voit la peur dans les yeux du mur, et il sourit.

Alors Végéta retire ses mains du bac de glace, et s'approche.

Visage effacé derrière un voile impénétrable, le prince approche, au trot, au pas de course, il avance, vers le revenant, qui avance pareillement.

Alors, Végéta l'attrape violemment par les épaules, rapproche leurs visages, et yeux dans les yeux, yeux dans les yeux, dit, à s'en déchirer les cordes.

— Est-ce que tu voies de la peur, dans mes yeux ?! FREEEZAAA !

Freeza sent la pression monstre sur ses épaules, mais elle n'est rien, absolument rien, comparée à la pression quasi-physique qu'il ressent dans ses propres yeux, pression exercée par le regard de Végéta. Défier le soleil du regard eut été plus abordable, que Végéta. Dont la colère, à la pensée qu'on ait cru le prince sur le point de se faire dessus comme les autres, dépassait l'imagination.
Alors, Freeza ne s'intéresse plus à la peur dans les yeux du mur, car il n'en voit pas l'ombre, dans les pupilles fières du prince, qui ne tenait encore debout que par un acharnement indécent, entretenu au feu d'on ne savait quelle imbécillité.

Oui, Freeza a ressenti de loin la peur, dans le cœur de Krilin, dans celui de Gokū.

Freeza a vu de près la peur, dans les yeux du mur.

Alors comment ? Comment ose-t-il ?!

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Le visage du mutan se décompose lentement mais sûrement, Freeza recule, d'un pas, puis d'un autre.

Il serre les poings, crispe les doigts des pattes dans la terre, écarte plus encore les yeux, cri avec les yeux, hurle avec l'aura, meugle avec la bouche, pratiquement la bave aux lèvres. Ses pupilles disparaissent, ses muscles se tordent avec son estomac, la colère le déborde. Les veines torsadées se font si volumineuses, qu'on les aurait prises pour les muscles, et les muscles pour les veines. Une nouvelle mue s'initie.

Il s'élève inconsciemment, comme pour s'extraire de l'océan d'émotions dans lequel il s'enfonce.

Jusqu'au firmament, il monte, tant la mer noire est profonde.

Il monte en quête d'air, ses poumons sont sur le point d'exploser.

Il émerge enfin, très haut, l'air investit sa poitrine dans un appel rauque et sonore, interminable.

Et tout ressort, comme l'eau déferle en bloc à la levée des barrages.

— ALORS JE VAIS CRÉER LA PEUR DANS TES YEUX !! ET APRES JE M’OCCUPE DE CETTE FILLE !!

Et le monde fut retourné par les vents, les sols renversés par les vibrations, les poètes du dimanche racontent que l'océan pacifique changea de place avec l'océan atlantique, que le Gâteau-Monde tint d'avantage du quatre-quarts, dont le glaçage aux pôles fondit, les racines furent de sortie, l'air porté à ébullition par le feu, les mille cieux déchiquetés par la fureur.

— Viens !!!



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Et Végéta, resté sur terre, de faire imploser puis exploser son aura, une aura transparente, aux pointes bleues tournant comme les dents d'une scie électrique, celle qui déchiquette ses bandages mal faits.

On eut à se demander si l'énorme cratère soudain apparu sous les pieds de Végéta, et jusqu'au mur, comme la cuillère creuse le beurre, était due à l'énergie vacillante du prince, ou à celle du mutan monté au-dessus des têtes comme monte la guillotine.

La réponse était évidente.

Végéta n'était pas au centre du cratère.




__________________________________________________________________________________

Kakatte Koi !!!

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Re: Calfirũ

Messagepar Heika le Sam Nov 17, 2018 22:19

Wait.
Y'a un bug dans la Matrix, là.
J'ai enregistré avec empressement le nouveau chapitre, les yeux pleins de paillettes à l'idée de pouvoir bientôt tout lire tranquillou dans mon lit avant de dormir, grâce au PDF qui englobera les chapitres préquels et 1 au chapitre 29.

J'ai cherché.
J'ai regardé attentivement.
J'ai comparé le PDF à ce qui est sur le sujet, au risque d'accrocher malencontreusement à une phrase et à me retrouver à tout lire, emportée par tes mots magiques. (du genre une histoire de météorite mortelle avec du son et de l'image qui se marchent dessus. C'était juste génial. Je suis joie d'avoir lu cette phrase juste fabuleuse.)

Et non.
C'est la même chose sur le forum et sur le PDF.

Alors, mon p'tit Omumuh-chouchou...

C'EST QUOI CET TROLLING ?????

Il est où le chapitre 40 ???


Le PDF du tome 3 de Sykia sortira quand j'aurai terminé le tome 3. :P
C'est à dire...
Oh...
Dans un bon moment, parce que on n'en est qu'à la partie 2 sur 3 du tome 3... ^^'
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Re: Calfirũ

Messagepar omurah le Dim Nov 18, 2018 15:21

Epique Fail !
C'est ça de s'encrasser pendant 5 mois sans poster ni meme écrire une ligne :lol:
Heureusement que t'es là !
Je revoterai pour toi aux prochaines élections royales :mrgreen: (bon j'ai vu sur les listes qu'on a juste le choix entre toi et toi mais faut bien donner l'ilusion que c'est nous qu'on décide quand meme, n'est-ce pas ?)

Queen H a écrit:au risque d'accrocher malencontreusement à une phrase et à me retrouver à tout lire, emportée par tes mots magiques. (du genre une histoire de météorite mortelle avec du son et de l'image qui se marchent dessus. C'était juste génial. Je suis joie d'avoir lu cette phrase juste fabuleuse.)

Pas cool
Pas cool du tout
Et moi qui avait l'intention de revenir dans le game avec un tout nouveau jeu d'écriture, en mode balek de la forme maintenant je reste focus sur le fond, tu me fais culpabiliser de vouloir vous proposer dorénavant une structure sujet verbe complément sans mayo et fuck les figures de style qui me fatiguent. Parce que oui, je n'ai pas l'anaphore ou l'oxymore facile, loin de là, rien de tout cela ne sort naturellement de ma tete...

Merci pour ton commentaireuh !

Ps : et pour la version papier de Sykia c'est pour quand ^^
Je suis très sérieux en plus, moi j'aimerai bien me faire envoyer en format papier mes fics favorites, ce serait encore mieux que le format Ebook !
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Re: Calfirũ

Messagepar Kurama_Senju le Dim Nov 18, 2018 19:40

Le grand retour. 8-)
Et ça valait le coup d'attendre...

Au final, même sans résumé, j'avais plutôt bien gardé en mémoire l'état actuel du bordel, même si j'avoue avoir préféré relire la fin du dernier chapitre pour m'assurer de l'état précis où ça reprenait.

Excellente gestion d'une mise en scène qui t'est bien propre, et qui parfois fait sourire, avec une ambiance pourtant terriblement épique, frôlant l'horreur.

— À quoi tu joues ? Tu veux que je vienne te taper ? Tu sembles déjà avoir oublié comment s'est terminé notre dernier combat, brailla Piccolo, envoyant quelque image mentale au meuporg.
Spoiler
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— Marrant. Que tu te souviennes de la fin comme ça, poursuivit 17, droit devant. Car en ce qui me concerne, je crois me souvenir que ça s'est terminé d'une tout autre manière.
Spoiler
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Piccolo reçut l'image en pièce-jointe et cracha sur le côté.
Magique. :mrgreen:

J'ai bien aimé l'échange Piccolo / Rôshi. Même chose pour tout le délire autour de Freezer, Vegeta, la goutte de sang et le contrat : t'as rendu ça hyper bien. Là encore, ça donne envie de rire et de flipper en même temps.

Mais mon passage favori reste le suivant...
— Nappa, souffla le tout venu, s'accroupissant au pied du colosse. Je pense que tu es très loin de comprendre la situation dans laquelle tu te complais. “Végéta a perdu” n'est pas le genre de phrase que tu peux te permettre de prononcer sur une attitude presque nonchalante. Tu penses que défaite de Végéta ou pas, il y aura toujours ce bon vieux C-17 pour régler le compte à Freeza ? Tu vas tomber de haut. Et si tu places tes espoirs dans le Genkidama qui se cuisine, alors tu es encore plus naïf que je n'aurais cru. Mais dis-moi, tu te sens bien entouré là, Nappa, avec les squatteurs du mur ? Tu n'as toujours pas compris que Piccolo est notre pire cauchemar, que je ne pourrais plus le retenir longtemps, qu'il ne s'en allait pas tuer Freeza, quand il a dit tout à l’heure “je vais aller tuer Freeza, attendez-moi ici” ; qu'il y a quelqu'un caché dans le mur ; que Roshi est vraisemblablement le Judas, et Tchappah probablement le Grand-Horloger ?
Tu te sens toujours bien entouré ? À ton avis, pourquoi j'ai quitté le mur, sinon parce qu'il est trop mal fréquenté ?
Végéta est notre premier, ultime et dernier espoir, ici-bas, Nappa. Alors, je te repose la question. Végéta a gagné. Ou a perdu ?
De quoi confirmer une impression bien ancrée qu'autour de ce combat magique s'inscrivent tout un tas d'autres menaces.

En fait, ce qui me plaît, c'est que tout est possible et qu'on peut se prendre des baffes à chaque passage.
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Re: Calfirũ

Messagepar Heika le Lun Nov 19, 2018 1:08

Parce que c'est beau de s'étaler sur les sujets des autres... X)
Spoiler
Epique Fail !

Tu l'avais bien mis en gras, ce n'était pas mes yeux ! X)
C'est ça de s'encrasser pendant 5 mois sans poster ni meme écrire une ligne :lol:

Y'a épidémie, ou quoi ? ^^'
*look son sujet*
Ouf, je n'ai pas dépassé les 3 mois, de mon côté ! ... Pour le moment. X)
Heureusement que t'es là !

On a toujours besoin... D'un petit Heika... Chez soi...
#teampetitspois
Je revoterai pour toi aux prochaines élections royales :mrgreen: (bon j'ai vu sur les listes qu'on a juste le choix entre toi et toi mais faut bien donner l'ilusion que c'est nous qu'on décide quand meme, n'est-ce pas ?)

Il y a le choix, si !
*Miah tyrannique
*Miah diplomate
*Miah douce
*Miah débile
*Miah...

Pas cool
Pas cool du tout
Et moi qui avait l'intention de revenir dans le game avec un tout nouveau jeu d'écriture, en mode balek de la forme maintenant je reste focus sur le fond, tu me fais culpabiliser de vouloir vous proposer dorénavant une structure sujet verbe complément sans mayo et fuck les figures de style qui me fatiguent. Parce que oui, je n'ai pas l'anaphore ou l'oxymore facile, loin de là, rien de tout cela ne sort naturellement de ma tete...

Même pas je t'ai cru une seule seconde !! XDDD

Merci pour ton commentaireuh !

T'as vu comment que j'étais la plus réactive, alors que je n'ai même pas lu ??
...
Ah, on me dit dans l'oreillette que c'est justement parce que les autres étaient en train de lire que j'ai pu être première...
Des fois, je me fais l'impression d'être une stalkeuse... "Un commentaire d'Omurah en section Fanfic !! UN COMMENTAIRE SUR SA FIC !! C'est... C'est ? OUIIIIII !! UN NOUVEAU CHAPIIITRE !!"

Ps : et pour la version papier de Sykia c'est pour quand ^^
Je suis très sérieux en plus, moi j'aimerai bien me faire envoyer en format papier mes fics favorites, ce serait encore mieux que le format Ebook !

......................
Je l'ai fait en 2005 pour une nouvelle en rapport avec un jeu de rôle...
4 exemplaires... Un pour mes trois compères de jeu, le 4e pour mon père...
C'était plutôt mal fait, mais... J'ai justement trouvé des tutos Youtube pour refaire l'expérience, il y a un mois de cela... ^^''''''''
J'ai pas le temps.
J'ai pas le temps, j'ai pas le temps, j'ai pas le temps.
J'aipasletempsj'aipasletempsj'aipasletempsj'aipasletemps'aipasletempsj'aipasletemps
En 2018 du moins.


Oh.
C'est vrai que j'allais oublier de commenter comme quoi c'est grave ce syndrome d'aller jusqu'à lire les commentaires des autres sur ta fic pour patienter, et... Me spoiler encore un peu plus. X)
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Re: Calfirũ

Messagepar omurah le Lun Nov 26, 2018 22:09

@Kurama
Spoiler
Kurama_Senju a écrit:Le grand retour. 8-)
Et ça valait le coup d'attendre...

Merci !
Tous ces mois d'absence... mais heureusement, on est dans la partie à peu près intéressante du premier acte de l'histoire, je pense que sauf faux pas, les chapitres à venir jusqu'à la fin de la Soirée devraient tenir en haleine un minimum ^^

Kurama_Senju a écrit:Au final, même sans résumé, j'avais plutôt bien gardé en mémoire l'état actuel du bordel, même si j'avoue avoir préféré relire la fin du dernier chapitre pour m'assurer de l'état précis où ça reprenait.

C'était l'initiative à prendre !

Kurama_Senju a écrit:Excellente gestion d'une mise en scène qui t'est bien propre, et qui parfois fait sourire, avec une ambiance pourtant terriblement épique, frôlant l'horreur.

Le bac de glace avec les mains dedans meme moi je me suis demandé où j'ai bien pu pecher ça :lol:

Kurama_Senju a écrit:Magique. :mrgreen:

^-^

Kurama_Senju a écrit:J'ai bien aimé l'échange Piccolo / Rôshi. Même chose pour tout le délire autour de Freezer, Vegeta, la goutte de sang et le contrat : t'as rendu ça hyper bien. Là encore, ça donne envie de rire et de flipper en même temps.

Il faudrait inventer un smiley/emoji pour ce cas de figure ! :P
(bon ça doit déjà exister quelque part remarque :lol:)

Kurama_Senju a écrit:De quoi confirmer une impression bien ancrée qu'autour de ce combat magique s'inscrivent tout un tas d'autres menaces.

Bah tiens ! J'avais justement peur d'avoir raté ce passage, et tu me rassures !


Kurama_Senju a écrit:En fait, ce qui me plaît, c'est que tout est possible et qu'on peut se prendre des baffes à chaque passage.

Tout est possible, le meilleur comme le pire ! :mrgreen:

Merci bcp pour ton comm !


