The Vegeta Dynasty [+16]

Faîtes-nous partager votre fibre littéraire en écrivant votre propre histoire mettant en scène les personnages de Dragon Ball et, pourquoi pas, de nouveaux ! Seules les fanfictions textes figurent ici.

The Vegeta Dynasty [+16]

Messagepar Gakin le Mar Avr 22, 2025 21:31

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Je me lance dans la publication d'une nouvelle histoire centrée sur la famille Vegeta, avec un peu de background sur les Saiyens en général.
Cette fiction est classée +16, car il y aura un chapitre érotique dans le lot (je mettrais une mise en garde le moment venu ^_^)


SYNOPSIS

Histoire sur les différents Vegeta ayant régné sur le peuple Saiyens. Rien de plus à ajouter, je crois.


Nombre de chapitres de prévu
Seulement 15 chapitres.

Rythme de parution
Un chapitre toutes les deux semaines (le vendredi).

Le canon
Comme pour l'autre fanfiction, je refais à ma sauce toutes les idées qui me plaisent dans l'univers Dragon Ball (manga, anime, films, oav, fanmangas, fanfictions, jeux vidéo, dessins, etc.).
Cette histoire est prise en compte dans mon autre fanfiction "Dragon Ball - Next Journey"


SOMMAIRE
Arc 1 : Naissance d’un Empire
CHAPITRE 0 : L’ORIGINE DES SAIYENS
CHAPITRE 1 – DÉCOUVERTE DE LA PATROUILLE GALACTIQUE
CHAPITRE 2 – UN ATTERRISSAGE PRESQUE EN DOUCEUR
CHAPITRE 3 – NOUVEAU FOYER
CHAPITRE 4 – TSUFULS ET SAIYENS
CHAPITRE 5 – L’UNION SACRÉE
CHAPITRE 6 – DÎNER DIPLOMATIQUE
CHAPITRE 7 – IL ÉTAIT UNE FOIS… LA FIN DES TSUFULS

Arc 2 : Le Pouvoir Hérité
CHAPITRE 8 – LE NOUVEAU BOSS
CHAPITRE 9 – LA RÉBELLION (1/3)


Bonne lecture à tous !!
Dernière édition par Gakin le Ven Août 29, 2025 18:48, édité 6 fois.
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Re: The Vegeta Dynasty

Messagepar Gakin le Mar Avr 22, 2025 21:34

CHAPITRE 0 : L’ORIGINE DES SAIYENS


Sur la lointaine planète Sadala, une évolution étonnante définit les origines des Saiyens et des Sadaliens, deux peuples nés d’une même racine mais destinés à s’opposer pour le contrôle de leur monde. L’histoire de Sadala, marquée par des transformations physiques et sociétales, est un témoignage de lutte, de légendes et de survie.


L’Âge de Pierre : L’Évolution des Oozarus

Il y a des millions d’années, les premiers habitants de Sadala étaient des créatures titanesques connues sous le nom d’Oozarus. Ces singes géants possédaient une puissance brute inégalée, mais leur intelligence était primitive. Sous la lumière de la pleine lune, leur rage s’intensifiait, transformant ces bêtes en prédateurs incontrôlables.

Au fil des ères, les Oozarus évoluèrent. Leurs corps se rétrécirent, leurs traits devinrent plus humains, tout en conservant une queue de singe et la capacité de se transformer en Oozaru lors des nuits de pleine lune. Ce nouvel état intermédiaire donna naissance aux Saiyens au Sud et aux Sadaliens au Nord, deux peuples qui commencèrent à se distinguer dans leur évolution physique et culturelle.


L’Âge des Sadaliens

Dans les régions du Nord, les Sadaliens bénéficièrent d’un environnement fertile et clément, leur permettant de développer une société structurée et prospère. Ils construisirent des villages, cultivèrent la terre et mirent en place des systèmes de troc et de gouvernance primitive. Leur organisation leur donna une supériorité initiale sur leurs cousins du Sud.

Au Sud, les Saiyens luttaient pour survivre dans un environnement aride et hostile. Répartis en petites tribus, ils s’appuyaient sur leur force brute et leur résistance pour chasser les bêtes sauvages et trouver des ressources rares. Bien que moins avancés technologiquement, leur nature belliqueuse les rendait redoutables.


L’Âge des Chefs

Alors que les siècles passaient, les Saiyens commencèrent à s’organiser en clans sous la direction de chefs choisis pour leur force physique. Chez eux, la puissance individuelle était la seule mesure de valeur, et les chefs étaient défiés régulièrement pour leur position. Cette coutume devint la base de leur société, où seuls les plus forts survivaient.

Pendant ce temps, les Sadaliens continuaient à prospérer. Ils voyaient les Saiyens comme des sauvages indisciplinés, incapables de constituer une véritable menace. Mais cette perception changea lorsque les Saiyens commencèrent à adopter des stratégies collectives inspirées de leurs ennemis du Nord.


L’Âge Légendaire

En l’an -2 238, un Saiyen nommé Yamoshi bouleversa l’histoire de Sadala. Guerrier d’une force exceptionnelle, il était animé par un sens profond de la justice. Lorsque ses camarades furent tués, il libéra une puissance enfouie au plus profond de lui. Sa transformation en Super Saiyen, marquée par une aura dorée et une force décuplée, fut le point de départ d’une légende qui allait transcender les générations.
Yamoshi utilisa ce pouvoir pour vaincre ses ennemis, mais il fut rapidement submergé par son état. Sa transformation exigeait une énergie colossale et ne pouvait être maintenue longtemps. Bien qu’il unifiât temporairement les Saiyens, Yamoshi mourut peu après, laissant derrière lui une légende qui inspira de nombreux guerriers.

En l’an -1 238, un second Super Saiyen émergea, réaffirmant l’existence de cette transformation mythique. Bien que moins marquant que Yamoshi, il prépara le terrain pour l’avenir.

En l’an -238, un troisième Super Saiyen fit son apparition, mais son cas était différent. Portant une mutation génétique rare, sa force augmentait continuellement, mais au prix de son humanité. Devenu une créature sauvage, il massacra Saiyens et Sadaliens sans distinction, semant la terreur sur toute la planète. Ce guerrier incontrôlable établit l’association du Super Saiyen à une menace destructrice et incontrôlable, renforçant l’idée que cette puissance était une arme à double tranchant.


L’Âge des Gladiateurs

En l’an 633, les tensions entre le Nord et le Sud atteignirent leur paroxysme. Les Saiyens, unifiés sous la bannière d’une reine redoutable, déclarèrent la guerre aux Sadaliens. Leur objectif : renverser la suprématie du Nord et conquérir les terres fertiles qui leur avaient été refusées pendant des siècles.


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Rendez-vous ce vendredi 25 pour le chapitre 1 !!
Dernière édition par Gakin le Sam Août 23, 2025 18:56, édité 2 fois.
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Re: The Vegeta Dynasty [+16]

Messagepar Gakin le Ven Avr 25, 2025 18:36

CHAPITRE 1 – DÉCOUVERTE DE LA PATROUILLE GALACTIQUE


La planète Sadala était plongée dans le chaos. Au Sud, les Saiyens, guerriers féroces au corps endurci par des décennies de survie dans des terres arides, rassemblaient leurs forces pour une guerre totale. Au Nord, les Sadaliens, peuple plus avancé et prospérant dans des plaines verdoyantes, s’étaient préparés à repousser une invasion imminente. Depuis des siècles, les tensions entre les deux peuples avaient alimenté de petits conflits, mais en cette année 633, les escarmouches frontalières s’étaient transformées en une guerre ouverte.

Les Saiyens accusaient les Sadaliens de monopoliser les terres fertiles et de restreindre les échanges commerciaux, utilisant ces accusations pour justifier leurs pillages répétés. De leur côté, les Sadaliens, bien qu’en position de force grâce à leur organisation militaire et leurs armes sophistiquées, refusaient de se transformer en Oozaru – ces singes géants destructeurs qu’ils considéraient comme une régression barbare. Leur refus catégorique de perdre la raison dans un état bestial était une question d’honneur et de principe. Mais les Saiyens, eux, n’avaient pas de telles réserves. Lors de chaque pleine lune, les Oozarus Saiyens semaient la désolation dans les villages Sadaliens, rasant des fortifications entières et forçant l’ennemi à battre en retraite.

En dépit de leur supériorité militaire apparente, les Sadaliens commençaient à fléchir. Leurs stratégies étaient bien rodées. Leurs armes n’étaient pas suffisantes face à la brutalité imprévisible des Saiyens et à leur endurance surnaturelle. Cependant, les Saiyens n’étaient pas unifiés. Chaque clan menait ses propres combats, dispersant leurs forces et ralentissant leurs avancées. Cette désorganisation aurait pu coûter cher aux guerriers du Sud, mais un événement inattendu allait bouleverser le cours de la guerre.

Dans un camp reculé des montagnes du Sud, une jeune Saiyenne de seize ans observait en silence les préparatifs d’une attaque. Petite pour son âge, avec une silhouette élancée mais des muscles d’acier, Vegeta dégageait une aura redoutable. Orpheline depuis son enfance, elle avait survécu en se battant, grimpant les échelons des clans Saiyens à une vitesse fulgurante. Sa puissance, inexplicable pour quelqu’un d’aussi jeune, suscitait autant d’admiration que de peur.

Durant des semaines, Vegeta étudiait les échecs des siens. Le roi actuel, un colosse brutal mais sans vision, envoyait les guerriers dans des batailles inutiles, sacrifiant leurs vies sans réelle stratégie. Cette approche archaïque révoltait Vegeta qui voyait dans l’unité, la clé de leur victoire contre leurs voisins. Mais pour imposer cette vision, elle savait qu’elle devrait agir.

Par une nuit sans lune, elle lança son défi. Dans la tradition Saiyenne, le leadership se gagnait par la force. Vegeta affronta le roi devant des centaines de guerriers rassemblés, et le combat, bien qu’intense, ne dura pas longtemps. Elle était plus rapide, plus intelligente et, surtout, impitoyable. D’un coup de poing chargé de Ki, elle mit à genoux le souverain, avant de l’achever sans hésitation. A cet instant, Vegeta devint reine.

Sous son règne, les clans Saiyens furent unifiés pour la première fois depuis des générations. Elle instaura une discipline stricte, mettant fin aux querelles internes et réorganisant les troupes.

Malgré tout, Vegeta comprit l’importance de l’Oozaru comme une arme décisive. Là où les Sadaliens voyaient cette transformation comme une faiblesse, elle y voyait une force.

Elle proclama ceci :

« Ce que les Sadaliens considèrent comme une régression, nous le transformerons en victoire. Ils craignent leur propre pouvoir. Nous n’avons pas ce luxe. Chaque pleine lune, nous leur rappellerons qu’ils ont choisi d’être faibles. »

Parallèlement aux transformations en Oozaru, les Saiyens se perfectionnèrent également dans les arts martiaux. Bien que la discipline ne fût pas leur fort dans les entraînements, leur instinct naturel pour le combat et leur brutalité compensèrent largement cette faiblesse. Les Sadaliens, de leur côté, excellaient également dans les arts martiaux, combinant leur technique raffinée à leurs armes et attaques de Ki, mais ils restaient inférieurs en termes de pure endurance face à leurs adversaires du Nord.

Mais les Sadaliens ne se laissèrent pas submerger sans riposter. Leurs généraux élaborèrent des tactiques visant à exploiter les failles des Saiyens. Utilisant des armes d’énergie concentrée, des pièges sophistiqués et des formations de combat martiales précises, ils infligèrent plusieurs défaites aux Saiyens, ralentissant leur avancée. Cependant, ces victoires furent de courte durée. Vegeta, stratège accomplie, ajustait rapidement ses plans, apprenant de chaque défaite pour perfectionner ses attaques.

En l’an 634, sous le règne de Vegeta, les Saiyens remportèrent plusieurs victoires décisives. Sous son commandement, leurs forces assiégèrent les principales villes Sadaliennes, coupant leurs lignes de ravitaillement et affaiblissant leur moral. Chaque bataille rapprochait un peu plus les Saiyens de leur objectif ultime : la domination totale.

La guerre atteignit son paroxysme l’année suivante, lorsque les Saiyens lancèrent une offensive massive contre la capitale Sadalienne. Le siège dura plusieurs mois, mais l’issue était inévitable. Les Sadaliens, épuisés et dépassés, furent incapables de résister à la furie de leurs ennemis. Lorsque la capitale tomba, ce fut un massacre.

Les survivants Sadaliens furent traqués et éliminés sans pitié. Quelques-uns, dans un ultime acte de survie, se déguisèrent en Saiyens, coupant leur queue et adoptant les coutumes de leurs ennemis pour échapper à la purge. Ces réfugiés, rares et dispersés, disparurent dans l’anonymat, leur culture et leur peuple anéantis.

La guerre prit fin.

Vegeta, désormais reine incontestée, célébra la victoire des Saiyens. Le Nord et le Sud de Sadala étaient enfin unifiés sous une seule bannière, marquant le début d’une nouvelle ère. Les terres fertiles du Nord, autrefois le cœur de la prospérité Sadalienne, devinrent le symbole de la domination Saiyenne.

Cependant, cette victoire n’était pas sans conséquences. La planète Sadala, ravagée par des années de guerre, était en ruines. Les Saiyens, bien qu’excellents pour détruire, éprouvaient des difficultés à reconstruire. Même avec l’aide de quelques artisans et personnes formées par les Sadaliens, leur aptitude naturelle pour la destruction surpassait de loin leurs compétences en création et organisation. Sadala, bien que conquise, portait encore les stigmates de la guerre, reflétant la dualité d’un peuple forgé dans le chaos et la violence.

* * * * * * *

Des semaines s’étaient écoulées depuis la fin de la grande guerre qui avait déchirée la planète Sadala. La victoire des Saiyens avait laissé la planète en ruines, et le peuple, épuisé par des années de conflits, peinait à se relever. Les bâtiments effondrés jonchaient les plaines, les terres autrefois fertiles étaient brûlées ou stériles, et les Saiyens eux-mêmes semblaient perdus dans ce monde qu’ils avaient conquis mais qu’ils ne savaient pas reconstruire.

La reine Vegeta, cependant, restait une figure imposante. Assise sur un trône endommagé dans une salle presque en ruines, elle fixait d’un regard perçant les rares Saiyens assez téméraires pour la défier. Depuis sa montée au pouvoir, plusieurs guerriers avaient tenté de prendre sa place, croyant pouvoir profiter de la faiblesse temporaire du peuple. Mais leur arrogance leur avait coûté cher. À chaque tentative de renversement, Vegeta les éliminait avec une facilité déconcertante, renforçant sa position de leader incontestée.

Un jour, alors que la reine était seule dans la salle du trône, un léger bourdonnement brisa le silence. Un robot minuscule, de la taille d’une abeille, passa par un trou béant dans le plafond et vola jusqu’à se poser devant Vegeta. Elle fronça les sourcils, intriguée.

La machine s’activa et une voix claire, presque humaine, émana d’elle :

— Salutations. Je suis une unité envoyée par la Patrouille Galactique.

Vegeta haussa un sourcil.

— La quoi ?

Le robot continua, imperturbable.

— La Patrouille Galactique est une organisation chargée de maintenir la paix et l’ordre dans l’univers. Nous surveillons les conflits et intervenons lorsque cela est nécessaire. Nous avons observé le récent conflit sur cette planète depuis notre quartier général.

La reine resta silencieuse un instant, digérant ces informations.

— L’univers ? Explique-toi.

Le robot, comme s’il avait prévu la question, projeta une image holographique montrant des étoiles, des galaxies et des planètes.

— Votre monde, Sadala, fait partie d’un vaste univers composé de milliards de galaxies. Chaque galaxie contient des milliers de planètes, certaines habitées, d’autres non. La Patrouille Galactique opère dans de nombreuses régions pour protéger ces mondes.

Vegeta croisa les bras, une lueur d’intérêt dans les yeux.

— Et pourquoi êtes-vous ici ?
— Nous avons observé le conflit de votre planète. Nous arriverons dans trois jours pour vous apporter notre aide à la reconstruction.

Un sourire fin se dessina sur les lèvres de la reine.

— Puis-je demander combien de personnes vous pouvez envoyer pour nous aider ? Nous avons besoin de main-d’œuvre.
— Autant que nécessaire, répondit le robot avant de s’envoler dans le ciel, disparaissant aussi vite qu’il était arrivé.

Vegeta se tourna alors vers son conseiller, un Saiyen vieillissant aux traits marqués par les batailles. Elle afficha un sourire maléfique.

— Nous venons de trouver une solution. Prépare les autres.

Trois jours plus tard, une flotte de vaisseaux de la Patrouille Galactique atterrit sur Sadala. Les Saiyens, sur ordre de la reine, accueillirent les étrangers avec des sourires forcés et des salutations respectueuses. Vegeta elle-même se présenta avec une courtoisie feinte, serrant la main des officiers et exprimant sa gratitude pour leur aide.

Pendant plusieurs jours, les Saiyens jouèrent leur rôle à la perfection. Ils aidèrent les patrouilleurs à déblayer les débris, reconstruire des bâtiments et distribuer des ressources. Mais derrière cette façade de coopération, Vegeta avait un plan. Tandis que certains Saiyens travaillaient aux côtés des patrouilleurs, d’autres infiltraient leurs rangs, posant des questions innocentes sur leurs vaisseaux, leurs technologies, et les mystères de l’univers. Ils apprirent l’existence des Kaiō, des Kaioshins, et des races capables de survivre dans le vide spatial.

Un jour, Vegeta aborda un patrouilleur avec une demande spécifique.

— Nous avons repéré un étrange animal à la peau très dure entre la forêt et le désert. Il s’agit peut-être d’une « navette » comme vous l’appelez.

Intrigué, le patrouilleur accepta de l’accompagner pour vérifier l’objet. Il avait une peau orange et une moustache plus foncée en plus de son uniforme officielle de la fameuse Patrouille. La reine mena l’officier dans une région à l’écart, où les plaines desséchées s’étendaient à perte de vue, bordées par une forêt dense d’un côté et des dunes de sable de l’autre. Cette zone, autrefois riche en ressources naturelles, portait encore les cicatrices de la guerre : des cratères de Ki, des carcasses de bêtes calcinées et des vestiges de campements abandonnés.

Au centre de cette désolation, une sphère métallique reposait sur ses pattes, à moitié ensevelie sous le sable.

— Cela ressemble à une sonde Tsufule, déclara le patrouilleur après avoir examiné l’appareil.
— Et leur planète ? Où se trouve-t-elle ? demanda Vegeta, feignant l’ignorance.

Le patrouilleur consulta un gadget dans sa main, semblable à un galet, cherchant la localisation exacte. Après un moment, il réussi à trouver les coordonnées de cette dernière.

Elle hocha la tête avec un sourire, puis, levant la main vers le ciel, tira une vague de Ki lumineuse.

Le patrouilleur recula, surpris.

— Pourquoi avez-vous fait ça ?
— Un scorpion volant. Il allait vous attaquer, répondit-elle d’un ton convaincant. Mais en réalité, ce tir était un signal.

À la capitale, les Saiyens se mirent à l’attaque. En un instant, ce qui avait semblé être une collaboration harmonieuse se transforma en un bain de sang. Les guerriers Saiyens, déchaînés, utilisèrent leur force brute et leurs vagues de Ki pour submerger les patrouilleurs, volant leurs vaisseaux et capturant quelques otages pour les piloter.

Dans la zone isolée, le patrouilleur avec Vegeta reçut un appel urgent.

— Nous sommes attaqués ! Les bombes à extinction ne fonctionnent pas sur eux !

Vegeta, impassible, répondit avec un calme glacé :

— Les scorpions volants sont nombreux cette saison. Vous devriez rejoindre vos camarades.

Le patrouilleur, confus mais obéissant, suivit Vegeta vers la capitale. Mais lorsqu’ils arrivèrent, il fut horrifié par ce qu’il vit. Des corps jonchaient le sol : quelques Saiyens, mais surtout des patrouilleurs galactiques, massacrés dans une violence indescriptible. En arrière-plan, des batailles faisaient encore rage, des tirs de pistolets lasers se mêlant aux explosions de Ki.

Le patrouilleur se tourna vers elle, cherchant une explication. Mais avant qu’il ne puisse dire un mot, elle arracha le gadget de sa paume, le tenant dans sa main comme un trophée.

— J’ai besoin de ça, déclara-t-elle froidement.

Il tenta de réagir, mais elle était plus rapide. En une fraction de seconde, elle planta une lame de Ki dans sa poitrine, l’abattant sans une once de remords.

— En revanche, je n’ai plus besoin de toi. Murmura-elle alors qu’il tombait à genoux, son regard rempli de confusion et de douleur

Vegeta tourna les talons, le gadget en main, alors que les cris des derniers patrouilleurs se mêlaient au rugissement triomphal de ses guerriers. Les Saiyens, bien que brisée, avaient trouvé un moyen de les propulser bien au-delà des limites de leur monde.

* * * * * * *

Des jours après avoir exterminé les derniers vestiges de la Patrouille Galactique sur Sadala, le peuple Saiyen entreprit un nouveau chapitre de son histoire : l’exode. Leur planète, en ruines, ne pouvait plus les soutenir.

Dans les immenses étendues de Sadala, les Saiyens s’affairaient à préparer les vaisseaux volés. Ces engins, bien plus avancés que tout ce qu’ils avaient connu, étaient à peine compris par leurs nouveaux propriétaires. Heureusement, les otages capturés — une femme à la peau jaune au visage délicat et un homme à la peau épaisse et hérissée de piques — avaient été contraints de leur enseigner les bases du pilotage.

Alors qu’ils s’apprêtaient à embarquer, Vegeta rassembla son peuple et ordonna un dernier changement.

— Abandonnez vos armures, déclara-t-elle, sa voix résonnant comme un ordre incontestable.

Un guerrier Saiyen, perplexe, s’avança.

— Pourquoi s’en débarrasser ? Elles sont le symbole de notre force.

La reine sourit légèrement.

— Parce que nous ne voulons pas montrer notre force, du moins pas encore. Enfilez ces peaux de bêtes. Nous devons paraître primitifs, faibles et insignifiants. Cela fera baisser la garde de nos ennemis et leur donnera un faux sentiment de supériorité.

Les Saiyens, bien qu’intrigués, s’exécutèrent. Ils troquèrent leurs armures imposantes contre des vêtements grossiers faits de peaux de bêtes, donnant l’apparence d’un peuple sauvage et rudimentaire.

Une fois les préparatifs terminés, les Saiyens montèrent à bord des vaisseaux. Les otages furent répartis dans le vaisseau principal où se trouvait Vegeta. La femme à la peau jaune semblait inquiète, tandis que l’homme hérissé, malgré ses blessures, regardait autour de lui avec défiance.

Les moteurs des vaisseaux grondèrent, et les Saiyens quittèrent leur planète natale, leurs regards tournés vers l’horizon cosmique.

* * * * * * *

Pendant deux jours, Vegeta passa la majeure partie de son temps avec ses otages, les interrogeant avec une précision glaçante.

— Quelle est la nature de cette planète Plant ? demanda-t-elle en fixant l’homme.
— C’est une planète verdoyante, riche en ressources. Elle est gouvernée par un système complexe, répondit-il, la voix tremblante mais digne.

La reine leva un sourcil.

— Complexe ? Précisez.

L’homme déglutit avant de répondre.

— Plant est dirigée par trois rois, une reine, et un grand roi qui sert de figure centrale pour maintenir l’équilibre. Ils n’ont pas d’armée proprement dite mais s’appuient sur une technologie avancée pour leur défense.

Vegeta nota mentalement chaque détail, un sourire satisfait sur les lèvres. À chaque question, elle réaffirmait son contrôle, promettant aux otages qu’ils seraient libérés une fois leur mission accomplie.

Une fois que les vaisseaux approchaient de l’orbite de Plant, Vegeta rassembla les Saiyens par communication interne.

— Préparez-vous, déclara-t-elle avec une voix autoritaire.

L’homme hérissé fronça les sourcils.

— Se préparer à quoi ? demanda-t-il, méfiant.

La reine se tourna lentement vers lui, un sourire glacé étirant ses lèvres.

— Au crash.

Les otages protestèrent immédiatement.

— Et votre promesse de nous libérer ? hurla l’homme, la colère brûlant dans ses yeux.
— Ah, c’est vrai, j’avais oublié… dit Vegeta en roulant des yeux, le geste exagéré pour ridiculiser son captif.

Sans attendre, elle leva une main et tira un rayon d’énergie qui traversa la tête du patrouilleur. Il s’effondra, inerte, son corps hérissé de piques tombant lourdement au sol.

— La mort est une forme de liberté, murmura Vegeta avec une voix douce.

La patrouilleuse, paralysée par la peur, fixa la Saiyenne avec des yeux écarquillés. La reine s’approcha lentement d’elle, s’accroupissant à son niveau.

Un long silence passa, seulement rompu par les tremblements de cette dernière. La proximité de la reine était oppressante.

La patrouilleuse détourna légèrement la tête, son corps raidi par un mélange de peur et de colère. Ses joues étaient encore trempées de larmes qu’elle ne parvenait pas à retenir, mais l’idée que cette femme sadique puisse s’en amuser la révoltait. Vegeta, impassible, saisit doucement son menton d’une main ferme et le ramena en place, obligeant leur regard à se croiser.

— Ne détourne pas les yeux, ordonna la reine d’un ton bas, presque murmuré, mais chargé d’une autorité implacable.

La patrouilleuse, frémissante, n’eut d’autre choix que d’obéir. Vegeta inclina légèrement la tête, observant chaque trait de son visage avec une intensité troublante. Puis, lentement, elle passa sa langue sur une larme qui roulait sur la joue de sa victime, un sourire ambigu naissant sur ses lèvres.

—Même dans la douleur, tu restes belle, murmura-t-elle, sa voix douce mais empreinte d’une ironie mordante.

La patrouilleuse recula instinctivement, son estomac se nouant de dégoût et d’impuissance, mais elle était clouée sur place par la peur viscérale qu’inspirait cette femme. Ses émotions tourbillonnaient : la honte d’être réduite à un tel état, la rage de ne pouvoir réagir, et une terreur sourde face à l’imprévisibilité de Vegeta.

La reine se redressa avec une lenteur calculée, laissant planer un silence insupportable, comme si elle savourait l’effet qu’elle avait sur la patrouilleuse. Elle se détourna finalement, s’éloignant de quelques pas, puis s’immobilisa brusquement.

— Dommage que ce monde n’ait pas de place pour toi, souffla-t-elle sans se retourner.

Sa queue, jusqu’alors enroulée autour de sa taille, se déroula lentement, s’éleva avec une grâce mortelle, et avant que la patrouilleuse ne puisse comprendre, un rayon de Ki jaillit, transperçant son cœur. Le corps s’effondra sans un bruit, et Vegeta, indifférente, continua son chemin, ses pas résonnant dans la pièce silencieuse.

— Il est temps pour moi de goûter à autre chose : la victoire, conclut-elle, un sourire narquois sur les lèvres, avant de quitter la pièce.

La reine des Saiyens se dirigea alors vers les commandes du vaisseau principal. Elle activa le système de communication interne, sa voix résonnant dans tous les autres vaisseaux.

— Guerriers, levez les yeux vers votre avenir, déclara-t-elle, nous avons quitté notre monde en ruines pour en conquérir un nouveau. Mais avant de le faire nôtre, nous devons montrer à ses habitants ce qu’il en coûte de nous sous-estimer.

Elle marqua une pause, savourant l’anticipation palpable de son peuple. Puis, avec un éclat de triomphe dans la voix, elle cria :

— Écrasez-vous !

Tous les vaisseaux Saiyens obéirent à l’unisson, plongeant en piqué à toute vitesse vers la surface de Plant. L’atmosphère s’enflamma autour des engins, les transformant en météores menaçants, annonciateurs d’une invasion dévastatrice.

Dans le cockpit, Vegeta observa les flammes qui léchaient les hublots avec un sourire satisfait.

— Plant… prépare-toi à rencontrer tes nouveaux maîtres, se murmura-t-elle.
Dernière édition par Gakin le Sam Août 23, 2025 18:55, édité 2 fois.
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Re: The Vegeta Dynasty [+16]

Messagepar Gakin le Ven Mai 09, 2025 18:47

CHAPITRE 2 – UN ATTERRISSAGE PRESQUE EN DOUCEUR


La matinée était encore fraîche sur la planète Plant. La lumière du jour baignait déjà la surface rugueuse, révélant ses montagnes imposantes et ses vastes forêts. Soudain, des vaisseaux de la Patrouille Galactique déchirèrent le ciel et s’écrasèrent violemment, faisant trembler le sol dans un vacarme assourdissant. Des bâtiments s’effondrèrent sous l’impact, des habitants furent balayés par l’explosion. La planète semblait vivre un cauchemar silencieux, le paysage désolé n’était plus qu’un champ de ruines, de carcasses fumantes et de débris métalliques.

Parmi les Saiyens, les survivants émergeaient difficilement des navettes fracassées. Plusieurs d’entre eux portaient des blessures visibles : des plaies ouvertes, des membres cassés, des visages couverts de sang et de poussière. Certains se soutenaient les uns les autres, titubants, tandis que d’autres, allongés sur le sol, ne se relèveraient plus jamais. Le crash avait été violent, coûtant la vie à plusieurs guerriers, et même les plus robustes n’en étaient pas sortis indemnes.

Des silhouettes massives, coiffées de crinières rebelles et vêtues de peaux de bêtes, se regroupèrent autour de leur reine. Vegeta s’avança avec assurance malgré de fines coupures sur l’ensemble du corps. Son regard perçant balayait les environs, jaugeant la situation avec la précision d’un prédateur.

Les Tsufuls, bien plus petits, fixaient ces étrangers d’un air inquiet. L’apparition soudaine et brutale des Saiyens avait suffi à semer la panique.

Vegeta leva lentement les mains, dans un geste de soumission calculé. Son port de tête, sa posture... Rien en elle ne respirait réellement l’humilité. Derrière elle, ses guerriers imitèrent son mouvement à contrecœur, bien conscient du rôle qu’ils devaient jouer.

Une voix tremblante fendit le silence.

— Arrêtez-vous là ! Qui êtes-vous ? Pourquoi êtes-vous ici ?

Une demi-douzaine de soldats Tsufuls apparut, armes levées, prêtes à tirer. Leurs détecteurs énergétiques affichaient des relevés affolants. Ils encerclèrent les Saiyens, adoptant la formation de chasseurs traquant une bête féroce. Les guerriers de Vegeta se contentèrent d’échanger des regards silencieux, nullement impressionnés.

D’un ton assuré, la reine déclara :

— Je suis Vegeta, souveraine des Saiyens. Nous venons en paix.

Un rire sans joie s’échappa du soldat qui semblait diriger le groupe.

— En paix ? Votre arrivée a détruit des bâtiments, causé des morts. Si c’est ainsi que vous définissez la paix, je n’ose imaginer ce qu’est votre guerre.

Vegeta ne cilla pas.

— Nous fuyons une menace qui a ravagé notre planète, dit-elle en posant brièvement les yeux sur ses propres blessés. La Patrouille Galactique nous a secourus et escortés ici, mais nos vaisseaux étaient trop endommagés… Nous nous sommes écrasés en catastrophe. Nous avons perdu beaucoup des nôtres.

Son ton était calme, posé, empreint d’une détresse feinte mais crédible.

Les soldats échangèrent des regards méfiants.

— Et où sont les patrouilleurs, alors ? lança l’un d’eux. Je n’en vois aucun.

Autour d’eux, les Tsufuls s’étaient rapprochés, murmurant entre eux. Leurs yeux ne quittaient pas les Saiyens, méfiants.

Vegeta poussa un soupir étudié, baissant légèrement la tête.

— Ils sont morts, répondit-elle avec gravité. Deux d’entre eux n’ont pas survécu au crash. Les autres se sont sacrifiés pour que nous puissions fuir.

Elle mentait avec une aisance déconcertante, fixant le soldat droit dans les yeux. Ce dernier hésita, son regard allant de la reine à ses hommes. Ses doigts se crispèrent sur son arme.

— Une attaque ennemie, hein ? fit-il, sceptique. Difficile à croire…

Les autres soldats hochèrent la tête. La méfiance transpirait de leur posture. Mais Vegeta perçut aussi une faille : l’incertitude.

— C’est la vérité, insista-t-elle. Regardez-nous, nous avons déjà payé le prix fort. Nous avons perdu des vies, nous ne cherchons qu’un endroit où survivre.

Sa voix était teintée d’un désespoir maîtrisé, jouant parfaitement le rôle de la souveraine exilée.

Le soldat la toisa encore un instant, puis lâcha finalement :

— Vous avez causé des dégâts considérables… Nous allons vous escorter jusqu’à la capitale centrale. Le Conseil décidera de votre sort. Mais ne tentez rien de suspect.

Vegeta esquissa un léger sourire avant d’acquiescer. Puis, pivotant légèrement, elle s’adressa à ses guerriers d’un ton ferme :

— Je veux que chacun de vous reste ici. Aucun mouvement sans autorisation.

Son regard appuya son ordre, et bien que contrariés, les Saiyens s’exécutèrent. Ils savaient que, pour l’instant, le jeu de la reine était leur meilleure chance de survie… et de conquête.

* * * * * * *

Dans la capitale centrale, le palais du Grand Roi Tarin se dressait avec majesté, imposante structure de pierre claire dont l’architecture ancienne reflétait les premières lueurs du jour. En son sein, les souverains Tsufuls prenaient place dans une vaste salle, leurs trônes alignés de part et d’autre de celui du Grand Roi, encore inoccupé.

Ils étaient tous là : Kashi, le roi de l’Est, au regard sombre et à la posture raide ; Naba, la reine du Sud, nonchalamment installée, son sourire en coin révélant un amusement constant ; Zak, le souverain de l’Ouest, dont l’attitude désinvolte tranchait avec l’atmosphère tendue ; et enfin Mika, le roi du Nord, observateur silencieux dont les yeux perçants captaient chaque détail.

Seul le Grand Roi Tarin manquait encore à l’appel. Il devait être informé de la situation avant de rejoindre le conseil.

— Ces Saiyens sont une menace ! grogna Kashi, les poings serrés. Ils ont détruit nos terres, tué nos hommes... Nous devrions les éliminer sur-le-champ !

Premier à exprimer son irritation, il fixait ses homologues d’un regard dur. Sa courte barbe blanche accentuait l’âpreté de ses traits, tandis que sa stature imposante dominait la salle.

— Oh, Kashi, cesse donc de faire l’enfant, rétorqua Naba en riant légèrement. Ce ne sont que des bêtes égarées. Laissons-les là et oublions-les, c’est tout.

Vêtue d’une robe émeraude aux reflets soyeux, elle croisa les jambes avec indolence. Ses cheveux blancs s’échappaient d’un chignon lâche, et son expression moqueuse ne la quittait jamais.

— Ou bien, ajouta Zak avec un sourire espiègle, nous pourrions les forcer à combattre dans des arènes. Après tout, quel meilleur usage pour du bétail ?

Son éclat de rire résonna dans la pièce. Paré d’habits richement brodés d’or et d’argent, il affichait son insouciance avec ostentation, ses yeux pétillants de malice. Sa chevelure blonde était toujours impeccablement coiffée. Zak était un provocateur né, cherchant toujours à provoquer les autres, même dans des moments graves comme celui-ci.

— Nous devrions éviter de nous précipiter, intervint enfin Mika, d’un ton mesuré. Oui, ils sont une menace... mais peut-être pas de la façon dont nous le pensons.

Les autres se tournèrent vers lui. Son visage impassible ne trahissait aucune émotion, mais son regard scrutait chacun de ses pairs, pesant leurs réactions.

Soudain, la grande porte s’ouvrit avec fracas.

Le Grand Roi Tarin fit son entrée, imposant dans sa longue cape aux tons sobres. Sa moustache blanche encadrait un sourire indulgent, bien que ses épaules voûtées trahissent une certaine fatigue. Il s’avança d’un pas assuré jusqu’à son trône, et d’un même mouvement, tous se levèrent en signe de respect.

— Mes amis, lança-t-il d’une voix chaleureuse, la journée commence bien, n’est-ce pas ?

Un léger rire accompagna ses paroles, dissipant un instant la tension.

— Vous trouvez cela amusant ? gronda Kashi, visiblement peu enclin à plaisanter. Ces envahisseurs ont massacré les nôtres et dévasté nos terres. Nous devons agir !
— Je comprends ta colère, Kashi, répondit Tarin avec calme. Mais nous précipiter dans un conflit pourrait être plus dangereux encore.

Sa voix était posée, chaque mot soigneusement choisi.

— Seriez-vous en train de les défendre, Grand Roi ? siffla Naba, son sourire toujours accroché à ses lèvres. Qui sait ce qu’ils nous cachent ?
— Peut-être, admit Tarin, son regard balayant l’assemblée. Ou peut-être sont-ils simplement des êtres perdus. Dans tous les cas, ils sont déjà ici.

Zak haussa un sourcil.

— Et si cette soi-disant menace qu’ils fuient, c’était nous ?
— Ou s’ils n’étaient que de simples sauvages, ajouta Naba, désinvolte. Nous pourrions tout aussi bien les laisser mourir dans leur propre misère.
— Ce que nous voyons n’est peut-être qu’une façade, fit remarquer Tarin. Ils peuvent cacher quelque chose... ou ne rien cacher du tout.

Mika, resté silencieux jusqu’alors, prit la parole d’un ton grave :

— Et s’ils étaient là pour nous espionner, nous observer avant de nous attaquer ?

Tarin hocha la tête, pensif.

— C’est une possibilité. Mais nous manquons d’informations. Tirer des conclusions hâtives serait une erreur. Nous devons les surveiller, les étudier.

Il marqua une pause, laissant ses paroles s’imprimer dans les esprits. Puis, après un dernier regard à l’assemblée, il ordonna d’une voix ferme :

— Faites-la entrer.



**************************************************


=== Le coin information ===

Kashi [ カシ ] : provient de cassis

Naba [ ナバ ] : provient de banane

Zak [ ザク ] : provient de grenade en japonais

Mika [ みか ] : provient de mandarine en japonais

Tarin [ タリン ] : provient de nectarine
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Re: The Vegeta Dynasty [+16]

Messagepar Gakin le Sam Mai 24, 2025 19:22

CHAPITRE 3 – NOUVEAU FOYER


La lumière tamisée des cristaux suspendus baignait la grande salle d’audience d’une lueur douce. Face au trône du Grand Roi Tarin, Vegeta se tenait droite, les mains jointes dans une posture mesurée, oscillant entre humilité et autorité. Elle arborait toujours ses vêtements de peaux, rappel discret de son prétendu statut de réfugiée primitive. Les autres souverains Tsufuls, installés sur leurs sièges surélevés, entouraient Tarin, leur petite taille contrastant avec la stature imposante de la Saiyenne.

Leurs expressions trahissaient diverses émotions. Zak, avachi, les mains croisées derrière la tête, semblait désintéressé, son regard vagabondant dans la pièce. Naba affichait un sourire cynique, sa méfiance presque palpable. Mika, quant à lui, restait en retrait, scrutant la Saiyenne avec une intensité silencieuse. Kashi, fidèle à lui-même, restait rigide, lèvres pincées, l’air peu convaincu.

D’un pas mesuré, Vegeta s’approcha et inclina légèrement la tête, un sourire poli effleurant ses lèvres.

— Grand Roi Tarin, dit-elle d’un ton maîtrisé, je vous remercie de votre accueil. Je sais combien la présence de mon peuple représente un fardeau.

Tarin croisa les doigts devant lui, son visage exprimant à la fois sérieux et une légère fascination.

— Votre arrivée n’a pas été sans conséquences. Vos vaisseaux ont causé des dégâts, des pertes... Nous devons décider de la meilleure façon de gérer cette situation.

Vegeta adopta un ton doux, presque charmeur.

— Votre sollicitude vous honore, Grand Roi. Peu de dirigeants auraient fait preuve d’autant de compassion envers des étrangers, surtout après un tel drame.

Ses mots semblaient frapper juste. Tarin se redressa légèrement, flatté mais méfiant. Avant qu’il ne puisse répondre, Kashi intervint, frappant l’accoudoir de son siège.

— Le carnage causé par vos vaisseaux est une insulte à notre hospitalité avant même qu’elle ne soit offerte !

Vegeta baissa légèrement la tête, ses yeux tristes et sa voix modulée d’une fausse sincérité.

— Votre colère est légitime. Nous avons eu à peine le temps de stabiliser nos vaisseaux. Chaque manœuvre était une lutte désespérée contre la gravité et le chaos. Croyez-moi, si nous avions pu éviter ces pertes, nous l’aurions fait.

Zak esquissa un sourire provocateur.

— Curieux tout de même… Vos guerriers semblaient bien organisés après cet « accident ». Ce n’est pas vraiment l’attitude de réfugiés égarés, si vous voulez mon avis.

Vegeta soutint le regard de Tarin en répondant d’une voix sereine :

— Nous sommes des Saiyens. Nos instincts de survie et notre discipline nous ont permis de réagir rapidement. Certes, nous n’avons pas votre technologie, mais nous savons protéger les nôtres.

Naba croisa les bras, sa voix teintée d’ironie.

— Oh, et vous les avez bien protégés. D’ailleurs, vos propres morts ne semblent pas vous affecter. Si nous avions perdu autant des nôtres, nous en serions bouleversés.

Un murmure d’approbation parcourut l’assemblée. Même le Grand Roi fronça légèrement les sourcils, guettant la réaction de la sauvageonne.

Vegeta détourna le regard comme si une douleur intérieure l’habitait, puis inspira profondément avant de répondre, sa voix basse et empreinte d’un ton solennel :

— Nous avons une autre manière de porter le deuil. Nos pertes sont gravées dans nos cœurs, mais nous refusons de nous laisser submerger. Ceux qui sont tombés… sont morts en guerriers. Leur rendre hommage par des larmes serait un affront à leur mémoire.

Sa voix trembla subtilement, simulant une émotion contenue. Un silence s’installa, rompu par Zak, toujours prêt à jeter une remarque provocante.

— Donc, plutôt que de pleurer, vous partez en quête de nouveaux ennuis pour honorer vos morts ?

Mika, jusque-là discret, murmura presque de manière presque inaudible :

— Peut-être considèrent-ils même ce crash comme une victoire…

Vegeta ne répondit pas immédiatement, laissant le poids des accusations planer dans l’air. Puis, elle leva les yeux vers Tarin, inclina légèrement la tête, et parla avec une maîtrise qui lui était propre.

— Chaque culture a ses propres traditions. Je ne m’attends pas à ce que vous compreniez la nôtre. Mais sachez que nous vous sommes infiniment reconnaissants de nous permettre de survivre, malgré les dommages causés. Nous avons une dette envers vous.

Tarin l’observa longuement, cherchant à percer son masque.

— Bien. Nous allons discuter de votre sort. Veuillez nous attendre ici.

Elle hocha la tête, tandis que l’ensemble des souverains s’en allait délibérer dans une salle annexe.

Tarin balaya l’assemblée du regard avant de déclarer :

— Si leur récit est véridique, nous ne pouvons pas les laisser errer indéfiniment. Ils doivent trouver un endroit où se stabiliser, au moins temporairement.

La Reine Naba tapota nerveusement le bord de la table.

— Temporairement ? lança-t-elle d’un ton acerbe. Nos ressources ne sont pas infinies, Grand Roi. Pourquoi devrions-nous les supporter plus longtemps que nécessaire ?

Le Roi Kashi, toujours aussi provocateur, croisa les bras.

— Pourquoi ne pas les envoyer dans les plaines du Nord ? suggéra-t-il. Elles sont suffisamment isolées pour qu’ils ne dérangent personne.

Mika réagit aussitôt, son regard perçant fixé sur lui.

— Les plaines du Nord ? répliqua-t-il. Elles sont essentielles à nos projets agricoles. Ce n’est pas une solution viable.

Un sourire amusé effleura les lèvres de Zak, le Roi de l’Ouest. Ses doigts tambourinèrent sur le bois poli de la table.

— Et les grottes ? proposa-t-il. Celles des anciens habitants de la planète. Abandonnées depuis des générations, elles sont assez éloignées pour éviter tout problème.

Le Grand Roi hocha lentement la tête.

— Les grottes des Anciens… Une idée intéressante. Elles sont naturellement fortifiées, ce qui limiterait les risques d’incidents avec notre peuple. De plus, ce choix enverrait un message clair : ils sont ici en tant qu’hôtes, pas comme nos égaux.

Zak éclata de rire.

— Parfait ! s’exclama-t-il. Ils vivront comme de véritables primitifs. Après tout, cela correspond bien à l’image qu’ils projettent, non ?