@Heika
Spoiler
Heika a écrit:Parce que c'est beau de s'étaler sur les sujets des autres... X)

I couldn't agree more :3

Heika a écrit:Tu l'avais bien mis en gras, ce n'était pas mes yeux ! X)

Bien spotté :mrgreen:
Petite private joke à l'adresse de Jak le pas flocon et Foe ^^

Heika a écrit:Y'a épidémie, ou quoi ? ^^'
*look son sujet*
Ouf, je n'ai pas dépassé les 3 mois, de mon côté ! ... Pour le moment. X)

ça dépend, 3 mois selon quelle échelle ? L'échelle Niic ? L'échelle Lamantin ? L'échelle Pensyves ? L'échelle Tonay ( :P :P) L'échelle Salagir ? L'échelle omurah ? ... :mrgreen:

Heika a écrit:On a toujours besoin... D'un petit Heika... Chez soi...
#teampetitspois

Petit Heika... c'est un oxymore non ?
:P

Heika a écrit:Il y a le choix, si !
*Miah tyrannique
*Miah diplomate
*Miah douce
*Miah débile
*Miah...


Lunatique ?
:mrgreen:
Je dis ça au hasard, j'ai une chance sur combien de trouver juste ? :)
(ça se dit "trouver juste" ? :lol:)

Heika a écrit:Même pas je t'ai cru une seule seconde !! XDDD

Et pourtant un certain "moi qui avait" qui m'est avis n'a pas pu t'échapper (la question étant comment as-tu trouvé la force de ne pas relever ? C'est rare, quelle maitrise de soi ! Te serais-tu éveillée à l'Ultra Instinct option Molière ? Apprends-moi !) clos tout éventuel débat :mrgreen:

Heika a écrit:T'as vu comment que j'étais la plus réactive, alors que je n'ai même pas lu ??
...
Ah, on me dit dans l'oreillette que c'est justement parce que les autres étaient en train de lire que j'ai pu être première...
Des fois, je me fais l'impression d'être une stalkeuse... "Un commentaire d'Omurah en section Fanfic !! UN COMMENTAIRE SUR SA FIC !! C'est... C'est ? OUIIIIII !! UN NOUVEAU CHAPIIITRE !!"

En termes de stalking crois-moi, tu as encore beaucoup de chemin à faire, jeune padawan, avant d'arriver à la cheville du maitre omurah 8-)

Heika a écrit:......................
Je l'ai fait en 2005 pour une nouvelle en rapport avec un jeu de rôle...
4 exemplaires... Un pour mes trois compères de jeu, le 4e pour mon père...
C'était plutôt mal fait, mais... J'ai justement trouvé des tutos Youtube pour refaire l'expérience, il y a un mois de cela... ^^''''''''
J'ai pas le temps.
J'ai pas le temps, j'ai pas le temps, j'ai pas le temps.
J'aipasletempsj'aipasletempsj'aipasletempsj'aipasletemps'aipasletempsj'aipasletemps
En 2018 du moins.

2019 ou 2020, moi j'ai pas encore prévu de bouger, je suis bien là :mrgreen:

Heika a écrit:Oh.
C'est vrai que j'allais oublier de commenter comme quoi c'est grave ce syndrome d'aller jusqu'à lire les commentaires des autres sur ta fic pour patienter, et... Me spoiler encore un peu plus. X)

Très franchement tu peux te spoiler allégrement, ce n'est que le premier acte de l'histoire :P
Mais bon si tu veux vraiment tout lire dans l'ordre, qui suis-je pour t'en dissuader :mrgreen:
Perso One Piece j'ai suivi ça pour partie via l'anime et pour autre partie très non négligeable via d'autres moyens (AMV, discussions IRL, images à gauche à droite, vidéos youtube, etc.) et ça m'empeche pas de kiffer et d'etre à jour anime-wise :mrgreen: (j'ai pas la foi de me taper 700 épisodes :lol:)

EEeeeetttt Merci d'etre passée ♥
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Re: Calfirũ

Messagepar omurah le Ven Nov 30, 2018 18:54

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Chapitre 41 version PDF

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41


I don’t need the pick’n roll





Tout là-haut, dans les nuages, un avion fut recraché par la mer de coton.


Un avion en papier.


Pour autant, sa vitesse surclassait le plus prompt des oiseaux de fer.

D'ailleurs, les nuages s'écartèrent avant de voir leur robe étoilée déchirée.

Végéta -lui- n'avait pas cette latitude, impossible pour lui de se garer sur le côté, car l'avion était trop rapide.

Bien trop rapide.

Tout juste le prince eut-il le réflexe salvateur d’hisser haut une main ouverte, paume vers son visage.

Mieux valait une main qu'une cervelle trouée.

L'avion se ficha, dans un éclat de sang, quelque part entre le majeur et l'auriculaire, qui frétilla mécaniquement.

Le prince n'hurla pas.

Il retira la feuille en un temps un mouvement, et déplia le papier.

Il s'agissait du contrat de reddition, ni plus ni moins.

Freeza l’aura rendu à rien moins qu’un avion en papier.

C'est dire l'importance que le fils du roi Cold accordait à ce contrat.

Au contraire du fils du roi Végéta, dont le regard hâtif sillonnait le même papier en quête d’émargement ; car pour peu que la signature officielle de Freeza transparût ici ou là, alors c'en était bel et bien fini de cet affrontement, nonobstant l’avis de l'Empereur sur la question.

Mais Freeza n'avait pas signé, malheureusement.

Pas encore.

Ou alors eut-il trouvé le moyen de retirer sa signature.

Et Végéta, tout à sa déception contenue, faillit passer à côté de l'annotation griffonnée en bas de page…

“Végéta,

J'ai fait le calcul, si réellement tu es immortel, si réellement ta puissance augmentait à chacun des coups que tu as reçus de moi, et tu en as reçu pas loin de 5000, alors tu devrais présentement être en mesure de pulvériser cette montagne que nous voyons tous les deux au nord. Tu la voies ? Pulvérise-là, et j’honorerai ton torchon de ma signature.

Du reste, veuillez croire, monsieur, à ma détestation la plus sincère.

Ton Empereur”


Roshi parcourait le texte en même temps que Végéta, il lisait directement via l'esprit du prince, toujours par télépathie.

Les traits endurcis du vieux maître fondirent dans une moue molle.

Et pour cause. La victoire était si proche… et si loin en même temps !

Il ne manquait plus qu'une signature… juste une signature… rien qu'une signature !

Quoi de plus rageant !

D'autant que l’oblitération d’une montagne y suffirait.

Mais…

Sera-ce si facile ?

Non, même pas, pour ainsi dire.

— On est mal. Freeza a lancé un dernier défi à Végéta.

— C'est quoi le défi ?

— Pulvériser la montagne là-bas, devant. Végéta n'en est évidemment pas capable. Pas dans son état. Piccolo, pourrais-tu le faire discrètement à sa place ?

— ESPÉCE DE CONNARD ! C'EST PAS CETTE MONTAGNE QUE JE VAIS PULVÉRISER… C'EST TA GUEULE LE LÉZARD ! JE T'AI DONNÉ TA CHANCE, TU LA REFUSES ?!? C'ÉTAIT TA DERNIÉRE ! FREEZAAAAAAA ! DESCEND ! ET MEURS !

— Bon… eh bien je crois que tu as ta réponse, souffla Piccolo à Roshi, tout en se grattouillant l'entrée de l'oreille, chatouillé aux tympans par le meuglement assourdissant de Végéta, qui -ce hurlant- roulait en boule le contrat.


La ‘contre-offre’ du nihilien ne tarda pas.

Les nuages s'écartèrent pour laisser passer, non pas un avion…

… mais trois Mēga bombes de Ki.

Mēga ou Giga. Grosses quoi.

Les obus surgirent de la mer de coton imbibé d’encre, dirait-on trois dauphins, qui piquèrent de leur rond museau étincelant.

Trois colis express pour Végéta encore, et là encore, Elite n'eut le temps de rien.

Même pas d’hisser haut la main cette fois, bougre d’Elite.

Qui s'illuminait à mesure que les trois petits soleils approchaient de lui.

Il n'y coupa point.

L'explosion ne fut pas triple, mais une et indivisible, néanmoins cataclysmique.

Tellement qu'elle en fissura le Genkidama en formation, et le mur des lamentations. Et les cœurs… et les foi d'ailleurs.

— Qu'est-ce que tu as fait malheureux ?! n'en crut pas Roshi, qui avait bien vu.

Il avait vu Piccolo interpoler furtivement dans les trois soleils de Freeza, quelque rayon de son cru.

Le tir à peine discret du namek eut même précédé de peu celui du nihilien.

— Pourquoi tu as tiré sur Végéta ?! postillonna Muten de plus belle. Tu voulais relever la sauce ?! Tu n’es pas Piccolo !

— Dans son intérêt, rétorqua Junior, imperturbé. J'ai matérialisé une armure juste avant qu'il ne soit heurté par le premier des trois pilons.

— … Ah… ton rayon… c'était pas une attaque…

— Non.

— Tu l'as sauvé ?

— Je ne crois pas. L'armure n'a dans le meilleur des cas absorbé que 1% du choc. C'était un simple réflexe de ma part, rien qui ne puisse surseoir au jugement de l’Empereur.

— Comment ça, c'était quoi comme armure ?

— La même que celle qu'il avait déjà. Mais neuve.

— Tu pouvais pas faire mieux ??

— Pas dans la précipitation.

— Merde……


Le nuage tourbillonnant s'en allait, alors Roshi se tut.

Et le nuage s'en fut, alors il se tut plus fort encore.

Car ce qu'il avait sous les yeux forçait juste le silence…

… À défaut du respect qu’il se refusait à l’égard d’un tel personnage.



Image




— Nappa, quelle était la puissance en chiffres de Végéta avant les 3 bombes ? Je veux que tu me retrouves sa puissance avant et celle après. Tout de suite.

Pour la « puissance Avant » rien de bien étonnant à ce que Piccolo s'en enquît. La surprise de Nappa, qui néanmoins s’exécuta sans mot, s’attachait plutôt à la requête titrée « puissance Après ».
Pourquoi Piccolo ne la mesurait pas tout seul sans détecteur ? À croire que c’était déjà fait, et que le namek n’arrivant pas à croire son propre chiffre, demandait ainsi confirmation via scouter.

Et puis les nouveaux chiffres tombèrent, et ce fut à Nappa alors de mécroire.

— Heu... heu... 'ttendez, il n’y a pas un autre détecteur disponible dans le coin ? Je pense que le mien est cassé.

— Balance tes chiffres, s’impatienta le namek en grogne.

— Eh bien... Selon l’historique de la sauvegarde automatique, la « puissance Avant » était de 1700 unités.

— Et « Après » ?

— 2… 2…

— …

— 200000 unités !


Piccolo ferma lentement les yeux, comme pour remettre de l’ordre dans ses idées. Il éclaira ensuite les lanternes des uns et des autres, à commencer par la sienne.

Le namek aux bras en croix posa un regard grave sur le prince saiya-jin, demeuré prostré.

— Je me disais bien que Végéta n’avait pas pu survivre à ces trois bombes. C’était impossible dans son état, qu'importe sa supposée volonté de fer.

— Hein ?! Qu’est-ce que tout cela signifie ? On comprend rien à ce que tu dis…, pressa Roshi comme il put.

— Je dis que Végéta est mort.

— …

— Mais qu'il n’est pas resté mort très longtemps... En fait il l’a été dans un laps de temps vraiment très court, tellement court qu’on peut même partir du principe qu’il n’est théoriquement pas vraiment mort, mais a juste frôlé le trépas de très, très... très près.

— Quoi, il avait un senzu dans la bouche c’est ça ? Je l’ai vu mâcher quelque chose juste avant l’impact, cru se souvenir Tchappah.

— Oui, il avait un senzu, l’enfoiré, confirma Piccolo, comprimant les doigts sur ses avant-bras verrouillés. L’effet du senzu a contrebalancé celui, négatif, des trois bombes. Dans un timing tellement serré que Végéta a eu le temps d’être ni vraiment vivant, ni vraiment mort. Je n’ai jamais vu un cas comme celui-ci, pour tout avouer. On entrouvre les portes d'un domaine métaphysique que je ne maîtrise pas plus que cela. Et les conséquences pourraient bien aller encore plus loin que l'aperçu qu'on en a actuellement, termina-t-il, fermant à nouveau les yeux.

— Comment il a fait ? Je veux dire… pourquoi 200000 unités ?

— C’est une caractéristique saiya-jin, abrégea Piccolo, peu enclin à détailler l’envers du power-up manifeste dont venait de bénéficier le prince.
Mais je ne pense pas que le chiffre s’explique par le fait que Végéta soit passé très voire trop près de la mort. Autrement dit je ne pense pas que ce soit une question de distance par rapport à la « ligne rouge », mais plutôt de temps passé dans la « zone rouge ». En fait, c’est l’effet conjugué des deux.

— Le temps passé dans la zone rouge ?

— Plus le saya-jin passe près de la mort, plus sa puissance sera augmentée. Mais il y a un autre facteur à prendre en compte : le temps. Le temps passé dans un état de « mourant » et je pense que c’est ce facteur qui a le plus joué chez Végéta.
Souvenez-vous, quand il a débarqué sur Terre il y a moins d’une heure, il était déjà dans un état déplorable. Ce n’est pas Freeza qui l’a mis dans cet état, il était déjà comme ça à son arrivée. Et la question que je me pose, c’est qu’est-ce qui l’a mis dans cet état, et depuis combien de temps il se traîne ce corps de mourant, qui ne se décide ni à mourir ni à guérir.
Si cela fait des semaines, voire des mois, voire des années, qu’il balance comme ça entre la vie et la mort, alors c’est normal qu’en prenant un senzu, il se retrouve catapulté à des sommets de puissance inimaginables. Je ne sais pas s’il a fait exprès de se maintenir de force dans un état végétatif prolongé, ou s’il se trouvait tout simplement sur une planète où les conditions ne lui permettaient pas de guérir, tandis que lui-même refusait la mort minute après minute, jour après jour.

— En fait non moi ce que je veux savoir c’est où il a trouvé son foutu seuzu…, se rembrunit Roshi. C’est pas avec 200000 unités qu’on battra toute la famille, par contre avec 200000 senzu…
Mais ça fait depuis qu’on est arrivés ici que je me brise le cou à scruter par terre, en espérant trouver un senzu porté par le vent et tombé au sol dans les alentours de l’arbre. Rien. Je vois que des foutus pierres.