Tarin fronça les sourcils mais ignora la provocation. Il se tourna vers Mika, le plus pragmatique du groupe.

— Qu’en pensez-vous ?

Mika acquiesça lentement.

— C’est une solution acceptable. Elle limite les troubles, mais il faudra les surveiller de près. Je ne leur fais pas confiance.

Un sourire narquois étira les lèvres de Naba.

— Personne ne leur fait confiance, souffla-t-elle. Ils nous disent simplement ce que nous voulons entendre. Mais au moins, cette solution nous évite une révolte de nos citoyens.

Tarin conclut d’un ton grave :

— Alors c’est décidé. Les Saiyens seront installés dans les grottes des Anciens. Il se tourna vers Zak. Vous superviserez leur installation. Puis vers Mika. Vous organiserez des patrouilles régulières pour surveiller leurs activités.

L’assemblée échangea des regards entendus. La décision était prise.

De retour dans la salle d’audience, Tarin prit la parole à nouveau.

— Reine Vegeta, votre peuple est en position précaire. Nous avons longuement débattu. Nos ressources sont limitées, et vos pertes ne sont pas sans impact pour nous.

Vegeta s’avança légèrement, captant toute l’attention du roi. Les gardes s’agitèrent, mais Tarin leva la main pour les calmer.

— Grand Roi, nous ne demandons qu’une chose : un refuge. Un lieu où reconstruire nos vies. Je suis prête à prouver notre bonne foi.

Son regard brillant et sa voix douce captivaient le souverain. Le Grand Roi, bien qu'encore méfiant, ne pouvait s’empêcher d’être intrigué par cette femme. Après un instant de réflexion, il répondit d’un ton mesuré :

— Vos paroles sont convaincantes. Mais elles ne suffisent pas. Nous devrons surveiller votre peuple de près. Il vous faudra respecter les règles de notre société.
— Nous en avons pleinement conscience. Je vous assure que les Saiyens sauront s’en montrer dignes.

Elle s’inclina légèrement, un geste calculé pour montrer une gratitude feinte tout en attirant l’attention sur sa posture gracieuse. Les autres dirigeants échangèrent des regards, certains plus sceptiques que d’autres.

Mika, calme mais méfiant, prit la parole :

— Nous espérons que vos actions parleront aussi bien que vos mots.

Vegeta s’adressa alors à l’assemblée.

— Vos inquiétudes sont fondées. Mais sachez que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour mériter votre confiance. Je ne demande qu’une chance.

Ses yeux s’attardèrent un instant de plus sur Tarin, insufflant à ses mots une chaleur subtile. Bien qu’habitué aux flatteries diplomatiques, il sembla néanmoins troublé avant de reprendre :

— Nous avons décidé d’installer votre peuple temporairement dans les grottes des Anciens, à l’Ouest. Ces structures sont solides et assez éloignées pour éviter tout incident.

Vegeta inclina la tête respectueusement.

— Vous avez toute ma gratitude, Grand Roi. Nous n’oublierons jamais ce geste.

Elle fit un pas en arrière, son sourire subtil ne quittant pas son visage. Avant de quitter la salle, elle se tourna une dernière fois vers lui et ajouta, d’une voix presque caressante :

— Je suis convaincue que nos peuples peuvent prospérer ensemble, sous votre sage gouvernance.

Tarin, toujours sur ses gardes, ne put s’empêcher d’être charmé par ces paroles. Il finit par répondre, plus doucement

— Nous verrons, Reine Vegeta. Pour l’instant, votre peuple a un abri. Ne nous donnez pas de raisons de regretter notre générosité.

Zak, amusé, se pencha vers Mika.

— Elle manie les mots comme une arme. Le vieux Tarin commence déjà à vaciller.

Mika acquiesça, silencieux, mais attentif.

* * * * * * *

Le cortège Saiyen, composé de quelques centaines de survivants, avançait en silence sous l'œil méfiant des soldats Tsufuls.

En tête, la Reine Vegeta marchait d’un pas assuré, le visage impassible, ses yeux fixés droit devant.

Un Saiyen s’approcha discrètement et murmura à son oreille :

— Ils nous prennent pour des bêtes.

Vegeta ne détourna pas le regard. Elle s’était déjà faite à l’idée qu’ils joueraient le rôle de victimes pour mieux s’infiltrer dans ce monde inconnu. Tout ceci n’était qu’une étape de son plan.

Un rictus fugace tordit ses lèvres.

— Laissez-les croire ce qu’ils veulent. Cela ne fera que servir nos intérêts quand le moment viendra.

Sa voix était calme, froide, implacable. Elle baissa légèrement le ton.

— Observez tout. Chaque pierre, chaque structure, chaque machine. Nous devons comprendre leur monde avant de le prendre.

Sentant l’impatience de son interlocuteur, elle ajouta :

— Patience. Leur planète sera bientôt la nôtre.

Le convoi approchait des immenses formations rocheuses sculptées par une civilisation disparue. Elles s’élevaient telles des géants silencieux au milieu des plaines arides. Malgré leur apparence primitive, l’architecture trahissait une ingéniosité ancienne. Certains Saiyens, fascinés, échangèrent des murmures admiratifs.

Devant l’entrée béante des cavernes, Zak, qui supervisait l’installation en personne, fit un geste théâtral, son sourire narquois bien en évidence.

— Et voilà ! Votre nouveau chez-vous. Vous devriez vous sentir à l’aise, non ? Après tout, cela correspond à votre… mode de vie.

Les Saiyens restèrent silencieux. Un silence lourd, plus éloquent que n’importe quelle réplique.

Vegeta se tourna vers Zak, son regard glacé tranchant à travers l’obscurité.

— C’est parfait. répondit-elle avec un sourire poli, mais dénué de chaleur. Mon peuple est habitué aux défis. Nous ferons de ces grottes un foyer, ne vous en faites pas pour nous.

Elle pénétra dans la cavité, observant les lieux avec attention. L’air sentait la terre humide et la mousse. De vieilles torches tremblaient faiblement, projetant des ombres vacillantes sur les murs recouverts de motifs anciens. Tout ici respirait l’histoire d’un autre temps. Un contraste saisissant avec l’opulence des cités Tsufuls.

Derrière elle, les Saiyens entraient un à un. Leur posture demeurait imposante, mais l’éclat de leur puissance semblait terni par l’état dans lequel ils se trouvaient : vêtus de peaux de bêtes, la chair meurtrie et leur air fatigué. Un peuple primitif, docile et manipulable en apparence. Une illusion parfaite.

Un soldat Tsuful s’avança et déclara d’une voix neutre :

— Vous êtes autorisés à utiliser les ressources locales, mais toute tentative de quitter cette zone sera considérée comme une violation de notre accord.

Vegeta hocha la tête, son expression inchangée.

— Nous comprenons. Votre roi a été plus que généreux.

Plus loin, les Tsufuls les observaient depuis l’ombre, leurs yeux fixés sur eux avec une méfiance teintée de curiosité.

Mais les Saiyens n’y prêtaient pas attention. Ils étaient déjà en train de s’installer. Certains exploraient les cavernes à la recherche d’abris adéquats, d’autres allumaient des feux pour briser l’obscurité. De petits groupes faisaient des allers-retours entre les débris du crash et les grottes, récupérant tout ce qui pouvait leur être utile : couvertures, nourriture, outils. Rien ne devait être gaspillé.

Un jeune Saiyen s’approcha de Vegeta.

— Ma Reine, nous avons retrouvé des corps parmi les décombres. Que devons-nous faire ?

Son regard se posa sur le tas de pierres sous lequel reposaient les dépouilles mutilées. Sa voix resta ferme, impassible :

— Enterrez-les. Faites-le avec respect, mais ne perdez pas de temps.

Le Saiyen hocha la tête et s’éloigna.

Un autre, plus âgé, observa la scène avec un sourire en coin.

— Je ne les ai jamais vus aussi efficaces.

Vegeta répondit d’un ton mesuré :

— Ils pensent nous avoir réduits à l’impuissance. Mais ces grottes seront le berceau de notre renouveau.

Elle regarda son peuple s’activer avec une efficacité brutale. Les cavernes se transformaient peu à peu en campement organisé. Des cris et des rires secs fusaient, étranges échos entre les murs rocheux. Une célébration de survie déguisée en deuil.

La nuit tomba.

Le vent murmurait à travers la pierre, les insectes chantaient doucement, et le souffle rauque des cavernes emplissait l’air d’une présence oppressante. Les Saiyens s’endormaient à même le sol, luttant contre la fatigue et la douleur.

Vegeta, elle, restait debout à l’entrée de la caverne principale, le regard fixé sur l’horizon.

Un Saiyen s’approcha, les poings serrés, la voix tendue par la frustration.

— Pourquoi devons-nous attendre ici comme des prisonniers ? murmura-t-il, comme s’il craignait d’être entendu.

Sans le regarder, Vegeta répondit d’un ton tranchant :

— Parce que nous devons attendre que le moment soit propice. Pour nous. Pour eux.

Ses traits étaient marqués par la fatigue, mais son regard restait dur. Le Saiyen la fixa, défiant presque son silence.

— Et s’ils tentent quelque chose ? lâcha-t-il en lançant un coup d’œil à l’extérieur, prêt à bondir à la moindre menace.

Vegeta lui offrit un sourire énigmatique.

— Alors, nous serons prêts.

Ses yeux revinrent vers la nuit étoilée.

Les Tsufuls croyaient avoir logé un peuple brisé. Mais elle, elle voyait les Saiyens pour ce qu’ils étaient vraiment. Une meute de prédateurs. Qui attendait son heure.
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Messagepar Gakin le Ven Juin 06, 2025 16:57

CHAPITRE 4 – TSUFULS ET SAIYENS


Cela faisait plusieurs mois que les Saiyens avaient trouvé refuge sur la planète Plant. Sous l’égide du grand roi Tarin, une figure d’autorité respectée parmi les Tsufuls, les discussions avec la reine Vegeta avaient fini par aboutir à un accord fragile. Les Saiyens pouvaient désormais se déplacer librement dans trois des capitales principales — Est, Sud et Ouest —, mais la capitale Nord leur restait formellement interdite. Mika, le roi de cette région, se montrait inflexible dans sa méfiance envers les nouveaux arrivants.

Cette autorisation ne s’était pas faite sans effort. Vegeta, dans un jeu de diplomatie qu’elle maîtrisait à merveille, avait usé de son charisme et de son intelligence pour convaincre Tarin de la sincérité de son peuple. Elle avait décrit les Saiyens comme des survivants pacifiques, cherchant désespérément un nouveau foyer après avoir tout perdu.

De son côté, Tarin avait partagé des fragments de l’histoire des Tsufuls. Leur peuple, autrefois prospère sur une autre planète, avait épuisé les ressources naturelles de leur monde natal. Contraints de migrer, ils avaient découvert Plant, une planète riche en biodiversité mais marquée par une tragédie ancienne. Il y a des siècles, un empereur galactique cruel avait exterminé la race indigène de la planète, laissant derrière lui un monde déserté. Les Tsufuls avaient saisi cette opportunité pour s’y établir, reconstruisant avec méthode et modération, veillant à ne pas reproduire les erreurs de leur passé.

À mesure que les discussions progressaient, Vegeta enrichissait son propre récit pour rendre son histoire plus crédible. Elle avait décrit les Saiyens comme un peuple vivant en harmonie avec la nature, jusqu’à ce que la Patrouille Galactique les contacte pour demander leur aide face à une menace galactique. L’intervention des Saiyens avait coûté cher : en leur absence, des envahisseurs avaient attaqué leur planète natale, la réduisant en cendres. Tentant de reprendre leur monde, les survivants avaient été repoussés par une flotte ennemie bien organisée. Ils avaient alors fui, contraints de chercher refuge ailleurs.

Plant, selon les informations de la Patrouille, était la seule planète proche dotée de défenses suffisantes pour les protéger. Le voyage avait été périlleux, de nombreux vaisseaux ayant été détruits en chemin. Ceux qui avaient survécu avaient dû s’écraser, d’où les dégâts causés à leur arrivée. Ce récit, aussi fictif qu’il fût, avait éveillé chez Tarin une certaine compassion.

Pour Vegeta, chaque échange était une manœuvre soigneusement calculée. Elle dissimulait son mépris pour les Tsufuls derrière des sourires polis et une fausse humilité. Elle voyait dans leur organisation méthodique une faiblesse qu’elle pourrait exploiter. Ses véritables intentions restaient cachées, même si certains, comme le roi Mika, ne cachaient pas leur méfiance. Mika voyait clair dans le jeu des Saiyens. Il avertit Tarin à plusieurs reprises, lui décrivant les Saiyens comme des prédateurs déguisés en victimes.

Tarin, bien que prudent, n’était pas totalement imperméable aux inquiétudes de Mika. Il observait attentivement le comportement des Saiyens. Leur discipline, leur façon de se déplacer dans les capitales, laissait entrevoir une retenue qui trahissait leur nature. Ces visiteurs ne se contentaient pas de découvrir la culture Tsuful : ils l’étudiaient avec une minutie alarmante.

Pendant ce temps, Vegeta supervisait discrètement les activités de son peuple. Les Saiyens, sous ses ordres, se faisaient discrets, mais n’en perdaient pas une miette. Ils analysaient les structures, mémorisaient les plans des capitales et notaient chaque détail technique ou stratégique. Ces observations seraient essentielles pour la prochaine phase de leur plan.

Malgré cette surveillance constante, le Grand Roi continuait à discuter régulièrement avec Vegeta. Lors de leurs entretiens, il semblait parfois s’ouvrir davantage, partageant des récits sur les luttes et les réalisations des Tsufuls. Il espérait peut-être éveiller chez les Saiyens une admiration pour leur résilience et leur mode de vie respectueux de l’environnement.

De son côté, elle affinait son discours à chaque rencontre. Lorsqu’elle expliquait comment son peuple avait été arraché à son monde natal, elle laissait transparaître une douleur apparente, jouant sur la corde sensible de la compassion. Tarin, bien que réservé, semblait touché par cette version des faits.

La reine guerrière ne laissait jamais entrevoir ses véritables émotions. Derrière son regard impassible se dissimulait une impatience croissante. Elle considérait les Tsufuls comme un peuple faible, naïvement attaché à ses idéaux pacifistes. Leur technologie et leurs infrastructures seraient bientôt entre les mains des Saiyens, pensait-elle, mais pour l’instant, il fallait jouer le jeu.

Cependant, tout le monde n’était pas convaincu par cette façade. Mika, lors de discussions à huis clos avec Tarin, exprimait ouvertement ses doutes. Il décrivait les Saiyens comme des ennemis en devenir, attendant simplement le moment opportun pour révéler leur vraie nature.

Tarin, malgré sa prudence, semblait moins alarmé. Il pensait que les Saiyens, bien qu’impulsifs et brutaux, pouvaient être guidés vers une coexistence pacifique. Mais au fond de lui, il ne pouvait ignorer complètement les signaux d’alertes.

Pour Vegeta, ces mois de diplomatie n’étaient qu’une mise en scène, une étape nécessaire pour atteindre ses objectifs. Elle savait que la patience était sa meilleure alliée, mais chaque jour passé à sourire et à mentir la rapprochait de son véritable but. Les Saiyens n’étaient pas là pour s’intégrer. Ils étaient là pour conquérir.

La lumière douce d’un soleil déclinant baignait la cour extérieure du château du Grand Roi Tarin. Les murs, faits d’un alliage brillant que seuls les Tsufuls maîtrisaient, réfléchissaient des éclats dorés qui illuminaient l’espace. Vegeta, vêtue de ses habituelles peaux de bêtes, déambulait d’un pas lent aux côtés de Tarin. La reine Saiyenne paraissait presque détendue, mais chaque mouvement qu’elle faisait était soigneusement calculé.

Elle écoutait avec un intérêt apparent les explications du petit homme, tout en inclinant légèrement la tête pour laisser une mèche de ses cheveux tomber sur son visage. Une manière subtile de paraître captivée, tout en gardant l’attention sur elle-même.

—Vous pouvez vous transformer ? demanda-t-il, intéressé.
—Oui, à la pleine lune. Mais curieusement, on ne s’est pas transformé une seule fois dans votre monde. Avez-vous trouvé un moyen de maîtriser notre métamorphose, alors que même mon peuple n’a jamais pu la contrôler ? déclara-t-elle d’un ton mielleux, ses yeux plissés comme si elle réfléchissait intensément.

Tarin, vêtu de son habit cérémonial et arborant une posture imposante, fronça légèrement les sourcils. Il semblait flatté par l’attention de la reine, mais restait prudent.

— Mmh… Nous avons simplement appris à canaliser les énergies brutes émanant de la lune grâce à notre technologie, répondit-il.

Il parla d’une structure métallique au sommet du château de la Capitale Est. Une antenne imposante fièrement dressée, reliée à un réseau complexe d’équipements.

— Cette antenne, connectée à un laboratoire lunaire, capte les ondes brutes que la Lune émet lors de sa pleine phase. Ces ondes, que nous appelons zénos, dépassent les 17 millions d’unités en intensité. En les canalisant, nous avons réussi à les transformer en une source d’énergie utile.

Vegeta fit mine d’être impressionnée, ses lèvres s’étirant en un sourire empreint d’admiration. Elle posa une main délicate sur son propre menton, comme pour réfléchir davantage.

— Ingénieux, vraiment, s’exclama-t-elle en s’approchant légèrement, réduisant imperceptiblement la distance entre eux.

Tarin parut légèrement troublé par cette proximité soudaine, mais il se reprit rapidement.

— Mais dites-moi, comment se déroule exactement votre métamorphose ?

Elle se redressa, mettant en avant sa silhouette élégante, et lui répondit avec une voix qui semblait susurrer des secrets ancestraux :

— Lorsque nous regardons la pleine lune, une réaction se déclenche immédiatement. Nos queues deviennent tendues, comme si elles captaient une énergie que nous ne pouvons comprendre. Nos poils s’hérissent, notre corps devient incandescent, et puis... tout change. Nous sommes dans un état de transe. A cet instant, une puissance sauvage prend le dessus.

Elle fit un geste dramatique avec ses mains, simulant la grandeur de cette métamorphose, mais surtout pour attirer l’attention du roi sur les courbes de son corps. Tarin, malgré sa discipline, sentit son regard dévier un instant, incapable de réprimer une certaine fascination pour cette femme qui dégageait à la fois une force brute et une sensualité maîtrisée.

— Intéressant, répondit-il avec lenteur, cherchant à maintenir son ton neutre. Nos pleines lunes semblent luire moins intensément depuis que nous avons commencé à canaliser ces ondes. Peut-être est-ce cela qui atténue vos transformations.

Vegeta feignit une expression de gratitude, portant une main à sa poitrine pour souligner sa reconnaissance.

— Eh bien, je suppose que je dois remercier votre intelligence. Grâce à vous, cette planète n’est pas envahie par des singes géants incontrôlables.

Elle rit légèrement, une sonorité charmante et calculée.

Tarin esquissa un sourire, mais cette fois, il n’était pas seulement flatté. Une chaleur nouvelle montait en lui, un sentiment qu’il n’avait pas ressenti depuis des années. Il tenta de se concentrer sur ses paroles, mais il ne pouvait ignorer cette présence magnétique.

Pendant tout le dialogue, Vegeta exagérait subtilement ses gestes, croisant et décroisant les bras pour mettre en valeur son allure, inclinant la tête pour accentuer son regard pénétrant, ou jouant avec une mèche de cheveux pour maintenir une atmosphère de séduction légère.

— Vous êtes vraiment remarquable, Tarin, ajouta-t-elle, s’approchant un peu plus pour poser brièvement sa main sur l’avant-bras de son interlocuteur. Votre sagesse dépasse tout ce que j’ai connu.

Le Grand Roi resta stoïque, mais une légère rougeur monta à ses joues. Son esprit oscillait entre le respect qu’il devait à cette reine étrangère et un désir qu’il peinait à refouler.

Soudain, Vegeta recula d’un pas, brisant l’intimité qu’elle avait créée. Elle fit volte-face et marcha lentement vers la sortie de la cour, ses mouvements ondulant de manière presque hypnotique.

— Vous m’avez donné beaucoup à réfléchir, lança-t-elle par-dessus son épaule, avec un sourire énigmatique. Peut-être continuerons-nous cette discussion une autre fois.

Tarin la regarda s’éloigner, son esprit envahi par un tourbillon de pensées et d’émotions qu’il n’avait pas anticipé. Une chose était sûre : cette reine possédait un pouvoir bien plus subtil que celui de la force brute.

Vegeta, quant à elle, quittait la scène avec un sourire satisfait.
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Re: The Vegeta Dynasty [+16]

Messagepar Gakin le Ven Juin 20, 2025 22:16

Avertissement !
Ce chapitre pouvant être classifié dans un registre « érotique » est réservé aux plus de 16 ans.


Première fois que j'écris un chapitre comme celui-ci. J’ai essayé d’être le moins vulgaire, le plus élégant, métaphorique, poétique que possible.

CHAPITRE 5 – L’UNION SACRÉE


La nuit était tombée, jetant une ambiance sombre et sensuelle sur les appartements du grand roi. Le roi Tarin s'allongea sur son lit, laissant son esprit revenir à la discussion de l'après-midi avec la reine Vegeta. Sa voix résonnait dans ses oreilles, sensuelle et autoritaire. Ses gestes se déroulaient dans son esprit, chacun plus séduisant que le précédent. Il ne pouvait s'empêcher de se fixer sur son corps et ses courbes séduisantes.

Les pensées dans son esprit devenaient de plus en plus perverses. Il voulait la posséder complètement, explorer chaque centimètre de sa forme envoûtante. Son désir atteignit de nouveaux sommets alors qu'il imaginait leurs corps enlacés dans une étreinte passionnée.

Soudain, un coup frappé à sa porte interrompit sa rêverie. Avec une respiration suspendue, le grand roi se leva de son lit, torse nu et sans chemise, et se dirigea vers la porte. Il l'ouvrit lentement et fut accueilli par une vue qui lui coupa le souffle : la reine Vegeta se tenait devant lui, l'objet de son désir. Elle dégageait une aura de confiance qui le laissait à la fois émerveillé et excité. La reine était vêtue de peaux d'animaux de la tête aux pieds ; même ses chaussures arboraient ce matériau primal.

Tarin ne pouvait s'empêcher d'admirer sa tenue et comment elle épousait son corps aux bons endroits. Il se sentait comme une proie prise dans son regard.

Les yeux de Vegeta scintillèrent de malice en contemplant la silhouette torse nu du Tsuful. Un sourire tira aux coins de ses lèvres en réalisant à quel point elle avait de pouvoir sur lui.

Sans prononcer un seul mot, la reine des Saiyen réduisit la distance entre eux et pressa ses lèvres contre celles du Tsuful. La chaleur parcourut leurs corps alors que leurs bouches se mêlaient dans un baiser passionné.

Tarin se délectait du goût des lèvres de Vegeta - une combinaison enivrante de douceur et de force. Il sentit ses genoux fléchir sous son toucher, mais il ne pouvait s'empêcher d'en vouloir plus.

Avec une lueur espiègle dans les yeux, la reine rompit le baiser et commença à se déshabiller lentement devant le regard affamé du grand roi. Elle se déplaçait avec grâce et sensualité, révélant de plus en plus de sa peau impeccable en dessous.

D'abord vint la cape doublée de fourrure qui ornait ses épaules, glissant facilement pour révéler une chair crémeuse marquée seulement par un éparpillement de cicatrices acquises au cours de batailles menées avec une détermination farouche. Ensuite vint la tunique qui épousait étroitement son ample poitrine et sa taille fine avant de se déverser sur ses hanches galbées pour la laissé tomber à ses pieds. Révélant de longues jambes et un derrière parfaitement sculpté qui implorait son toucher.

Consciente de l'effet qu'elle avait sur lui, elle prit les choses en main. Avec un sourire malicieux, elle s'approcha du Tsuful et commença à retirer l'unique pièce qui recouvrait le bas de son corps de ses doigts habiles, d'une manière tout aussi séduisante. Elle laissait derrière elle une traînée de doux baisers, le marquant comme le sien. L'excitation du roi grandissait à chaque caresse de ses mains délicates et à chaque pression de ses lèvres pulpeuses contre sa chair.

Une fois qu'ils furent tous les deux complètement nus, le roi ne pouvait s'empêcher de la contempler. Elle se tenait devant lui, complètement exposée et vulnérable - une reine réduite à rien de plus qu'une femme consumée par la passion, l'air crépitait d'une énergie électrique. Une subtile odeur de musc flottait dans la pièce alors que leurs deux corps irradiaient de chaleur en anticipation de ce qui allait venir.

La reine Vegeta saisit le physique sculpté de Tarin et le guida vers le lit. Son toucher était à la fois possessif et doux alors qu'elle l'incitait à s'allonger. Un murmure profond, presque imperceptible, vibra dans la poitrine de Vegeta, éveillant une force primale en elle. D'un mouvement félin, elle se précipita vers le Grand Roi, sa grâce féroce mêlée à une détermination inébranlable.

À califourchon sur ses hanches, elle se pencha pour capturer ses lèvres dans un baiser ardent. Leurs corps se pressaient l'un contre l'autre, peau contre peau, alors que la chaleur entre eux s'intensifiait.

L'atmosphère était chargée de désir primal, ponctuée par une symphonie de sons érotiques remplissait l'air alors qu'ils exploraient les corps de l'autre avec une faim fervente. Des gémissements doux et des halètements ponctuaient chaque caresse, intensifiant leur excitation mutuelle. Le goût de la sueur mélangé à l'odeur enivrante de l'excitation remplissait leurs sens alors qu'ils se perdaient l'un dans l'autre.

Les mains du Tsuful engloutirent les seins souples de la reine et les pétrirent doucement, provoquant des gémissements doux qui étaient de la musique à ses oreilles. Alors que ses lèvres se posaient délicatement sur le bouton de rose dressé, il sentit les ongles de cette dernière griffés sa peau, laissant derrière eux une traînée de marques qui servaient de rappels tangibles de leur passion.

Il explora les contours de ses hanches féminines puis traça les contours de sa colonne vertébrale et laissant des frissons dans leur sillage. Pendant ce temps, elle parsemait son cou et sa poitrine de baisers, chacun plus fervent que le précédent.

Abandonnant toute réserve, Vegeta descendit lentement le long du corps de Tarin, jusqu'à se retrouver face à l'évidence de son désir. Le contraste saisissant entre sa petite stature et la taille imposante de ce qu’elle découvrait ajoutait une intensité troublante à cet instant, comme un témoignage vibrant de l'union de leurs deux espèces si différentes.
La Saiyenne enroula ses doigts autour de lui avec une lenteur calculée, savourant chaque instant de cette découverte. Sous sa main, il se révélait ferme mais d'une douceur presque troublante, une contradiction qui l’émerveillait à chaque mouvement.

Le Grand Roi Tsuful laissa échapper un soupir profond, son corps vibrant sous l'effet de ces caresses maîtrisées. Ses yeux restaient fixés sur elle, captivé par son assurance et la délicatesse avec laquelle elle éveillait chaque fibre de son être.

Incapable de se contenir plus longtemps, il saisit la queue de singe de la reine et tira doucement mais fermement. Un soupir surpris échappa de ses lèvres, et une lueur de vulnérabilité traversa son regard. En tant que Saiyen, la queue était une zone érogène, et il avait bien l'intention de l'exploiter.

L'air se remplit d'un mélange enivrant d'anticipation et de reddition alors que la reine se délectait de sa position de soumission. Ce retournement de situation n'a fait qu'alimenter leur passion, alors qu'ils se délectaient tous deux du jeu de dynamiques de pouvoir qui se déroulait entre eux.

Avec un sourire sournois, Tarin se pencha et enroula sa main autour de la queue soyeuse de la reine Vegeta. Il lui donna une tirée espiègle, faisant perdre à la reine sa force pendant un instant alors qu'un choc électrique de plaisir parcourut son corps.

Profitant de ce nouveau pouvoir, le Tsuful retourna la femelle Saiyenne sur le côté avec une agilité surprenante. La reine le regarda avec un mélange de surprise et d'excitation alors qu'il se plaçait entre ses jambes. La scène devant lui était envoûtante - des pétales scintillants implorant d'être savourés.

Se penchant davantage, il sépara doucement les soies délicates de Vegeta, dévoilant sa perle délicate, vibrant de désir. Son souffle chaud caressait cette chair sensible alors qu'il la taquinait sans pitié avec de légers coups de langue.

Vegeta se tordait, submergée par l'intensité du plaisir parcourant chaque terminaison nerveuse de son corps. Elle luttait contre l'envie de crier de plaisir.

Le Grand Roi savourait le goût et le parfum de l'essence de la reine. Il se délectait de la façon dont ses muscles se contractaient et tremblaient sous son toucher, un témoignage silencieux de l'extase parcourant son corps.

Juste au moment où elle se sentait au bord de la libération, il se retira, la laissant désemparée et en quête de plus. Un gémissement de frustration échappa à ses lèvres, mais cela ne fit que l'encourager davantage.

La reine sur le ventre, Tarin se plaça à l'orée de la guerrière, puis avança lentement en elle, savourant chaque mouvement alors qu'elle se moulait à lui, accueillante et réceptive. Elle l'entourait avec une telle intensité, comme une étreinte profonde et infinie.

Un grondement profond, semblable à un murmure de tempête, résonna dans la poitrine du souverain, luttant contre l'envie irrésistible de se fondre dans l'océan de sensations brûlantes qui l'engloutissait. Les ongles de Vegeta, tels des ancrages dans une mer déchaînée, s'enfoncèrent dans les draps. Chaque mouvement entre eux devenait un ballet sacré, mêlant abandon et conquête dans une parfaite synchronie.

Se sentir comblée par ce petit homme éveillait en elle un torrent effervescent, un flot dévorant qui parcourait chaque fibre de son être. Chaque pulsation semblait la pousser au seuil de l'inconnu, défiant sa maîtrise. Pourtant, son regard intense demeurait imprégné de la majesté d'une souveraine, sa fierté irréductible la maintenant ferme malgré l'abandon. Chaque souffle, chaque frisson, était une déclaration silencieuse de son pouvoir, une note vibrante dans une symphonie où désir et domination s'unissaient.

Mais Tarin, attentif à chaque nuance de son corps et à chaque murmure silencieux de ses désirs, comprenait bien au-delà de sa fierté. D'un simple hochement de tête, empreint de complicité, il initia un mouvement en elle – d'abord lent, mesuré, chaque geste une caresse douce mais insistant, avant que le rythme ne prenne de l'ampleur, répondant à l'appel silencieux de leurs corps en parfaite union.

Au fur et à mesure que la nuit avançait, ils se rapprochaient inexorablement du sommet, leurs corps dansant ensemble à un rythme presque hypnotique. Les échos de leurs soupirs et le battement synchronisé de leurs respirations se mêlaient, emplissant l'air d'une mélodie envoûtante, hommage à la profondeur de leur passion.

Il sentit la reine se tendre contre lui, ses muscles se contractant autour de lui dans une étreinte brûlante, signalant l'approche imminente de son apogée. Résolu à la suivre dans cette ascension, il plaça une main ferme contre la tête de lit sculptée, se penchant doucement pour effleurer le point sensible qui déchaînait en elle des vagues de frissons. Ses gestes et ses mouvements se firent unis, en parfaite harmonie, propulsant l'extase dans une montée implacable, toujours plus près du vertige final.

Un cri retenu s’échappa des lèvres de Vegeta, alors qu’elle cédait enfin aux vagues dévastatrices de plaisir qui envahissaient son être. Elle se tendit, chaque fibre de son corps vibrant sous l’élan de cette passion dévorante, alors que l’intensité de son désir l’emportait.

La vision de la reine, perdue dans l’extase de l’instant, troubla le Tsuful au plus profond de lui. Il se rapprocha d’elle, unissant leurs corps dans une danse intime où chaque mouvement semblait suspendu. Avec un rugissement retenu, il offrit tout ce qu’il était, scellant ainsi leur union dans une fusion sacrée.

Un silence doux envahit la pièce, leur souffle commun emplissant l’air.

Quelques instants plus tard, le Grand Roi se retira délicatement, et ils se retrouvèrent côte à côte, les corps toujours liés par cette intense communion. Ils s’allongèrent là, se perdant dans la chaleur de l’après, savourant la quiétude d’un moment d’extase partagée.

Alors que l’épuisement doucement les gagnait, leurs doigts s’entrelacèrent, scellant une promesse silencieuse. À cet instant, Tarin savait que ce qu’ils avaient vécu allait au-delà de la passion ; il avait trouvé en elle non seulement une compagne, mais une âme sœur, une personne qui le comprenait dans les profondeurs de son être.
Dernière édition par Gakin le Ven Juil 04, 2025 23:38, édité 1 fois.
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Re: The Vegeta Dynasty [+16]

Messagepar Gakin le Ven Juil 04, 2025 23:36

Un gros chapitre aujourd'hui.

CHAPITRE 6 – DÎNER DIPLOMATIQUE


Le premier rayon du soleil pénétrait timidement à travers les rideaux épais de la chambre royale, illuminant doucement la pièce encore empreinte des souvenirs de la nuit passée. Dans le grand lit, les draps en désordre trahissaient l’intensité des ébats. La reine Vegeta, éveillée depuis quelques minutes, reposait sur un coude, ses yeux scrutant le visage endormi du grand roi Tarin.

Un sourire victorieux flottait sur ses lèvres.

Je tiens enfin ce que je veux, pensa-t-elle.

Cette nuit n’était qu’un pas de plus dans son plan méthodique pour assurer la domination de cette planète. Le roi, bien qu’impressionnant dans sa stature et son autorité, semblait si vulnérable dans son sommeil.

Tarin s’agita légèrement avant d’ouvrir les yeux. Son regard tomba immédiatement sur celui de Vegeta, qui affichait un sourire radieux, presque trop parfait pour être sincère.

— Bonjour « mon grand roi », lança-t-elle d’une voix douce, teintée d’assurance.

Tarin cligna des yeux, encore marqué par les brumes du sommeil. Il tenta de se redresser, mais resta figé un instant, la bouche entrouverte, captivé par le sourire et la proximité de la reine.

— Reine Vegeta… Vous êtes déjà éveillée ? Il semblerait que je ne puisse rivaliser avec votre vitalité.

Elle émit un rire léger, maîtrisé, puis répliqua :

— Ne soyez pas si modeste, majesté. Vous avez su m’impressionner.

Sous les draps, la silhouette de Vegeta se dessinait avec une perfection presque irréelle. Elle croisa son regard admiratif et, dans un éclat de malice, lui demanda :

— Alors, majesté, votre insatiabilité serait-elle comblée, ou dois-je craindre de nouveaux assauts ? Vos manières nocturnes m’ont paru… particulièrement vigoureuses.

Tarin détourna légèrement le regard, un sourire gêné flottant sur ses lèvres. Il se leva lentement, cherchant un semblant de contenance, et se dirigea vers une chaise où était posée sa tenue protocolaire. Vegeta le regarda s’habiller, un mélange de curiosité et de condescendance amusée dans les yeux.

— Quels devoirs vous arrachent donc à moi si tôt ? demanda-t-elle d’un ton léger, tout en ajustant distraitement une mèche de ses longs cheveux noirs.

— Un dîner diplomatique, répondit-il, attachant méticuleusement le haut de sa tunique. Les souverains des autres capitales seront présents. J’ose espérer que vous m’y accompagnerez.

Vegeta haussa un sourcil, feignant une hésitation calculée.

— Votre invitation est flatteuse, répondit-elle en pesant chaque mot, mais me convier parmi les vôtres pourrait soulever quelques questions, non ?

Tarin la regarda un instant, troublé par la profondeur de son regard.

— Votre présence ne ferait qu’ajouter au prestige de cette rencontre. Vous êtes mon invitée et, à ce titre, personne n’osera vous contester.

Alors qu’il s’apprêtait à quitter la pièce, Vegeta se leva du lit, laissant le drap glisser lentement de ses épaules. Elle était debout, nue, baignée dans la lumière douce du matin.

— Attendez, dit-elle en avançant d’un pas fluide vers lui.

Tarin se figea, captivé par la vue, avant qu’elle ne lui dépose un baiser tendre sur les lèvres. Lorsqu’elle recula, il resta immobile, bouche-bée, son esprit semblant encore perdu dans ce moment.

— Considérez cela comme un encouragement pour votre journée, murmura-t-elle, un sourire espiègle étirant ses lèvres. Puis elle se détourna, se dirigeant vers la salle de bain avec une démarche calculée, sa queue de Saiyen ondulant doucement derrière elle.

Tarin, encore hébété, secoua légèrement la tête avant de quitter la chambre.

* * * * * * *

Après une longue toilette, Vegeta fut interrompue par une frappe légère à la porte.

— Entrez, lança-t-elle depuis la salle de bain, où elle inspectait distraitement des flacons de parfums inconnus.

Un jeune servant entra timidement, les yeux baissés, portant un uniforme impeccablement repassé.

— Sa Majesté Tarin m’a demandé de vous conduire à la salle du déjeuner, annonça-t-il d’une voix tremblante.

Vegeta sortit de la salle de bain, toujours nue, provoquant un moment de silence choqué.

— Une salle dédiée au déjeuner ? demanda-t-elle en arquant un sourcil, apparemment plus intriguée par cette idée que par la gêne évidente du jeune homme.
— O-oui, majesté… mais peut-être devriez-vous… enfiler une tenue ? balbutia-t-il, ses joues virant au rouge.

Elle balaya son environnement d’un regard désintéressé et attrapa une chemise de nuit posée sur un fauteuil. Le vêtement était bien trop petit pour elle : il s’arrêtait juste au-dessus de ses cuisses et moulait son buste de manière exagérée, un bouton craquant sous la tension, dévoilant une partie de sa poitrine.

— Cela suffira, déclara-t-elle, indifférente au regard perplexe du servant.

Le jeune homme, rouge jusqu’aux oreilles, tenta de se détourner maladroitement, trébuchant presque en reculant.

— Vous êtes bien silencieux pour un guide. Auriez-vous perdu votre langue ? Ou peut-être quelque chose vous trouble-t-il ? demanda Vegeta, une étincelle d’amusement dans la voix, en marchant derrière lui avec une lenteur calculée.

— P-pas du tout, majesté ! répondit-il précipitamment, sa voix montant dans les aigus.

Vegeta, satisfaite, émit un rire discret avant de poursuivre son chemin.

Escortée jusqu’à la salle de déjeuner, Vegeta découvrit une table somptueusement garnie. Les plats disposés avec soin exhalaient des arômes raffinés. Les serviteurs présents échangèrent des regards incrédules lorsqu’elle s’installa sans attendre, ignorant tout protocole, et commença à dévorer les mets avec l’appétit vorace d’un Saiyen.

Un silence gêné s’installa rapidement parmi les serviteurs. Plusieurs serveuses, les joues empourprées, tentaient d’éviter de regarder la tenue de la sauvageonne, qui révélait plus qu’elle ne cachait.

— Votre cuisine est impressionnante, déclara-t-elle entre deux bouchées, sa voix emplissant la pièce.
— Merci, majesté, répondit une jeune serveuse en baissant les yeux, visiblement embarrassée par l’assurance naturelle de la reine dans sa tenue indécente.

Elle continua à manger, demandant sans vergogne des portions supplémentaires. Le brouhaha feutré des conversations dans la salle s’éteignit presque totalement, les Tsufuls étant captivés malgré eux par la scène.

* * * * * * *

A la fin de ce festin, une servante s’approcha pour lui annoncer qu’elle devait la préparer pour le dîner diplomatique.

— Me préparer ? Comment ça ? demanda Vegeta, intriguée.

La servante expliqua que le roi avait ordonné qu’une tenue soit conçue spécialement pour elle. Amusée, elle se laissa guider jusqu’à une salle d’habillage où une équipe entière l’attendait, visiblement nerveuse.

La cheffe des habilleuses prit les devants, demandant poliment à Vegeta de se dévêtir pour prendre ses mesures. Mais avant qu’elle ne puisse indiquer un espace plus discret, la reine se déshabilla sans cérémonie, suscitant des exclamations de surprise.

— Majesté ! Un peu de pudeur, je vous prie ! s’exclama la cheffe en s’empressant de la couvrir avec une grande cape. C’est inadmissible ! Vous êtes entourée d’hommes !

Les habilleurs masculins détournèrent précipitamment le regard, leurs oreilles brûlant de gêne, tandis que la cheffe fulminait.

— Ces attitudes frivoles n’ont pas leur place ici. Veuillez respecter notre professionnalisme ! ajouta-t-elle en haussant le ton.

Vegeta, dédaigneuse, haussa les épaules.

— C’est vous qui semblez dérangée, pas moi.

La cheffe tenta de reprendre son calme, bien que l’audace de la Saiyenne l’ait manifestement déstabilisée. Elle fit signe à ses assistants masculins de quitter la pièce, murmurant des excuses rapides pour le comportement de la reine.

— Maintenant que nous sommes entre femmes, déclara-t-elle d’un ton crispé, peut-être pourrions-nous avancer ?

Vegeta, haussa les épaules, se laissant docilement examiner par l’équipe restante. Les Tsufuls prirent ses mesures avec minutie, bien que la tâche soit compliquée par ses proportions nettement plus athlétiques et imposantes que celles des Tsufuls.

— Vous portez toujours autant de couches ? demanda Vegeta en inspectant une table où étaient disposées différentes pièces de lingerie.

Elle attrapa un soutien-gorge et l’examina avec curiosité.

— Qu’est-ce que c’est censé faire, au juste ?

Les habilleuses échangèrent des regards embarrassés. L’habilleuse an chef prit une grande inspiration avant de répondre avec patience :

— Cela offre du maintien et de l’élégance, majesté.
— Et ça ? demanda Vegeta en brandissant une jarretelle.
— C’est pour attacher les bas, afin qu’ils ne glissent pas, répondit une jeune habilleuse, rougissant légèrement sous le regard intense de la reine.

La reine émit un petit rire moqueur.

— Vos vêtements sont comme des énigmes. Les Saiyens préfèrent l’efficacité : une tenue qui s’enfile et s’enlève rapidement.

La cheffe pinça les lèvres, visiblement agacée par l’irrévérence de la reine.

— Chaque pièce a sa fonction, ma reine. Vous verrez qu’une fois assemblées, elles créent une harmonie qui souligne la silhouette avec raffinement.
— Hmm… ou bien cela complique inutilement les choses, répliqua Vegeta, avant de poser une question inattendue. Et vos hommes ? Ils ne portent pas de jarretelles, si ?

Les habilleuses gloussèrent, tandis que la cheffe se contenta de secouer la tête avec exaspération.

Finalement, après des heures de travail, une robe sur-mesure fut enfin confectionnée : un chef-d’œuvre en rouge écarlate, qui épousait ses formes avec élégance, accentuant sa prestance royale tout en respectant le raffinement Tsuful.
Cependant, lorsqu’il fallut choisir les chaussures, un nouveau problème se posa : les pieds de Vegeta étaient bien plus grands que ceux des Tsufuls. Face à l’urgence, la cheffe finit par accepter l’idée de la reine d’utiliser ses bottes en peau de bête, bien qu’elle grimaça devant cette association peu conventionnelle.

— Ce n’est pas parfait, mais cela suffira, déclara la cheffe avec une pointe de résignation.

La cheffe tapa dans ses mains. Deux nouvelles Tsufuls entrèrent, poussant un chariot garni de flacons irisés, de pinceaux délicats, d’éponges et de poudriers ouvragés. Elles s’inclinèrent en silence, leurs mouvements parfaitement coordonnés.

— Il reste l’étape du maquillage, Majesté, annonça la cheffe d’un ton plus bas, presque cérémoniel.

Vegeta arqua un sourcil, méfiante.

— Vous voulez peindre mon visage maintenant ? Intéressant.

Vegeta s’assit devant le miroir encadré de lumière. Ses yeux noirs fixèrent leur propre reflet un long moment. Elle avait l’allure d’une impératrice en armure de soie. Mais elle restait une guerrière.

— Très bien. Montrez-moi comment vous apprivoisez les visages.

L’une des maquilleuses se plaça à sa gauche, l’autre à sa droite. Elles commencèrent à l’unisson, d’un geste doux et fluide, à appliquer une base tiède sur sa peau.

— Hmpf... C’est visqueux, grogna-t-elle.
— C’est un soin préparatoire, pour assouplir la peau et détendre les traits, expliqua la première.
— On dirait qu’on m’enduit de boue parfumée, rétorqua Vegeta, mais elle ne bougea pas.

Malgré son ton mordant, Vegeta se laissa faire, même si elle crispa brièvement les épaules quand la jeune Tsuful lui caressa la tempe du bout des doigts.