— Tu transpires pour rien, épargne ton cou. Je ne pense pas que Végéta ait trouvé son senzu avec ta méthode. Il est plus vraisemblable qu’il l’ait déniché ailleurs que sur Terre, à l’occasion de ses voyages. Il doit exister un autre arbre à senzu, quelque part dans l’univers.
Le salopard…, se rembrunit à son tour Piccolo, rouvrant les yeux. Végéta est le seul d’entre nous tous à avoir trouvé le moyen de quitter la Terre et de voyager dans l’espace. Je ne sais pas comment il a fait pour passer entre les mailles du filet Impérial, mais il l’a fait. Et il a pris de l’avance sur Gokū et moi du même coup. Ça m’énerve au possible rien que de penser à toutes ces planètes à visiter, toutes les découvertes, toutes les rencontres, toutes les batailles, toutes les quêtes initiatiques, tous les maîtres qui nous sont inaccessibles. Et l’Empire l’a fait exprès.
Je n’ai jamais pu quitter la Terre, même pas pour retrouver ma planète d’origine. Son Gokū non plus. Finalement, j’aurais dû faire comme Végéta et m’enrôler dans l’Empire, c’était tactiquement la meilleure manière de lui faire échec. Et je n’ai pas les blocages moraux de Gokū, moi.

— J'avais tout un programme de tourisme martial, je savais exactement quelle planète était en guerre, quelles guerres m'étaient accessibles à quel moment, et mon itinéraire spatial fut réfléchi et élaboré de sorte à tenir compte de ma courbe de progression, et de mon temps de récupération.


D’aucun aurait pu penser à une provocation de Végéta à l'endroit de Piccolo. Il n'en était rien. Le prince ne faisait qu’élucider les questions qui s’égrenaient dans son dos.

— Le fait d'avoir intégré l'Empire n'était pas un avantage, contrairement à ce que tu penses. Mais un énorme inconvénient. La surveillance interne a toujours été beaucoup plus rude que la surveillance externe. Détourner un pod relevait de l'exploit logistique, et militaire. Mais j'y suis parvenu, notamment avec le concours de cette gamine... Bulma Brief.

— Et à partir de ce jour, à toi l'espace et ses trésors, cracha Piccolo, à peine jaloux. Ça fait combien d’années que tu es parti, pour ne revenir qu’aujourd’hui ? Tu es venu… pour lui ?


Végéta leva les yeux vers les nuages, dans lesquels se terrait l'Empereur.

— J'ai eu tout le loisir de tracer mon itinéraire dans l'espace, et je dois dire que le bannissement en masse de tous les meilleurs éléments de l'Empire, par Zâbon et Kiwi, a été pour moi la meilleure des opportunités. Jeece, Reecoom, Barta, Tagoma, Sorbet, Ginue... Non seulement ils ont tous été bannis, mais ils l'ont été sur des planètes totalement séparées, déconnectées. Je ne pouvais pas rêver mieux.
J'ai intégré chacune de ces planètes à mon itinéraire, en commençant par celle où se trouverait mon adversaire le plus faible, et en terminant par celle où devait se trouver mon adversaire le plus fort. Chacune de ces planètes dissimulait un entraînement pour me rendre meilleur... toujours meilleur, proportionnellement au niveau de mes opposants. Je n'étais même pas obligé de gagner tous les duels pour progresser, de toute façon je ne pouvais pas gagner contre certains.
Parfois la fuite était déjà prévue avant même le début du combat. Mais je voulais les affronter, tous, par ordre de difficulté croissant. J’ai fait beaucoup de rencontres, j'ai participé à des guerres aussi, tout le système solaire est actuellement en guerre, en dehors de Guomus et de la Terre. Je décidais systématiquement de rejoindre le camp le plus faible et le moins pourvu en meuporgs, toujours dans le seul but de progresser. Au final j’ai eu énormément de mal à trouver du temps pour m’entraîner comme vous le faites. Ni le temps ni le besoin finalement. Ne pas mourir, c’était déjà pas mal comme programme.


Piccolo, alors, de s’énerver.

— Tu essayes de me dire, qu’il n’y a pas eu de power-up, et que les 200000 unités ne viennent pas de ton sang saiya-jin, mais uniquement de ton entraînement et de tes rencontres planifiées ?

— Si, il y a aussi eu un ‘power-up’ lié à mon sang, simplement tu n’as pas eu le temps d’en prendre la mesure parce que j’ai immédiatement baissé mon énergie pour éviter l’explosion de vos détecteurs. Ils nous sont précieux.


Ceci dit, les lèvres pincées du saiya-jin se mirent à bouger toutes seules, comme si Végéta chuchotait quelque chose, mais aucun son ne sortait.

Piccolo n’y fit pas attention.

— Alors, les 200000 ne sont pas ton maximum ?

— Ça fait longtemps que j’ai atteint ce niveau.

— Atteint… ou dépassé ?

— Dépassé.

— …

— Puis un jour, je l’ai découvert.



Piccolo décroisa enfin les bras.

Le ton de Végéta était trop calme, beaucoup trop calme, et n’annonçait rien de bon.

C’est avec une boule dans la gorge que le namek se força à demander... « quoi ? »

La réponse de Végéta n’évoqua rien dans l’esprit de son auditoire, à l’exception de Nappa, dont les yeux s’arrondirent tout sec.

Végéta allia le fait tangible à la parole. Il gaina tout son corps, qui se courba légèrement tandis que les poings du prince se coagulaient, veines battantes. Une première onde naquit du néant, et balaya la cape de Piccolo, et ses doutes avec. Ce qui suivit acheva ceux de Nappa. Les cheveux hirsutes du prince s’étaient dressés, ses poils avec, sa queue aussi son aura de même, plus rebelle que jamais. Ravalant les premiers spasmes, Végéta se retenait de trembler, et tremblait d’autant plus.
Tout chez lui semblait se tirer vers le haut à commencer par les cailloux dans son périmètre. Les plus fragiles d’entre eux implosaient au vol, et bientôt, ce fut au tour des moins fragiles, jusqu’au moins fragile d’entre tous : la Terre elle-même ; dont on ne saurait trop dire si elle tombait enfin à genoux de par l’énergie ou le seul hurlement de Végéta qui gravissait les aigus à mesure que son Ki bouillait, creusait le sol, siphonnait l’atmosphère, jusqu’à exploser dans un maelstrom d’effluves écarlates, fatalement constellées d’éclats d’or acérés comme des bris de verre.

La tempête avant l’ouragan.

— Freeza ! Descends ! Ou tu préfères que Super Végéta vienne te chercher ?!

L’être qui avait prononcé ces mots n’avait plus rien à voir avec l’entité qu’il fut quelques instants plus tôt. Pourtant, il se corrigea lui-même. Sa voix fut ensevelie par le tonnerre crépitant de vent et de KI dont il était l’épicentre.

— Non… je ne suis pas encore Super Végéta… je peux aller… plus loin !

Piccolo fut le premier à tiquer, puis à percuter ; aussitôt il tendit la main en direction des gens du mur.

— Dégagez ! Dégagez vite d’ici ! s’époumona le mentor du jeune Gohan, transpirant déjà à grosses gouttes. Foutez-vous dans la voiture ! Nappa, éteins ton détecteur !

Ne trouvant pas dans leurs jambes infidèles et vieillissantes le temps de courir se planquer dans la voiture, Tchappah et Roshi furent les premiers à se jeter de l’autre côté du mur, au pied duquel ils se cramponnèrent tous muscles dehors. Difficile de les imaginer croire un seul instant qu’un simple mur de briques et de boue puisse jamais les protéger de quoi que ce fut. En réalité, ils ne comptaient pas le moins du monde sur le mur lui-même, plutôt sur celui qui, aux dires de C-17, se dissimulait au-dedans. Aussi bien Roshi que Tchappah priait pour que cette personne, ce personnage, allié ou ennemi, ait les épaules suffisamment larges pour faire rempart, et prendre les éventuels dégâts en leur nom.

Nappa n’avait pas réagi à l’injonction de Piccolo. Il se trouvait encore du mauvais coté –le coté exposé du mur– avachi dans la position la plus vulnérable qui soit : la position « je peux mourir en paix ».
Car l’esprit statufié du saiya-jin manchot en était encore à l’épisode de la déclaration toute solennelle de Végéta.

— Alors c’est ça… le Super Saiya-jin de la légende ?

Le colosse assis au pied du mur clignait frénétiquement des yeux, à croire qu’il prenait avec ces derniers, des photos en rafale, stockées dans son cerveau.

— Mais moi je comprends pas, fit Nappa pour lui-même, ignorant les pierres et la poussière projetées dans ses yeux par la transformation en cours de Végéta, dont tous les muscles durcissaient à nouveau comme l’eau passe de l’état liquide à la glace. La légende parle d’un être entièrement doré… mais là Végéta, il est plus feu que or, non ? C’est moi ou…

Nappa ferma l’œil couronné par son détecteur, ce pour bien vérifier -à l’œil nu, le droit- qu’il ne se fourvoyait pas gauchement au niveau des couleurs, en cause le filtre induit par l’écran du scouter, rouge de teinte.

Au même moment, Piccolo braquait sa cape devant son visage, et se penchait légèrement vers l’avant pour s’éviter de glisser en arrière. Il s'aménagea le temps d'un coup d’œil et vit que Nappa lui ne glissait pas, retenu par le mur, ou plus probablement, par la personne ou le meuporg qui s’y cachait, et devait donc probablement jouir d’un niveau à minima égal à ce dont aurait témoigné un bon élément du Gouvernement, de l’URR ou encore de l’Empire.

Lequel des trois ?

Piccolo tenta instinctivement de sonder le mur mais fut interrompu dans cette tâche vouée à l'échec par le décollage subit de Végéta. L’onde de choc dudit départ fut si violente que l’ex-mazoku manqua d'en tomber à la renverse, il se réceptionna sur une main, regard révulsé.

Révulsé, outragé, mais intègre.

Au contraire de Nappa qui se sera efforcé à maintenir les yeux grand ouverts tout au long de la transformation princière devenue royale, malgré vents et marrées d’énergie débauchée.
Résultat, Nappa avait les yeux rouges, très rouges, et douloureux, au moins ce sacrifice fit-il de lui le seul parmi les gens du mur à avoir embrassé du regard et dans toute son étendue la phase finale ponctuant la seconde transformation de Végéta, juste avant le départ en trombes du prince sans royaume parti chasser le lézard dans les nuages.

Saurait-on d’ailleurs vraiment parler de « seconde transformation » ? Nappa se posait la question. Car c’était toujours et en tout point le même Végéta. Juste en deux fois plus sec, deux fois plus musclé, trois fois plus volumineux -aura y compris-, quatre fois plus tendu.
À mieux y regarder, c’en serait même à se demander comment Végéta arrivait encore à déplacer le sac de muscles à peine esthétique qu’il était devenu, d’ailleurs... un œil averti n’aurait pas manqué de remarquer l’allure à laquelle le prince gagnait l’épais plafond de nuages noirs...

… Lente.

Trop lente.

En tout cas aux yeux de Piccolo. Et même aux yeux d’Announcer, qui depuis le confort — désormais tout relatif — de la voiture ruinée par numéro 15, qu’il n’avait jamais vraiment quittée, suivait d’un regard concerné l’ascension céleste du prince nouvellement bodybuildé.

Aux yeux de Cold aussi, qui –debout– observait la même scène depuis son poste de télévision, une main en appui du menton, Végéta ne semblait pas si impressionnant que ça, à tout le moins en termes de vitesse.

— Il est lent, le Super Saya-jin.

— Reste à voir ce qu’il vaut en termes de puissance, s’inquiéta le père de Cold.


Nappa eut le bon réflexe : prendre en chiffres et en lettres la nouvelle température énergétique de Végéta avant que ce dernier ne s’évanouisse pour de bon derrière le manteau céleste. Le réflexe était bon car Végéta ne tarda pas à débusquer Freeza, ce qui pouvait se constater depuis le sol par le fait que les nuages s’illuminaient successivement comme autant d’ampoules, par à-coups de plus en plus rapprochés, signe que le combat avait déjà commencé. S’invita le tonnerre, puis les éclairs ; puis les « bangs » symptomatiques d’un combat entre Dieux munificents, indescriptibles d’horreur et de violence. Le plafond de nuages épais comme poings sembla bientôt à ça de s’effondrer sur la Terre, d’ailleurs -jurerait-on-, le toit du monde dégringolait de plus en plus bas, plutôt s’affaissait d’étages en étages, et s’illuminait de plus en plus souvent, parfois dans son entièreté, jusqu’à la ligne d’horizon, parfois en quelques zones bien circonscrites, de quoi deviner les déplacements des deux monstruosités faiseuses d’ondées et de vent, allant et venant au-dessus des têtes mortelles…

Ah la course alors ; ah la belle course alors sous l’averse ! les vers se faisaient serpents ; les chats se faisaient lions ; les singes se faisaient hommes.

Et parmi l’infinité des gouttes de pluie, quelques gouttes de sang en moindre effectif, qui pour les remarquer ? Qui pour ensuite en distinguer la couleur ?

Certes pas le détecteur de Nappa ; lequel -déjà- ne voyait plus au travers le plafond de nuages pleureurs saturé d’on ne savait quel électromagnétisme. D’où le bon réflexe car déjà il n’était plus possible de déterminer en temps réel -grâce au scouter- qui prenait le plus de coups, qui perdait le plus d’énergie, ou de sang, ou le combat tout court.
La frustration du saiya-jin dégarni se fit de plus en plus manifeste, il bouillait assis.

Piccolo refroidit alors l’ambiance, ou la réchauffa-t-il, question de point de vue.

— Laisse tomber, tu n’auras pas besoin de ton détecteur sur ce coup. Le combat ne durera pas longtemps. Dans quelques secondes, ce sera fini.

Comme en écho aux mots du namek, l’ultime éclat de son, de lumière et d’électricité déclama sa fureur très haut dans les cieux, bien au-dessus des nuages, qui se trouèrent aussitôt en un seul et unique point, duquel fuita un corps céleste en chute libre vers le sol dur et froid ; chute folle et furieuse ; corps en surchauffe à force de friction avec l’atmosphère.

— Qu’est-ce que... ? Une météorite ?? s’emporta Roshi, revenu du bon côté du mur.

— Non, ce n’est pas une météorite.

— …

— C’est le perdant du combat.


Au manque d’entrain de Piccolo, Roshi crut deviner l’identité du perdant, alors le vieux maître sans plus manquer de contenance hasarda un regard las en quête du guérisseur namek. Il ne distingua pas la tête, mais vit les antennes, dépassant de derrière le mur.
Elles dodelinaient mécaniquement, certainement sous l’effet du choc et du souffle occasionné par l’atterrissage forcé de la ‘météorite’. Roshi interpella le namek trapu et lui intima de se rendre au centre du cratère tout juste formé, à quelques dizaines de mètres du mur.