— Vous êtes toujours aussi... proches ? souffla-t-elle.
— Nous privilégions la précision, répondit la maquilleuse dans un souffle.

Les premières touches de pigment furent posées, avec une ombre sombre au coin des yeux. Vegeta détourna un peu le visage.

— Ça chatouille. C’est agaçant.
— Vous pouvez fermer les yeux, si cela vous aide.

Elle hésita, mais obtempéra. À mesure que le pinceau glissait avec légèreté sur ses paupières, sa respiration se fit plus lente, moins méfiante.

— Hm. C’est… bizarre. Pas désagréable, mais bizarre.

Une teinte chaude fut ajoutée sur ses pommettes. Le pinceau glissa avec tant de douceur qu’elle se mordilla inconsciemment la lèvre, comme si son propre corps trahissait un plaisir inattendu.

— Ce truc sent… les fleurs, marmonna-t-elle.
— C’est apaisant, Majesté.
— Apaisant. Voilà bien un mot qu’aucun Saiyen ne m’a jamais attribué…

Lorsqu’elle passa ensuite aux lèvres, qu’elle effleura d’un pinceau très fin. Vegeta eut un mouvement de recul.

— Eh ! Pas la bouche.
— Je comprends. Ce sera rapide. C’est juste pour souligner sa forme naturelle.

Après une énième hésitation, Vegeta se redressa, le menton haut. Mais ses yeux restèrent fixés sur la maquilleuse, perçants, presque prédateurs. Pourtant, une lueur nouvelle brillait dans son regard — un mélange de curiosité et de vulnérabilité soigneusement étouffée.

Les deux femmes appliquèrent un ton profond, naturel, presque brut. Quand elles eurent terminé, elles reculèrent en silence.

La reine ouvrit les yeux, et une glace lui fut tendue. Elle se regarda, longtemps. Son propre reflet la dévisageait, familier et étranger à la fois. Le maquillage n’avait pas adouci ses traits, il les avait accentués. Ses yeux semblaient encore plus vifs, sa mâchoire plus déterminée, et ses lèvres plus fermes, comme marquées d’un défi muet. Comme si la souveraine et la guerrière venaient enfin de fusionner.

— Ce n’est pas un masque, murmura-t-elle. C’est une armure invisible.
— Ce que vous portez ne dissimule rien, Majesté. Ça révèle ce que vous êtes : une force qu’on ne peut ignorer.

Vegeta reposa le miroir.

— Je déteste admettre que c’était plaisant.

Elle se leva d’un bond, comme pour chasser ce sentiment naissant, puis récupéra son aura de contrôle. Elle réajusta sa robe, fit un signe bref aux Tsufuls et quitta la pièce d’un pas ferme.

* * * * * * *

Le palais central des Tsufuls resplendissait sous une lumière dorée. La grande salle de réception, construite avec une architecture complexe et symétrique, semblait presque oppressante pour la reine des Saiyens, non par sa grandeur mais par son atmosphère condescendante. Les dirigeants Tsufuls étaient déjà rassemblés autour d’un buffet, où les mets raffinés et les boissons exotiques reflétaient leur obsession pour la sophistication.

Vegeta fit une entrée remarquée : vêtue de sa robe rouge frappante, et de ses chaussures en peau de bête soulignant ses origines guerrières. Avec son mètre soixante, elle dominait physiquement les Tsufuls, dont la taille ne dépassait pas le mètre. Néanmoins, leur nombre et leur attitude compensaient largement leur stature.

Pendant que les invités se servaient des mets raffinés, les dirigeants entourèrent la reine étrangère, dissimulant mal leurs intentions derrière des sourires hypocrites. S’approchant d’un pas assuré, un sourire presque moqueur au coin des lèvres, le roi Kashi lança :

– Majesté, quelle élégance. Cette robe vous va à ravir. Je dois dire, c’est une amélioration notable par rapport aux peaux de bêtes que j’imaginais.
– Votre excellence, cette robe est un chef-d’œuvre, et je suis honorée de la porter. Mon peuple sait apprécier les gestes de générosité, répondit Vegeta avec calme et courtoisie

La reine Naba, de la capitale Sud, rejoignit rapidement la conversation. Son regard scrutateur s’attarda un instant sur les détails de la tenue de Vegeta avant de glisser un commentaire acéré :

– Ah, cette robe vous va bien. Bien qu’avec votre… stature, j’imagine que peu de nos tissus doivent être à votre taille. Les Saiyens apprécient-ils vraiment ce genre de raffinement ? Ou préfèrent-ils des tenues… plus pratiques, disons, pour la chasse et la lutte ?
– Votre culture et votre raffinement nous inspirent. Cette robe est un symbole de votre bienveillance, répliqua la reine extra-plantienne avec un ton empreint de dignité.

Kashi, de l’Est, reprit la parole avec un air faussement préoccupé :

– Votre peuple s’accommode-t-il à la vie dans nos grottes ? Elles sont modestes, je le crains, mais sûrement suffisantes pour… vos besoins ?
– Votre hospitalité est inégalée. Mes guerriers trouvent vos grottes fascinantes. C’est une occasion unique de découvrir l’histoire de cette planète, répondit-elle d’une voix posée.

Le roi Zak, de la capitale Ouest, éclata de rire tout en se servant une petite assiette. D’un ton goguenard, il lança :

– Découvrir l’histoire ? Ah, vous voulez dire qu’ils essaient de comprendre ce qu’ils voient, poursuivit-il. J’ai vu l’un des vôtres examiner un simple ouvre-boîte comme s’il s’agissait d’une arme mystique. Peut-être devrions-nous leur fournir un manuel pour les bases ?

Les convives éclatèrent de rire, à l’exception du roi Mika, de la capitale Nord, qui observait la scène avec prudence. Vegeta capta son regard, et un bref échange silencieux s’opéra entre eux, mais elle n’y prêta pas encore attention.

La transition vers le dîner se fit en douceur. La longue table était disposée avec précision, chaque convive ayant une place désignée. Le Grand roi Tarin, maître de la capitale Centrale et pivot de la politique Tsuful, était assis juste à côté de Vegeta. Leur proximité intriguait, surtout parmi les autres dirigeants, mais aucune mention ne fut faite à ce sujet.

Les plats se composaient de légumes parfaitement sculptés, de sauces délicates, et de portions si petites qu’elles semblaient presque moqueuses face à l’appétit légendaire des Saiyens. Vegeta, cependant, mangeait lentement et discrètement, s’efforçant de ne pas répondre aux provocations subtiles.

Zak, riant doucement en regardant le plat de Vegeta, lança avec un brin d’ironie :

– Vegeta, ces portions doivent vous paraître ridiculement petites. Votre peuple mange des quantités astronomiques, n’est-ce pas ? On dit que vos congénères pourraient dévorer une planète entière si elle était comestible.

Naba, ajoutant avec méchanceté, un sourire en coin :

– Oui, mais peut-être que c’est parce qu’ils ne savent pas savourer. Dites moi, Reine Vegeta, votre palais distingue-t-il le goût d’un fruit de celui d’un rocher ?
– Nous mangeons pour vivre et combattre. Mais je suis impressionnée par votre maîtrise de l’art culinaire. Nous, les Saiyens, nous nourrissons de ce qui nous donne la force, peu importe la quantité. La qualité n’est parfois qu’un luxe, répondit Vegeta d’un ton posé, avec une petite inclinaison de tête, presque polie.

Les rires se propagèrent dans la pièce, jusqu’à ce que le roi Zak éclate de rire, s’essuyant la bouche entre deux éclats :

– Ah, c’est vrai ! À force de manger de la viande dure et de boire du vin à toute heure, il n’est pas étonnant qu’ils soient tout sauf délicats.
– Tout n’est pas question de délice, parfois c’est une question de survie. Mais je suis certaine que chacun trouve ce qui lui convient le mieux, répondit-elle avec assurance.

Les moqueries continuaient pendant le repas, chaque dirigeant Tsuful cherchant à surpasser l’autre. Pendant ce temps, Vegeta, tout en maintenant une façade paisible, écoutait attentivement les conversations. Elle notait chaque détail, chaque commentaire nonchalant qui pourrait révéler des informations utiles.

Alors que les serviteurs déposaient des plateaux de fromages typiquement Tsufuls après avoir débarrassés, les conversations continuaient de dériver sur un terrain plus personnel. La reine Naba prit alors la parole, l’air particulièrement intéressé par la reproduction Saiyenne. Elle prit un ton faussement innocent :

– Reine Vegeta, pardonnez ma curiosité, mais je me demande… votre peuple semble si robuste. La reproduction doit être une affaire… intense chez les Saiyens, n’est-ce pas ?
– Si tant est qu’ils comprennent la subtilité de l’acte. Peut-être qu’ils s’y prennent comme pour tout le reste : en frappant jusqu’à ce que ça marche ? ajouta Kashi avec un éclat de rire moqueur
– Je dirais que c’est plutôt une question de commodité. Une femelle Saiyen passe, un mâle grogne, et voilà, non ? Simple et efficace, renchérit Zak, sans gêne.

Kashi, haussant un sourcil d’un air faussement sérieux, reprit :

– Mais enfin, Zak, soyons sérieux. Je suis sûr qu’ils ont des traditions… rudimentaires. Peut-être un cri guttural, un duel pour savoir qui aura l’honneur ?
– Peut-être qu’ils n’ont même pas de mots pour exprimer leurs sentiments. Juste des gestes… directs ? continua avec malice la reine Naba
– Les mots ne sont pas toujours nécessaires. Parfois, ce sont les actes qui parlent le plus fort. Je suis sûre que vous comprenez cela. Nous respectons la force et le lien qu’ils créent. L’union renforce notre peuple, c’est tout ce qui compte pour nous, répondit la Saiyenne sans se départir de son calme.

Le Grand Roi Tarin, jusque-là resté silencieux, esquissa un sourire discret avant de déclarer calmement :

– Il est vrai que les Saiyens semblent privilégier la simplicité dans bien des domaines. Mais cette simplicité peut avoir sa beauté, non ?
– Parfois, une chose simple peut cacher une complexité que beaucoup ne voient pas. Mais j’apprécie votre intérêt pour nos traditions, Grand Roi, répondit d’une voix posée la guerrière en fixant Tarin.

Les rires s’estompèrent légèrement à son commentaire, et les autres dirigeants échangèrent des regards.

– Et leurs enfants, nés de ces unions si… fonctionnelles, doivent être très nombreux. N’est-ce pas pour cela que vous avez dû chercher refuge ici ? Votre planète était-elle devenue trop petite pour contenir vos familles nombreuses ? relança Kashi.
– Nous considérons la famille comme un pilier de notre société. Chaque Saiyen est élevé avec force et détermination pour affronter l’avenir.

Naba, ricanant sans retenue :

– Vraiment ? J’ai vu vos enfants aujourd’hui… Ils couraient partout, se battant entre eux pour un morceau de viande. Une éducation bien… singulière, je suppose.
– Oui, et dire qu’ils seront les futurs reproducteurs de votre peuple ! Quelle vision effrayante…, conclut Zak avec un sourire amusé

Le dessert arriva : des pâtisseries délicates garnies de fruits et nappées de substance fascinante. C’était le moment choisi par Vegeta pour orienter la conversation vers des sujets militaires. La reine des Saiyens, avec un sourire curieux, s’exprima d’un ton admiratif :

– Vos cités doivent être incroyablement bien pensées. Est-ce vrai qu’elles sont protégées par des boucliers technologiques ? Cela semble si… avancé. Nos villages n’ont rien de comparable.
– Vos villages ? Oh, comme c’est charmant. Je suppose qu’ils n’ont pas de murailles non plus ? répondit Naba d’un ton moqueur
– Peut-être que leurs guerriers forment une barrière vivante. Cela explique beaucoup de choses, ajoutant le roi Kashi avec un sourire suffisant.

Le roi Zak, éclatant de rire en tapant légèrement sur la table, renchérit :

– Une barrière vivante ? Kashi, tu es cruel. Mais je dois admettre que c’est une image amusante,.
– Nos défenses sont modestes. Mais je suis curieuse… Vos cités semblent si bien organisées. Où se trouvent les plus importantes ? J’aimerais beaucoup en savoir plus sur vos priorités, poursuivit avec douceur la souveraine des Saiyens.
– Les détails de nos cités ne sont pas nécessaires à cette discussion, Reine Vegeta. Je suis sûr que vous comprendrez que certaines choses doivent rester confidentielles, coupa court le roi silencieux du Nord.

Kashi, lui lançant un regard agacé, répondit avec agacement mêlé de condescendance :

– Allons, Mika. Pas besoin d’être si secret. Elle ne représente aucun danger. Notre capitale Est, par exemple, est le cœur de notre défense militaire. C’est un bastion impénétrable.
– Et au Sud, nous garantissons l’approvisionnement. Nos terres fertiles produisent tout ce dont nous avons besoin, glissa la reine Naba avec fierté.
– Et à l’Ouest, nous avons les ressources minières. Mais cela reste entre nous, bien sûr.

Vegeta, jouant l’innocence et feignant l’admiration, répondit avec enthousiasme :

– Fascinant. Votre coordination est remarquable. Je comprends mieux pourquoi votre civilisation est si prospère.
– Vous semblez bien curieuse, Majesté. Votre intérêt pour nos infrastructures est-il lié à votre quête de refuge, ou est-ce autre chose ? intervint calmement Tarin.
– Simple curiosité, Grand Roi. Si mon peuple doit s’installer ici, il est naturel de comprendre votre système pour mieux nous intégrer.

N’ayant pas apprécié la dernière phrase de la conversation, le roi Kashi, d’un geste subtil, ordonna au serviteur de provoquer un « accident » en remplissant les verres. Le vin rouge, épais et sombre, se renversa sur la somptueuse robe de Vegeta, la tache s’étalant rapidement sur le tissu écarlate.

– Ah, quelle maladresse ! Ces jeunes serviteurs, toujours si distraits. Veuillez excuser ce désagrément, feignit Kashi avec un air faussement embarrassé.
– Quel dommage, vraiment. Peut-être que le rouge était un peu trop éclatant ? Ce ton plus sombre lui apporte… une certaine sobriété, plaisanta cruellement Naba.
– Oui, cela adoucit la grandeur. Peut-être que c’est mieux ainsi ? surenchérit le roi Zak.

Le rire des convives emplit la salle. La reine Vegeta se leva avec une élégance glaciale, posant sa serviette sur la table. Elle s'inclina respectueusement, sentant la moquerie sous-jacente, elle répondit d’une voix tranquille mais assurée :

– Majestés, je vous remercie pour cette soirée et votre hospitalité. Vous avez partagé avec moi une partie de votre monde, et je suis honorée de cette expérience. Je vous souhaite une bonne soirée.

Même Tarin, assis juste à côté d’elle, resta silencieux. Vegeta lui jeta un regard, mais il ne réagit pas. Elle le salua, comme les autres, avec politesse et sans aucune animosité visible.

– Grand Roi, ce fut un honneur de dîner à vos côtés. Je vais maintenant prendre congé.

Elle quitta la grande salle avec grâce, son regard fixé droit devant elle, ne laissant rien transparaître de la tempête qui bouillonnait en elle. Les dirigeants Tsufuls pouffèrent de rire à sa sortie. Mika, quant à lui, resta silencieux, jouant avec son écharpe.

Vegeta s’arrêta un instant, le dos contre la porte. Elle inspira profondément, reprenant son calme apparent. Elle se redressa, laissant tomber le masque de l’hôte docile. Les serviteurs et gardes Tsufuls présents, évitaient son regard, mais certains chuchotaient à propos de l’incident du vin et des moqueries à son égard. Les nouvelles allaient vraiment vite.

Elle serrait légèrement les poings, mais son visage restait impassible. Elle savait qu’elle ne pouvait pas céder à ses émotions ici, pas encore. Chaque regard, chaque remarque perçut comme une insulte, renforçait sa détermination. Les Saiyens n’étaient pas là pour se soumettre, se répéta-t-elle intérieurement.

Zak riait toujours bruyamment en se resservant du vin.

– Eh bien, quelle sortie dramatique. Vous pensez qu'elle a remarqué que c’était fait exprès ? Ou peut-être qu’elle est trop… comment dire… lente pour comprendre ?
– Peu importe. Même si elle l’a compris, qu’est-ce qu’elle pourrait faire ? Les Saiyens ne sont que des soldats, incapables de jouer aux échecs avec nous, ajouta la souveraine du Sud, un brin condescendante.
– Vous sous-estimez peut-être leur capacité à observer. Cette reine, en particulier, me semble bien plus intelligente que ce qu’elle laisse paraître, pesta Mika.

Les rires s’estompèrent légèrement à son commentaire, et les autres rois échangent des regards, mais Kashi hausse les épaules avec dédain.

– Allons, Mika, tu vois des ombres là où il n’y en a pas. Les Saiyens ne sont rien de plus qu’un peuple primitif avec une appétence pour la violence. Cette sauvage n’est qu’une brute déguisée en reine.
– Peut-être. Mais une brute qui apprend peut devenir une bête dangereuse. Nous devrions rester sur nos gardes.

Le reste des dirigeants rit tous en cœur à cette remarque, mais le plus silencieux des rois resta pensif, fixant son verre à moitié vide.

Vegeta marchait dans les jardins extérieurs du palais, où l’air était frais et où le bruit de l’eau des fontaines résonnait doucement. Elle passait en revue les détails obtenus, le regard fixant les étoiles qui brillaient au-dessus d’elle. À cet instant, un de ses officiers s’approcha d’elle, s’agenouillant.

– Majesté, avez-vous obtenu ce que vous cherchiez ?
– Ils sont faibles. Condescendants et aveugles. Ils nous ouvrent les portes de leur destruction. Nous savons tout ce qu’il nous faut, murmura la reine guerrière.

Elle s’éleva dans les airs, suivie par son officier. Les deux Saiyens s’envolèrent dans le silence de la nuit, laissant derrière eux une scène de mépris et d’arrogance qu’ils transformeront bientôt en chaos.
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Messagepar Gakin le Sam Juil 19, 2025 0:12

Pas beaucoup de réactions sur cette histoire ^^

CHAPITRE 7 – IL ETAIT UNE FOIS… LA FIN DES TSUFULS


Le premier éclat de l’aube n’avait pas encore percé l’horizon lorsque Zitrus, un Tsuful au teint pâle et à la silhouette menue, ouvrit les yeux. Habitué aux réveils matinaux, il ne perdit pas une seconde à se prélasser. Son quotidien était réglé comme une horloge, et il n’aimait pas prendre de retard. Son premier emploi, la livraison du lait, débutait à quatre heures tapantes, et il devait être à l’usine avant que les premiers travailleurs diurnes n’envahissent les rues.

D’un pas rapide, il se rendit à la salle de bain exiguë de son modeste appartement. L’eau tiède coula sur sa peau, effaçant les derniers vestiges du sommeil. Il s’habilla avec soin – une tunique bleu-nuit, pratique et résistante, ajustée à sa petite taille – puis se dirigea vers sa kitchenette. Sur la table, il avala en quelques bouchées un bol de fruits secs et un verre de jus frais, son repas habituel.

Enfin prêt, il attrapa son casque audio et enclencha sa playlist favorite. Les « Berrytones », son groupe de musique préféré, commencèrent à jouer leurs accords familiers. Le rythme entraînant et les mélodies sucrées l’accompagnaient chaque matin, mettant du baume à son cœur fatigué par ses longues journées. Comme toujours, il quitta son logement en trottinant, se laissant porter par la musique, profitant du silence encore intact de la ville endormie.

Mais ce matin-là, son quotidien bien rodé vola en éclats.

Alors qu’il approchait de l’usine de transformation du lait, une détonation assourdissante fendit l’air. Une onde de choc le projeta violemment en arrière, lui arrachant son casque des oreilles. Sous ses yeux écarquillés, un gouffre de flammes s’ouvrit là où, quelques secondes plus tôt, s’élevait encore le vaste bâtiment. Une pluie de débris s’écrasa sur la chaussée, soulevant un nuage de poussière qui l’obligea à reculer en titubant.

Son cœur battait à tout rompre. La panique le submergea, mais son instinct lui dicta de prévenir les autorités. Il se retourna pour courir vers le poste de surveillance le plus proche, mais un frisson d’horreur le cloua sur place.

Là, dans la pénombre encore teintée de lueurs orangées, deux ombres titanesques se découpaient sur le paysage en ruines. Deux colosses simiesques, hauts comme des tours, avançaient lentement, leur fourrure sombre illuminée par le brasier derrière eux. Leurs yeux rouges brillaient d’une lueur prédatrice, et leur souffle rauque résonnait comme un grondement de tempête.

Zitrus n’eut même pas le temps de crier.

Une immense paume fondit sur lui. Le sol se déroba sous ses pieds. Un choc brutal, une douleur fulgurante… puis plus rien.

* * * * * * *

Trois jours s’étaient écoulés depuis le fiasco du dîner diplomatique. Depuis, plus aucun Saiyen ne s’était aventuré hors des grottes. Aux yeux des Tsufuls, ils semblaient avoir disparu, comme s’ils s’étaient évaporés dans l’ombre de leur refuge souterrain. Pourtant, derrière ces parois rocheuses, l’activité battait son plein.

Dans l’obscurité moite des cavernes, le bruit du métal frappé résonnait sans relâche. De lourdes enclumes improvisées supportaient le travail acharné de plusieurs Saiyens, haletants sous l’effort. À grands coups de marteau, ils façonnaient des dagues et des épées, perfectionnant ce qu’ils savaient faire de mieux : des armes de guerre. Plus loin, d’autres s’affairaient sur les peaux de bêtes, les découpant, les renforçant, les cousant ensemble pour fabriquer des armures rudimentaires mais fonctionnelles. L’odeur du cuir tanné se mêlait aux relents de sueur et de fer brûlé. Une fébrilité sourde flottait dans l’air. Ils ne parlaient pas beaucoup. Ils se préparaient.

Dans une section plus reculée des grottes, loin du tumulte général, la reine Vegeta tenait une réunion avec ses hommes de confiance. La torche accrochée à la paroi, projetait des ombres mouvantes sur les visages tendus des guerriers rassemblés autour d’elle. Deux d’entre eux se distinguaient nettement du groupe.