Isumpta, de son surnom, prit alors son courage à deux antennes, souffla trois bons coups, un quatrième pour faire bonne route, et enfin extirpa son dos de la trop rassurante chaleur des briques du mur.
Chaleur peut être humaine, d’ailleurs. Le guérisseur, pas plus courageux ni peureux que ça mais forcé par les choses, entama alors une course à pied, en direction du cratère et en vue de soigner son occupant. Isumpta empoignant sa robe traditionnelle aux pans pour faciliter ses pas courrait pied au plancher quand ses yeux -eux- courraient plutôt le plafond de nuages, résolument inquiets à l’idée que le démon qui sait tout qui voit tout -c’est sûr- quittât les hauteurs pour lui tomber sur la tête avec tout le poids du ciel.

Isumpta expérimenta le plus violent choc émotionnel de toute son existence, lorsqu’il repéra deux points lumineux au cœur des nuages. Deux points lumineux que son esprit essoufflé et déboussolé associa à des yeux. Ceux de l’Empereur. Mais c’était chose impossible, les deux points étant distants de plusieurs mètres vus du sol. Alors à moins que le fils du roi Cold ait changé de forme durant son combat dans les nuages pour prendre le dessus sur Super Végéta…

Quels yeux effrayants…

Isumpta se gifla à deux mains, et secoua la tête. Il ne fit pas tomber des prunes, juste un peu de pression.

— Arrête un peu, ce ne sont pas des yeux. Juste des tâches rouges de forme ovoïde. Ça peut être n’importe quoi. Deux zincs, deux résidus énergétiques du combat qu’il y a eu là-haut, une hallucination ou même un dérapage climatique.

Dit-il pourtant Isumpta ouvrit très grand les yeux et la bouche quand de ses yeux vu il vit deux autres ‘dérapages’ apparaître tout soudain sous les premiers.
L’ensemble n’ayant désormais plus les apparences d’une paire yeux sans plus, mais deux yeux et un nez… surmontant une bouche large elle aussi de plusieurs mètres vu du sol. La largeur d’un sourire sadique.

Quelle taille pouvait bien faire l’Empereur ? Ou le nouvel Empereur ?

Isumpta se posait la question, autant qu’il est difficile pour monsieur tout le monde de se figurer ou d’estimer la taille réelle d’un nuage vu depuis le sol.

Les yeux me regardent moi ?

Isumpta se posait la question, autant que monsieur tout le monde, en déplacement sur Terre, puisse avoir l’impression d’être suivi par le soleil, en personne et à la trace.

Le namek jeta un œil par-dessus son épaule, espérant croiser le regard de Roshi, un regard qu’il espérait encourageant, sans peur, tranquille… malheureusement Isumpta s’était déjà suffisamment éloigné du mur des lamentations pour n’être plus en mesure de caractériser l’expression faciale des autres restés aux abords de l’édifice improvisé. Isumpta les voyait debout, et c’est tout.

Il était seul. Seul au monde.

Et courrait vers son fabuleux destin.

Après le haricot sauteur, le senzu coureur…

Car Isumpta se savait n’être rien d’autre que cela : un senzu sur pattes.

Il s’accrocha à l’idée que l’Empereur s’amusait simplement à ‘dessiner’ un visage dans le ciel, avec son énergie.

Pour provoquer Végéta ou pour décourager Isumpta d’avancer ?

Auquel cas pourquoi essayer de le décourager ?

Pourquoi ne pas tout simplement descendre ?

Et tant qu’à faire, pourquoi Roshi n’avait pas fait escorter le guérisseur ? Au moins par le clone de Tenshinhan. La vie d’Isumpta valait-elle moins encore que celle d’un clone aux yeux d’un homme de bien ? Impossible, un senzu vaut plus qu’un clone, ce soir, fut-ce un clone de Gokū. Alors pourquoi diable ?

Le namek se posait la question, autant que… Et puis merde, décidément Isumpta se pose trop de questions, et croyez bien qu’il s’en pose de plus ou moins bonnes. De toute façon on ne lui demande pas de réfléchir, on lui demande juste de courir vite et de guérir bien, et ça au moins...

Alors, en l’absence de consigne de ses commanditaires, Isumpta prit la décision difficile, à tort ou à raison, d’ignorer le visage.
De toute façon, s’il y avait eu un changement de programme, Roshi l’en aurait averti par télépathie.

Arrêter de réfléchir…

Courir…

Courir…

Arrêter de réfléchir…

Ne surtout pas regarder en haut…

Ne surtout…

— Ahhhhhh !! …

… Force de regarder en l’air, Isumpta se laissa surprendre par cette main poussiéreuse subitement agrippée à sa cheville. Son sang se glaça et gela son cerveau.

Les yeux furent premiers à décongeler, alors le namek les laissa rouler vers le sol et réalisa être déjà arrivé au centre du cratère. Ce devait donc être le fameux Végéta qui se cramponnait ainsi à sa cheville et qui, se servant de son nouveau point d'appui, soulevait son monde, son microcosme, sa petite personne. Le prince se redressait laborieusement, pour enfin poser un premier genou à terre, éteint, exténué.

Exténué pourtant Végéta parlait tout seul, en tout cas, ses lèvres pincées bougeaient sans qu’aucun son audible n’en fleurisse, bien qu’Isumpta et son ouïe sur-développée crurent connaître de quelques maigres chuchotis, sans en pouvoir décrypter les mots.

Peu importait. L'envoyé de Roshi se suffit de poser les deux mains à plat contre les côtes fêlées d’un Végéta blafard, alors une aura verte se manisfesta et remit quelques couleurs. Elle s’estompa aussi vite car le fils du roi Végéta, lorsqu’il réalisa qu’on lui avait posé les mains dessus, dégagea d’un revers les bras de l’importun inconnu qui avait osé transgresser son espace personnel, son microcosme, et dans un cri de guerre interminable redécolla aussi sec, à plein gaz direction le plafond de nuages sombres.

Isumpta alors d’observer ses propres mains avec force questionnements. La question : à quoi pouvait bien jouer le nouveau rival de Son Gokū depuis les grandes heures de Piccolo ?
Il n’avait pas pu ne pas se rendre compte qu’on le guérissait, car le processus avait déjà commencé, même s’il fut vite avorté. Végéta avait forcément dû se rendre compte qu’il avait récupéré un tant soit peu de couleurs et d’énergie, alors pourquoi n’avoir pas laissé faire jusqu’au bout ?

La façon dont le prince se ruait sur Freeza avait quelque chose de dérangeant, peut-être le fait qu'il ne clignait plus des yeux malgré la vitesse à laquelle il approchait sa cible.

— Son ego le perdra, pensait sombrement Isumpta, qui se perdait toujours dans ses mains, plutôt qu’au le ciel.

— Attends, non... ce n'est pas un problème d'ego, répondit Piccolo à Roshi.


Le prince qui ne représentait au départ qu'un point insignifiant dans le champ de vision de l'Empereur prenait de plus en plus d'espace dans ce même champ de vision et dans l’esprit subséquent, à mesure de son avancée, jusqu'à occuper la taille d’un pixel.
Freeza n’avait de doute aucun quant à ce que Végéta ne s’arrêterait avant que son poing n’occupât 100% du champ de vision du fils de Cold. Freeza prit alors les devants et se décala d'un mètre sur sa propre droite.

Pourquoi ? Parce que Végéta se jetait sur lui comme un dératé, et le décalage d'un mètre allait obliger le saiya-jin à lui-même décaler son aura pour réajuster sa propre trajectoire, or étant donné la vitesse à laquelle fusait le prince son aura était devenu trop légère et sensible pour lui permettre de se décaler à temps d'un mètre pile.
Plus qu'un mètre, difficilement moins, mais pas pile poil, car précision ne rime avec précipitation qu’en prose, la précision demande du temps, à moins que Végéta ne réduisît sa vitesse, ce qui réduirait d'autant l'impact du coup à venir.

Freeza plaça une main face à lui, paré à recevoir l'impact, et à le rendre aussitôt au centuple. Végéta encore étonné que l'Empereur fut capable d'un minimum de réflexion en combat, ne réduisit pas sa vitesse pour autant, ni ne cligna des yeux malgré cette dernière.

Bien sûr, il réajusta sa trajectoire et bien sûr, il ne parvint point à se déplacer d’un mètre pile sans déborder énormément. Ce n'était pas un problème, il suffisait de réessayer dans la direction opposée. Et de réessayer encore si nécessaire.
Résultat, Végéta tout erratique dessinait une sorte de figure en zigzag dans le ciel. Comme un éclair asymétrique fonçant à la vitesse de la lumière vers le visage qu'Isumpta prenait pour l'Empereur quand ce n'était que l'aura remodelée de ce dernier.

Le namek guérisseur leva subitement des yeux emplis d’un désespoir humide, et vit l'éclair couleur Végéta, et le visage couleur mort.

C'était prendre l'Empereur pour un imbécile que d’escompter qu'il se concentrerait uniquement sur l’asymétrie des zigzags et pas sur leur amplitude.
Vu de loin, Végéta donnait -à dessein- l'impression d’être en plein dérapage incontrôlé dans le ciel, mais Freeza remarqua bien que l'amplitude des zigzags était dégressive, et que la tendance centrale du graphique -persistant donc lisible- n'était autre que l'Empereur lui-même. Que Végéta n’eut-il mieux fait de penser à dématérialiser son aura, par souci de rendre le graphique moins lisible dans le temps et dans l’espace.

La tactique du saiya-jin était simple somme toute.

Elle se basait sur le cas pratique d'un piéton tétanisé au beau milieu d'une autoroute à la vue d'une voiture folle et aveugle dérapant en zigzags apparemment chaotiques dans sa direction.

Végéta -aux manettes de la voiture aux vitres fumées- tapait des doigts sur le volant, attendant de voir si le piéton en panique choisirait tout simplement de s’éjecter sur le coté au dernier moment ; de reculer ; ou même de rester immobile dans l'espoir que la voiture apparemment sans pilote lui passe à coté, fut-ce d’un rien, fut-ce sur le pied.

Sauf qu’en l’espèce, le piéton avait bien compris, en dégrossissant les zigzags, qu'il y avait toujours un pilote parfaitement lucide aux commandes du véhicule, alors il décida non pas de reculer mais bien de fuir vers le danger, autrement dit de courir toutes voiles dehors en direction de la voiture, question d'évacuer en urgence les zones de faible amplitude, donc de tuer dans l’œuf le goulot d'étranglement insidieusement initié par Végéta.

Même Announcer peina à comprendre la scène qui s’esquissa sous ses yeux levés au ciel, car à cette vitesse ce n’était jamais plus qu’une esquisse. Il vit l'Empereur descendre vers le prince, il vit le prince monter vers l'Empereur, il vit les deux se rapprocher puis se croiser de près sans se toucher, sans contact, comme deux voitures roulant en sens inverse sur l’autoroute.

Comment ces deux-là avaient-ils bien pu se louper ?!! se demandait Announcer.

La réponse se devinait aisément à l'expression faciale de Freeza.

Le point était pour l’Empereur sur cette action, ou plutôt, cette non-action.


Figé à 150 mètres du sol, le démon du froid leva l’amarante de ses prunelles vers les étoiles, et s'amusa à l'idée que l'une d'entre elle fut certainement Végéta qui, perdu par sa vitesse et son allant, s'en était allé rejoindre les célestes.

Le sourire du nihilien se dilua puis se délita dans une douleur aussi inattendue que foudroyante, laquelle maquilla son visage.

Ses yeux manquèrent ensuite de quitter leurs orbites, encore plus quand ils roulèrent en direction de la douleur justement. L'Empereur vit alors un poing enfoncé dans son propre abdomen. Un poing ganté.

— Oui, donc ce n’était pas une question d’égo, répéta Piccolo. Je comprends maintenant pourquoi il a pris le risque fou de se transformer.

— Co... comment, comment as-tu fais pou... pour être d... déjà de r... retour ? Peina à bafouiller Freeza. Tu ne peux pas déjà être de retour... tu es... lent. Tu es plus fort... mais tu es plus lent... même moi qui ne suis pas si observateur, je l'ai vu.

— Je me suis approprié ta propre vitesse.

— Q… U... un... un meuporg ?

— Du tout. J'ai tout simplement profité de l'effet d'aspiration que tu as généré derrière toi dans ta course vers le sol, quand nos routes se sont croisées. J’avais la puissance, tu m’as offert la vitesse. Et quand on a la puissance et la vitesse, un seul coup de poing suffit.

— Tu… tu avais tout p… r… E… effet… eff…… qu… ?


Ou les seuls mots qui sortirent de la bouche de l’Empereur à la queue crispée comme des doigts. Bouche qui, probablement pour la toute première fois depuis l’aube de sa vie, connaissait le goût métallique de son propre sang, lequel escaladait les vertèbres de sa gorge pourtant nouée, avant de se déverser en torrents rouges sur l’avant-bras excessivement contracté du prince.


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Re: Calfirũ

Messagepar Kurama_Senju le Sam Déc 01, 2018 19:56

Vegeta Super Saiya-jin !!! 8-)

Franchement, tu magnifies tellement ce personnage que c'en est dingue que je me surprenne à autant le kiffer. Non pas que je le détestais, mais clairement, je n'en avais jamais été fan jusqu'à te lire.

Les trois gros points stratégiques de Vegeta sont vraiment les trois pilliers de construction du chapitre à mon sens, donc je vais baser mon commentaire dessus.

Senzu et pseudo-mort
Piccolo (ou assimilé) a écrit:On entrouvre les portes d'un domaine métaphysique que je ne maîtrise pas plus que cela.

Cette phrase m'a fait frissonner.
Plus globalement, j'ai vraiment adoré l'idée. Le coup de l'équilibre entre la mort et la guérison avec un dosage millimétré, c'était parfait, et à la mise en scène excellente (avec l'image en prime) s'est associé le choix judicieux d'utiliser Piccolo pour les explications claires.

Par contre, du coup je m'interroge sur deux points :
  • Protection de Piccolo sur le % restant de Vegeta : choix scénaristique uniquement pour "manipuler le lecteur" ou ça cache autre chose ?
  • Le fait que Piccolo estime que les choses pourraient aller encore plus loin est, je suppose, en référence aux performances suivantes de Vegeta ? Ou alors, t'as autre chose en tête ? :mrgreen:

Zenkai spatial
L'exploration spatiale calculée et stratégique de Vegeta était juste une idée énorme.
Et si le clin d'oeil à l'histoire originale - période Cyborgs - est plutôt clair à mon sens, ça n'a juste rien à voir en terme d'intelligence. C'est carrément brillant !
Je me demande du même coup l'impact qu'a eu la rencontre Vegeta/Barta.