Le premier, Baga, était un Saiyen trapu et solidement bâti, son corps massif semblant forgé dans la roche elle-même. Sa barbe hirsute encadrait un visage buriné, marqué par des années de combat. Il se tenait là, bras croisés, l’air concentré. À ses côtés, Nasu, plus jeune, une vingtaine d’années tout au plus, se démarquait par son allure nerveuse. Ses cheveux noirs, sauvagement hérissés, semblaient défier la gravité, et un bandeau blanc, imbibé de sueur, ceignait son front. Son regard vif trahissait une intelligence aiguisée par l’instinct de survie.

D’un ton calme et assuré, la reine Vegeta exposa tout ce qu’elle avait appris durant le dîner diplomatique et ses nombreuses conversations avec le Grand Roi Tarin. À mesure qu’elle parlait, d’autres Saiyens rapportaient leurs propres observations sur la disposition des villes, les forces en présence, et les habitudes des Tsufuls. Peu à peu, un plan précis se dessinait sous leurs yeux.

L’attaque devait être simultanée sur quatre capitales. Cependant, la Capitale Est, où étaient stockées les armes, exigerait un effectif plus conséquent. Un élément crucial compliquait la tâche : il était impératif d’éviter que le roi Kashi, qui régnait sur cette ville, ne soit alerté trop tôt. S’il recevait un avertissement de la Capitale Centrale, il aurait le temps de mettre en place une défense. La solution ? Contourner la planète par le grand continent désertique situé à l’ouest des grottes, un trajet qui prendrait plusieurs heures de vol, mais qui leur permettrait d’attaquer par surprise.

Le jour fatidique arriva.

Le soleil déclinait lentement à l’horizon, baignant la roche ocre d’une lueur sanglante. Un à un, les Saiyens sortirent de leur antre, chacun portant son propre fardeau de détermination et de rage contenue. Seuls les enfants restèrent en arrière. Si leurs aînés échouaient, ils devraient être là pour reprendre le combat.

La reine Vegeta les attendait déjà à l’extérieur, bras croisés, son regard perçant balayant ses guerriers. Une dague acérée était coincée entre ses dents, scintillant sous les derniers rayons du jour. À ses côtés, deux Saiyens se tenaient droits, immobiles, ses hommes de main les plus fidèles.

Un silence pesant précéda l’explosion de sa voix.

— Le grand jour est arrivé ! déclara-t-elle avec force. Ce monde est à nous. Ce soir, nous nous emparons de cette planète !

Un rugissement sauvage s’éleva du groupe, résonnant dans la plaine tel un écho d’orage. Les Saiyens hurlaient, exultant leur impatience et leur soif de conquête. Lorsque le tumulte retomba, la reine reprit d’un ton sec :

— Dispersez-vous et attendez mon signal.

Sans un mot de plus, ils s’éloignèrent, se positionnant en haut d’une falaise qui surplombait la Capitale Ouest, celle du roi Zak. Là, un instant suspendu entre le crépuscule et l’assaut, ils contemplèrent la cité scintillante. Puis, en une fraction de seconde, ils s’envolèrent, se divisant pour fondre sur leurs cibles respectives.

Du côté de Vegeta, une centaine de Saiyens filaient à travers les cieux, silhouettes sombres zébrant le firmament comme une pluie d’étoiles filantes inversée. Le désert s’étendait sous eux, immense et aride, un terrain idéal pour avancer sans être détectés.

Quelques patrouilles Tsufuls croisèrent leur chemin. L’affrontement fut bref, expéditif. Les corps disparurent dans les dunes. La reine était convaincue que les Tsufuls mettraient ces pertes sur le compte d’un simple problème de communication.
Image


Enfin, au loin, les premières lumières de la Capitale Est apparurent. Vegeta jeta un regard vers une Saiyenne qui volait à sa droite. Une jeune femme aux cheveux courts, au visage impassible. Son don était peu commun chez leur peuple : la télépathie.

— Envoie le signal.

Sans hésiter, la Saiyenne ferma les yeux et se concentra. Un instant plus tard, l’ordre de l’attaque fut transmis aux trois autres groupes disséminés sur la planète.

Et l’enfer se déchaîna. Chaque capitale fut frappée simultanément.

À la Capitale Sud, Baga mena son assaut avec une brutalité méthodique. La résistance fut dérisoire. Les rues furent bientôt désertées, le silence ne fut troublé que par les flammes dévorant les bâtiments.

Nasu, quant à lui, avait rencontré bien plus de difficultés. Les défenses de la Capitale Nord s’étaient révélées plus solides que prévu. Le combat fut acharné, et au prix d’un affrontement féroce, il perdit un bras. Pourtant, la victoire fut arrachée de justesse.

À l’Ouest, les Saiyens se heurtèrent à un peu plus de résistance, mais rien qui ne puisse véritablement les freiner. Un à un, les bastions Tsufuls tombaient sous leur joug.

La bataille faisait rage dans la Capitale Est, et contrairement aux autres villes, l’opposition Tsuful était farouche. Les pertes s’accumulaient des deux côtés, preuve que cette cité militaire méritait sa réputation. Le vacarme des explosions et le fracas des armes résonnaient à travers les rues éventrées. Si les Saiyens avaient d’abord tenté d’utiliser les dagues et épées forgées dans leurs grottes, ils s’étaient vite rendu compte de leur inefficacité face aux chars et aux armes avancées des Tsufuls. Il ne leur restait qu’une solution : combattre à mains nues.

Au milieu du chaos, la reine Vegeta se fraya un chemin à toute vitesse à travers la ville en ruines, évitant les tirs ennemis et les gravats qui s’effondraient autour d’elle. Son objectif était clair : atteindre le château royal et abattre le roi Kashi. Une fois arrivée au pied de l’édifice, elle s’élança dans les airs et atterrit sur la terrasse du dernier étage, entourée de satellites et d’antennes de communication. Là, recroquevillé contre un mur, se trouvait Kashi, le regard terrifié.

Un sourire glacial s’étira sur les lèvres de Vegeta. Elle ferma les yeux un instant, inspirant profondément, puis déclara d’une voix calme et cruelle :

— Le son des explosions et des cris… Quelle mélodie envoûtante.

Kashi déglutit avec difficulté. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle tendit la main vers lui. Le roi, paniqué, crut à une attaque de ki et leva les bras en signe de supplication.

— Pitié ! Ne me tuez pas !

Vegeta haussa un sourcil, amusée par cette soudaine démonstration de soumission.

— Alors, nous ne sommes pas aussi stupides que tu le pensais, souffla-t-elle avec une lueur de triomphe dans le regard.

Dans un geste brusque, elle envoya une boule d’énergie en l’air. L’attaque frappa l’antenne principale installée sur le toit, la pulvérisant dans une gerbe d’étincelles et de métal en fusion. Immédiatement, l’éclat de la pleine lune, jusqu’alors atténué par les interférences technologiques, retrouva toute sa splendeur. Toutefois, il ne restait plus que quelques instants avant que l’astre ne commence à décliner.

Vegeta leva les yeux vers la lune.

— Je vais te montrer la terreur... murmura-t-elle, un sourire carnassier à ses lèvres.

Le corps de Vegeta se crispa alors qu’elle sentait la transformation s’enclencher. Son souffle devint rauque, son corps s’agrandit, sa musculature se développa à une vitesse fulgurante, et son visage se déforma pour adopter les traits bestiaux de l’Oozaru. Un rugissement féroce s’échappa de sa gorge alors que le château tremblait sous ses pieds.

Profitant de l’agitation, Kashi enfourcha une moto en lévitation cachée non loin et s’élança à toute vitesse hors des ruines du château. Derrière lui, les fondations de son palais s’écroulèrent sous le poids titanesque du singe géant qu’était devenue Vegeta.

Alors qu’il croyait s’éloigner du danger, une ombre colossale obscurcit son champ de vision. Un autre Oozaru, l’un des nombreux Saiyens transformés, atterrit juste devant lui, prêt à l’écraser sous son pied massif. Kashi ne put que lever les bras dans un geste dérisoire, comme pour tenter de bloquer l’inévitable.

Mais un rugissement tonna dans la nuit. Un cri bien plus puissant, plus imposant. L’Oozaru hésita, puis, instinctivement, il recula. Tous les Saiyens en singe géant suivaient un instinct primaire : obéir au plus fort. Et Vegeta était la plus forte.

Kashi ouvrit un œil, encore tremblant. Une voix résonna au-dessus de lui.

— Alors, roi Kashi, tout va bien ?

Il hocha frénétiquement la tête. Lorsqu’il leva les yeux, il aperçut Vegeta dans toute sa splendeur bestiale. Son sourire carnassier, rempli de crocs acérés, était glaçant. Rare était les Saiyens qui pouvait garder le contrôle d’eux-mêmes.

— Tant mieux, susurra-t-elle.

Elle tendit un doigt gigantesque et commença à le pousser du bout de l’ongle, à de nombreuses reprises, le faisant rouler comme une vulgaire bille. Kashi se retrouva à gesticuler frénétiquement, suppliant :

— Arrêtez ! Je peux vous donner mes richesses ! Tout ce que vous voudrez !
— Eh bien… Va, alors.
— V-Vraiment ? demanda-t-il, n’osant croire à sa chance.

Elle acquiesça avec un sourire encore plus large. Sans perdre une seconde, le roi Kashi enfourcha sa moto et s’élança dans la nuit, s’éloignant à toute vitesse. Vegeta le suivit du regard.

Elle sembla réfléchir, posant son énorme index sur son menton velu.

— Ah, c’est vrai… Je n’ai que faire de vos richesses.

Son énorme gueule s’ouvrit, une lueur d’énergie s’accumulant dans sa gorge. Une vague destructrice fusa dans les airs et rattrapa Kashi en une fraction de seconde. Il n’eut pas le temps de crier. Il vit une lumière aveuglante… puis plus rien.

Un rugissement victorieux déchira la nuit. En réponse, la vingtaine d’Oozaru encore debout redoubla de fureur et acheva la destruction de la Capitale Est. La dernière poche de résistance Tsuful venait de tomber.

* * * * * * *

Dans la tranquillité de la Capitale Centrale, bien loin du chaos qui ravageait les autres cités, le Grand Roi Tarin dormait paisiblement, ignorant encore que l’histoire de son peuple s’apprêtait à basculer dans l’horreur.

Une petite créature métallique, une sonde-mouche, s’infiltra discrètement dans sa chambre par la fente sous la porte. Elle voltigea un instant avant de se poser sur le coussin de soie où reposait la tête du roi. Brusquement, un son strident s’éleva, semblable à une alarme perçante. Tarin sursauta, le cœur battant à tout rompre. Avant même qu’il ne puisse comprendre ce qui se passait, une voix résonna dans la pièce, projetée par la sonde.

— Grand Roi, réveillez-vous immédiatement !

Encore engourdi de sommeil, Tarin plissa les yeux et bâilla avant de répondre d’un ton las :

— Dr Lychee... Savez-vous quelle heure il est ?
— Pas le temps pour ça ! rugit-il à travers l’émetteur. Ces maudits singes de Saiyens attaquent ! Toutes les capitales sont prises d’assaut simultanément !

Tarin laissa échapper un rire fatigué.

— Vous délirez, Lychee. Les Saiyens ne feraient jamais une chose pareille. Vous devriez dormir un peu, ça vous ferait du bien.
— Espèce d’imbécile ! cracha Lychee. Vous avez signé notre…

La communication fut brutalement interrompue. L’émetteur bourdonna un instant avant de se taire définitivement. Tarin fronça les sourcils et observa la sonde d’un air sceptique. Il allait l’écraser d’un revers de main, la prenant pour une nuisance, lorsque soudain, une violente secousse fit trembler toute la pièce.

Le roi se précipita vers la fenêtre, ouvrit les rideaux d’un geste brusque... et ce qu’il vit le glaça jusqu’aux os.

De gigantesques explosions déchiraient la ville. Des faisceaux d’énergie s’entrechoquaient dans le ciel nocturne, projetant des ombres fugaces sur les bâtiments éventrés. Des éboulements engloutissaient des quartiers entiers. Partout, les cris des Tsufuls fusaient, mêlés aux rugissements des envahisseurs. C’était un cauchemar éveillé.

Il recula d’un pas, son souffle saccadé, et fixa la sonde toujours fumante sur le sol.

— Ce... ce n’est pas possible... murmura-t-il, incrédule. Je vais me réveiller... oui... ce n’est qu’un rêve...

Mais il savait que ce n’en était pas un. Réagissant enfin, il se rua hors de la chambre et traversa les couloirs à toute vitesse. Son premier réflexe fut de contacter les autres capitales, mais chaque tentative de communication ne rencontra que le silence. Un silence funèbre.

Lorsqu’il ouvrit les grandes portes de la salle du trône, ce fut pour tomber sur une scène d’une atrocité indicible.

Assise nonchalamment sur SON trône, la reine Vegeta l’attendait. Son corps était nu, maculé de sang séché, parsemé d’ecchymoses et de brûlures superficielles. Autour d’elle, les cadavres de ses sujets gisaient, certains encore agrippés les uns aux autres dans une ultime tentative de survie. Le regard royal de Tarin, d’ordinaire si sûr de lui, se vida d’effroi.

Un sourire féroce étira les lèvres de la Saiyenne lorsqu’elle le vit.

— Enfin, tu montres le bout de ta moustache, susurra-t-elle, amusée.

Le roi resta un instant figé, comme incapable de comprendre ce qu’il voyait. Puis, d’une voix tremblante, il osa poser la question dont il redoutait tant la réponse.

— C’est... c’est vrai ? Vous avez attaqué toute la planète ? Depuis quand aviez-vous préparé cela... ?

Vegeta se redressa lentement, s’approchant de lui d’un pas assuré.

— Depuis le premier jour, répondit-elle avec une simplicité effrayante.

Tarin déglutit difficilement. Une autre question brûlait ses lèvres, plus intime, plus douloureuse encore.

— M’avez-vous seulement aimé... ?

La reine éclata de rire.

— T’aimer ? siffla-t-elle en s’arrêtant à quelques pas de lui. Je me lavais après chaque rencontre, juste pour me débarrasser de ton odeur répugnante de Tsuful.

La réponse foudroya le roi. Ses yeux se remplirent de larmes, mais il ne comptait pas mourir sans résister. Dans un ultime sursaut de dignité, il leva son bras et fit jaillir un rayon d’énergie vers elle. D’un simple mouvement de tête, Vegeta esquiva l’attaque comme si elle n’était qu’une brise insignifiante.

Avant qu’il ne puisse tenter quoi que ce soit d’autre, sa main se referma violemment sur son crâne. Tarin trembla, ses larmes coulant sur son visage marqué par la peur et la douleur. Vegeta approcha son visage du sien et murmura :

— Tu aurais dû écouter les sages paroles de Mika...

Puis, d’une pression implacable, elle écrasa sa tête comme un fruit trop mûr.

Elle se pencha sur le cadavre et arracha un collier qui baignait dans une flaque de sang. Il était constitué d’une plaque d’or ornée de gemmes bleues. Un rictus satisfait se dessina sur son visage. Ce serait son trophée.

Sans un regard pour le cadavre du Grand Roi, elle s’avança jusqu’au balcon dominant la ville en ruines. Elle brandit son trophée bien haut et poussa un rugissement victorieux.

— CETTE PLANÈTE EST À NOUS !!

Sous ses pieds, la Capitale Centrale brûlait. Autour d’elle, les Saiyens exultaient, répondant à son cri par un concert de hurlements de guerre.

Ce soir-là, une nouvelle ère s’ouvrait dans le sang et les cendres.

Dès lors, le peuple Saiyen rebaptisa la planète Plant en un nom qui leur était cher, un hommage à celle qui avait mené leur conquête d’une main de fer : la Planète Vegeta.


***************************************************

Zitrus [ジトラス ] : provenant de Citrus, un genre d’arbre qui produit les agrumes.

BerryTones [ベリートーンズ ] : provenant d’un mélange entre les « baies » et la « tonalité » en anglais.

Baga [ バガ ] : provient de rutabaga

Nasu [ ナス ] : provient d'aubergine en japonais


NdA : Je n'ai pas retrouvé l'auteur du dessin au-dessus.
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Re: The Vegeta Dynasty [+16]

Messagepar Gakin le Ven Août 01, 2025 18:20

CHAPITRE 8 – LE NOUVEAU BOSS


Après la victoire totale des Saiyens sur les Tsufuls, ceux-ci n’avaient plus besoin de jouer les réfugiés primitifs qu’ils avaient prétendu être lors de leur arrivée sur la planète. Leur ruse avait fonctionné à la perfection, mais il était temps de retrouver leur véritable identité. Plusieurs guerriers entreprirent un voyage jusqu’à leur monde d’origine, la planète Sadala, abandonnée mais toujours là, marquée par les vestiges de la guerre.

Les Saiyens y retrouvèrent ce qui faisait autrefois leur fierté : leurs véritables armures de combat. De larges coffres de métal, scellés depuis un long moment, renfermaient des tenues, imprégnées de l’histoire de leur peuple. Des plastrons renforcés, des épaulettes robustes et, surtout, des jambières et ceintures adaptées à leur morphologie spécifique.

L’un des éléments les plus caractéristiques de cette tenue était un détail essentiel : une ouverture dans le bas du dos, permettant le passage de leur queue préhensile. Un signe distinctif que tous arboraient fièrement. Ces armures rappelaient celles des gladiateurs d’antan, d’un bleu sombre. Lorsqu’ils revinrent sur la planète Vegeta, ils ne portaient plus les haillons de faux survivants qu’ils arboraient autrefois. Désormais, ils étaient redevenus ce qu’ils avaient toujours été : une race conquérante, taillée pour la guerre, prête à graver son nom dans l’histoire de l’univers.

Quelques années passèrent depuis la conquête de la planète des Tsufuls, la reine Vegeta, désormais âgée de vingt-six ans, décida qu’il était temps d’assurer la continuité de sa lignée. Son règne n’avait fait que renforcer son autorité sur les Saiyens, qui la vénéraient presque comme une divinité guerrière. Parmi ses plus loyaux et puissants commandants, un guerrier s’était particulièrement distingué par sa force brute, son intelligence stratégique et sa fidélité indéfectible : Baga. Un colosse à la musculature impressionnante, doté d’une barbe hirsute assortie à ses cheveux en piques coiffés légèrement vers l’arrière et d’un regard perçant, rempli d’une rage contenue. Il avait combattu à ses côtés lors de la chute des Tsufuls, écrasant les derniers foyers de résistance avec une brutalité qui forçait le respect.

Leur union ne fut pas une question de sentiments. Chez les Saiyens, l’amour était un luxe inconnu : seule la puissance comptait. Et si la reine Vegeta avait choisi Baga, c’était parce qu’il incarnait un spécimen d’exception — un guerrier capable de lui offrir un héritier digne de son trône. Leur union fut scellée dans un rituel archaïque, une cérémonie où le sang et la force primaient sur toute autre considération. Peu de temps après, elle conçut un enfant.

Des mois plus tard, un cri retentit dans la chambre royale, marquant la naissance du prince. Il fut nommé Vegeta II, perpétuant ainsi la lignée royale avec fierté. Rapidement, les Saiyens commencèrent à lui imposer déjà le respect qu’il méritait. Dès ses premiers instants, il était évident qu’il portait en lui l’héritage de ses parents : un regard perçant, une expression naturellement hautaine et des cheveux noirs hirsutes, descendants jusqu’à ses épaules, indomptables comme la fureur d’un guerrier. Il était destiné à régner.

Dès son accession au trône, Vegeta II imposa sa vision d’un peuple Saiyen plus structuré, plus efficace, destiné à dominer les étoiles. Son règne fut marqué par de profondes réformes visant à optimiser la force de son espèce, en établissant une hiérarchie claire et rigide basée sur la puissance de chaque individu dès la naissance.

Les Saiyens étaient désormais divisés en trois grandes classes : la classe inférieure était la plus nombreuse, composée de guerriers de faible niveau, ceux dont le potentiel de combat était jugé insuffisant dès leur naissance. Si le niveau n’étaient pas jugés assez puissants pour devenir des combattants d’élite, ils étaient réaffectés à d’autres secteurs vitaux du royaume. Ceux qui survivaient à cette épreuve brutale démontraient une certaine valeur et devenaient ingénieurs et mécaniciens, responsables de l’entretien des vaisseaux et des infrastructures. D’autres se spécialisaient dans la recherche et devenaient scientifiques, travaillant sur des projets militaires et génétiques. Une partie était assignée au travail dans les centres de distribution de viandes, une ressource essentielle pour la nutrition des Saiyens. Ceux qui démontraient une aptitude particulière pour la tactique et la ruse, même si leur force brute était inférieure, pouvaient intégrer les combattants stratégiques.

La classe intermédiaire, plus rare, regroupait les guerriers de niveau supérieur. Ceux qui démontraient une puissance suffisante, mais sans atteindre le sommet, étaient promus généraux de l’armée. Ils dirigeaient les bataillons en mission, coordonnaient les attaques planétaires et assuraient la discipline parmi les troupes inférieures. Et enfin, la classe élite qui était la plus restreinte et réservée aux plus forts des Saiyens, ceux dont la puissance surpassait largement celle de leurs congénères. Seuls quelques élus pouvaient espérer atteindre ce rang. Le roi lui-même était le sommet absolu de cette élite, son pouvoir étant incontesté. Il symbolisait la perfection guerrière et incarnait la fierté de tout le peuple.

Ce système, impitoyable mais efficace, permit d’élever les Saiyens au rang de conquérants suprêmes, chaque individu trouvant une utilité dans la grande machine de guerre de Vegeta II.

Afin d’optimiser encore davantage la sélection des guerriers les plus prometteurs, une équipe de scientifiques placée sous les ordres directs du roi mit au point un nouveau système de couveuses. Ces capsules, remplies d’un liquide nutritif spécialement conçu, servaient à plonger les nourrissons dans un état de développement accéléré.

Le liquide, conçu à partir de composants bioénergétiques, nourrissait directement les cellules et permettait d’évaluer avec précision la puissance innée du bébé. Des capteurs scannaient leurs mouvements, leurs réactions aux stimuli et leur agressivité, permettant ainsi de prédire leur potentiel de combat dès les premiers jours. Ceux qui montraient un potentiel insuffisant étaient immédiatement assignés à des missions quasi suicidaires sur des planètes à faible niveau. Ils avaient pour mission d’anéantir les populations indigènes et s’emparer du territoire. Ce système de rattrapage garantissait la survie des plus forts.