Vegeta SSJ vs Freezer
Utiliser la forme gros muscles était risqué. Et d'autant plus avec moi comme lecteur, car je n'ai jamais aimé ces espèces de formes annexes.
J'avais peur que tu en fasses une sorte de trucs plus fort que le SSJ, ce qui n'est pas du tout ma vision et qui t'aurait valu mon courroux éternel.
Au final, tu as (enfin, Vegeta) su le rendre meilleur mais uniquement par l'exploitation intelligente. Le truc est plus fort et moins rapide ? Il reste plus fort et augmente sa vitesse grâce à son ennemi. Et bim !
Au final, ça me rappelle un point traité dans le manga DBS, où Gokû (contre Hit) puis Vegeta (contre Black) jouent entre l'endurance du SSJG et le pouvoir du SSJB pour faire mal.

Niveau forme, c'est toujours aussi dingue, autant dans le vocabulaire que dans le style bien particulier.

Et les cœurs… et les foi d'ailleurs.
Je me trompe peut-être, mais je crois que "foi" s'accorde au pluriel ?
Enfin, je t'avoue que si tu l'avais écris avec le "s", j'aurais pas forcément aussi bien compris le sens de ta phrase (à cause du mot "fois"), donc quelque part c'est peut-être mieux. :mrgreen:
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Re: Calfirũ

Messagepar Tonay le Lun Déc 03, 2018 19:36

Bon mon cher Omurah. J'ai une confidence à faire, je n'ai pas lu ton dernier chapitre. Mais j'ai lu le chapitre 40, à savoir l'avant dernier. Il y a un bout de temps, à vrai dire. Je voulais juste prendre du recul avant de commenter, pensant que j'aurai suffisamment de temps. J'avais tout à fait tort. Néanmoins, tu auras le droit à deux commentaires, un pour chaque chapitre, y a pas de raison.

Bref, ce que j'ai retenu du chapitre 40 !

Je vais commencer par le mal. Vaux mieux débuter par des larmes pour finir sur un sourire que l'inverse.
Donc, comme je disais, le négatif :
-C'est grosso modo le même reproche que je faisais à tes retournements de situations permanents. Mais avec les chronomètres. Y a trop de chrono, trop de temps et de durées mises en avant. Et c'est difficile d'en retenir ne serait-ce que la moitié. Je sais que tu créé un enjeu et des tensions, mais là, j'ai personnellement perdu le fil. Pas sur le chapitre 40 à lui seul, quand même pas ! Mais c'est juste qu'avec tous les chrono' précédent, notamment de la fin du monde, du vaisseau, des places limitées et tout ce joyeux bordel, on finit par être submergé et les oublier pour retenir seulement les derniers compte à rebours en date. Je me doute que tu adores ça, les périodes de tensions et de dénouement inattendus, mais ai pitié de nous, faible mortels x) (j'en fais des tonnes, c'est pas si horrible que ça, hein ! juste attention à la surcharge d'un élément narratif qui peut devenir étouffant)


Maintenant, le positif:
-C'est toujours aussi géniale et grisant, tu exploites très bien les personnages et les caractères de chaque personnages, usant aussi bien ce que l'on sait d'eux grâce au manga en général tout en y mettant un p'tit twist plein de saveurs
-Les musiques sont très bonnes. Elles collent très bien à la situation et sont bien choisi, vraiment, rien à dire, j'aurai pas fais mieux
-C'est toujours très bien écrit, joli choix de formulation dans sa globalité, comme toujours j'ai envie de dire


En somme, keep going !
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Et si trois autres saiyans avaient survécu à la destruction de la planète Vegeta ?

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Re: Calfirũ

Messagepar omurah le Dim Déc 30, 2018 15:37

Je passe en coup de vent éclair supersonique boum boum moins pour répondre à vos commentaires que pour dire que je vous lis toujours et que vous faites toujours autant plaisir avec vos œuvres respectives ! Je suis à jour partout j'ai juste pas le temps de commenter...

Déjà là j'ai juste 22 minutes chrono devant moi avant que ça recommence à péter dans tous les sens :lol:

Merci pour vos coms aussi ! (j'y répondrai plus en détails bien sur)
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Re: Calfirũ

Messagepar Tonay le Dim Déc 30, 2018 16:08

Ton commentaire tombe bien car je voulais commenter ton dernier chapitre justement :mrgreen:

ps : pas de soucis, je sais ce que c'est de ne pas avoir de temps, mais c'est sympa de prévenir ;)

Sinon pour ton dernier chapitre, j'ai bien pris le temps de réfléchir donc je pense faire un commentaire plus ou moins détaillé x)

Alors pour les musiques : nice, rien à re-dire :)

Pour l'histoire maintenant : On a enfin des explications sur Vegeta et ça c'est assez appréciable, surtout qu'on se fait une meilleure idée du fonctionnement de ton univers et ce que notre cher prince a fait dernièrement. Donc c'est cool, ça aussi. Je suis étonné de le voir en super saiyan mais je suis encore plus étonné de voir Freezer le rétamer alors qu'il fait face à un super saiyan confirmé. Après, les échelles de puissance à ne pas prendre en compte, tout ça, tout ça...
Vegeta passe pour un fin stratège et un génie du combat, comme dans le manga pour cette deuxième partie. Je me demande si Goku on a autant à disposition.

Maintenant je me demande... Freezer dead ? Oui ? Non ? Réponse D ?

Donc tout est cool mais je vais aborder un point moins cool.
Le combat de titan entre le prince et Freezer. En soit, c'est un bon combat mais les formulations laissent à désirer. On s'y perd très vite. Tu donnes trop d'informations, beaucoup trop. Très vite, ça pèse sur l'imaginaire et au lieu de visualiser la scène, ça l'alourdit terriblement. (j'aimerai te donner un exemple mais j'ai rien de concluant sous la main)
Va plus à l'essentiel et n'alourdit que les passages très importants. Le mieux, c'est de tout visualiser pour au mieux évaluer tes limites de description.

Voilà, c'est grosso modo tout, toujours envie de voir la suite ;)
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Re: Calfirũ

Messagepar omurah le Mer Jan 22, 2020 20:19

Re

Désolé pour l'absence, mais je n'ai pas et n'ai jamais eu l'intention d'abandonner cette fic tant qu'il me restera au moins un lecteur :)

Végéta n'est pas super sayen, mais faux super saiyen, comme Kat Lupanar dans le dojo zeon (par contre Lysandre est bien passée Super Saiyen contre Agar.Io), désolé si le dernier chapitre portait peut-être à confusion dans la formulation

Ah, je ferai un résumé des chapitres précédents quand j'aurais le temps et la motivation (il est assez nécessaire, parce que beaucoup de détails n'en sont pas en réalité, et beaucoup de choses mises en place précédemment prendront sens ultérieurement)

Et vu que le nom de numéro 53 est mentionné dans le chapitre ci-contre, pour ceux qui ne se souviennent pas de son apparence, c'est à peu près Lei Wulong dans Tekken

@Tonay
Oui, tu as raison, j'ai donné beaucoup trop d'information, je vais essayer d'arranger ça ;)
J'espère que c'est moins le cas avec le chapitre ci-contre ^^ dis-moi si je me suis encore planté

And, without further ado...


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42


Perspective


♪♬



La volonté n'est pas une puissance qui serait acquise ou apprise par apprentissage scalaire, qu'on pourrait donc avoir ou ne pas avoir, avoir plus ou moins et en partie, et, l'ayant, employer ou ne pas employer (JANKEL., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 228)


Jusqu’où peut-on enfoncer un bras dans un ventre ?

Est-il seulement possible d’enfoncer un poing dans un bide jusqu’au coude ?

Le cas échéant, certainement le bras en question aura-t-il resurgi par le dos, accouché dans le sang, manu militari.

Comment cautionner par quelque biais possible, le constat calamiteux sinon miraculeux selon les obédiences, que seul le coude de Végéta transparût désormais, au point de jonction avec le ventre de Freeza ?

De deux choses l’une, soit le bras résultait par derrière, taquinant la moelle épinière, soit il n’était jamais entré, et avait été fractionné, détruit sans grande bavure —à hauteur du coude—, au moment d’assaillir les abdominaux invulnérables du fils de Cold.

Les deux cas ne feraient grief à ce que seul le coude de Végéta soit visible, et palpable.



Freeza palpait, et ne ressentait pour sa part aucune souffrance majeure.
Mais il ne lisait, non plus, aucune douleur dans le regard du prince auréolé de calme.

Le temps suspendit son vol de nuit.

— Le poing de Végéta a… bien transpercé l’Empereur, rassurez-moi ? bafouilla Muten Roshi, qui augurant le pire obliquait du regard, cherchant à savoir si une moitié de bras ganté, par hasard ne tombait du ciel quelque part.

— Malheureusement non, acta Piccolo.

— Alors c’est Végéta qui a perdu un bras en s’engageant trop ?

— Non plus.

— …

— Végéta a, je crois bien, généré une sorte de portail dimensionnel à double entrée. L’une apposée sur le ventre de celui que vous appelez Freeza, et l’autre dans son dos. S’il n’avait pas fait ça, il aurait effectivement perdu un bras sous la violence du coup qu’il portait lui-même à l’Empereur imprenable.
Il n’a laissé filtrer que 5 à 10 % du coup environ, le temps de passer l’épiderme, puis il a immédiatement généré les portails avant de se heurter au derme. Je ne sais pas jusqu’à quel point il a affiné sa technicité durant ses voyages spatiaux, mais je ne le reconnais plus du tout, ni de corps ni même d’esprit. C’e…

— Mais alors à quoi ça servait de faire ça ? incisa le maître de la Tortue. Je veux dire, tout ça…


Roshi, alors qu’il soumettait la question, réalisait tout juste —en simultané—, la profondeur de champ insufflant tout son caractère au plan improvisé par Végéta. Et le grand maître écarquilla enfin les yeux.
Il se rendit la monnaie tout seul, satisfaisant à sa propre interrogation.

— Un bluff ?

— Encore un. Et tu vois, l’Empereur est aussi perdu que tu ne l’étais, il y a quelques instants. Donc ça marche.

— Freeza est en état de choc et croit avoir été transpercé. Comme du beurre. Et pour le transpercer avec autant de facilité, il faut avoir une puissance nettement supérieure à la sienne.

— …

— Végéta compte sur l’effet placebo ?

— En cas de reprise du combat, oui ; mais espérons que le combat ne reprenne pas, et que Freeza abdique séance tenante, souffleta Piccolo, pupilles toujours fléchées vers les hauteurs conquises par les deux titans.


L’Ego de Freeza opposait toujours force résistance à l’idée infamante que le bras justicier du renégat l’eût traversé.
À cela, il préférait l’hypothèse comme quoi c’était le moignon du Saiya-jin, au contact de son abdomen dégoulinant de sang.

Un sang pourtant violet.


Ceci étant, l’Empereur ne se découvrait toujours pas de douleur flagrante, fût-ce le cas il la désavouerait en son for, car il se serait agi alors, de créditer le Début, pour débiter la Fin.

Végéta entreprit de soustraire sa main, et simula à cet égard une certaine forme de lenteur laborieuse, dans le geste, comme s’il essayait réellement de retirer sa main de quelque chose de prégnant, et pas du vide complaisant.

— Et maintenant ? questionna le prince sans plus sourire, croisant les bras comme pour faire une croix sur le combat, car il n’y avait plus de combat possible, et contemplant le trou gros comme un point final ponctuant le ventre d’un Freeza laissé en rade et pour compte.

Un trou aux dimensions forfaitaires d’une balle de tennis.

Un trou à la circularité beaucoup trop parfaite pour être honnête, qui ne laissait poindre aucune irrégularité de viscère ou de vertèbre, bien que pour s’en rendre compte réellement, encore fallut-il jouir d’un point de vue à la troisième personne ; or Freeza se voyait à la première personne, du pluriel par ailleurs mais cela est encore affaire d’Ego.

La colère lui montait plus vite que les mots. L’Empereur nihilien tenta une réponse mais aucun son ne lui fila entre les dents, tous se perdirent en chemin, peut-être dans le trou dimensionnel, et il recracha en prime une petite gerbe de sang, plus pour avoir été hôte d’une brèche spatiotemporelle sauvage que pour avoir été embroché au premier chef.

Le regard de Végéta s’obscurcit subitement, tandis que celui de Piccolo, plus bas et plus loin, s’échancrait.

— Qu’espère-t-il donc encore ? s’offusqua le mazokū.

Dans un hurlement de rage et de douleur en partie fantasmée, le nihilien rentra dans le lard de son agresseur et l’empoigna aux épaules ; gêné aux entournures le prince l’étreignit pareillement, par pur réflexe.

Alors un bras de fer s’initia. À qui ferait déborder l’autre d’un ring invisible.

Un ring dont le diamètre eut tenu dans un mouchoir de poche, à savoir la distance qui suffirait à Freeza pour remettre en question ou à contrario consacrer la pleine domination du saiya-jin.

Végéta arriéra sur un centimètre.

Puis deux.

Et avant que le troisième ne s’esquissât, profita de la prise au corps mutuelle pour déraper sur l’air glissant, et se laisser déchoir vers le plateau continental, embarquant l’Empereur dans une désescalade folle, furieuse, chaotique et aléatoire.

Tantôt le dos de l’Empereur faisait face au sol durant la farandole, tantôt le dos du prince.
Leurs auras affolées et leurs cris de guerre hantés par l’imminence du crash inéluctable vibraient en chœur dans un méli-mélo d’outre-vie.

Chaque goutte de pluie houleuse qui s’écrasait sur le plat pays, et il y en avait des millions, semblait chargée à bloc du cri de l’un ou l’autre, ou des deux, qu’elle relâchait dans le clair-obscur au moment d’exploser au sol sous les grognements du ciel d’orage, traumatisant les Hercule Satan, Isumpta et autres numéro 53, enracinés à terre et dans leur couardise.

— Ils sont fous ?! À cette vitesse, ils vont tous les deux se péter la gueule au sol ! s’indigna justement 53.

— Ça dépend qui touchera terre en premier…, tempéra Piccolo qui avait tout bien entendu malgré la petite distance qui le tenait à l’écart de ce groupe pusillanime-là.
N’oubliez pas que le but n’est pas de faire gagner du temps à Gokū et Krilin pour le Genkidama. Ça ne servirait à rien. Le Genkidama est déjà prêt à être lancé. Juste pas assez puissant. Il faut diminuer Freeza… quitte à prendre des risques importants.

— Impossible de savoir qui touchera terre en premier, ils tournent et retournent l’un par-dessus l’autre portés par leur élan conjugué ! C’est un pari suicidaire ! Ils ont chacun seulement une chance sur… deux ! se leva Roshi.

— Végéta n’avait pas le choix.

— …

— Et s’il déprogramme maintenant, c’est qu’il doute de son immortalité. De l’autre côté, si Freeza déprogramme la chute, c’est qu’il doute de sa propre invincibilité. Ils doivent tous les deux montrer à l’autre qu’ils ont plus à gagner qu’à perdre.