Une autre nouveauté de son règne survint lors d’une mission d’exploration sur une planète inhospitalière, lui et un groupe de Saiyens furent attaqués par d’étranges créatures végétales. Ces plantes, bien plus puissantes qu’il n’y paraissait, possédaient de longues lianes acérées et crachaient un acide brûlant capable de dissoudre l’armure d’un guerrier en quelques instants. Certains, pourtant robustes, furent tués avant même de pouvoir riposter.

Intrigués par cette forme de vie agressive, le roi décida de capturer plusieurs spécimens et de les ramener sur la planète Vegeta pour les étudier afin d’en faire des armes. Les scientifiques mirent rapidement au point une méthode de modification génétique, fusionnant ces créatures avec des cellules Saiyennes. Le résultat fut une nouvelle race hybride : les Saibaimens. Des humanoïdes nés de la fusion entre plante et guerrier, dotés d’une force considérable et d’une résistance accrue. Ces êtres furent placés dans des arènes, utilisés comme cobayes vivants pour tester les capacités des jeunes Saiyens. Dès leur plus jeune âge, ces derniers devaient affronter ces créatures hybrides en duel, prouvant ainsi leur valeur. Ceux qui échouaient périssaient, renforçant encore la sélection naturelle impitoyable imposée par le roi.

Après des années de règne et d’expansion, le peuple reconnut Vegeta II comme l’un des plus grands conquérants de leur histoire. Sous son commandement, des dizaines de planètes étaient tombées, leur puissance n’avait jamais été aussi redoutée dans ce secteur de l’univers.

Pour honorer son règne, une immense statue fut érigée au cœur de la capitale. Sculptée dans une roche noire, extraite d’une planète autrefois conquise, la statue mesurait plusieurs dizaines de mètres de haut. Elle représentait Vegeta II debout, torse bombé, regard impérieux, vêtu de son armure de guerre, tenant une épée dans une main, symbole de son impitoyable domination sur les traîtres et les faibles.

Autour de la statue, des guerriers de classe inférieure venaient s’incliner en signe de respect, espérant un jour gravir les échelons et honorer la lignée royale par leurs propres exploits. Son nom fut gravé en lettres dorées sur la base du monument, accompagné de l’inscription :

« À Vegeta II, Roi Conquérant, Force Suprême de l’Univers. »

Ainsi, le règne de Vegeta II ne fut pas seulement une ère de conquêtes, mais une transformation totale du peuple Saiyen, élevant leur société vers une organisation plus stricte, plus brutale, mais surtout taillée pour la guerre.

* * * * * * *

Vegeta II se tenait au sommet d’un promontoire rocheux, observant l’horizon d’une planète désolée. Autour de lui, son escorte Saiyenne attendait en silence. Une immense ombre s’étira au-dessus d’eux alors qu’un vaisseau en forme de croissant descendait lentement du ciel, ses réacteurs sifflant dans l’atmosphère poussiéreuse.

La rampe du vaisseau s’abaissa, et une délégation d’êtres humanoïdes en descendit, avançant d’un pas mesuré. Ils avaient la peau d’un bleu-vert pâle, leurs membres étaient longs et fins, et leurs visages étaient dissimulés derrière des masques noirs équipés de filtres. Ils portaient de longs manteaux blancs ornés de motifs géométriques sombres, contrastant avec la rudesse du paysage.

L’un d’eux s’arrêta à quelques mètres de Vegeta II et inclina légèrement la tête.

— Salutations, Roi des Saiyens. Je suis Lezt, émissaire du Haut Conseil Arcosiens.

Sa voix était filtrée et légèrement étouffée par son masque. Le Saiyen, les bras croisés, le toisa avec un sourire en coin.

— Vous êtes donc ces Arcosiens dont on me parle. Vous n’êtes pas aussi impressionnants que je l’imaginais.

Lezt ne sembla pas réagir à la provocation. Il se contenta de poursuivre d’un ton calme :

— Nous savons que vous êtes de grands conquérants. Là où nous manquons de force brute, vous excellez. Mais nous avons quelque chose que vous n’avez pas.

Vegeta II arqua un sourcil.

— Vraiment ? Et qu’est-ce qui pourrait bien m’intéresser chez un peuple aussi chétif ?

Un autre Arcosien s’avança et ouvrit un dispositif holographique. Devant les yeux des Saiyens, des schémas complexes apparurent, représentant des minéraux et des structures énergétiques inconnues.

— Nous avons des ressources. Nos mines produisent des matériaux que même les plus grandes civilisations de cet univers convoitent. Alliages ultra-résistants, carburants de haute performance… Sans oublier nos technologies de régénération cellulaire avancées.

Vegeta II semblait songeur. Un carburant plus puissant que ceux qu’ils utilisaient déjà ? Des alliages capables de renforcer leurs armures ? Et la régénération cellulaire… Il imaginait déjà comment elle pourrait améliorer l’endurance de ses guerriers.

— Continuez.

Lezt fit un geste de la main et l’hologramme changea pour afficher plusieurs planètes habitées.

— Cependant, nous avons un problème. Nous n’avons ni les moyens ni la volonté de nous salir les mains. Ces planètes, sont remplies de créatures primitives, parfois intelligentes, parfois non. Mais elles occupent des territoires qui nous reviennent de droit. En échange de nos ressources et de notre savoir, nous souhaitons que vous fassiez ce que vous faites de mieux.

Vegeta II éclata d’un rire moqueur.

— Vous voulez que nous vidions ces planètes de leurs habitants ?

Lezt hocha lentement la tête.

— Extermination totale. Nous ne voulons aucun survivant.

Les guerriers derrière le roi se regardèrent avec un sourire carnassier. La conquête et la destruction étaient leur mode de vie. Vegeta II s’approcha, dévisageant l’Arcosien sans la moindre once de retenue.

— Et si je décide simplement de prendre vos ressources sans honorer cet accord ?

Lezt ne montra aucun signe de crainte.

— Vous pourriez essayer. Mais nos technologies ne sont pas à votre portée, et nous avons des alliés discrets, mais influents. De plus, nous pouvons être des partenaires de valeur. Pourquoi nous trahir alors que nous pouvons vous fournir un avantage stratégique ? Après tout, vos Saiyens sont des combattants, pas des mineurs.

Le roi laissa un silence pesant s’installer avant de sourire.

— Hmph. Vous avez du cran. J’aime ça.

Il se tourna vers ses hommes.

— Dites-moi, mes frères… Qui est prêt à s’amuser un peu ?

Un rugissement enthousiaste s’éleva dans les rangs Saiyens. Vegeta II reporta son regard sur Lezt.

— Nous avons un marché. Préparez vos cargaisons. Nous nous occupons du reste.

Lezt hocha la tête avant de conclure d’une voix posée :

— Alors, nous venons de sceller le début d’une alliance des plus prospères, Roi Vegeta.

* * * * * * *

Après de longs mois de collaboration avec les Arcosiens, le roi Vegeta II reçut une invitation officielle à une réunion de grande importance. Le lieu de cette rencontre n’était autre que la planète Cold 51, un monde luxuriant et resplendissant, où des forêts aux teintes vives s’étendaient à perte de vue sous un ciel rose. Des rivières aux reflets chatoyants serpentaient entre les collines, et des formations rocheuses irisées parsemaient l’horizon, donnant à la planète un aspect presque irréel.

À leur arrivée, Vegeta, ainsi que son fidèle ami et bras droit, Dokal, furent escortés jusqu’au palais où se tiendrait la réunion. Dokal, un Saiyen à la mâchoire carrée et aux cheveux courts hérissés, marchait aux côtés de son roi avec l’assurance d’un guerrier né. Tous deux portaient leurs armures de combat habituelles, sans chercher à afficher la moindre élégance pour l’occasion. Leur démarche était imposante, brute, et dénuée de toute courtoisie raffinée.

La grande salle de réunion, éclairée par des lumières cristallines suspendues au plafond, était un véritable chef-d'œuvre d’architecture arcosienne. Les murs étaient recouverts d’un matériau brillant et poli, renvoyant des reflets colorés à chaque mouvement des convives. Une large table en pierre noire finement sculptée trônait au centre de la pièce, ornée de motifs représentant l’hégémonie de l’Empire de Cold, auxquels ils appartiennent.

Le Roi Cold, installé avec prestance dans un siège plus imposant, les jaugeait avec un calme souverain, ses longs doigts effleurant le bord de son verre rempli d’un liquide ambré. Son armure lourde ornée d’or et sa cape luxueuse lui conférait une aura d’autorité absolue, tandis que sa queue reposait avec une nonchalance trompeuse sur l’accoudoir de son siège.
Image

Son regard perçant détailla les Saiyens avec une curiosité teintée d’amusement.

— Ainsi donc, voici le célèbre roi des Saiyens.

Sa voix grave et posée résonna dans la pièce, chaque mot pesant avec la froideur d’une lame de rasoir.

— Vous avez fait preuve d’une efficacité impressionnante en travaillant avec mes collaborateurs. Je suppose que nous pouvons discuter affaires sans détours.

Vegeta II s’assit lourdement sur son siège, croisant les bras sur sa poitrine. Dokal, toujours debout, s’appuya contre le dossier de son roi, lançant un regard sceptique aux serviteurs Arcosiens qui s’affairaient à leur servir des boissons exotiques.

— Nous sommes là pour ça, déclara Vegeta d’un ton direct, parlez.

Un sourire en coin étira les lèvres du roi Arcosien. Il fit un geste élégant de la main, renvoyant ses serviteurs d’un simple mouvement du poignet.

— Eh bien, c’est assez simple. Vous, Saiyens, aimez conquérir, massacrer, détruire, vous imposer par la force brute. C’est une méthode efficace, j’en conviens, mais...

Il entrelaça ses doigts et posa son menton dessus avant d’ajouter avec une pointe de malice :

— Disons que nous avons une approche légèrement différente.

Vegeta plissa légèrement les yeux, amusé par la remarque.

— Une approche différente ? Expliquez-vous.

Le Roi Cold se redressa, croisant les bras derrière son dos face à un hublot gigantesque.

— Mon empire repose sur l’acquisition et la revente de planètes au plus offrant. Une planète en ruines, à l’atmosphère toxique, avec des infrastructures anéanties, a bien moins de valeur sur le marché. Si nous voulons collaborer efficacement, il vous faudra apprendre à faire preuve d’un minimum de subtilité.

Dokal éclata de rire, un rire rauque et sans retenue.

— Vous nous demandez de conquérir avec délicatesse ? Vous vous moquez de nous ?

Le regard du souverain se durcit un instant avant qu’un sourire affable ne revienne sur son visage.

— Non, je vous demande simplement de ne pas raser entièrement ce que nous pourrions revendre. Tuez les habitants, dominez les armées, mais laissez-moi l’architecture et l’environnement intacts. Une planète bien conservée se vendra au prix fort. Une boule de cendres et de gravats n’intéresse personne.

Vegeta II échangea un regard avec Dokal, puis un sourire moqueur étira ses lèvres.

— Oh, ne vous inquiétez pas, nous saurons suivre les caprices d’une princesse bien élevée.

Dokal renchérit en ricanant :

— Oui, nous allons même cajoler les animaux et les autochtones, les border avant de les envoyer en enfer !

Les deux Saiyens éclatèrent de rire, insouciants et insolents, leurs épaules tremblant sous le poids de leur propre amusement. Mais leur hilarité fut brusquement interrompue.

Dans un mouvement fulgurant, Cold bondit et attrapa le roi des Saiyens par la tête. L’instant d’après, Dokal tenta d’intervenir mais fut balayé violemment d’un coup de queue en plein visage, s’écrasant contre le mur dans un bruit sourd, des débris de roche et de métal tombant sur le sol. Un silence glacial s’installa dans la pièce.

Cold resserra sa poigne sur le crâne du Saiyen et déclara d’une voix glaciale :

— Votre incivilité et votre suffisance m’insupportent.

Dokal se releva et s’apprêta à réagir, mais avant même qu’il ne puisse bouger, Cold le fusilla du regard, le pétrifiant sur place.

— Ne prenez pas mon intérêt pour ces choses futiles pour de la faiblesse, poursuivit-il en levant légèrement Vegeta du sol. Les Arcosiens m’ont vanté vos conquêtes, c’est la seule raison pour laquelle je vous laisse une certaine « liberté ». J’ai choisi la diplomatie plutôt que la terreur, mais le choix vous appartient.

Avec un mépris évident, Cold lâcha brutalement Vegeta II qui s’écrasa sur son propre siège, reprenant son souffle sous les regards tendus des autres membres de l’assemblée. L’empereur fit monter son aura, une pression oppressante envahissant la pièce.

— Retenez bien ceci. Si je le voulais, je pourrais détruire votre planète d’un claquement de doigts.

Le regard de Vegeta croisa celui de Cold, et bien qu’il brûlât de rage, il savait qu’il n’avait pas le choix. Le Saiyen n’était pas assez puissant pour défier cet être. Il se redressa lentement, maîtrisant son impulsivité, et s’inclina légèrement en signe tacite d’un accord. Dokal, lui, était marqué d’une balafre sanglante traversant son visage en diagonale. Il serra les poings, mais ne dit rien.

Finalement, après quelques secondes de silence, Cold fit un geste magnanime.

— Je vais faire preuve de clémence et vous offrir quelque chose qui vous sera utile.

Il claqua des doigts et des serviteurs Arcosiens apportèrent des caisses contenant des armures de combat raffinées et résistantes.

— Voici des armures spécialement conçues pour votre peuple. Elles sont légères et vous offriront une meilleure protection au combat.

Le souverain primate observa les équipements avant de poser un regard plus mesuré sur Cold. L’échange de force venait de basculer en une alliance, un équilibre fragile entre respect et menace.


************************************************

Dokal [ ドカル ] : provient de cardon en japonais

Lezt [ レスト ] : déformation de Last en anglais, qui signifie dernier. Cela pourrait suggérer que c’est un émissaire unique ou quelqu’un d’important dans son peuple.

NdA : L'image est tirée de Dokkan Battle
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Gakin
 
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Messagepar Gakin le Ven Août 15, 2025 17:40

CHAPITRE 9 – LA REBELLION, PARTIE 1


Depuis plusieurs semaines, les Saiyens travaillaient pour le compte de Cold, exécutant des missions de conquête sous ses ordres. Certains voyaient cela comme une opportunité d’assouvir leur soif de combat, tandis que d’autres commençaient à ressentir un profond malaise face à leur condition. Sur la planète Vegeta, au sein de territoires reculés, une poignée de guerriers refusait de plier le genou devant leur roi. Parmi eux, un guerrier se distinguait particulièrement : Karyos.

Doté d’une stature imposante et d’un regard empreint de détermination, il arborait une chevelure dressée telle une flamme ardente, une seule mèche tombant sur son front. Il portait une cape, symbole de son engagement et de son leadership. Contrairement à la majorité de ses semblables, Karyos prônait un idéal différent : pour lui, la force brute ne devait pas être le seul critère définissant la valeur d’un individu. Il croyait en l’entraînement rigoureux, la discipline et le développement de soi, bien plus qu’en la hiérarchie des classes dictée dès la naissance par le niveau de puissance.

Ce soir-là, il se tenait devant ses compagnons d’armes, mais surtout devant ses deux enfants, deux frères jumeaux, encore jeunes mais déjà dotés du potentiel de leur père. Dans l’obscurité tamisée par la lueur des étoiles, son regard se posa sur eux avec une infinie tendresse.

— Écoutez-moi bien, vous deux, dit-il en s’accroupissant à leur hauteur, posant une main ferme mais chaleureuse sur l’épaule de chacun. Cette nuit, nous allons combattre pour briser nos chaînes. Nous allons renverser le roi et mettre fin à ce règne où seuls les plus forts dictent leur loi.

Les enfants le regardaient avec admiration, mais aussi avec inquiétude. Ils savaient que leur père allait se lancer dans une bataille qui pourrait lui coûter la vie.

— Tu n’es pas obligé d’y aller, Papa... murmura l’un de ses fils en baissant les yeux.

Karyos esquissa un sourire.

— Si je ne me bats pas aujourd’hui, alors ce sera à vous de le faire demain. Et je refuse que mes enfants grandissent dans un monde où ils doivent vivre dans la peur, où leur destin est décidé avant même qu’ils ne puissent le façonner eux-mêmes.

Son autre fils, tentant de ravaler ses émotions, serra les poings.

— Alors, on peut venir avec toi ? Nous sommes forts.

Un léger rire s’échappa de la gorge de Karyos, à la fois fier et triste face à la fougue de son enfant.

— Non, pas cette fois. Ce combat, c’est le mien et celui de mes compagnons. Nous allons gagner, pour que vous n’ayez jamais à poursuivre ce combat à notre place.

Il se redressa et leva les yeux vers le ciel, là où la bataille l’attendait. Son regard s’embrasa d’une détermination inébranlable. Ce n’était pas seulement une rébellion contre le roi Vegeta II. C’était un combat pour une vision nouvelle des Saiyens, un futur où la force ne ferait pas tout.

Dans l’obscurité étouffante de la nuit, une ombre se mouvait sans un bruit dans les couloirs du palais royal. Karyos avançait avec la précision d’un prédateur, son regard fixé droit devant lui. Ses pas étaient silencieux, sa respiration mesurée. Le palais de Vegeta était immense, un dédale de couloirs ornés de trophées de guerre et de statues imposantes glorifiant le règne du monarque. Mais pour lui, tout cela n’était que le symbole d’une tyrannie qu’il devait briser.

Arrivé devant les quartiers du roi, il inspira profondément et poussa lentement la porte. La pièce était faiblement éclairée par les braises mourantes d’un brasero. Sur un large lit, le roi Vegeta II dormait, le visage paisible mais marqué par les années de combats et de conquêtes.

Un souverain qui dort, c’est un roi qui a baissé sa garde.

Sans une hésitation, Karyos leva sa lame et l’abattit d’un coup précis dans la gorge du roi. Les yeux de Vegeta s’ouvrirent brutalement, mais aucun cri ne put s’échapper. Son corps se convulsa, un flot de sang chaud imbibant les draps royaux. Dans ses derniers instants, il tenta d’attraper son assaillant, mais ses forces le quittèrent trop vite. Il n’était plus qu’un guerrier déchu, un tyran dont le règne prenait fin dans l’ombre et le silence.

Karyos recula, essuyant sa lame sur sa tunique. Puis, sans un regard en arrière, il s’éclipsa de la pièce. À l’extérieur, cinq silhouettes attendaient dans l’obscurité. Ses plus fidèles compagnons.

— C’est fait, murmura-il en s’arrêtant près d’eux. Le roi est mort. Nous devons partir.

Une guerrière à la carrure musculeuse et aux cheveux sombres attachés en une natte serrée, hocha la tête.

— Nous avons attendu ce moment toute notre vie. Il est temps d’écrire une nouvelle histoire pour notre peuple.

À ses côtés se trouvait un combattant agile et méthodique aux yeux perçants, toujours vêtu d’une armure légère pour privilégier la vitesse. Il resserra ses gants.

— On ne s’en sortira pas sans combattre. Préparez-vous.

Un colosse à la peau tannée et aux muscles saillants, laissa échapper un ricanement en étirant ses épaules massives.

— Tant mieux. J’ai besoin d’un bon échauffement.

Les deux derniers membres du groupe étaient plus silencieux. Un stratège réfléchi et ancien soldat de l’armée Saiyen, observa les environs avec prudence.

— Nous devons nous hâter. Une fois l’alerte donnée, nous serons traqués sans relâche.

L’autre, une jeune Saiyen aux cheveux courts hérissés et aux yeux flamboyants, serra le poing.

— Peu importe combien ils sont. Nous ne reculerons pas.

Mais ils n’eurent pas le temps de partir. Une alarme assourdissante déchira la nuit, suivie de cris et de bruits de pas précipités.

— L’alerte a été donnée ! s’exclama le combattant vif.

Des dizaines de guerriers Saiyens surgirent de toutes parts, armes dégainées, l’aura chargée d’hostilité.

— Traîtres ! hurla un capitaine de la garde royale. Vous allez payer pour votre crime !

Les cinq rebelles se mirent en position, prêts à combattre.

Le premier assaut fut brutal. Karyos et ses alliés étaient plus forts qu’un soldat Saiyen ordinaire. Leur entraînement, basé sur le dépassement de soi, surpassait largement celui des guerriers du roi. La Saiyenne à la natte s’élança la première, frappant d’un coup fulgurant qui envoya voler un adversaire à travers un mur. Le Saiyen habile, rapide comme l’éclair, évita une série d’attaques et répliqua d’un coup de pied dévastateur. Le colosse écrasa deux soldats d’un seul revers de poing.

Les deux guerriers silencieux, quant à eux, travaillaient en parfaite synchronisation, évitant les coups et abattant leurs adversaires avec précision.

Mais les gardes royaux n’étaient pas encore vaincus. Réalisant qu’ils ne pourraient pas l’emporter en combat classique, un capitaine leva les bras vers le ciel et fit apparaître une sphère lumineuse.

— EXPLOSE ET MELANGE-TOI A L’ATMOSPHÈRE !!

Tous les soldats fixèrent la sphère, leurs pupilles rétrécissant sous la lueur argentée. Une vague de puissance explosa autour d’eux. Leur musculature se dilata, leur peau se couvrit de poils épais, et leurs corps grandirent jusqu’à atteindre des proportions titanesques. Des Oozarus massifs se dressèrent devant Karyos et ses compagnons.

La combattante à la coupe courte recula légèrement, serrant les dents.

— Ils ont vraiment sorti leur dernière carte…

Le plus agile, toujours impassible, esquissa un sourire en coin.

— Peu importe leur taille. On va leur montrer qu’on est plus que des brutes sans cervelle.

L’imposant guerrier, lui, haussa les épaules.

— De toute façon, je préfère les adversaires qui ont un peu plus de consistance.

Karyos inspira profondément, ses muscles tendus. Il savait que ce combat allait être féroce. Mais il ne reculerait pas.

La bataille pour l’avenir des Saiyens venait de commencer.

* * * * * * *

Les rugissements assourdissants des Oozarus résonnaient à travers le champ de bataille, faisant trembler le sol comme une tempête vivante. Leurs yeux rouges luisaient d’une lueur meurtrière, et leurs immenses silhouettes, baignées par la lumière artificielle de cette « lune », projetaient des ombres monstrueuses sur le sol dévasté.

Face à eux, Karyos et ses cinq compagnons tenaient leurs positions. Leur corps était couvert de blessures, leurs respirations saccadées, mais leurs regards brûlaient toujours d’une flamme indomptable.