Roshi, absolument désemparé s’essaya à extrapoler la lointaine et ô combien fantasmagorique chute grossièrement rectiligne des deux étoiles tombantes, pour deviner lequel des deux entrerait, le premier, en contact avec le sol impitoyable, non discriminant.

L’Ermite occultait tant bien que mal les dommages collatéraux dont il serait lui-même comptable, quand nihilien et saiya-jin feraient à l’unisson hoqueter la Terre entière une fois échus à point nommé.

Il n’y arrivait pas.

Il y avait trop de tours dans le roulé-boulé dont la vitesse augmentait exponentiellement.

Impossible de prédire quel dos se fracasserait au sol, amortissant la chute pour l’autre.

Tout ce qu’il y avait à espérer pour l’heure —pour la seconde du moins—, c’est que la boule Genki qui se cuisinait entre élèves de la Tortue dans le sous-bois, survivrait aux secousses sismiques et énergétiques.



567m avant impact

Le dos de Végéta fait face au sol



500m avant impact

Le dos de Freeza fait face au sol



495m avant impact

Le dos de Freeza fait face au sol



345m avant impact

Le dos de Végéta fait face au sol



320m avant impact

Le dos de Freeza fait face au sol



Et la ronde de se poursuivre ainsi de suite.

100m avant impact



50m avant impact



12m avant impact



2m avant impact

...

Piccolo posa un genou, puis une paume de main à plat au sol.




IMPACT.


Roshi sauta une fraction de seconde avant, histoire de surnager le choc et son contrecoup, pour ne pas les accuser immédiatement dans les jambes, bien que la seule vibration de l’air pût assommer un homme.

Tous ceux qui —alertes—, avaient anticipé lui emboitèrent le bond, à l’exception de Piccolo.

Le fouet énergétique passa.

Quand l’appel irrésistible de la gravité réconcilia Muten avec le plancher, il se découvrit une sensation bizarre, décorrélée du fait qu’il fut déplacé de quelques dizaines de mètres en arrière, par le souffle de l’impact.
Qui n’avait rien à voir non plus avec ses tympans chiffonnés ou le constat désolant que sa peau jusqu’aux chairs se voyait lacérée par endroits, par les pierres propulsées anarchiquement depuis la zone où s’étaient écrasées les Némésis.

À propos de dommages collatéraux, Muten s’en sortait mieux que certains et moins bien que d’autres.

Quelle importance pour les pis-aller que voilà.

Non la sensation bizarre tenait d’une impression : avoir sauté en l’air sur 10 mètres… être redescendu sur 11.

Comme si…

… le niveau du sol tout entier avait fluctué à la baisse d’un mètre.

— Tu… as fait pression sur le sol pour le déniveler ? comprit Roshi, retrouvant ses lunettes dans la boue.

Ses lunettes et une drôle de feuille…

Piccolo ne répondit rien à cette saillie télépathique et décolla enfin sa main, puis son genou du sol martelé par une pluie incessante.

Roshi réalisait alors combien la plus grande force du mentor de Gohan ne résidait pas dans son Ki, son allonge extraordinaire ou ses capacités martiales en général, mais sa capacité d’analyse.

Pour avoir été ainsi capable de calculer par avance et par simple extrapolation, qui de Freeza ou Végéta rencontrerait le plancher des vaches en premier, et donc ajuster au dernier moment le niveau du sol pour infléchir les pronostics… il fallait être sacrément bon en calcul mental.

— Merci.

Fut le seul mot que Roshi trouva à prononcer.

— Ce n’est pas fini…, souffla Piccolo.

En écho, Végéta cœur de lion et Freeza cœur de roche redécollaient déjà, quittant la batterie d’excavations enchevêtrées aux dimensions absolument cataclysmiques qu’ils avaient générées, en bons dégénérés, sans un pour rattraper l’autre.

L’Empereur en état de choc fuyait, pour la toute première fois de son existence, et toutes voiles dehors, vers les étoiles scintillant par-delà l’orage.

Il ne comprenait plus rien à ce qui lui arrivait… mais…

… il avait mal cette fois.

Bel et bien mal.

Partout.

Il en avait littéralement oublié le trou ornant son ventre.

Végéta, savourant sans le savoir une chance qui s’appelait Piccolo, tentait de poursuivre le fils cadet du roi Cold pour le presser et le pousser à la faute, mais la vitesse du saiya-jin n’était rien comparé à celle d’un Freeza même diminué.
Le prince avait d’autant moins de chances de le rattraper qu’il ne s’était toujours pas départi de la forme Daï San Dankaï. Mais il ne lâchait rien de rien, et s’égosillait toujours plus fort.

— Tu es fini, FREEZAAAAA !

— Mourrez ! Mourrez ! Crevez tous !! s’époumona le nihilien perçant déjà les plus hauts nuages noirs.


Végéta désactiva finalement la forme Daï San Dankaï qui hypothéquait cruellement sa vitesse.

Il était temps d’en finir.


Ce faisant le prince auto promu au rang de faux super saiyan récupéra d’un coup toute la célérité offerte par ledit stade, en plus du bonus d’accélération, et poussa les manettes à fond à fin de gagner la position du nihilien en moins de temps qu’il n’en fallut pour dire « ouf ».

Freeza se décomposa voyant l’autre lui arriver dessus plus vite que prévu. Plus que ça, le saiya-jin s’était apparemment drapé d’une aura bicolore sphérique si dense et opaque qu’elle en dissimulait totalement son corps, l’expression matérielle de son être, comme un œuf lové dans une coquille de feu et d’or.

Impossible de prédire si Végéta arrivait poing en avant, ou pied en avant.

Il donnait pour ainsi dire l’air d’un Kikoha géant fusant vers l’Empereur.

Et c’était fait exprès.


Quand on ne sait rien à la nature de l’attaque en perspective, on ne peut paramétrer la défense adéquate, sauf à dilapider son énergie dans un exploit « repousse-tout » indifférent, bête et méchant.

Ce fut pourtant l’option de Freeza.

Il généra un bouclier orange. Un bouclier sphérique autour de son auguste personne.

La dépense d’énergie était folle. C-17 en savait quelque chose.

Sphérique en plus…

Végéta lui-même saurait ourdir ce genre de bouclier, mais il ne s’en donnait pratiquement jamais. La rentabilité était négative selon lui, et il n’avait pas forcément tort.
Les deux sphères se heurtèrent dans un souffle de tous les diables.

Le camouflage du prince vola en lambeaux et alors ce dernier s’écrasa de tout son long sur la protection du nihilien. Qu’il se mit ensuite à bombarder de coup de poings et autres coups de pieds pour la faire céder.

Mais précisément là où frappait Végéta, Freeza frappait aussi, au même endroit, au même moment, mais de l’intérieur.

Ainsi les deux coups s’annulaient mécaniquement, et le bouclier survivait. Freeza aux yeux révulsés contrôlait ce faisant la manière dont les flux d’énergie se diffusaient et se dissipaient à la surface de son dernier rempart.

Une entreprise chirurgicale dans une danse folle.

Poing contre poing.

Pied contre pied.

Front contre front.


Les deux hurlaient ; Végéta essayait de prendre l’Empereur cornu de vitesse, et ne se serait pas attendu à autant d’esprit combatif de la part du nihilien aux abois.

Les deux hurlaient, et le bouclier ne cédait toujours pas.

Les poings de Piccolo se coagulaient à en exploser.

Quant à Gokū, c’était ses dents serrées à tout rompre qui menaçaient de céder.

Il aurait tellement voulu aller s’associer à Végéta.

Il aurait tellement voulu…

« Végéta, quelle tête de mule ! »

— Cette feuille…, réalisait enfin Roshi, qui la délestait des résidus de boue encore fraîche.

Piccolo tourna la tête.

— C’est le contrat meuporg que Freeza avait failli signé, continua Muten.

Première craquelure du bouclier orange.


— Il ne l’a pas déchiré ? s’intéressa Nappa, assis plus loin.

— Il a fait semblant.


Deuxième fêlure du bouclier orange.


— Il l’a laissé ici pour nous.
Piccolo, fais avec ta magie autant de copies de ce papier qu’il y a de personnes disposées à suivre ton plan et challenger Freeza après la défaite de Végéta, soupira Roshi.


Troisième fendillement du bouclier orange.


— JE NE SUIS PAS VENU ICI POUR FAIRE LE CAFÉ ET LES PHOTOCOPIES ! vocifera l’incarnation de Daimaō, qui n’appréciait pas que Muten lui rappelât son impuissance du moment.

Sinon qu’il y eut soupçon de couardise.

Quatrième fissure du bouclier orange.

Qui se déplaça subitement en arrière avec son occupant.

Végéta reprit son souffle et repartit au contact poing armé qu’il arrêta net quand il remarqua la nouveauté.

Le bouclier tournait et roulait dorénavant sur lui-même —à l’instar de son pensionnaire—, d’abord très vite puis trop vite pour qu’un coup de poing exogène fasse autre chose que glisser dessus.

Végéta ressuscita le stade Daï San Dankaï, dans un hurlement bestial.

Puis tenta le plus fou des projets.

Il s’approcha, agrippa le bouclier à mains nues, et tenta ni plus ni moins que…

… de freiner sa rotation.

Autant essayer d’arrêter la rotation de la Terre à bras le corps.

Le sang fusait de partout.
Les déchirures et laminages se développaient à une vitesse folle sur les avant-bras du prince qui continuait pourtant de hurler sa volonté et sa douleur sans jamais lâcher prise.
La friction composait une symphonie des enfers noyée par le brouhaha d’une nuit à nulle autre pareille.

Des étincelles pour l’éclair, du sang pour la pluie, des cris pour le tonnerre.

Végéta était l’orage à lui tout seul.

Et puis, et puis il finit par advenir ce qu’il advient lorsqu’un potier affermit ses mains sur un tas de céramique à modeler : le tas s’allonge et s’affine vers ses points de fuite, pour former un vase en création.

Alors une fois de plus, le bouclier plus tellement sphérique battit en retraite avant de finir en vase, et s’éloigna en arrière.

Et revint aussitôt en avant.

Ce n’était pas une fuite.

Mais une charge de bélier.

Végéta ne le comprit que trop tard et voulut placer les mains en avant pour amortir le choc, mais l’effet rotatif dévia ses deux bras avec une facilité littéralement déroutante, éjectant le prince tout entier dans le sens de la rotation, non sans l’assommer au passage.

À ce moment précis, il comprit avec ce qu’il lui restait de présence d’esprit, que la rotation n’avait pas été pensée à fins défensives mais bien offensives.

Il se ménagea quelque espace à reculons, afin de se situer.

Le bouclier-bélier revenait déjà à la charge.

Par réflexe, Végéta tendit à nouveau les mains face à lui.

Non pas les mains, mais les pieds.

Pour plus d’assise.

La difficulté maintenant tint seulement à deviner le sens de rotation du bouclier pour ne pas se faire surprendre, cette fois, au moment très précis du contact.

Le même sens de rotation que précédemment ?

Certainement pas.

Freeza avait changé, et cela se devinait aux stries énergétiques à la surface du bouclier, lesquelles indiquaient à tout bon observateur le sens exact de la nouvelle rotation.

Végéta prit ses dispositions et se prépara donc mentalement à ce que ses pieds, une fois au contact du bouclier, soient immédiatement déportés dans un sens bien précis.
Il se prépara psychologiquement à aller à contre-courant de cette même direction pour la court-circuiter.

Mais il se passa exactement l’inverse de ce qu’il avait prévu.

Un cri du prince déchira l’atmosphère.




— Les lignes énergétiques étaient un leurre. Freeza les dessinait lui-même à la main depuis l’intérieur du bouclier.
Quel idiot ce Végéta, s’il s’était concentré sur les mouvements d’air plutôt que sur ses yeux, ou s’il avait utilisé son aura comme s’il s’était agi d’une girouette, il aurait bien vu le sens de rotation réel du bouclier.

— Ce n’est pas forcément faux. Mais disons que venant de toi, numéro 53, ça lui fera moins mal.

— Tu prends la défense de Végéta toi maintenant, Nappa ?

— Au lieu de me regarder moi, regarde-les eux, sinon tu vas rater.


Effectivement, le combat allait vite.

Et effectivement, lorsque 53 leva les yeux au firmament de nouveau, une mise à jour importante avait déjà eu lieu.

Végéta ne jouait plus à deviner le sens de rotation du film d’énergie solide.

Il jouait au taureau mécanique.

Agglutiné à la surface du bouclier nonobstant l’effet centrifuge, il tournait avec la sphère, de force. Ou la faisait tourner, de gré.

Ou les deux.

53 ne saurait dire.

— Et maintenant c’est un concours au premier qui aura le tournis ? lança-t-il hébété.

— Exactement, jeta sèchement Piccolo, qui fit bien entendre que le destin du monde se jouait là ; rien qui ne saurait être déconsidéré par un meuporg même pas top 50.

— Bah, je veux pas refaire mon 53 de service, renifla le meuporg bien décidé à faire savoir son son de cloche. Mais je mets une pièce que seul Végéta est en train de s’étourdir là. Rien ne prouve que Freeza est en train de tourner à l’intérieur du bouclier. Rien ne prouve que Freeza DOIT tourner pour faire orbiter son bouclier.
Peut-être que tout ça, c’était son plan depuis le début. Faire semblant d’être obligé de tourner. Comme Gokū qui avait donné l’impression de ne pas savoir voler, contre toi Piccolo. Sachant que le bouclier tourne dorénavant trop vite pour voir ce qu’il se passe à l’intérieur. Alors peut-être que Freeza s’est inspiré de l’aura sphérique opaque de Végéta.
Peut-être que Freeza est parfaitement statique à l’intérieur du bouclier, et rit sous cape.


Le mazokū toujours de dos s’énerva dans le silence. Il s’agaça sérieusement. Il n’y avait pas pensé. Et s’il n’y avait pas pensé, Végéta non plus, probablement.

Et ça fait toujours aussi mal, quand ça vient de 53…

— Et puis regardez, hasarda le facétieux meuporg. Quand un potier pétrit sa céramique comme l’a fait Végéta, ça doit donner une sorte de forme en sablier au final, mima-t-il. Mais le bouclier là il ressemblait pas du tout à un sablier. J’ai tort ? C’est louche…
Moi je dis qu’il se passe un truc dans ce bouclier. Après moi ce que j’en dis… mais quand même, pensez-y, pourquoi quand Freeza a créé ce bouclier, il l’a fait aussi grand ? Comme s’il avait prévu de se déplacer dedans, à un moment ou un autre. Ou en tout cas, de faire un truc louche. Votre problème vous tous là, c’est pas que vous surestimez trop Végéta…

— …

— C’est que vous sous-estimez énormément Freeza.


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Végéta pensait coup de poing, et c’est un coup de pied qui sortait indûment.

Il fomentait un revers du coude, et c’est une épaule qui s’élançait en lieu et place.

Diagnostic mental engagé ou proprioception chambardée, voilà ce qu’il en coûte toutefois, de se frotter au taureau mécanique, plutôt taureau organique, bossu au dos rond, le bouclier orangé.

Végéta la vache folle compterait les minutes, à chercher sa boussole interne.

Minutes plus que suffisantes pour disposer du prince à loisir.

Open-Bar.

D’autant que 53, si bêta de son état, y avait pourtant vu clair comme en plein jour ; Freeza n’ayant —selon toute vraisemblance— pas le tournis des soirs de cuite.

Lui qui émergeait à peine du bouclier au prince poli, lustré, subitement désactivé.

Et c’est un Empereur méconnaissable qui enveloppé d’ombre, épluchait cette dernière dont il s’extirpait tranche après tranche, s’exhibant bientôt aux ternes lueurs du soir.

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Végéta vrilla et tituba en arrière, grippé d’imperceptibles, inavouables frémissements.

On eut entendu les poils hérissés sur sa peau, bruisser au vent.

Il n’avait plus le niveau, si tant est qu’il s’en fût targué.




Une transformation avec bonus de régénération ?


Freeza ne traqua pas le Saiya-jin ci à ses tracas, c’est à peine s’il lui faisait encore fleur d’un coin d’esprit.

Plus de quoi faire un fromage, de ce Végéta cœur de lion.

Et l’Empereur de se laisser subitement tomber en ascenseur vers le sol, bras croisés, abandonnant le prince à ses hésitations inopérantes.

Freeza toucha terre —sans pertes ni fracas—, sur la douce note d’une plume alunissant, que ne laissait deviner son apparence herculéenne renouvelée aux confins de l’hypertrophie ; et son regard bifurqua sur Nappa, adossé au muret édifié de main savante par King Tchappah, assisté du dix-septième meilleur meuporg partant du chiffre zéro et de la lettre C.

Derrière l’Empereur, Végéta se posait à son tour, sans coup férir, comme une tour s’avançant vaille que vaille d’une petite case prudente sans que cela n’ébranlât l’allure, le souffle de l’échiquier.

Freeza s’introduisit au-devant de Nappa, qui voulut reculer, pour seulement réaliser être littéralement dos au mur.

De façon plus simple, un pion ne peut pas reculer aux échecs.

Le muret était habité, courrait-on.

Aussi Nappa supputa-t-il que l’Empereur s’avançant pas à pas ne venait pas à lui, simple pion, mais vers le mur (une tour peut-être) et son locataire encore inconnu au bataillon, muré dans le silence.

Mais il se trompait.

— Fais voir.

Freeza agitait la main, déjà au pied du mur.

Nappa comprit deux trains plus tard que l’Empereur indiquait le scaouter en sa possession.

Le dernier dispositif encore en course, du moins en état de marche.

Nappa comprit en cet instant crucial être plus qu’un pion, dessus l’échiquier.

Alors il sourit pâteux, piteux, avant qu’il ne délaçât le même sourire, à dérouler tous les coups qu’il pouvait jouer, en cet instant, et la portée finale négative de tout un chacun.

Détruire le scaouter, serait en priver tous les camps.

Ne pas détruire le scaouter, serait avantager l’Empereur.

— Fais voir. De toute façon, si je suis plus fort que lui, je le saurai tôt ou tard.

— Ne détruis pas le scaouter, Nappa, piqua Piccolo par voie de commandement, sans remuer de sa case.


Nappa Bonobo grinça des dents.

Facile à dire.

« Ne détruis pas », ne signifie pas explicitement « donne-lui le scaouter ». Pourquoi avoir laissé une telle marge de manœuvre, sinon pour se laver les mains sans se mouiller ?

Et qui a besoin de se laver les mains sans se mouiller, sinon qui jouant trouble-jeu ?

Nappa tremblotait, non par peur de mourir, non par peur d’avoir la tête fendue, mais de se fendre du mauvais choix.

Finalement, le grade de simple pion avait ses avantages.

C’est alors qu’une idée mais alors vraiment de génie, traversa l’esprit du saiya-jin moustachu qui pivota immédiatement vers Roshi, et lui jeta l’appareil, au nez de l’Empereur.

Roshi s’y refusa, et la refila aussitôt à Piccolo, la patate chaude.

Non par peur de mourir… ni même par peur d’opérer le mauvais choix.

Mais pour astreindre l’élément douteux à faire un vrai choix, justement.

Que l’on pourrait ensuite analyser, au moment où cela était encore chose faisable.

Quart de cercle. Freeza se détourne de Nappa, lentement.

— Cessez ce jeu, ou il vous en cuira.

Un jeu dont Faux Super Végéta s’accommodait si bien, lui dont les vertiges se faisaient vestiges seconde après seconde.

Il avait les yeux fermés, centré sur la reconquête, un à un, de ses sens égarés.

Nappa fit pour sa part ce qui le démangeait depuis un moment.

Lui et d’autres, mais qui n’osaient pas ceux-là, déranger un allié, ou débusquer un problème lourdement dispensable.

Ça passe… ou ça casse !

Nappa lança le coude de l’ingérence dans le muret qui supportait encore son dos massif, et l’édifice vola en éclats, s’écroulant pour moitié, et libérant comme par magie son mystérieux occupant, à peine visible dans le nuage de fumée et toussant parmi les gravats.

Dodoria s’empressa de courir sur les genoux baiser les pieds du nihilien qu’il salua front contre sol, dans une série de gesticulations nerveuses entrecoupées de bondieuseries flagorneuses.

Dodoria agrippa l’Empereur aux chevilles, et se ratatina d’avantage.

— Enlève tes pattes. S’il te plaît Dodoria.

L’Ogre déformé par la chirurgie des spécialistes de Kiwi, s’exécuta net sans plus broncher.

Bon, il renifla, grassement.

Et se félicita voir s’enorgueillit que l’Empereur se souvînt de son nom, car l’inverse n’était pas vrai, loin s’en faut, et l’Ogre le cachait bien.

Il cachait bien son visage aussi, au sens figuré certes, mais surtout défiguré.

Le scaouter bipa.

Et tout bascula à ce moment précis.

Non ce n’était pas Végéta.

Non Ce n’était pas Piccolo.

Ce n’était pas Dodoria.


C’était Son Gohan.



L’Empereur n’avait pas perçu la vibration du scaouter, car ce dernier était sous silencieux.

Il n’avait pas perçu non plus les vibrations d’énergie dans l’air, car le nihilien y était insensible.

Pourtant, il avait bien perçu, à travers ses pieds, les tremblements très concrets —mais légers— du sol.

Qui trahissait la puissance considérable engrangée juste à côté par Gohan. Qui bouillait.

Gohan amassait de l’énergie.

En vertu du plan fordien de Piccolo voulant que le fils de Gokū chargeât un barrage à déverser sur le nihilien à l’embouchure de la défaite présomptive de Végéta. Laquelle tardait un peu.

Le tout jeune métis —totalement coupé du monde—, avait les yeux clos, et se vouait exclusivement à la tâche qu’on lui avait confiée. Debout bras arqués, noyé dans un état second, il n’écoutait rien d’autre que ses battements intérieurs.

Il n’avait qu’un seul objectif : plus jamais.

Plus jamais ce qu’il s’était passé contre Nappa.

Quand son mentor et Krilin avaient compté sur lui, lui avaient fait confiance, lui avaient confié leur vie, lui avaient confié la Terre sur une action, et qu’il les avait trahis, en plus de faire honte à Piccolo.

Et certainement à son père, s’il avait été là.

Plus…

Jamais.

C’est à cause de Gohan, si aujourd’hui, la Terre entière est sous domination Impériale.

Une responsabilité très lourde à porter, quand on est un enfant de douze ans.

Les traces de larmes séchées sur son visage à ces résurgences difficiles, suffisaient à démontrer sa nouvelle détermination.

Et la colère bientôt légendaire de Gohan s’exprimait, ici et là, pour la première fois…

… contre lui-même.

Il n’avait même pas suivi le jeu du chat saya-jin et de la souris nihilienne.

Ni la visite de courtoisie toute récente de Freeza, parmi les guerriers du mur.

Gohan aurait dû décoller un peu du sol, maintenant que Freeza reposait dessus.

Ainsi, les vibrations seraient uniquement aériennes, et pas perceptibles par les pieds.

Le nihilien cligna des yeux, quand il comprit enfin, pour Gohan.

Alors seulement, il remarqua qu’il manquait un autre notable : Gokū.

L’Empereur rabattit les paupières, et les écarta tranquillement.

Il alla vers Piccolo d’un allant ferme, et tendit la main droite, une fois à l’arrêt, sans mot piper.

Piccolo hésita deux secondes.

Et à la troisième, déposa le scaouter dans la main tendue.

L’Empereur ne braqua son acquisition ni sur Végéta, ni sur Gohan.

Il ne chercha pas non plus à identifier la position de Son Gokū.

Freeza se contenta de passer un appel.

À son papa.

— Papa.

— Oui ?

— Tu me voies ?

— Oui, je te vois, à la télévision. Tes cousins sont encore là. Comporte-toi bien.

— J’ai besoin d’une de tes formules magiques.

— On ne dit pas « magique ». Ignare.

— Si tu veux.


Cold se dirigea vers l’une des encoignures bibliothèque de l’immense et non moins superbe salon provençal-victorien, inondé d’une pénombre hégémonique teintée d’un pourpre attisé par le feu immense qui dansait encore de ses hautes flammes courant les jardins.

— Laquelle ?

— Celle du clonage.

— Tu devras la réciter dans ta tête.

— Je ne suis pas bête.


Cold feuilleta un livre dont toutes les pages étaient confusément aussi ouvragées que la couverture elle-même, sinon plus.

Il cherchait la page écornée.

— Je ferai le rituel pour toi, Empereur Freeza. Contente-toi de dire la formule.

Il trouva la page écornée.

— Bon, voilà…

Alors, le roi Cold communiqua la formule à réciter, ainsi que le modus operandi.

Des deux, le fils s’empressa de raccrocher le premier.

Il rendit alors le scaouter à Piccolo, sous le regard parfaitement incrédule de ce dernier et puis des autres.

Freeza tourna les talons à toute la piétaille, pour enfin se ré-intéresser à son contradicteur du moment.

Le nihilien décolla, invitant implicitement le prince des sayens à le poursuivre.

Un ordre déguisé.

Végéta eu un regard, sinon du regard pour Dodoria, l’ami de son ami.

Ils se toisèrent des prunelles presque aussi abondamment que C-17 et Freeza s’étaient eux-mêmes avisés.

Végéta comprit dans les yeux désolés de l’Ogre que Dieu Nightgoldstorm était mort.

Le saiya-jin ne laissa rien transpirer comme réaction.

Ainsi, le trio légendaire de meilleurs ennemis Végéta x Nightgoldstorm x Kiwi ne serait plus jamais.

Jamais plus.




— Et la petite Stark ?

— …


Aucune réponse de Doria.

Il n’avait pas de bouche, sur le visage.




… Enfin bon, le prince glissa un dernier regard à l’Ogre. Le regard fier, rogue mais accablé, d’un condamné à mort.

Prince n’avait plus le niveau, maintenant.

Le seul fait que Freeza n’ait même pas cherché à mesurer sa force, la force de personne d’ailleurs, disait tout.

Pour avoir été l’opposant le plus virulent, le plus populaire, il était le premier convié sur l’échafaud.

Ce serait probablement ensuite au tour de Nappa…

Pourtant au moment où il détournait enfin des yeux rougis par l’épuisement, épuisés par la haine, Végéta cru avoir perçu un encouragement dans les pupilles amènes de Dodoria, qui pour la toute première fois peut-être ne le prenait pas de haut.

Une sorte de « Tout ira bien hein. »



« Ah bon hein… »

Végéta décolla à son tour, juste assez tard pour que Tchappah eut cru voir les lèvres du saiya-jin bouger et chuchoter quelque chose, sans qu’aucun son ne lui écorchât les lèvres.

Mais ça ressemblait bien à un…

« pardon »

D’où l’idée d’écorchure.

Ou alors … « pauvre con »

— Dodoria, débarrasse-moi de tous les gêneurs restés au sol…, lança nonchalamment Freeza depuis les hauteurs chevauchées…

… Au moment pile où tous les gens du mur se pensaient provisoirement tirés d’affaire.

L’Ogre marqua un temps d’arrêt qui parut interminable à tout le monde, sinon les deux allés se perdre en pugilat par-delà pluies et nuées —bien que Végéta tergiversa une fraction d’unité temporelle indéfinie—, et sauf Gohan, toujours absent d’esprit.

Dodoria enfin s’ouvrit, s’offrit à l’assistance.

Il toisa les gens du mur, et ils le toisèrent.

Il n’avait pas de bouche au visage. Mais ses yeux riaient, fort.


Tous se mirent en garde, Kaiōken à l’appui pour qui s’en prévalait.


Roshi brûlait d’aller ‘réveiller’ Gohan malheureusement trop concentré, mais le plus petit mouvement pouvait lancer l’affrontement inopinément, alors la vieille tortue hurlait par la pensée, et rien n’y fit.

Doria et C-17 croisèrent leurs regards.

Ils savaient tous deux, tout d’eux…

… Le Tsunami.

Et pour l’Arche aussi.

Et ils étaient les seuls ici à savoir.

L’un grâce à Kiwi le toujours-bien-habillé, l’autre à cause de Yamcha le toujours-mal-léché.

Les deux derniers vrais adversaires de cette Soirée…

L’Ogre s’avança vers le pan de mur encore occupé par Bonobo.

Qui se redressant gauchement de sa position assise, soupesa son adversaire de visu.

Doria se profilait —à l’instar de C-17—, comme un meuporg du type Chasseur. Bien que l’Ogre fut de la sous-famille des prédators dont les capacités, outre la capacité de camouflage inhérente à tous les Chasseurs, étaient bien sues d’un Impérial comme Nappa.

En particulier la faculté ultime qu’avait Dodoria à siphonner l’énergie de ses cibles en les mordant et en suçant leurs forces.

S’il s’arrêtait aux forces…

« — Je vais te manger. »

Nappa vibra d’effroi.
Ces mots, combien de fois avaient-ils percuté ses tympans, de la bouche écumeuse d’un Ogre en faim ?

Et la suite, jamais très belle à voir.

— Nous… nous sommes dans le même camp ! osa Nappa.