— On n’a plus d’issue, grogna le colosse en essuyant le sang coulant de son front. On aurait dû s’y attendre…
— Ce n’est pas fini ! rétorqua le rapide Saiyen en serrant les poings. Si on tombe, on le fait en guerriers !

Les gorilles n’attendirent pas. D’un bond prodigieux, l’un d’eux écrasa le sol sous son poids, envoyant une onde de choc qui projeta les Saiyens en arrière. La jeune Saiyenne esquiva de justesse une main gigantesque qui tenta de l’écraser, mais un autre Oozaru l’intercepta en plein vol.

— Attention ! cria celle aux cheveux attachés.

La bête l’envoya s’écraser contre une falaise d’un coup de poing titanesque. Un fracas sourd retentit, et un épais nuage de poussière se souleva.

Karyos bondit pour attaquer, concentrant son énergie dans un poing lumineux. Il atteignit le visage de l’un d’eux et frappa de toutes ses forces. Un craquement retentit et la créature recula sous l’impact, grognant de douleur.

— C’est faisable ! cria-t-il.

Mais une ombre gigantesque tomba sur lui. Un autre, bien plus rapide qu’il ne l’aurait cru, abattit sa patte sur lui. Il eut à peine le temps de croiser les bras pour se protéger. L’impact lui coupa le souffle, et il fut projeté à plusieurs mètres, s’écrasant violemment contre le sol rocailleux.

L’homme agile et l’ex-soldat tentaient de coordonner leurs attaques, usant de leur rapidité pour esquiver les assauts massifs des gorilles. Mais chaque coup esquivé ne faisait que retarder l’inévitable.

— A ta gauche ! hurla l’ancien soldat en envoyant une rafale d’énergie sur le flanc d’un Oozaru.

La créature fut légèrement déséquilibrée, offrant une ouverture. Son acolyte fonça sur elle et lui asséna un coup précis dans la gorge, espérant l’étouffer. Mais au lieu de s’effondrer, l’Oozaru l’attrapa au vol.

— Non, non, non ! s’écria-t-il en se débattant.

Un craquement retentit, le guerrier était encastré dans le sol. Le vétéran chargea à l’aveugle, le géant poilu. Malheureusement pour lui, un autre balaya le sol de sa queue et l’envoya valser dans les airs.

Karyos, toujours sonné, rampa sur le sol, sa vision brouillée par le sang et la poussière. Ils perdaient. Ils n’avaient aucune chance.

Les deux femmes et l’homme à la peau tannée, étaient encore debout, bien qu’agonisants.

— On… doit faire quelque chose… haleta celle à la coiffure courte.
— On n’a plus d’énergie, murmura le colosse en s’agenouillant.
— Alors donnons tout à Karyos, déclara la pugiliste à la natte, son regard déterminé malgré la fatigue.

Ils se tournèrent vers leur chef, encore à terre, tentant de se relever.

— Karyos, c’est toi qui dois finir ce combat. Déclarèrent les trois en cœur. Tandis que les deux autres, blessés, rejoignaient tant bien que mal le reste du groupe.

Les cinq compagnons du guerrier s’approchèrent et se mirent à genoux autour de leur chef. Ils se prirent les mains, concentrant leurs dernières forces dans un ultime espoir avant qu’ils ne s’effondrent.

Une lumière intense jaillit de son corps. Karyos sentit une chaleur immense envahir son corps. Son énergie explosait, son souffle s’intensifiait.

Il ouvrit les yeux. Son regard s’illumina d’un éclat azur. Ses cheveux, d’ordinaire noirs et dressés, se muèrent en un bleu profond, vibrant comme un feu froid. Une puissance divine venait de naître.

Il se redressa lentement. Il sentait cette force nouvelle couler en lui. Son corps était plus léger, plus puissant. Il fixa les Oozarus restants. Ils semblaient hésiter. Ils le ressentaient.

Un sourire s’étira sur son visage.

— C’est parti !!

Il disparut en un éclair.

L’un des géants tenta de le frapper, mais son poing ne rencontra que du vide. Karyos réapparut derrière lui et le transperça d’un simple coup de poing. Le monstre recula, titubant, puis s’effondra dans un tremblement de terre.

Un autre hurla et lança une gigantesque boule d’énergie vers lui. Il la bloqua d’une seule main et l’écrasa comme si c’était une simple boule de papier.

Les gorilles paniquèrent. Ils n’avaient jamais vu une telle force et une telle pression.

Karyos bondit et frappa l’un d’eux en plein thorax. Un impact sonore résonna comme un coup de tonnerre, et l’Oozaru s’effondra, mort sur le coup. Les derniers monstres reculèrent, terrifiés.

Son souffle devint erratique. Ses muscles tremblèrent. Il serra les poings. Il allait emporter le plus de Saiyens possibles avec lui.

Dans un dernier hurlement, il fonça tête baissée, anéantissant tout sur son passage. Mais bientôt, son corps ralentit. Il regarda ses mains. Son aura bleue s’était évanouie pour laisser place de nouveau à la chevelure noire caractéristique de sa race.

— Merde… grogna-t-il.

Il s’effondra sur les genoux. Les rares survivants reculèrent, en état de choc. Ils avaient survécu.

Une dernière silhouette s’avança.

Cumber. L’un des généraux de Vegeta II. Son imposante carrure et ses longs cheveux hirsutes flottaient au vent. Il s’arrêta devant le chef des rebelles, le dominant de toute sa hauteur.

— Tu as été impressionnant, dit-il d’une voix rauque. Mais ton heure est venue.

Karyos voulut le frapper de son poing, mais son corps ne répondait plus. Cumber leva lentement sa main et forma une gigantesque sphère d’énergie noire.

— Meurs !

Il lança l’attaque. L’explosion illumina la nuit.

Quand la fumée se dissipa, il ne restait plus rien de Karyos.


***************************************************

Karyos [カリオス ] : Inspiré du genre botanique Carya, qui regroupe les noyers et les pacaniers.

Cumber [ カンバー ] : provient de cucumber qui signifie concombre en anglais. Il s’agit d’un personnage présent dans le jeu vidéo Super Dragon Ball Heroes.
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Messagepar Gakin le Ven Août 29, 2025 18:55

CHAPITRE 10 – LA REBELLION, PARTIE 2


Dans le palais royal, l’ex-reine Vegeta était droite, fière, impassible. Les Saiyens ne pleuraient pas. Ils n’avaient pas besoin de ces faiblesses. Pourtant, devant elle, la salle du trône était étrangement silencieuse. Le frottement des bottes contre le sol froid, le battement sourd d’un tambour cérémoniel, et la danse vacillante des torches accrochées aux murs suffisaient à donner au moment une gravité rituelle.

La mort de Vegeta II, son fils, avait secoué la hiérarchie Saiyenne. Mais il n’y avait pas eu de cérémonies, pas de cris de vengeance, pas de discours glorifiant un guerrier tombé au combat.

Elle balaya du regard les guerriers présents.

— Écoutez-moi bien.

Sa voix était tranchante comme une lame.

— Mon fils est mort. C’est un fait.

Elle croisa les bras, son armure cliquetant légèrement.

— Mais la cause de sa mort ne doit jamais être révélée.

Un silence pesant s’installa. Tous savaient ce que cela signifiait. Un général, un vétéran dont les cicatrices racontaient des batailles sans fin, serra le poing.

— Reine Vegeta… Vous voulez dire que nous devons dissimuler la vérité ?

Elle pivota vers lui, son regard brûlant d’une fureur contenue.

— Je veux dire que personne sur cette planète ne doit savoir qu’un groupe d’idéalistes a osé lever la main sur la lignée royale.

Sa voix se fit plus dure. Elle s’approcha lentement du centre de la pièce.

— Vegeta II est tombé au combat. Pas assassiné par des traîtres.

Son regard balaya l’assemblée.

— Il est mort en guerrier, comme un Saiyen digne de ce nom.

Un murmure parcourut les rangs. Certains baissèrent les yeux, d’autres hochèrent la tête lentement. Personne n’osait contester la volonté de l’ex-reine.

Elle se retourna vers les scribes.

— Consignez-le ainsi dans nos archives officielles. Que sa mort soit racontée comme celle d’un roi tombé en menant son peuple vers la grandeur. Un silence s’installa. L’ex-reine resta immobile un instant, les yeux braqués sur les flammes de l’un des braseros. Son regard s’était brièvement perdu, figé dans quelque chose de lointain. Mais ce flottement ne dura qu’un souffle. Elle redressa la tête, aussi inflexible que l’acier.

Puis, se tournant vers les généraux :

— Quant aux survivants de cette rébellion…

Son aura se déploya légèrement, imposante.

— Aucun d’eux ne doit survivre pour raconter leur version de l’histoire.

Les généraux s’inclinèrent. L’ordre était clair.

Plus tard, dans les quartiers privés du palais, Vegeta III, encore nourrisson, dormait paisiblement sous le regard froid de son aïeule. Elle l’observa un instant, les bras croisés.

— Tu ne connaîtras pas la faiblesse de ton père.

Sa voix était basse, presque un murmure.

— Tu deviendras un roi plus fort. Plus digne.

Elle se tourna vers les nourrices Saiyennes.

— Désormais, cet enfant est mon fils. Il sera élevé, sans le poids d’une honte cachée.

Une nourrice osa demander :

— Devra-t-il ignorer son père ?

Vegeta I fronça légèrement les sourcils.

— Non. Vegeta II était un roi. Son existence restera dans l’histoire.

Son regard se durcit. Elle se redressa, puis ajouta :

— Mais jamais la vérité sur sa mort ne sera connue.

Elle se détourna, mais dans l’ombre, sa mâchoire resta tendue un instant.

* * * * * * *

Trois ans c’était écoulées depuis l’évènement. Dans les tavernes sombres de la planète Vegeta, dans les salles d’entraînement où la sueur et le sang se mêlaient, le nom de Karyos persistait. Il flottait dans les murmures, s’insinuait dans les disputes, s’enflammait dans les rixes entre guerriers Saiyens.

— C’était un faible, cracha un soldat à la carrure imposante, un verre de liqueur en main. Un lâche qui a trahi son propre peuple.

Son compagnon de table, un Saiyen plus jeune, mais à l’œil vif, ricana.

— Un lâche ? Il a failli renverser la monarchie et a terrassé des Oozaru à lui seul.

Le guerrier balafré serra son verre si fort qu’il faillit l’écraser.

— Il s’est battu, oui. Mais pas comme un Saiyen !

Il frappa la table, faisant trembler les autres verres.

— Nous sommes des conquérants ! Nous vivons pour la guerre, pas pour des idéaux idiots sur la paix et l’équilibre !
— Et pourtant, il a éveillé une puissance qu’aucun d’entre nous n’avait jamais atteinte.

Le silence tomba sur la table. Le jeune Saiyen haussa les épaules.

— Le Super Saiyen Bleu, ou Divin… Tu peux l’appeler comme tu veux, en tout cas, son pouvoir était réel, ajouta-t-il.

Il finit son verre, laissant derrière lui une tension palpable.

Les ténèbres régnaient sur les ruelles cachées de la planète Vegeta. Une odeur de carburant rance flottait dans l’air, mêlée à celle du métal chaud. Les murs étaient lézardés, suintants de condensats électriques, et le bourdonnement des générateurs ajoutait une tension vibrante à l’obscurité. Là où les ombres se mouvaient sans bruit, là où les murmures portaient le nom de Karyos.

Une escouade de soldats royaux avançait avec prudence, leurs armures sombres reflétant à peine la lueur des torches. Ils avaient été envoyés pour traquer une nouvelle menace : un groupe d’insurgés qui frappait depuis des années, assassinant des guerriers fidèles au trône.

L’un des guerriers royaux s’arrêta brusquement, scrutant les toits.

— Quelque chose cloche…

Avant qu’il ne puisse finir sa phrase, une ombre tomba du ciel.

— Trop tard.

Une lame énergétique fendit l’air. Un cri étouffé, du sang gicla sur le sol poussiéreux. Le corps du Saiyen s’effondra, une large entaille rougeoyant sur son torse. Les autres soldats se retournèrent aussitôt, armes prêtes.

— Montrez-vous, parasites !

Un rire s’éleva, rauque, empreint de défi.

— Nous sommes ici. Ah non, nous sommes là. Nous sommes partout.

Deux silhouettes surgirent de l’obscurité. Des jumeaux. Les fils de Karyos : Shallot et Giblet.

— Nous sommes les héritiers de sang du Super Saiyen Divin.

Leur regard brûlait d’une flamme ancestrale, celle de la rébellion, celle d’un héritage que le trône voulait effacer.

— Et nous sommes venus poursuivre ce pour quoi il est mort.

Le combat éclata. Les Saiyens royaux, surentraînés, ripostèrent avec fureur, mais Shallot et Giblet frappaient avec une précision terrifiante. Chaque coup porté était un cri silencieux dans l’obscurité.

— Votre règne n’a plus d’avenir ! hurla le premier frère en envoyant un adversaire s’écraser contre un mur.

Le deuxième frère brisa la nuque d’un soldat d’un mouvement sec.

— Nous sommes l’héritage de Karyos. Nous sommes la vérité que vous ne pouvez pas tuer.

Shallot chargea une sphère d’énergie jaune dans sa main droite, l’élevant devant lui comme un soleil miniature. Giblet fit de même dans sa main gauche, sa posture plus brutale, son énergie frémissante. Les jumeaux se placèrent côte à côte, leur regard brûlant fixé sur leurs derniers adversaires.

— Wild Cannon !! soufflèrent-ils d’une même voix.

En parfaite synchronisation, Shallot propulsa sa sphère d’un coup de poing gauche, Giblet la sienne d’un claquement de paume droite. Deux vagues d’énergie jumelles fendirent l’obscurité des ruelles comme des comètes infernales, percutant leurs cibles dans une explosion de lumière dorée et de débris.

L’air vibra. Les murs tremblèrent. Les générateurs grésillèrent comme s’ils suffoquaient. Et au cœur du chaos, les jumeaux avançaient, incarnations vivantes du mythe qu’on voulait éteindre.

* * * * * * *

Le grand hall du palais royal de la planète Vegeta était baigné d'une lumière rougeâtre, filtrée par l'atmosphère de la planète. L’ex-reine Vegeta, drapée dans une cape pourpre et un plastron d’élite, se tenait debout devant l’assemblée des plus hauts généraux Saiyens.

Sa voix, tranchante comme une lame, résonna dans la salle.

— Ceux qui osent croire que nous pouvons « nous élever » autrement que par la guerre… ne sont rien d’autre que des parasites…

Un minuscule scarabée alien, avait eu l’audace de se poser devant elle, attiré par la lumière. Sans détourner le regard, elle abaissa lentement son pied et l’écrasa dans un craquement sec.

— … et les parasites doivent être écrasés.

Elle descendit lentement les marches de son trône et s’arrêta devant Cumber, le plus féroce de ses généraux. L’homme qui avait achevé Karyos de ses propres mains.

— Je veux que son héritage soit réduit en cendres. Tous ceux qui ont partagé ses idées, qui ont cru en lui… doivent être anéantis. Détruisez leur village s’il le faut !

Cumber inclina légèrement la tête, son regard sombre cachant mal l’impatience d’aller au combat.

— Considérez cela comme fait, Majesté.

Le soleil commençait à se lever sur le village des partisans du Super Saiyen Divin. Un endroit reculé, un refuge pour ceux qui avaient autrefois suivi l’homme qui rêvait d’un autre avenir pour les Saiyens.

L’attaque fut rapide. Violente. Impitoyable. Des escadrons de soldats Saiyens, dirigés par Cumber lui-même, déferlèrent sur le village comme une tempête meurtrière. Les maisons brûlaient, le sol tremblait sous les explosions d’énergie.

Un vieil homme, l’un des derniers survivants des partisans de Karyos, tituba dans la poussière, du sang coulant de son front. Il leva un regard suppliant vers Cumber.

— Pourquoi… ? souffla-t-il.

Cumber ne répondit pas. Il attrapa l’ancien par le cou et le souleva sans effort. Une décharge d’énergie pulvérisa le vieillard sur place.

— Parce que votre temps est révolu.

Partout, les cris s’éteignaient.

Des guerriers rebelles tentaient de riposter, mais ils étaient trop peu nombreux, trop faibles face à la machine de guerre royale. Leur idéologie, aussi noble soit-elle, ne pouvait rien contre des Saiyens nés et formés pour écraser toute opposition.

Pendant ce temps, les deux jumeaux se séparèrent d’un dernier échange fulgurant. Leur souffle saccadé creusait la poussière en nuages brefs ; les poings encore serrés, ils glissèrent sur le sol rouge qui, sous l’aube, prenait des reflets de braise. La gravité lourde de la planète tirait sur leurs muscles comme pour éprouver chaque fibre. Un dernier pas chassé, un pivot, puis le silence : seuls demeuraient le bourdonnement ténu de leurs auras et le cliquetis d’un caillou qu’on achevait de déloger.

Shallot retomba sur les fesses et se retint avec les bras, un rictus essoufflé aux lèvres. La sueur lui coulait à la tempe en un fil clair, et sa poitrine montait et descendait à cadence rapide.

— On a bien progressé depuis qu’on s’entraîne à l’aube, non ?

Giblet s’ébroua sans sourire, roulant une épaule comme pour chasser une tension. Il était dépourvu de queue, contrairement à son frère, souvenir acéré d’une mission contre la famille royale. Ses cheveux, hérissés tels une flamme avec une mèche tombant sur le front — à l’image de ceux de Shallot — vibraient encore de cette électricité statique qui persiste après l’impact.

Il prit une inspiration plus longue, cala sa voix.

— Pas assez, répondit-il. Le pouvoir qu’il nous faut… c’est le Super Saiyen Divin.

Shallot releva les yeux vers lui, l’éclat doré de l’aube accroché à l’iris.

— Tu crois vraiment qu’on peut l’atteindre ?

Giblet eut un bref sourire, franc, assuré, qui fendit sa sévérité comme une entaille nette.

— Oui. On porte la même volonté juste que père. Le potentiel des dieux coule dans nos veines. Il ne demande qu’à être éveillé.

Image


Le silence retomba en un battement de cœur. Puis l’horizon se plia. Une lueur blanche déchira la ligne des rochers ; un souffle retard s’abattit comme une gifle, et un panache de fumée monta au loin, noir et gras, emporté par un vent déjà chaud. Les deux frères se figèrent à l’unisson, les sens ouverts comme des plaies.

— Le village, souffla Shallot.

Ils s’élancèrent sans autre mot. Le sol se tassait sous la pression initiale de leurs appuis, puis leurs silhouettes se dissolvaient en traits lumineux. Ils fendirent le ciel en deux traînées presque parallèles, perçant de fines peaux d’air qui claquèrent derrière eux. Le vent leur griffait le visage, l’ozone piquait la langue ; entre deux rafales, Shallot capta l’odeur âcre de la cendre avant même d’apercevoir les ruines.

Lorsqu’ils arrivèrent, il ne restait plus rien : une terre grise, des silhouettes de maisons réduites à des ombres imprimées au sol, comme des négatifs brûlés. Les puits fumaient encore. Le silence, troué par des crépitements, pesait plus lourd que la roche. Au milieu de la désolation, une troupe se tenait en formation, armures sombres lustrées de poussière.

Cumber, massif, les bras croisés, se détacha d’un pas. Sa chevelure sombre, épaisse, retombait en mèches lourdes sur des épaules barrées de cicatrices ; une aura charbonneuse, dense, exsudait de lui par pulsations brèves. Il leva le menton et les accueillit d’un rire qui résonna dans la plaine, profond et moqueur.

— On dirait que la cavalerie est arrivée… mais bien trop tard.

Le rire gonfla, s’étira, bouscula l’air brûlant. Pour Giblet, ce fut la goutte de trop.

— GIBLET ! tenta Shallot en tendant la main.

Mais déjà son frère s’était évanoui en un dérapage d’aura. Il réapparut devant Cumber dans un claquement d’air — le temps lui-même sembla se plier — et lui abattit un direct du droit en pleine joue. Le géant tourna la tête sous l’impact, puis heurta le sol dans un heurt sourd qui fit tressaillir la poussière en anneaux. Giblet ne lui laissa pas une seconde : il jaillit en cloche, genoux repliés, et enfonça ses deux rotules dans le ventre du général. Un souffle rauque s’échappa de la poitrine de Cumber, comme l’air qui quitte une forge.

Dans le même mouvement, Giblet bascula en arrière, agrippa la cheville de son adversaire, tourna sur lui-même pour charger la torsion, puis projeta Cumber vers le ciel comme une masse. Le corps fendit la lumière en une trajectoire nette.

Giblet suivit, le rattrapa à mi-hauteur ; ses doigts se lièrent, ses coudes se verrouillèrent, et il abattit ses mains jointes en marteau sur le général. Le choc dévia Cumber en diagonale : il traversa une colonne rocheuse, qui s’effondra dans un nuage de gravats, blocs et poussières mêlés, qui roulèrent en avalanche courte jusqu’à mourir contre la terre calciné.

Giblet atterrit près de Shallot, glissant d’une semelle qui traça un sillon brillant. Son aura vibrait, rougeoyante, prête à mordre ; une chaleur animale gonflait autour de lui. Il lança un regard aux soldats, un regard qui ne cherchait ni permission ni pitié.

— À votre tour.

Un flottement passa dans les rangs. Quelques gorges avalèrent leur salive ; des poings se resserrèrent jusqu’au blanchissement des phalanges. La fuite n’entrait pas dans leur vocabulaire : des Saiyens meurent face à l’ennemi. Ils chargèrent en rugissant, bottes martelant le sol… quand les débris de la colonne explosèrent à leur tour, projetant une pluie de pierres qui fit se couvrir la première ligne d’un réflexe de coude.

Cumber en sortit, silhouette agrandie par la poussière qui le ceignait comme un manteau. Il se craqua le cou d’un geste paresseux ; un claquement sec répondit, presque satisfait. Il cracha un filet de sang sur le côté, essuya le coin de sa bouche du revers de la main, puis esquissa un sourire mauvais qui n’atteignit pas ses yeux.

— Pas mal, le gosse. Bel enchaînement.

Il planta son regard dans celui des jumeaux et avança d’un pas — le vrai combat était sur le point de commencer.


***************************************************

Shallot [ シャロット ] : provient de l’anglais shallot qui signifie échalote en français. Il s’agit d’un personnage présent dans le jeu mobile Dragon Ball Legends.

Giblet [ ジブレット ] : provient de ciboulette en français. Il s’agit d’un personnage présent dans le jeu mobile Dragon Ball Legends.
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