Dodoria se fit craquer les doigts des deux mains, et le saiya-jin frissonna de toute son envergure.

Il fallait à tout prix éviter les morsures de l’Ogre, ou tout contact avec ses dents.

Et justement, Nappa paniquait parce qu’il ne voyait toujours aucune bouche de placardée sur le visage du bibendum sans armure.

Ou était-elle diable passée, la bouche ??

Nappa glissait et trébuchait dans la boue, son regard de plus en plus flou —la pluie y était pour peu de chose— cherchait partout, fouillait partout, farfouillait partout, scannait de haut en bas, d’amont en aval, d’Ouest en Est, sans rien trouver.

Mourir de la main de l’Empereur, dans un acte héroïque de destruction du dernier scaouter, était une chose.

Mourir de la main de ce mercenaire disloqué de Dodoria en était une tout autre…

La main…

… !!

La mâchoire de Nappa se décrocha, puis celles de Piccolo et Roshi plus loin.

La bouche de Dodoria était sur…

… sa main droite.

Ils firent tous rapidement le lien avec le moment où l’Ogre attrapait les chevilles de l’Empereur, simulant une révérence.

Et la bouche, sur la main de l’Ogre rose, esquissa un sourire, puis un rire véritable.

Et les mots limpides qui jaillirent de ces lèvres crevassées suintant de pluie alourdie par les coulées de salive incessantes, terminèrent l’assistance.


« Vive l’Empereur Kiwi ! »
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Re: Calfirũ

Messagepar Heika le Mer Jan 22, 2020 23:40

Hum.

Voilà le chapitre 42, alors que je n'ai toujours pas dépassé le chapitre... Zut, je ne me souviens plus auquel je m'étais arrêté. C'est un signe clinique comme quoi je crois qu'il va falloir que je me débrouille pour avoir mon PDF des chapitres 1 à 29 pour pouvoir enfin reprendre ma lecture... è__é

Haaa, c'est un bon Mercredi que je passe là.
J'ai réussi à me motiver pour poncer des pièces de Ball Jointed Doll (pauvre chose qui attend d'être customisée depuis 4 ans que je l'ai...), rangé le sapin, un peu de ménage, et mon premier essai de takoyaki. A base de pâte à crêpe. Et avec du jambon. Et version avec un super vieux bout de chocolat pour des boulettes de dessert. Et je me suis pas trop mal débrouillé.
Et je suis passée sur L'Union Sacrée.
Et j'ai vu du Omurah sur le sujet d'Omurah. Oh, il doit répondre à un comm' fait il y a un moment. Ah oui. Et pas que. Chiiiiiiiiiiiiiiiiic !!! :3

Tiens, au fait, voyons le chapitre précédent, à quelle date il avait été posté, déjà ?
Oh, je suis un peu trop remontée, et oh, mais c'est ma signature ?
Oh, et en dessous une réponse !
...
Ok, je suis incapable de me souvenir si je l'ai déjà lu ou pas...
Et bravo, tu as fait pire que moi : rien en 2019 ! :D Même moi j'ai réussi à poster 3 malheureux chapitres... :P


Spoiler
Petit Heika... c'est un oxymore non ?

Je sais me faire toute petite pour mieux envahir le quotidien de mes sujets... :3
"Qui n'a pas son Heika porte-clefs ? Sa peluche ? Sa figurine Garage Kit ??"

Lunatique ?

Moi, lunatique ? Je ne vois AB.SO.LU.MENT.PAS de quoi tu parles, vil manant.

Je dis ça au hasard, j'ai une chance sur combien de trouver juste ? :)

Une sur... Euh... En fait, c'est pas comme ça qu'il faut le penser. Heika est CHANGEANTE comme l'eau qui coule, insaisissable comme la brume du matin. Heika est ce qui inspira les intelligences artificielles, car Heika a montré qu'il n'est pas impossible d'être ce que veut le sujet, pour mieux l'avoir à sa botte. Heika a la grandeur d'âme de se plier aux visions de chacun pour mieux plier les âmes à son commandement.
Donc si tu veux que je sois lunatique, je serai lunatique. Et tu en seras tellement heureux que tu ne pourras rien me refuser. <3

(ça se dit "trouver juste" ? :lol:)

...
...
...
Disons que si ce n'est pas le cas, nous parlerons mal de concert ? :D

Et pourtant un certain "moi qui avait" qui m'est avis n'a pas pu t'échapper (la question étant comment as-tu trouvé la force de ne pas relever ? C'est rare, quelle maitrise de soi ! Te serais-tu éveillée à l'Ultra Instinct option Molière ? Apprends-moi !) clos tout éventuel débat

Tout comme un certain "clos le débat" ?
Tu semblais si malheureux, sous tes louanges, que je me suis dit qu'il valait mieux le signaler, cette fois-ci... ^^

En termes de stalking crois-moi, tu as encore beaucoup de chemin à faire, jeune padawan, avant d'arriver à la cheville du maitre omurah

Le royal padawan autorise Omurah à lui enseigner, dans ce cas... :P

2019 ou 2020, moi j'ai pas encore prévu de bouger, je suis bien là

D'accord, je vends la mèche : j'ai voulu le faire durant l'année passée, mais il me faut d'abord retoucher le tome 1.
Parce que en faisant des Re:Sykia sur ce tome, j'ai débusqué quelques améliorations selon les retours qui ont été faits... ;)
(les Re:Sykia ne seront pas sur l'Union Sacrée, pour ne pas mettre le bazar sur mon sujet de Sykia... Mais le principe est le suivant : à un moment donné les choses auraient pu se passer différemment. Visitons ces lignes temporelles... ;) )


Après ces diverses considérations, il se trouve que dans l'élan de (re?)lecture de ta réponse, j'ai les yeux qui ont glissé sur les premières lignes du chapitre 41.
Jusqu'aux dernières.
Mwokay.
Je me demande si moi aussi j'aurais mal interprété les changements de Vegeta, si je n'avais pas lu ta réponse à Tonay...
Mais peut-être que le coup de l'aura rouge et non dorée m'aurait fait tiquer ? Je ne sais.
Vegeta, dans son "tourisme martial", a reproduit ce que Gokû, dans un... Autre univers (là, on ne peut plus vraiment parler d'autre temporalité, Calfirù se place carrément dans un autre univers, à ce stade de melting-pot) a fait durant son voyage vers Namek, donc... ?
Go, Vegeta, go, go !! Il a trop la gniack, go, goooo !! Et ce coup de maître, à la fin !
Le génie du combat a encore frappé !! Freeza ne peut le nier ! ^^

Sur ce à bientôôôt !

:edit: Oh ! Et j'ai failli oublier !
Bravo, tu as bien balayé les cailloux sur la route ! Ma lecture a été bien fluide, c'était un régal !!
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Re: Calfirũ

Messagepar omurah le Sam Jan 25, 2020 13:23

Pour Heika
Spoiler
Queen H a écrit:Hum.

Voilà le chapitre 42, alors que je n'ai toujours pas dépassé le chapitre... Zut, je ne me souviens plus auquel je m'étais arrêté. C'est un signe clinique comme quoi je crois qu'il va falloir que je me débrouille pour avoir mon PDF des chapitres 1 à 29 pour pouvoir enfin reprendre ma lecture... è__é

Je le ferai rien que pour tes beaux yeux félins toi sama ^-^
En vrai, j'ai juste pas envie de pleurer des larmes de sang en relisant mes premiers chapitres :lol:
Mais je le ferai

Haaa, c'est un bon Mercredi que je passe là.
J'ai réussi à me motiver pour poncer des pièces de Ball Jointed Doll (pauvre chose qui attend d'être customisée depuis 4 ans que je l'ai...), rangé le sapin, un peu de ménage, et mon premier essai de takoyaki. A base de pâte à crêpe. Et avec du jambon. Et version avec un super vieux bout de chocolat pour des boulettes de dessert. Et je me suis pas trop mal débrouillé.

J'en suis encore au didacticiel : faire une omelette
Mais bon il y a toujours le cheat-code "livraison à domicile" :mrgreen:
Tu as posté tes histoires de noël sur ton topic dans le salon (comme la fois dernière il me semble) ? Auquel cas, je me ferai un plaisir de lire ça à mes heures pas perdues pour le coup :P

Et je suis passée sur L'Union Sacrée.
Et j'ai vu du Omurah sur le sujet d'Omurah. Oh, il doit répondre à un comm' fait il y a un moment. Ah oui. Et pas que. Chiiiiiiiiiiiiiiiiic !!! :3

^__^

Tiens, au fait, voyons le chapitre précédent, à quelle date il avait été posté, déjà ?

Je vais faire comme quand un camarade a récupéré ma note de maths, et lui demander de la garder pour lui simplement :lol:

Et bravo, tu as fait pire que moi : rien en 2019 ! :D Même moi j'ai réussi à poster 3 malheureux chapitres... :P

Ah ouais, un an quand même...
Faut dire que l'année d'avant avait été totalement sacrifiée pour Calfirù et d'autres trucs pas IRL... :cry:
Mais comme Edith Piaf, je ne regrette rien 8-)

Je sais me faire toute petite pour mieux envahir le quotidien de mes sujets... :3
"Qui n'a pas son Heika porte-clefs ? Sa peluche ? Sa figurine Garage Kit ??"

Je suis totalement prêt à te prendre au mot tu sais :lol:
J'aime bien avoir plein de petits objets autour de moi qui ont chacun leur propre histoire, so soit déjà sûre qu'un jour trônera quelque part dans mon chez moi un petit truc en ton honneur :mrgreen:

Lunatique ?
Moi, lunatique ? Je ne vois AB.SO.LU.MENT.PAS de quoi tu parles, vil manant.

Pour être honnête je ne vois plus de quoi je parle moi non plus :lol:

Je dis ça au hasard, j'ai une chance sur combien de trouver juste ? :)
Une sur... Euh... En fait, c'est pas comme ça qu'il faut le penser. Heika est CHANGEANTE comme l'eau qui coule, insaisissable comme la brume du matin. Heika est ce qui inspira les intelligences artificielles, car Heika a montré qu'il n'est pas impossible d'être ce que veut le sujet, pour mieux l'avoir à sa botte. Heika a la grandeur d'âme de se plier aux visions de chacun pour mieux plier les âmes à son commandement.
Donc si tu veux que je sois lunatique, je serai lunatique. Et tu en seras tellement heureux que tu ne pourras rien me refuser. <3

Je ne te refuse déjà plus rien voyons :)

(ça se dit "trouver juste" ? :lol:)
...
...
...
Disons que si ce n'est pas le cas, nous parlerons mal de concert ? :D

Alors tombons ensemble dans l'ignominie, et vivons sots et heureux, avec beaucoup de petits chatons :3

Tout comme un certain "clos le débat" ?
Tu semblais si malheureux, sous tes louanges, que je me suis dit qu'il valait mieux le signaler, cette fois-ci... ^^

Tout comme un certain clos le débat :)
Malheureux, assez oui, comme dirait corneille, je prends très mal votre générosité 8-)
(non je déconne, faites péter l'amour)

Le royal padawan autorise Omurah à lui enseigner, dans ce cas... :P

N'étant qu'un petit être à votre service, l'omurah, eut été plus indiqué ^^

2019 ou 2020, moi j'ai pas encore prévu de bouger, je suis bien là
D'accord, je vends la mèche : j'ai voulu le faire durant l'année passée, mais il me faut d'abord retoucher le tome 1.
Parce que en faisant des Re:Sykia sur ce tome, j'ai débusqué quelques améliorations selon les retours qui ont été faits... ;)
(les Re:Sykia ne seront pas sur l'Union Sacrée, pour ne pas mettre le bazar sur mon sujet de Sykia... Mais le principe est le suivant : à un moment donné les choses auraient pu se passer différemment. Visitons ces lignes temporelles... ;) )

Où donc si ce n'est ici ? Un autre forum aurait-il acheté les droits de diffusion et l'exclusivité ? Nous payons le double madame !

Après ces diverses considérations, il se trouve que dans l'élan de (re?)lecture de ta réponse, j'ai les yeux qui ont glissé sur les premières lignes du chapitre 41.
Jusqu'aux dernières.
Mwokay.
Je me demande si moi aussi j'aurais mal interprété les changements de Vegeta, si je n'avais pas lu ta réponse à Tonay...

Très possible, le coup des cheveux qui se lèvent et tout, ça pouvait faire penser à du super saiyan

Mais peut-être que le coup de l'aura rouge et non dorée m'aurait fait tiquer ?

C'était glissé pour en tout cas

Vegeta, dans son "tourisme martial", a reproduit ce que Gokû, dans un... Autre univers (là, on ne peut plus vraiment parler d'autre temporalité, Calfirù se place carrément dans un autre univers, à ce stade de melting-pot) a fait durant son voyage vers Namek, donc... ?

Un autre univers et même... une autre réalité (genre Reecoom est une fille dans Calfirù, et les DB sont comestibles, par exemple)
Je sais plus trop comment ça se passait pour Gokû dans le manga, je me souviens que dans l'anime il avait fait une halte ou deux (et qu'il avait failli être cramé par le soleil) Végéta dans Calfirù a carrément visité des planètes, participé à des batailles, un peu comme au début de l'arc cyborg (anime only ?) ainsi que le soulignait Kurama_Senju ^^
Mais peut-être aussi comme Gokû, je ne saurais trop dire ^^' mon seul souvenir de Gokû (je me fais vieux, ma mémoire n'est plus ce qu'elle était au tout début de ma vingtaine :mrgreen:) c'est qu'il s'entraînait comme un... Gokû, dans son vaisseau, or Végéta ne s'est pas entraîné durant son "tourisme martial" comme il le dit lui-même : il avait pas le temps

Go, Vegeta, go, go !! Il a trop la gniack, go, goooo !! Et ce coup de maître, à la fin !
Le génie du combat a encore frappé !! Freeza ne peut le nier ! ^^

J'adore mettre en scène ce côté de Végéta, dans Calfirù, de l'inventivité, et du chien ! (bon pour une grande prêtresse des chats (tu t'entendrais tellement avec ma sœur et sa meilleure amie !), ça doit pas être vue comme une qualité :P) bah tiens d'ailleurs, bonne question, aimes-tu les chiens Queen H ??)

Sur ce à bientôôôt !

Ici ou sur Sykia !
Merci beaucoup pour ton com ^_^

:edit: Oh ! Et j'ai failli oublier !
Bravo, tu as bien balayé les cailloux sur la route ! Ma lecture a été bien fluide, c'était un régal !!

Ah bah tiens, c'est cool ça, et encourageant !
J'essaye désormais d'en venir à un "style" plus épuré et moins loufoque, je sais pas trop si ça va me réussir, mais on tente !

Merci encore !!
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